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LE MARINOPOLE

Faire revivre des siècles d'activités maritimes de Bordeaux

COLLECTIF Bx – MARINOPOLE

Plaquette de janvier 2007

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INDEX

 

A

L'EXCEPTIONNEL PASSÉ MARITIME de BORDEAUX

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B

Le MARINOPOLE : FAIRE REVIVRE ce FABULEUX HÉRITAGE

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C

Le SITE UNIQUE du QUARTIER de BACALAN

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D

Une DIMENSION d'ORDRE ÉCONOMIQUE

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E

Le MUSÉE MARITIME, FLUVIAL et PORTUAIRE

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F

MOBILIER MUSÉOGRAPHIQUE

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G

THEMATIQUES

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H

Le LIEN entre la VILLE et MARINOPOLE

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I

POINTS d'ANCRAGES entre VILLE et MARINOPOLE

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J

Le JALONNEMENT et l'ARCHITECTURE

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K

PEDAGOGIE

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L

L'EXEMPLE des AUTRES GRANDS PORTS

è

M

Une ATTRACTIVITE SANS PAREILLE

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N

Des PARTENARIATS PUBLICS et PRIVES

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O

Les SOUTIENS du COLLECTIF Bx-MARINOPOLE

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P

PASSÉ... PRESENT... FUTUR : SANS PASSÉ, POINT de FUTUR

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A /
L'EXCEPTIONNEL PASSÉ MARITIME DE BORDEAUX

Quel port français peut faire état d'une activité remontant aux Celtes, qui fondèrent l'emporion devenu à l'époque gallo-romaine la ville-marché de Burdigala, important de l'étain de Cornouailles et recevant du vin de la Provence (provincia romana) et de plus loin encore?

Du haut Moyen Âge on sait seulement que les Vikings montèrent jusqu'à Périgueux et ruinèrent Bordeaux au 9e siècle. Ils utilisèrent l'ancestrale voie maritime qui permit l'exceptionnel développement des exportations de vin durant les trois siècles de la présence anglaise, les relations avec les Pays-Bas, qui marquèrent au 17e siècle le terroir, le commerce et le trafic maritime des eaux de vie dont naquit le Cognac.

Mais ce fut aussi la voie royale d'un 18e siècle qui fit de Bordeaux le premier port de France par son cabotage national, son approvisionnement de l'Europe en denrées coloniales et ses échanges avec les Antilles, la Guyane, le Canada, et l'Océan Indien.

Un peu éclipsé par la splendeur de l'architecture de ce grand siècle, le 19e siècle montre une opulence qui repose sur la poursuite d'une activité maritime étendue à l'Amérique du Sud, à la côte d'Afrique, à l'Indochine, à la Nouvelle Calédonie grâce à de dynamiques entrepreneurs et armateurs qui fondèrent des comptoirs dans ces pays lointains.

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B /
LE MARINOPOLE : FAIRE REVIVRE CE FABULEUX HERITAGE

Ce qui a fait la fortune de la ville, cette identité maritime célébrée par tous les historiens français et étrangers, son accès par le plus vaste estuaire d'Europe qu'éclaire le phare de Cordouan, dont la beauté est unique dans le monde, la qualité de l'architecture de ce site exceptionnel qu'on appelle le port de la Lune, tous ces atouts qui font espérer un classement de la ville au patrimoine mondiale de l'humanité, semblent réduits au silence.

On a dégagé et aménagé les quais de manière remarquable mais toute référence au passé maritime et fluvial de la ville en est absente. L'identité de la ville est mutilée comme si tant de siècles marqués par la mer étaient devenus insignifiants ou même honteux.

Au contraire, valoriser ce patrimoine c'est rendre sa personnalité à Bordeaux, comme le fait Toulouse avec son parc aérospatial. Et pourtant, cette image de Toulouse n'a que quelques décennies d'âge alors que Bordeaux et toute sa région peuvent s'appuyer sur des siècles de références maritimes inégalées. Même l'aéronautique figure dans son palmarès depuis les SPAD en 1918 jusqu'aux grands hydravions transatlantiques de Latécoère. Bordeaux et l'estuaire n'apportent-ils pas une logistique fluvio-maritime dans le transport des éléments de l'Airbus?

Rendre leur fierté aux Bordelais c'est aussi recréer le lien étroit et unique entre le port et les vignobles, leur développement et leur renommée mondiale. Le Port Autonome, toujours présent avec près de 3000 mouvements de navires par an, reste un instrument du développement régional. Le MARINOPOLE en sera la vitrine, accessible au plus grand nombre.

Quant au port de plaisance du Bassin à flot 2, transformé en marina équipée, active et accueillante, il ajoutera au MARINOPOLE une note vivante au parfum de grand large.

Enfin, l'opération d'urbanisme (ZAC) envisagée sur le site des Bassins à Flot (curieusement limitée au Bassin 1) doit, grâce au MARINOPOLE, apporter au cœur de ce quartier en plein renouveau une forme irremplaçable d'aménagement, et, pour tout dire, une âme.

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C /
LE SITE UNIQUE DU QUARTIER DE BACALAN

L'existence à Bacalan d'un ensemble d'éléments groupés autour des Bassins à flot est une chance remarquable, si l'on veut doter la ville des instruments de mémoire qui lui manquent.

Ce sont:

— les deux écluses d'accès aux bassins à flot
— les deux formes de radoub
— la base sous-marine
— le pont du Pertuis
— l'ex-bâtiment du pilotage et lamanage.

Ces bâtiments et ouvrages d'art sont les derniers témoins historiques du passé maritime de Bordeaux (19e et 20e siècles).

Ils constituent un ensemble inégalable :

> parce qu'ils sont groupés sur un espace relativement vaste sans être gigantesque,
> parce qu'ils sont accessibles depuis le centre ville, en dix minutes, grâce à l'aménagement des quais et seront desservis par une ligne du tramway,
> parce que, en complément des bateaux de plaisance, ils seront au bassin n°2 une présence vivante de la mer,
> parce que chacun peut être, non seulement un réveil de la mémoire d'une ville qui doit tout à la mer et à l'estuaire, mais une leçon vivante pour tout le milieu scolaire et même universitaire,
> parce que le MARINOPOLE peut participer au maintien du tissu industriel.

Alors que dans d'autres grands ports la représentation du passé maritime a donné lieu à des réalisations limitées en dimensions, le site de Bacalan constitue un ensemble patrimonial autour des bassins à flot qui offrira à tous les habitants de la Communauté urbaine un parc où, sous diverses formes, flottera une atmosphère maritime qui ajoutera à l'attractivité de Bordeaux.

 

La base sous-marine

Ne serait-ce que par son volume et sa présence dans le site des Bassins à Flot, elle ne saurait être laissée de côté dans le projet du MARINOPOLE.

Abandonnée au titre du Conservatoire de la Plaisance, elle est partiellement utilisée par la ville de Bordeaux pour des manifestations culturelles qui n'ont que l'inconvénient de ne pas alléger les charges de la ville. Les parties non exploitées sentent l'abandon et, ici et là, le manque d'étanchéité des 7 mètres d'épaisseur des toitures se traduit par des chutes de débris de béton.

Pourquoi ne pas résoudre ce problème délicat par une plate-forme (comme à la base sous-marine de Saint-Nazaire) qui servirait de table d'orientation avec une vue imprenable sur le port et sur la ville. Sans imaginer une réutilisation des onze alvéoles existantes, il serait possible, en gardant au cadre son caractère fantasmagorique de caverne militaire d'utiliser :

Une alvéole pour rappeler:

> la construction de la base dans son contexte de 2e guerre mondiale et, plus particulièrement de la bataille de l'Atlantique et de ses enjeux.

> les unités qui furent stationnées à Bordeaux à partir de 1940: le 11e groupe de sous-marins italiens Bertasom, soit 32 unités, et la 12e flottille de sous-marins allemands, soit 43 unités de divers types et leurs armements (torpilles, mines, grenades, etc.).
> les bombardements de janvier, mai, août 1943 et leurs victimes civiles.
> le raid de commandos britanniques Frankton en décembre 1942.
> les navires forceurs de blocus, chargés d'aller chercher des matières stratégiques au Japon.
> la construction en série des Liberty Ships aux USA, qui, à partir de 1942 inversèrent de manière décisive le bilan des attaques des sous-marins allemands et permirent de ravitailler l'Angleterre et de réaliser le débarquement de 1944.

Une alvéole pour évoquer:

> l'histoire des sous-marins en général et français en particulier, de la Tortue de Bushnell (1776) et du Nautilus de Fulton (1797) aux sous-marins nucléaires, dont les français "Redoutable", "Triomphant", etc. sans compter d'autres célébrités méconnues, qui marquèrent la recherche destinée à construire une arme sous-marine efficace.

Rappelons que Les Chantiers et Ateliers de la Gironde ont construit des sous-marins au tout début du 20e siècle.

Cette évocation de 2 siècles d'ingéniosité technique pourrait être complétée par les sous-marins non militaires nés au 20e siècle (recherche, sauvetage, etc.).

L'utilisation d'une partie de la base sous l'angle historique permettrait également d'évoquer les bombardements sans faire à ce sujet de discrimination, comme la municipalité a été sollicitée d'en faire à propos des requis d'origine espagnole.

L'intérêt didactique et pédagogique justifierait de faire payer aux visiteurs un droit d'entrée permettant d'assurer une partie de l'entretien.

Outre le classement déjà ancien de la façade du "Bâtiment aux Vivres de la Marine", d'autres témoins du passé maritime sont en voie d'être préservés.

La grande écluse

La grande écluse, grâce à la vigoureuse intervention des habitants de Bacalan très attachés à leur passé maritime, va continuer à fonctionner normalement permettant les accès aux bassins, entre autres pour les barges de transport fluvial des éléments de l'AIRBUS A380 (temps de relâche, mauvais temps, conditions nautiques mauvaises, entretien, etc.).

Les deux formes de radoub

Les deux formes de radoub et leur installation de pompage datant de la fin du 19e siècle font l'objet d'une demande de classement à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.
Elles sont regardées par la nouvelle direction du Port Autonome "comme des potentialités certaines" et le Port de Bordeaux souhaite en conserver la gestion pour préserver l'avenir (Bulletin Bordeaux-Port n° 35).
Ceci signifie qu'un réveil peut être provoqué dans des activités industrielles dont certaines semblaient condamnées, comme la réparation et l'entretien navals. (Sté ARMI, etc.).

L'ancien bâtiment du pilotage

L'ancien bâtiment du pilotage, à l'entrée des bassins, attend lui aussi son classement.

Le pont du Pertuis

 

Menacé de démolition, celui-ci fait l'objet de vives réactions, en particulier de la part des Bacalanais. S'il représente une voie très utile pour une liaison locale entre la rue Lucien-Faure et le cœur de Bacalan, on ne doit pas négliger que, par ses dimensions et sa machinerie, il est représentatif d'une construction de type Eiffel (1912) unique en France. Ce qui a amené plusieurs démarches dont celles du Collectif Bordeaux- MARINOPOLE pour obtenir son classement et sa remise en état.

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D /
UNE DIMENSION D'ORDRE ÉCONOMIQUE

Il faut en même temps conforter des domaines où des programmes de formation sont couramment pratiqués (AIR et OCÉAN) et rassurer des associations de bénévoles (Hissez Haut, La Gondole Bordelaise) qui se consacrent à l'entretien, à la restauration de bateaux de divers types.

Les uns appartiennent au tissu industriel, les autres à une vivante animation par des amateurs amoureux des bateaux de plaisance au bassin 2 devraient, à cette occasion, être encouragés, alors qu'ils sont sous-équipés.

En bref on ne saurait négliger la protection des entreprises industrielles du quartier de Bacalan, dont certaines redoutent qu'urbanisme et infrastructures du tramway ne menacent leur activité ou même leur implantation.

Par ailleurs la présence, dans les projets d'urbanisme, de Commerces, pourrait amener à orienter ceux-ci vers certaines activités anciennes liées au commerce maritime et toujours dynamiques, augmentant ainsi le caractère de grand témoin du MARINOPOLE.

De plus le MARINOPOLE devrait être le moyen de rappeler les références industrielles de la région, alors que, depuis des décennies, on se complait à répéter qu'elle n'en a pas.

C'est oublier en effet:

> Le passé pétrolier: pionnier à Blaye dès 1880 (distillerie Desmarais) et
   trois raffineries au 20e siècle (Ambès et Pauillac)
> La construction navale (évoquée plus loin)
> Les industries nées du trafic colonial (raffineries d'huile, de sucre, conserveries)
> La construction automobile (Motobloc, Georges Irat, Ford)
> La construction aéronautique (de Marçay, SNCASO, Bloch, Dassault)
> La faïencerie (Johnston-Vieillard)
> La cimenterie (Poliet et Chausson)
> Les spiritueux (Marie-Brizard, Bardinet, Vielle Cure)
> Les peintures et savonneries (Renaulac, La Perdrix)
> L'imprimerie et l'édition (Delmas, Feret)
> La métallurgie (hauts fourneaux de Pauillac), tréfileries, mécanique, etc.

Le collectif Bordeaux-MARINOPOLE, dans son esprit même, qui est fondamentalement celui de tout ce quartier, devrait revêtir une signification supplémentaire, en participant au maintien des activités industrielles et donc des emplois.

De ce fait, le site offrira une perspective infiniment plus valorisante que dans les parcs à thème purement ludiques, puisque le Musée maritime, fluvial et portuaire, joignant le passé, le présent et l'avenir ajoutera une dimension culturelle et touristique et sera donc, également, une source d'emplois.

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E /
LE MUSÉE MARITIME FLUVIAL ET PORTUAIRE

C'est un élément essentiel du MARINOPOLE, cette forme de la mémoire maritime, qui, partout, fait rêver les visiteurs de tous âges.
Le musée maritime, fluvial et portuaire mérite, du fait de l'ampleur de l'histoire maritime de Bordeaux et des activités nautiques de l'estuaire de la Gironde, une surface d'évocation à la mesure de cette histoire.

Des siècles d'activité

> Époque gallo-romaine.
> Invasion vikings.
> Moyen âge anglais du 12e au 15e siècle.
> 17e siècle dominé par les Hollandais.
> 18e siècle : la construction navale; Bordeaux devient le premier port de France et participe aux liaisons avec les Antilles, le Canada, la Guyane, les Mascareignes, au trafic négrier, à la guerre de course (un millier de corsaires entre 1692 et 1815), au trafic morutier (commencé au 16e siècle).
> 19e siècle: les pionniers de l'industrie pétrolière.
> 19e-20e siècles: relations avec le monde entier.
Les lignes régulières de paquebot. Les pionniers de l'industrie pétrolière.

Le port

Ce qu'est aujourd'hui le port de Bordeaux (Bassens, Ambès, etc.), son personnel, ses entreprises de manutention, ses trafics, les professions qui gravitent autour de ces activités, ses perspectives (15 000 emplois directs ou induits):

> L'évolution du port depuis le Moyen Âge.
> Le progrès des équipements.
> L'entretien du chenal de grande navigation.
> Le balisage, les phares dont Cordouan.
> Les aides à la navigation: pilotage, remorquage.
> Les capacités technologiques du Port Autonome, ses prestations en ingénierie maritime.

L'estuaire

> Grande voie maritime d'accès au port et à ses sites, le plus vaste d'Europe
> Son trafic fluvial passé et présent, ce que fut cette voie d'eau fréquentée par
  des centaines de bateaux de charge, dont la gabare, qui alimentait Bordeaux
  et tous les navires de mer chargeant pour le monde entier
> L'apport des régions intérieures en produits agricoles (pastel, céréales, noix, vins)
  par les vallées du Lot, de la Garonne et de la Dordogne.

Son milieu naturel

L'estuaire :

> son originalité physique (alluvions, marais et falaises)
> ses grandes caractéristiques (dimensions; débit; marées)
> évocation de sa faune (les migrateurs, les oiseaux, etc.)
> ses sites.
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Toute cette partie devrait constituer une incitation à découvrir et visiter l'estuaire et, en particulier, les lieux aménagés sur les deux rives, encourageant ainsi depuis Bordeaux, le tourisme le long des deux rives, jusqu'au VERDON et jusqu'à ROYAN.

En mettant le matériel publicitaire des principaux sites à la disposition du public, une opération compensatoire devrait être la mise à la disposition des touristes du matériel publicitaire pour le MARINOPOLE.

La vie fluviale

> Les bateaux du fleuve :

— filadières,
— yoles,
— anguilles,
— gabares, etc.

> Les pèches.

> Les apports de l'amont :

— couraux de l'Isle, bateaux perdus de la Haute-Dordogne.

> Le trafic de passagers réguliers entre Bordeaux et les ports de l'estuaire(19e-20e siècles), depuis le premier vapeur construit en France, "La Garonne" (1818).

La construction navale

> Dans l'expansion du 18e siècle s'inscrit le développement d'une remarquable construction navale liée au trafic croissant du port. C'est par centaines que, de nombreux chantiers, sortirent, à l'époque, goélettes, bricks, corvettes, frégates. Leur qualité sera reconnue dans toute l'Europe. Dans les périodes de guerre, les ministres de la marine du Roi commanderont des frégates à Bordeaux et c'est par centaines qu'on y arma des navires pour la guerre de course.

> Au 19e siècle, cette activité se poursuivit avec des commandes de l'étranger (Russie, Espagne, Italie). Les premiers navires en fer et bois y virent le jour.

> À la fin du siècle les Chantiers et Ateliers de la Gironde furent un véritable arsenal privé, livrant à la marine nationale cuirassés, torpilleurs, sous-marins. Cette spécialisation continua au 20° siècle, en même temps que furent construits paquebots, cargos, tankers.

> Méconnue dans son ampleur et dans la renommée de ses productions, cette industrie employa des milliers d'ouvriers. Elle constitue une des grandes références industrielles de Bordeaux. La construction navale actuelle de la région en est indirectement l'héritière. 8

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F /
MOBILIER MUSÉOGRAPHIQUE

Depuis 15 ans, le Conservatoire de l'Estuaire de la Gironde a rassemblé tout ce qu'il a pu pour illustrer le passé maritime et fluvial de Bordeaux, ceci conformément à ses statuts, qui prévoient la création d'un musée maritime depuis 1987.

Membre fondateur du Collectif MARINOPOLE, il dispose d'ores et déjà d'un fonds important pour constituer le musée.

Le moment venu, il pourra mettre à la disposition du Musée maritime :

> 18 maquettes de navires aux échelles du 1/26e et 1/32e dont :

— un navire viking du 9e siècle,
— une flûte hollandaise du 17e,
— des principaux navires du 18e (Iougre, brick, corvette, frégate),
— d'un clipper américain du 19e siècle,
— d'une goélette du 19e siècle, "le France 2", construit à Lormont,
— d'un cotre pilote, d'un vaisseau du 18e abattu en carène,
— d'un diorama montrant deux charpentes années début 19e,
— d'un ex voto (frégate) du 18e,

— d'un des tableaux et gravures du 19e,
— des documents et objets,
— des instruments de navigation,
— des cartes marines,
— des plans de navires par les Chantiers de l'Estuaire,
— des outils de charpentiers de navires

Le Collectif connaît des particuliers, propriétaires de témoins du passé (maquettes et documents) qui se manifesteront comme bien des particuliers inconnus, dès que l'on saura qu'un musée de l'Histoire Maritime de Bordeaux est sur le point de se créer.

Le descendant d'une famille d'armateurs du 19ème siècle vient d'ailleurs de faire don au Collectif d'une maquette de paquebot, de tableaux représentant des navires trois mâts d'armateurs bordelais, d'objets divers et de quelque 250 ouvrages de géographie, de droit, etc. ainsi que d'archives commerciales de ces armateurs relatives au trafic maritime en Extrême Orient.

De plus, des particuliers, originaires de BRÊME, ont versé au Conservatoire une participation de 1 500 euros en vue de la réalisation ultérieure d'une maquette d'un navire hanséatique de 1380 dont l'épave a été découverte dans la Weser, et dont nous détenons les plans. En Europe du Nord, on sait ce que signifie le passé maritime.

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G /
THEMATIQUES

Le collectif entend développer, en complément de l'histoire maritime, sous forme de schémas, dessins, reproductions :

—L'évolution des types de navires, d'autant plus justifiée que tous les types de
navires fréquentèrent le port du 2ème au 20ème siècle.

—La propulsion (de la voile au moteur nucléaire)

—La cartographie et son évolution, pouvant se baser sur le riche fond des
archives départementales)

—L'hydrographie, les sondages et la mesure de la vitesse

—Les développements des instruments de navigation et leur usage

—La construction navale et ses outils, ses métiers annexes
(corderie, poulierie, forges, etc.)

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H /
LE LIEN ENTRE LA VILLE ET MARINOPOLE

Il s'agit d'utiliser le réaménagement des quais de Rive Gauche pour en faire le support d'un jalonnement sous forme de panneaux retraçant le passé maritime de la ville.

Il faudrait pour cela situer les panneaux de manière à obtenir une évocation conjointe avec le passé architectural qui servirait de décor et de complément . culturel sous la responsabilité de l'Office de Tourisme.

C'est l'occasion de baptiser des places créées le long de la promenade des quais, par référence à l'histoire maritime de Bordeaux:

—Antilles

—Pays-Bas
—Etats-Unis
—Amérique Latine
—Canada
—et aussi esplanade des CORSAIRES Girondins.

Le grand arc, allant du quartier St Michel au site de Bacalan, ainsi balisé, constituerait la meilleure mise en valeur du patrimoine architectural tout en amenant les promeneurs à mesurer progressivement l'ampleur du passé maritime de la ville.

Au terme du parcours, le MARINOPOLE serait le couronnement de cette figuration de l'héritage maritime de la ville.

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I /
POINTS d'ANCRAGES entre VILLE et MARINOPOLE

Hangar 14. Les paquebots XXe Siècle. L'Amérique du Sud

Immeubles flamands XVIIe siècle hollandais

Le Château Trompette, l'ancien port de Tropeyta

Place des Quinconces, Bordeaux Port Corsaire

Bourse XVIIIe siècle, Bordeaux 1er port de France

Porte Cailhau. Port romain Burdigala (Moyen Age)

Pont de Pierre. Suite d'évocations

Porte des Salinières, Bordeaux port morutier

Quartier Ste-Croix, Origine de la construction navale

Les écluses des Bassins à flot

Cours de la Martinique, Trafic colonial XIXe et XXe

Immeuble Fenwick, 1er consulat des USA

Relations avec le Canada

La Fayette part pour L'Amérique

Hôtel des fermes (XVIIIe), Musée des Douanes

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J /
LE JALONNEMENT ET L'ARCHITECTURE

Deux exemples:

Près de la porte des Salinières

Les Morutiers

Dès la fin du XVIe Siècle, Bordeaux devient un port importateur de morues, mais ce n'est qu'au XVIIIe Siècle que l'on arme des navires pour la pêche à Terre-Neuve puis en Islande.

Les tonnages vont croissant au XIXe Siècle :
—De 36 navires et 3500 tonnes en 1830,
—À 193 navires et 32500 tonnes en 1896.
Bordeaux a été un des grands ports morutiers, armant des voiliers, puis des chalutiers à vapeur, à moteur diesel, puis finalement équipés pour la congélation.

La banlieue de Bègles a été le lieu d'implantation de 19 sècheries de morues, presque toutes fermées aujourd'hui.

Les limitations de pêche à Terre-Neuve et le coût élevé d'exploitation des chalutiers congélateurs a amené la fin progressive de ces armements. Le dernier chalutier bordelais a quitté Bordeaux en 1988.

Sous le Pont de Pierre

La suppression du passage des voitures sous le pont entraine sa transformation en voie piétonnière. Ceci devrait permettre une utilisation didactique.

Ne bénéficiant d'aucune vue sur une distance d'environ 200 mètres, encadré par des rampes d'accès au pont et par le mur de protection contre les inondations côté rivière, ce passage permettrait d'évoquer :

—L'histoire du pont
—Les Bains Girondins du quai de la gare
—Le bateau-asile Osiris
—Le port des péniches et des gabares
—Les vapeurs de liaison portuaire : Hirondelles, Gondoles, Abeilles
—Les vapeurs du haut de la rivière (ligne Bordeaux-Océan desservant
les ports de l'estuaire jusqu'à Royan)

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K /
PEDAGOGIE

Il importe que les thèmes développés dans le Musée Maritime, fluvial et portuaire, ainsi que dans la base sous

marine fassent l'objet de programmes d'animations pédagogiques permettant, par tranches d'âge, de développer des notions d'histoire, de géographie, de navigation, de construction navale, d'échanges commerciaux, etc...comme le font bien des musées depuis des années et surtout ceux d'essence maritime.

1 / RESEAU des MUSEES MARITIMES de FRANCE

Il serait intéressant, sur le plan culturel et publicitaire, de créer un réseau des Musées maritimes de France ou, au moins, de la façade Atlantique (initiative qui reste à prendre).

Chacun, par tous les moyens de communication actuels, dont Internet, pourrait inciter ses visiteurs à aller découvrir les richesses des autres ports français.

2 / ELARGISSEMENT de la PORTEE CULTURELLE

Organisation, avec l'Université, de conférences et colloques (les épices et leur commerce, leur importance à Bordeaux, les fruits exoti9ues, les sucres, les industries nées du commerce avec loutre-mer, etc.

Organisation avec Cap-Sciences de véritables congrès sur des sujets touchant l'évolution des navires, la construction navale à différentes époques dans le monde, les techniques de navigation et les aides à la navigation, les règles internationales et leurs lacunes, etc.

Organisation avec la Chambre des Métiers et la Chambre de Commerce et d'Industrie, de colloques sur la construction navale ancienne, ses métiers et ses grandes époques à Bordeaux, ses métiers actuels et ses perspectives dans les domaines de la plaisance, des navires spéciaux, etc.

Organisation avec des spécialistes de la plongée sousmarine et des sous-manns d'exploration, de colloques sur ces techniques spéciales, découlant de la présence de ces thèmes dans la Base sous-marine.

Organisation d'ateliers avec des maquettistes : formation et travaux de maquettisme pour jeunes, adolescents et adultes.

3/ UNE EPREUVE NAUTIQUE INTERNATIONALE

On peut imaginer que le MARINOPOLE suscite la création d'une grande épreuve nautique annuelle fondée sur une des relations commerciales internationales de Bordeaux qui ont marqué son riche passé.

Il est indispensable que le MARINO POLE prouve sa vitalité et son intérêt public en devenant un foyer d'études et de manifestations de nature maritime, technique et scientifique.

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L /
L'EXEMPLE DES AUTRES GRANDS PORTS

Tous les grands ports français ont cherché, depuis au moins une dizaine d'années, à retracer et à mettre à la disposition du grand publie une image fortement didactique de leur passé maritime.

DUNKERQUE

MUSEE PORTUAIRE, sur 2200 m2

LE HAVRE

ESPACE PORTUAIRE et MARITIME, DOCKS VAUBAN, 2200m2

NANTES

MUSEE du CHATEAU, ex MUSEE des SALORGES

LA ROCHELLE

MUSEE MARITIME NEPTUNEA, sur 2000 m2

CONCARNEAU

MUSEE de la PÊCHE dans la ville close, 3500 m2

PORT-LOUIS

MUSEE de la Cie des INDES (dans la forteresse) 1200 m2

ROUEN

MUSEE MARITIME, FLUVIAL et PORTUAIRE - 900m2

 

Pas un grand port européen n'a négligé ce respect de son patrimoine et certains sont célèbres, comme:

OSLO

SJOFARTSMUSEUM et MUSEE du NAVIRE POLAIRE "FRAM"

COPENHAGUE

ORLOGSMUSEET

STOCKHOLM

NATIONALMUSEUM et MUSEE du VOILIER du XVIIe siècle "WASA"

GREENWICH, GB

NATIONAL MARITIME MUSEUM

AMSTERDAM

RIJKSMUSEUM

BREMERHAVEN

DEUTSCHES SCHIFFAHRTS MUSEUM

MADRID

MUSEO NAVAL

LISBONNE

MUSEU MARITIME

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M /
UNE ATTRACTIVITE SANS PAREILLE

Les chiffres parlent d'eux-mêmes:

DUNKERQUE

MUSEE PORTUAIRE, 2200m2, 45000 visiteurs/an

CONCARNEAU

MUSEE DE LA PECHE dans la ville close, 3500m2, 100000 visiteurs/an

PORT-LOUIS

MUSEE DE LA Cie des INDES dans la forteresse, 1200m2, 67000 visiteurs/an en moyenne

BREMERHAVEN

Site du DEUTSCHES SCHIFFAHRTS MUSEUM, 200000 visiteurs/an

Rappelons que le Colbert a reçu à lui seul jusqu'à 70000 visiteurs/an le situant en tête des musées bordelais.

Les atouts spécifiques de Bordeaux:

—Facilité d'accès (15 minutes du Centre ville par le tramway)
—Qualité et diversité du contenu du passé maritime et fluvial
—Un site homogène d'une superficie de plus de 7 hectares
—Des opportunités pour une présence des autres grands acteurs économiques :

—> Les bois
—> Les vins

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N /
DES PARTENARIATS PUBLICS ET PRIVES

Régions, départements, Communautés urbaines, et villes ont participé
au financement et à la gestion des ces pôles d'attractivités et musées...

DUNKERQUE

CONCOURS DE LA VILLE, DE LA CU, DU DEPARTEMENT, DE LA REGION, DE LA DRAC

LE HAVRE

Avec le concours du Port Autonome, de la C.C.L, de l'association FRENCH UNES, de la DRAC, de la Ville, de la Région, du Département, d'associations,entreprises et sociétés. Géré par convention tripartite : Région, Ville, association French Unes formant un Comité de pilotage

NANTES

Le MUSEE du CHATEAU, ex MUSEE des SALORGES doit passer de 550 à 1800 m2 inclus dans les 10 000 m2 du futur musée (Histoire de la ville - Histoire industrielle - Histoire maritime)

LA ROCHELLE

Géré avec le concours de la ville, du Département, de la Région, de METEO France, du Musée de la Marine

CONCARNEAU

Géré par une association 1901, avec le concours de la Ville, du Département et de la Région

PORT-LOUIS

Géré avec le concours de l'Association des Amis du Musée de Lorient, de la ville de Lorient, du Département et de la Région

ROUEN

Géré par une association 1901, avec le concours de la CCL, du Port de Rouen, de la ville de Rouen

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O /
LES SOUTIENS DU COLLECTIF Bx-MARINOPOLE

Le programme du collectif a rencontré, à ce jour, l'approbation de plusieurs organismes significatifs :

LA FONDATION du PATRIMOINE

LA FONDATION du PATRIMOINE MARmME et FLUVIAL

LE PORT AUTONOME de BORDEAUX

La DIRECTION REGIONALE des AFFAIRES CULTURELLES

L'AGENCE d'URBANISME de la CUB

Toutes les ASSOCIATIONS de BACALAN

L'UNION MARITIME et PORTUAIRE

PLUSIEURS MEMBRES EMINENTS de l'UNIVERSITE

L'ACADEMIE du VIN de BORDEAUX

De NOMBREUX GRANDS CRUS des VINS de BORDEAUX

L'ASSOCIATION pour L'HISTOIRE de L'ADMINISTRATION des DOUANES

DES NOMS CONNUS de l'INDUSTRIE, du COMMERCE et du Monde politique.

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PASSÉ... PRÉSENT... FUTUR...:
SANS PASSÉ, POINT de FUTUR

Amputée de son histoire maritime et fluviale, la ville de BORDEAUX montre un visage muet, alors que son héritage maritime est d'une richesse que n'égale aucun autre port de la façade atlantique.

La ville et ses prestigieux monuments ne peuvent s'expliquer que par des siècles d'activités tournés vers le reste du monde.

Les vignobles de BORDEAUX eux-mêmes doivent tout au trafic maritime développé à partir du Moyen Age.

La mise en exergue depuis quelques temps de sa participation au trafic négrier du 18e siècle a pour résultat de faire croire que BORDEAUX n'a pas d'autre passé qu'une participation à ce qui fut un des commerces de la plupart des grands ports européens. C'est nuire à la ville que d'en rester là et de persuader ainsi les Girondins qu'ils doivent avoir honte de leurs ancêtres.

Le port existe toujours (9 millions de tonnes/an ; environ 2500 à 3000 mouvements de navires fan) et s'efforce d'être, avec ses annexes (Bassens, Ambès, Blaye, Pauillac, Le Verdon) un instrument de développement régional.

Rendre à la ville cette part considérable de son identité, c'est donner plus de solidité aux bases de son avenir.

Inspiré de la Réalisation de :
PORTER NOVELLI, 8 rue de la Michodière, 75002 Paris. Tél: 0144949797

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