On s'en doutait: La Pollution Nuit à la santé Deux nouvelles études médicales américaines démontrent qu'on a peut-être sous-estimé les méfaits de la pollution atmosphérique sur notre santé. Publiée dans la revue New England Medical Journal (01/02/07) par des chercheurs de l'Université de Washington [State], à Seattle, la première étude s'appuie sur les résultats de l'enquête épidémiologique "Women Health Initiative". Elle porte sur près de 66000 femmes citadines âgées de 57 à 79 ans. Elles étaient, au début de l'étude, exemptes de toute pathologie cardio-vasculaire. Six ans après, 1816 ont eu un accident cardio-vasculaire, fatal pour 261 d'entre elles. Et la survenue de ces pathologie est liée à une hausse du taux de particules polluante dans l'atmosphère: dioxyde d'azote, monoxyde de carbone, ozone et dioxyde de soufre. Chaque hausse de 10µg par m3 de ces particules cause une augmentation de 24% du risque d'accident cardio-vasculaire cérébral, de 35% du risque d'accident cardio-vasculaire cérébral et de 76% du risque de décès par maladie cardio-vasculaire. Et pour les auteurs, "il n'y a aucune raison de penser que ce n'est pas la même chose pour les hommes". Par ailleurs, les nouveaux résultats de l'étude "Children's Health Study" publiés dans The Lancet montrent que la pollution automobile cause aussi des dégâts irréversibles sur les poumons des enfants. Quelque 3600 d'entre eux âgés de 10 ans au début de l'étude ont été suivis pendant huit ans. Les enfants asthmatiques et fumeurs ont été systématiquement exclus. Le résultat est sans appel. Ceux qui habitent à moins de 500m d'une autoroute ont, à 18 ans, une fonction respiratoire considérablement altérée par rapport à ceux qui vivent à plus de 1500m. Et la formation des poumons étant achevée à 18 ans, les auteurs estiment "qu'ils conserveront cette altération probablement pour le reste de leur vie" .(Que Choisir 446—mars 2007, p. 8) {P}, {D} |
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