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TOURISME : UNE REPRISE SPECTACULAIRE

La France reste le pays le plus visité au monde, avec une consommation touristique sur un an de 102,4 milliards d'euros. Côté emploi, le tourisme génère près d'un million d'emplois directs et autant d'indirects. Des indices qui encouragent à s'investir dans ce secteur!

Après une crise du secteur, les derniers chiffres de l'Organisation mondiale du tourisme sont encourageants. On parle d'une reprise spectaculaire à l'international. Selon les estimations, pour la période de janvier à août 2004, toutes les régions ont bénéficié d'un afflux de visiteurs étrangers, avec 12% d'arrivées supplémentaires par rapport à la même période un an plus tôt. Le tourisme a repris sa croissance, de nombreuses destinations affichant des hausses mensuelles à deux, voire trois chiffres.

[…] Avec une croissance annuelle de 4,6%, des opportunités sont à saisir!

[…]

(METRO-Bordeaux, Elise Pierre, 18/04/05, p. 08)

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[…]
Un exemple de ce que veut engager Jean-Daniel Terrassin [directeur de l'Office de tourisme]:
"Le nom de Bordeaux est une carte de visite incomparable. Et il ne faut pas oublier la composante du tourisme urbain qu'est le shopping."
Mais quid de l'adaptation de la ville et des professionnels à ces nouveaux touristes? "On touche ici un problème sensible", admet Jean-Daniel Terrassin. "Les professionnels doivent s'adapter et cela implique des efforts."

Déception. Le manque de compagnies aériennes à bas prix chagrine Jean-Daniel Terrassin.
Le directeur de l'Office de tourisme regrette cette absence "qui pénalise la ville." Pour lui, "ces compagnies ont prouvé qu'elles apportent un flot non négligeable de touristes dans les villes qu'elle desservent" et de se sentir un peu délaissé avec l'absence de lignes vers de grandes villes étrangères. Selon le directeur, une réflexion serait à mener de ce côté-là pour attirer et diversifier la clientèle étrangère.

(SO, 04/08/05, p. 2-7)

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[Les touristes ne viennent pas pour trouver une ville vidée l'été par les 5 semaines de congés annuels, les 35 heures, les grèves, lesdits travaux du tramway, etc., fléaux inconnus chez eux…
Ils ont de l'argent et s'en servent s'ils sont bien reçus, ce qui n'est pas le cas des croisiéristes à Bordeaux, comme le prouve la chute des escales pour diverses raisons.
R7, R9, 8 ]

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Croisière: la France timide

Le secteur poursuit sa croissance très forte au plan mondial. La fréquentation en 2004 est, avec 13,4 millions de passagers, à un niveau triple de celui de 1990. L'Amérique du Nord tracte le marché avec 9,8 millions de croisiéristes en 2004, soit 73% du marché. L'Europe représente 21% du marché et le reste du monde seulement 6%.
Parmi les Européens, les premiers croisiéristes sont les Britanniques (36%), devançant les Allemands (20%), les Italiens (14%), les Espagnols (11%). Les Français arrivent ensuite, avec 8% seulement.
La flotte mondiale comprend 391 paquebots, dont 79 sont américains et représentent 45% de la capacité mondiale. La construction est concentrée en Europe: sur les 120 plus gros paquebots livrés entre 1995 et 2003,105 ont été construits en Europe, dont 28 en France et 27 en Italie.
Les armements à la croisière ont représenté 27% du chiffre d'affaires des chantiers membres de l'association européenne des chantiers navals (Cesa) en 2003 et 2004.
En France, la croisière reste une activité touristique mineure, qui ne pèse que 1% du marché national. Ceci s'explique, selon les spécialistes, par une offre insuffisamment attractive (manque de compagnies françaises).
Cinq ports concentrent l'essentiel des escales en France: Nice-Villefranche, Marseille, Ajaccio. Cannes et Le Havre. La progression des escales en France est supérieure à 280% depuis dix ans (plus du double de celle constatée en Amérique du nord) et de 67% depuis 2000 (30% au niveau mondial). L'impact économique de l'activité de croisière n'est pas mince: 12,26 milliards en 2004, dont 20% liés aux dépenses directes des passagers et des équipages aux escales.
En France, on considère que les dépenses des passagers et équipages, plus les recettes des services associés, ont généré 100 millions de chiffre d'affaires, dont 60% dans les ports de Nice-Villefranche, Marseille et Cannes. (16/06/06, le marin)

[La France timide: l'article ne mentionne même pas Bordeaux!
Il doit y avoir une raison: cherchons-la.

Les "élus" qui coulent le port de croisière de Bordeaux, volontairement pourrait-on croire vu les résultats, s'ils voulaient se hisser aux niveaux de compétence commerciale de certaines villes évoquées dans le marin, devraient méditer cet article et en tirer la leçon afin que la planète finisse par apprendre que Bordeaux reçoit les croisiéristes enfin dignement — au port de la Bourse, où ils rêvent tous de pouvoir dire qu'ils ont accosté un jour! 8 ]

[Cf. la remarque sur Bordeaux dans la page "la croisière" {D} ]

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