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QUEYRIE, S

[...] Dans son ouvrage Evocation du vieux Bordeaux (1989), Louis Desgraves laisse entendre que le terme de queyrie désigne une vaste superficie de marécages conquise à force de patience sur les dépôts d'alluvions du fleuve.

Différente est la définition trouvée dans les Variétés bordeloises (1785) de l'Abbé Baurein où la queyrie est une sorte de moellon, une sorte de pierre que l'on plaçait particulièrement dans les angles des bâtisses.
Ainsi, le registre de la construction de la flèche Saint-Michel, clocher séparé de son église, mentionne "un emploi fréquent de queyries et quelquefois de queyrons de queyries".
Le vocable queyrie pourrait peut-être désigner les éboulis utilisés en lisière de Garonne comme digues afin d'isoler les terres inondables? Une hypothèse. Donc sans certitude. [...]

(Guy Suire, SO, 03/10/09, p. 26h)

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[Hypothèse: une queyrie serait une pierre, et, des queyries seraient un pierrier, un seul ou une suite de remblais, ce que serait aussi un queyron. Pourquoi pas un éboulis et, en autres lieux et temps, un ou une suite de bourbiers? Et pourquoi pas ce qu'on appelle proprement aujourd'hui une décharge?

Peut-être fut-il le cas sur cette partie du méandre, dont l'aspect porte à le croire et qui (pour cette raison?) s'appelle encore "quai DES Queyries" (pas DE) — ainsi que, dans le même coin, "le Jardin" et "la rue des Queyries".]

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