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Extraits de la Brochure pour visiteur pressé

Bubrique R1

Qui veut noyer ses paquebots les accuse de paraître caisses à savon.
Les bâtiments de La Bastide jouent aux copies de caisses à savon, mais, ces dernières, à demeure [Sud Ouest, 07/05/02].
Et les foules de leurs passagers fortunés nous honorent de leur visite et clientèle, encombrant nos boutiques et restaurants. Elles bloquent nos rues devenues impraticables à force d'urbanisme.

[Après chaque photo, retour par bouton "précédente" {P} {P} {P} {P} {P}].

Nous sommes nombreux à penser que le stationnement d'énormes paquebots de croisière devant la place de la Bourse, une fois par mois, stérilise dangereusement ce site d'abord, l'enlaidit, il n'y a rien de plus laid vu depuis la rive droite, qu'une caisse à savon stationnée devant la place de la Bourse ça enlaidit le site […]. (Alain Juppé, conseil CUB, 21/01/00)
[Par la suite, revenant sur cette appellation humoristique, Alain Juppé a transformé les caisses à savon en "blanches caravelles"…]

Interrogé sur l’amarrage des grands bateaux devant la place de la Bourse, [Alain Juppé] n’a ainsi pas hésité à qualifier certains d’entre eux de "caisses à savon qui bouchent complètement la façade de la Bourse quand on est rive droite" (*). "[…] Mais je reconnais qu’amarrer les paquebots devant l’ancienne Bourse maritime pose un problème de dragage et de tirant d’eau." Alain Juppé a également, à travers les bateaux, évoqué le franchissement en réaffirmant sa préférence personnelle pour un tunnel à Lucien-Faure, sauf, dit-il, si c’est quatre fois plus cher qu’un pont (**).
"Rien n’est tranché concernant le franchissement et les grands navires, […] qui sait, quand l’aménagement des quais et le jardin botanique de La Bastide seront achevés, si on n’aura pas envie d’une passerelle légère pour aller de l’un à l’autre en vélo ou à pied. Si on garde les paquebots place de la Bourse, ce ne sera plus possible."
(Benoît Lasserre, SO, 07/03/00)

(*) "Paillotes de Bordeaux": [retour par bouton "précédente"] {P} {P}
(**) En 2008, on a pu réapprendre, qu'à capacités comparables, tunnel et pont levant reviennent à des sommes voisines.

[…] un nouveau pont, ouvert aux voitures, aurait ramené en centre-ville un trafic que nous voulons précisément détourner. […]
(Alain Juppé, La Croix, 11/03/00)

[…] [A. Juppé] a confirmé que le pont central au droit des Quinconces ne verrait pas le jour: "Ce n’était pas une bonne idée. […] je tiens à ce que les paquebots puissent continuer à accoster dans le port de la lune." […]
(Patrick Venries, SOD, 18/06/00)

Alain Juppé a répété à maintes reprises que le pont des Quinconces n’était plus d’actualité, du moins sous forme routière, le maire n’excluant pas l’hypothèse d’une passerelle réservée aux piétons, aux deux-roues et aux transports en commun.
(Benoît Lasserre, SO, 22/06/00)

44. C'est le nombre de navires de croisière qui ont choisi les quais de Bordeaux pour faire escale entre avril et octobre. Une aubaine pour les commerçants bordelais, mais aussi pour les lieux touristiques de la région. La durée des escales s'allonge: 36 heures en moyenne. C'est autant de temps pour Ies touristes à flâner dans les boutiques, déguster nos produits et aller goûter nos vins. Près de 34000 passagers et membres d'équipage débarquent ainsi cette année. Américains, Scandinaves, Allemands ou Anglais, ils dépensent en moyenne 1000 à 1200 francs par escale. Et la Chambre de commerce et d'industrie estime à 64 millions de francs les retombées économiques de ces escales.
Pour les Bordelais, l'arrivée des navires offre le spectacle d'un accostage au cœur de la cité: leur demi-tour au pied des piles du Pont de Pierre est toujours impressionnant. [06/01 :
{P}]
(Bordeaux Magazine, n°303, 06/01)

Je m'adresse à Monsieur le Maire de Bordeaux, ancien premier ministre, pour lui dire : je viens, une nouvelle fois vous demander de ne pas laisser construire le pont de la rue Lucien-Faure.
Je reste persuadé que ce serait une grosse erreur, erreur qui entacherait pour longtemps votre nom, comme ce fut le cas pour Jacques Chaban-Delmas lorsque, pour des raisons financières, le pont d'Aquitaine fut réalisé avec seulement cinq voies.
[…] Si par malheur ce pont voyait le jour, le mal serait irréversible […].
Après la réussite de l'aménagement des quais, au moment où le nombre de paquebots augmente, égayant ce qui reste de ce que fut le Port de Bordeaux, un des premiers ports de France, pas de pont, éventuellement un tunnel!
(Jacques Desbrest, SO, 11/06/01)

Rubrique R6

L’expression "port de Bordeaux" est floue car elle s’applique en pratique à tout l’estuaire, de Bordeaux au Verdon. De même, l’expression "Port de la lune" désigne le port intra muros s’étendant sur tout le méandre, du pont de pierre aux bassins à flot. Ainsi, on peut l’appliquer à l'ancienne gare maritime du quai des Chartrons (zone du Colbert approximativement) tout en laissant croire qu'on parle du quai d’honneur, section devant la Bourse (postes d'accostage 122, 123, 124).

Extraits de pages annexes

 

Page annexe "Quais"

Autant dire que les partisans d'un Bordeaux port maritime risquent de tordre le nez devant le projet Corajoud, d'autant plus que le paysagiste parisien prend acte de la disparition des activités portuaires. "Une disparition qui, dit-il, dévoile l'immense et belle façade de la ville comme une falaise de pierre au pied de laquelle l'étendue des quais s'ouvre sans limite sur l'horizon de la Garonne. Cette entreprise révèle et solidarise les deux valeurs patrimoniales majeures des quais que sont la magnificence de son site géographique, et avant corps de la ville."
(SO, Benoît Lasserre, 22/10/00)

Page annexe "Croisières 2003"

"En raison de l’impact du tourisme sur l’activité économique de notre région, l’accostage des paquebots est privilégié, et les activités portuaires commerciales ont été déplacées", explique le commandant du port, Henri Follin. "Pour les croisières, nous développons depuis plusieurs années une action volontariste avec un certain succès".
Des actions de promotion sont montées par l’association Bordeaux Escale de croisières, qui associe les institutionnels et professionnels de notre région tels que le Conseil régional d’Aquitaine, le Conseil général de la Gironde, la mairie de Bordeaux, la Chambre de commerce et d’industrie, le Port Autonome lui-même ainsi que les agents de voyage et les professionnels du monde portuaire et artistique. Le but, évidemment, est de vendre Bordeaux comme port de croisière grâce à des salons comme celui de Miami ou avec la visite des armateurs à travers le monde.
Selon François de La Giroday, président fondateur de Bordeaux Escale de croisières, la confiance est de retour malgré le contexte international. Bordeaux est de plus en plus confirmée comme une ville très attractive pour les navires de croisière.
[…]
[…] 2004 s’annonce sous les meilleurs augures. […] "on accueillera le "Crystal Serenity", le plus gros bateau — 250 mètres — que nous pourrons accueillir à Bordeaux. Il a fallu une dérogation. […] Cela représente une fierté nationale".
Construit par les Chantiers de l’Atlantique, à Saint-Nazaire, le navire a été lancé en juillet 2003 et appartient à une compagnie japonaise établie aux Etats-Unis. Cet événement illustre assez bien la reconnaissance de Bordeaux comme étape privilégiée des grandes compagnies.
(SO, Francis Schwarz, 04/09/03, p. 2-11)
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Page annexe "Urbanisme 2005"

[sur la façade des quais, côté Bastide] Dans l’ensemble, les jugements sont sévères. "Avant, c’était laid, ça faisait taudis et abandonné. Aujourd’hui, c’est pire: hideux!", pense Joël, qui tient un restaurant sur le quai Richelieu. Un commerçant du même quai fait dans l’ironie: "Ah! quelle belle vue!", lance-t-il en s'esclaffant, avant de poursuivre: "C’est horrible. Il n’y a aucune harmonie, c’est un assemblage de styles complètement loupé."
[…]
Arrive un trio de touristes espagnols. Devant le paysage, ils semblent étonnés: "C’est très différent d’une rive à l’autre. En face, dès qu’on s’enfonce dans le quartier, cela a l’air pauvre et abandonné. Cela nous rappelle Bilbao, où la rénovation urbaine a oublié des quartiers. Mais on préfère nettement Bilbao!" Un peu plus loin, on trouve Benoît, assis au bord du quai. […] "Il y a un gros fossé architectural entre les deux rives. Côté Bastide, ce n'est pas du tout cohérent, ils auraient pu faire mieux."
[…]
(SO, Denis Lherm, 29/03/05, p. 2-8)
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