Croisières 2005

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"croisières 2004"

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"croisières 2006"

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Port Autonome de Bordeaux: tél. central 05.56.90.58.00; capitainerie 05.56.31.58.64.

15/02/05, 20MBx, p. 9:
Un paquebot battant pavillon des Bahamas a été pris dans une violente tempête en Méditerranée, entre les Baléares et la Sardaigne. Le Voyager "est dans une situation difficile, mais pas à la dérive", a précisé hier la préfecture maritime de Toulon. Le paquebot faisait route hier soir vers le port le plus proche, celui de Cagliari en Sardaigne, où il devait arriver dans la nuit.

18/04/05, Jean-Paul Vigneaud, SO, p. 2-23:
Demain matin, à 8 heures, le Braemar, paquebot de 164 mètres de longueur pouvant accueillir 1060 personnes (équipage et passagers), accostera au port du Verdon. Ce sera le premier paquebot de l'année, le chef de file d'une saison qui s'annonce particulièrement morose. Pour la deuxième année consécutive, une vingtaine de paquebots seulement feront escale à la pointe du Médoc et en plein cœur de Bordeaux. Deux fois moins qu'au début des années 2000. De quoi relancer les questions déjà clairement posées l'an passé: la ville de Bordeaux va-t-elle disparaître de la carte des croisiéristes? La capitale girondine a-t-elle perdu de sa force attractive? Ou est-ce uniquement un creux de vague dû à des circonstances particulières?

[…] D'autant que le marché de la croisière progresse de façon régulière depuis vingt ans au niveau mondial. Avec des bonds spectaculaires de 8 à 12% ces dernières années. Et la courbe ne donne pas l'impression de vouloir changer de cap. Le nombre de constructions de paquebots ne cesse d'augmenter dans les chantiers navals (ce qui vaut tous les baromètres) […].
[…] "Dans tous les ports de France ou d'ailleurs, le nombre d'escales de paquebots augmente de façon spectaculaire. Même dans les ports où il n'y avait pas jusque-là de tradition en la matière. Nantes, par exemple […]. A La Rochelle c'est pareil. Ils reçoivent les bateaux qui ne viennent plus chez nous.
[…] "Depuis trois ans, la ville de Bordeaux est en travaux et n'offre plus la même image, la même qualité d'accueil […]. Les organisateurs de croisières le savent. […]". [François de La Giroday, agent maritime, fondateur de Bordeaux Escale de croisière, antenne paquebots de la CCI
8 ]

Pour Thierry Charpentier, chargé de l'antenne Bordeaux Escale de croisière à la CCI, les travaux n'expliquent pas tout. "Le produit Bordeaux n'est pas en cause, c'est l'escale.
"Il ne faut pas oublier qu'elle coûte plus cher qu'une autre. […]."

[P. 2-1, on lit: "Alain Juppé fait escale". Cette escale et l'annonce, dans le même n° du journal, de la baisse du nombre d'escales des paquebots à Bordeaux n'ont, sans doute, rien en commun. Le rapprochement est cependant cocasse!

Cause de cette perte d'escales depuis quelques années après une montée régulière?
"L'escale coûte". Aux conditions maritimes (longues remontée de l'estuaire rythmées par les marées, obligation encore ignorée des marchands de ponts ouvrants), s'ajoutent des frais coûteux (remorqueurs, pilotes, amarrage, etc.).
En échange, "Bordeaux est en travaux et n'offre plus la même image, la même qualité d'accueil", mais "les travaux n'expliquent pas tout". Et "Les organisateurs de croisières le savent". Les capitaines et les armateurs aussi: c'est leur métier!

Comme nous, "ils savent" puisque c'est public, qu'on dénigre les paquebots (qu'on crache dans la soupe 8 ), lesquels apportent des affaires à un centre-ville qui en manque de plus en plus 8 . "Ils savent" qu'on fait tout pour les dégoûter (déclassement du port de croisière en aval loin du centre, vers un endroit inintéressant, etc.). Rien d'étonnant à ce que nos clients traditionnels émigrent à La Rochelle — ou au Verdon, meilleur marché, d'où ils ne verront jamais Bordeaux, qui gardera pour soi sa grisaille narcissique prétentieuse, prétendue élégante. [09/05/05, ci-dessous]
Ainsi, les étrangers continueront de croire que le nom de "Bordeaux" ne signifie qu'une boisson, ignorance non corrigée par la visite du seul Médoc.

Présage, ce premier paquebot de l'année boude les tarifs de l'accostage à la Bourse.
Présage, le fidèle des fidèles, un des plus grands à nous visiter, le Crystal Symphony, partagera sa visite entre deux escales, la Bourse et le Verdon.

La liste des escales 2005 8 montre que les paquebots fidèles sont de prestigieux visiteurs et que les escales sont de plus en plus courtes:
peu mais bien, et cher?...]

doc: 8 , 8 , 8 , 8 , 8 , 8 , 8

avenir croisières è

09/05/05, REUTERS, in METRO-Bordeaux, p. 8:
Sur le même principe que les compagnies aériennes à bas coût, Stelios Hajo-Ioannou, fondateur d'easyJet.com, lance samedi au départ de Cannes easyCruise, compagnie destinée à révolutionner le monde de la croisière. Contrairement aux croisières traditionnelles, le bateau d'easyCruise restera à quai tous les après-midi et tous les soirs pour encourager les passagers à bouger, sortir, quitter le bateau, se divertir à terre, pour ne reprendre la mer qu'à l'aube vers l'escale suivante. Comme pour easyJet, la compagnie aérienne du même groupe, les réservations devront être effectuées par Internet et plus tôt elles seront passées, meilleur marché sera la croisière. Le prix d'appel d'une cabine a été fixé à 37,50 euros par personne et par nuit en cabine double.
8

11/05/05, Bx7, p. 3:
La frégate anti-sous-marine "Georges Leygues" arrive aujourd'hui à Bordeaux après plus de 5 mois sur les mers pendant lesquels elle a accompli, en compagnie du porte-hélicoptères ''Jeanne d'Arc", un tour de l'océan indien. Cette campagne du Groupe Ecole d'Application des Officiers de Marine a surtout été marquée par la participation de ses deux bâtiments à l'opération de soutien humanitaire aux populations sinistrées de Sumatra après le tsunami du 26 décembre. Le bâtiment brestois fait escale sur le chemin du retour vers son port-base pour y rencontrer entre autres les élus de sa ville marraine, Villeneuve-sur-Lot.

14/06/05, SO, p. 2-7:
Après Lyon et Paris, dernières escales à Bordeaux cette semaine pour "embarquement VIP". Trois croisières d'une heure par jour et entièrement gratuites, pour célébrer le début de l'été, c'est ce que propose une marque italienne de spiritueux. Pour cette grande première, une quarantaine de personnes étaient présentes hier dans la soirée, quai Louis-18, pour assister à la métamorphose de l'Aliénor, relookée en lounge pour l'occasion. […]
{P}

16/06/05, SO, p. 2-23:
C'est la reprise aujourd'hui des sorties de la gabare "les deux frères". L'office du tourisme propose une croisière d'une journée sur l'estuaire de la Gironde. […] ces journées sont complétées par des "apéro gabare", balades de quelques heures avec dégustation de vins des côtes de Blaye et produits du terroir.
[… Dernière sortie,] samedi 27 août à 9 heures. (20 €). Pour l'apéro gabare [dernier apéro] 26 août à 17h30. (20 €). 05.57.42.12.09.

18/06/05, Jean-Paul Vigneaud, SO, p. 2-22:
[…]
L'arrivée du "Cisne-Branco" marquera le début d'une grande semaine d'animation à Bordeaux, avec dans un premier temps, Vinexpo (du 19 au 23), et, dans un second temps, Bordeaux fête le fleuve (23 au 26 juin). C'est la première fois que les deux événements se chevauchent au calendrier. […] Montrer aussi aux visiteurs du salon mondial des Vins et spiritueux que Bordeaux n'est pas seulement la capitale du vin mais également une ville portuaire fière de son fleuve. Rappeler du même coup que vin et Garonne sont intimement liés dans l'histoire. Sans le fleuve, le vin de Bordeaux n'aurait jamais aussi vite franchi les frontières et n'aurait certainement pas la réputation internationale qu'il a aujourd'hui.
8
Pour le port de Bordeaux, la venue du "Cisne-Branco" constitue un réel événement. C'est la seule ville française où le navire fera escale ce mois de juin entre le Portugal et l'Angleterre: mesurant 76 mètres de longueur, avec une coque toute blanche, trois grands mâts et trente et une voiles, le bateau brésilien est une merveille. Il est animé par cinquante-cinq membres d'équipage. Sa venue à Bordeaux s'inscrit dans le cadre de l'Année du Brésil et du projet "L'Arche tropicale", opération destinée à mieux faire connaître les expressions culturelles et traditions brésiliennes populaires. D'où la présentation, à l'intérieur même du bateau, d'une exposition.
[…]

Voir ci-dessous

20/06/05, Jean-Paul Vigneaud, SO, p. 2-12:
[…]
Surprenant bateau que ce "Cisne-Branco". Ce trois-mâts à la coque blanche ne ressemble à nul autre. C'est à la fois une merveille sur le plan technologique (il a six ans d'existence) et en même temps l'illustration parfaite de la navigation à voile du XIXe siècle.
D'une seconde à l'autre, ainsi, les cinquante-deux membres d'équipage peuvent passer de l'ordinateur, où défilent les images radar, à des manœuvres tout à fait ancestrales. Comme le ploiement des voiles. Trente et une au total sur trois mâts. Une heure et demie de travail. Le tout au sifflet. Mais pour quel régal! Un bateau qui glisse sur l'eau porté par le vent.

27/07/05a
[Le retard à l'appareillage du Minerva II serait dû à une avarie de moteur que des techniciens du Port auraient réparée: information communiquée par un fidèle du site que nous remercions.]

27/07/05b, Annick Romain, SO, p. 2-6:
[Se reporter à cet article sur un aspect de la croisière qu'on peut ne pas connaître…]

21/08/05
A 19h, accostage surprise du yacht le Kisses à la Bourse pour une visite privée.
Evitage
{P}, puis manœuvre d'accostage avec nombre de curieux que, contrairement à certains, les navires accostant à Bordeaux intéressent {P}, {P}, {P}; enfin, le Kisses à quai à 19h30 {P}. §

suite ci-dessous 25/08/05 (date de réapparution de metro après les vacances)

25/08/05, K. M., metro- Bordeaux, p. 06:
VOICI DE QUOI échapper à la grise rentrée: ce magnifique yacht amarré à deux pas de la place de la Bourse, donne au lieu un petit air de Saint-Tropez. Il ne manque plus qu'une Garonne un peu plus bleue pour parfaire le tableau. Le navire appartient à un particulier anglophone qui a multiplié les haltes dans les ports français cet été. Immatriculé aux îles Caïman, il vient de La Rochelle et quittera Bordeaux samedi.

05/09/05, 20mBx, p. 6:
Le paquebot australien Pacific Sky s'est échoué hier au sud de la Nouvelle-Calédonie, après une avarie de moteur. Sans dommage pour les 1163 passagers et les 601 membres l'équipage.

19/09/05, Anne Coulon, 20mBx, p. 2:
Temps fort sur les quais. En deux jours, trois bateaux font escale à Bordeaux.
C'est le plus gros tir groupé de l'année. Arrivé de Hambourg samedi, le Deutschland est reparti hier matin […]. Venu de Londres au même moment, le Regatta mettra le cap sur Rome ce matin, tandis qu'un second bateau hambourgeois, l'Europa, arrivé hier soir, rejoindra Santander en Espagne. Les escales sont une aubaine pour l'économie locale. […] Les principaux bénéficiaires sont plutôt les commerces de luxe du triangle Clémenceau-lntendance-Tourny. […]
[…]
Cette association [Bordeaux Escale de Croisière, président, François de La Giroday] est née il y quinze ans, sous l'impulsion de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) qui souhaitait faire de Bordeaux une escale de prestige. La ville est encore loin d'avoir épuisé son potentiel. "C'est un secteur qui affiche 7 à 10% de croissance par an", affirme le spécialiste. […] [La croisière] souffre de l'immense estuaire girondin, que les armateurs mettent 10 heures à descendre, et des travaux d'aménagement des quais. "Quand ce sera terminé, la fréquentation devrait doubler, car nous avons un nom fabuleux à vendre, observe François de La Giroday.

suite ci-dessous

20/09/05, Jean-Paul Vigneaud, SO, p. 2-14:
"C'est la fin de la saison, mais peut-être aussi la fin d'une époque", confie tout net François de La Giroday, agent maritime, fondateur de Bordeaux Escale de croisière. Etonnant constat. "Je suis soucieux, poursuit-il. L'avenir des bateaux de croisière à Bordeaux me paraît sérieusement compromis. Nous avons accueilli seulement une vingtaine de bateaux cette année. […] et avec la décision qui vient de m'être communiquée, nous risquons, d'en avoir deux fois moins l'année prochaine."

La décision? L'impossibilité pour certains grands navires d'accéder dorénavant au port de la Lune. A commencer par le Crystal Serenity, l'un des plus gros paquebots naviguant à ce jour sur les mers du monde (255 mètres de long!). Ce dernier doit venir à deux reprises l'an prochain.

"Ce qui fait pencher la balance en faveur de Bordeaux, c'est le palais de la Bourse, répète François de La Giroday. Or, les grands bateaux ne pourront plus s'en approcher. Les 1000 passagers du Crystal Serenity devront se contenter, en lieu et place de la magnifique façade du XVIIIe, de l'alignement des grues désarticulées du port de Bassens. Comment voulez-vous que je fasse admettre ce changement à l'armateur?"

Philippe Deiss, directeur du Port autonome de Bordeaux, confirme cette décision qui "concerne exclusivement", selon lui, le Serenity. "C'est un bateau hors normes, dit-il. […]"
Président des pilotes […], Thieny Ledebt partage ce point de vue: "[…] Avec le Crystal Serenity, nous sommes trop justes. Il vaut mieux ne pas prendre de risques."
Reste que François de La Giroday est convaincu que ce "coup de Bassens" sera renouvelé dans l'avenir. […] Le chenal qui mène au port de la Lune pourrait s'envaser encore davantage et ne plus permettre, lui non plus, le passage des gros bateaux. "Il y a des années que l'on demande un dragage […]. Rien n'est fait", regrette l'agent maritime. "C'est vrai, répond Philippe Deiss. Nous consacrons 11 millions d'euros au dragage. […] en priorité pour dégager […] nos installations portuaires de Bassens. Le port de la Lune passe naturellement après."
D'autre part, les travaux des quais […] devraient inévitablement […] bouleverser les habitudes. Les paquebots devront impérativement accoster ailleurs. Mais où?
Pis! Le futur pont Lucien-Faure devrait également constituer un obstacle pour les paquebots. […] "[…] les bateaux de plus de 200 mètres de longueur ne pourront pas passer", confirme Thierry Ledebt, président des pilotes. […]
§

[Si ce n'est pas fait exprès, ça y ressemble.
Bordeaux sera le seul port touristique au monde qui se fermera à la croisière et donc à tout ce qui la suit: prestige, commerce, etc.
§
Nos concurrents directs, ceux de la "façade atlantique" (Bayonne, La Rochelle, etc., n'ont pas de soucis à se faire: les armateurs se rattraperont avec eux. Et Bordeaux pourra reprendre sa réputation de vignoble, comme le Coca celle de soda, sans se faire connaître comme métropole. Dire que l'ancien maire se plaignait de cette spécialisation à outrance qui cachait le reste.
Qu'il se rassure, même le vin va s'effacer devant ses concurrents. Au Québec, il est bien placé pour s'en rendre compte. Il peut aussi admirer la rade du St-Laurent, où les paquebots ont libre accès.
Marseille a son tunnel pour traverser son port sans l'affubler d'une mécanique disgracieuse paralysant la circulation et effarouchant les paquebots tout en calfeutrant l'ouverture de Bordeaux sur le monde moderne.
"Un obstacle"? Dans quel sens? Le pire est celui de la sortie: n'importe quel conflit local servira de prétexte, et le bateau d'alibi, à un blocage aisé d'un pont "ouvrant", c'est-à-dire "fermant". Et "les armateurs le savent": ils se rappellent l'affaire du France au Havre, et ces jours-ci, l'affaire de la SNCM (Société nationale Corse-Méditerranée) à Marseille où deux navires furent bloqués (SO, depuis le 22/09/05, p. 1-6. Voir aussi citation 20mBx, 07/10/05, p. 7 ci-dessous). Sans préjuger de la validité des causes, le résultat: plus de bateaux de croisière à l'horizon de Bordeaux…
Dire que la France prétend construire des paquebots!…
Quant au "coup de Bassens", non seulement "il sera renouvelé", mais déjà, dans les années précédentes, il arriva que des paquebots soient relégués sur la rive gauche: le coup d'œil y est splendide sur la rive gauche, mais on n'a pas la facilité d'aller d'un coup de pied de sa cabine au centre commercial de Bordeaux, offrant une des plus grandes zone piétonnières. Facilité qui attire le touriste qu'il ne faut pas prendre pour un canard sauvage, d'autant plus qu'il paie gentiment.

Sachant que leur arrivée dans la rade coupe déjà la circulation routière (autos, bus, etc.) et qu'il est plus facile de couper le courant d'un pont ouvrant électrique, les armateurs peuvent lire:

"Ce n'est pas une mutinerie classique, mais nous n'en sommes pas loin, dans la mesure où un équipage a pris le contrôle d'un navire alors qu'il n'en avait pas le droit", a déclaré le président du Port autonome [de Marseille], Christian Garin.
(SO, 28/09/05, p. 1-6)

Dans l'autre conflit qui agite Marseille, 79 navires étaient en souffrance hier au dixième jour de grève des agents CGT du Port autonome. Sept escales de croisière ont été annulées, qui devaient accueillir 11000 croisiéristes.
(20mBx, 07/10/05, p. 7)
8 ]

croisières: ci-dessous 04/10/05

04/10/05, Denis Lherm, SO, p. 2-9:
Embarqué par la conseillère municipale Michèle Delaunay, les élus PS de Bordeaux ont plaidé la cause des paquebots de croisières. Il est vrai que cette activité touristique n'est pas au mieux. Après un pic à 50 navires escalant à Bordeaux en 2001, le port n'en a accueilli que 20 cette année et, selon Michèle Delaunay, il n'y en aura que 10 en 2006.
"Il faut absolument maintenir l'accostage de ces bateaux devant la place de la Bourse, car c'est le principal argument pour convaincre les organisateurs de croisières, explique l'élue qui fut aussi présidente de l'association Garonne-Avenir
8 . C'est une activité touristique essentielle pour la survie du port et pour l'économie locale, qui n'est pas très florissante."
Or, le dernier tableau de bord du réaménagement des quais entérine le déplacement des aires d'accostage en aval de la place de la Bourse. D'après ce document, les navires accosteront aux Chartrons, là où le chenal est trop étroit pour les navires de plus de 230 mètres. "Si l'accostage se fait ici, c'en est fini des croisières à Bordeaux", pronostique Michèle Delaunay.
Cette dernière note toutefois un "frémissement" chez le maire Hugues Martin
8 , qui se montrerait moins hostiles aux croisières que son prédécesseur Alain Juppé. […] 8 , 8 , 8

croisières: ci-dessous 07/10/05

07/10/05, Idefix, Bx7, p. 2:
Les gens sont bizarres: on refait les quais, on les rend accueillants et, implacable logique, on fait tout pour en éloigner les bateaux de croisière! Pourtant la place de la Bourse est un site unique et pour profiter du miroir d'eau qui est en construction, il faudra presque léviter au-dessus de la Garonne… C'eût été mieux depuis des paquebots: au moins quelques personnes profiteraient de ce panorama unique! D'autre part on dit que le pont-levis va gêner les dits paquebots. Bien, mais a-t-on réellement chiffré le coût d'un tunnel, celui-ci pouvant être creusé en courbe, pourrait entrer et sortit un peu n'importe où, contrairement à un pont dont l'emprise au sol des accès sera plus importante, et une certaine rectitude assez obligatoire.

[Cette lettre fait assez bien le point et montre que les Bordelais ne sont pas tous des "veaux" comme aurait dit quelqu'un!

"Les gens", lesquelles? Pas toutes.
La logique est inqualifiable et, en tant que phobie et "idée fixe", relève de la médecine.
8
Le "miroir d'eau" fait partie des épouvantails à paquebots et l'argent des autres paie tout tant qu'ils ne se rebellent pas.
Le "pont-levis"* va gêner tout et tous: notre paysage patrimonial, la circulation routière, paquebots (mais il est fait exprès). Le pont est aussi un épouvantail à paquebots.
{G}, 8 , 8
Les "accès", on connaît
{P}
Un tunnel est toujours ouvert. Son "coût" pratique est à penser en tant que différence à payer par rapport à un pont (comme un tram par rapport à un bus ou à un métro). De plus, il est compris qu'un tunnel ici serait de taille et prix moyens; et à péage, comme à Millau…, mais "les gens" n'en parlent pas.
8 , 8
Enfin, la rade, pure, est notre patrimoine, unique, comme remarqué par des gens célèbres
8 .

* "Il ne passerait pas inaperçu", comme on a dit du pont des Quinconces, 1er projet de pont chasseur de paquebots.]

croisières: ci-dessous 17/10/05

17/10/05, Karine Menego, MetroBx, p. 8:
[…]
"Cette ville fête son fleuve mais n'est pas capable de l'utiliser", avait déclaré cet été le président de la chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux (CCIB), Laurent Courbu, agacé par le projet de la mairie de repousser les croisiéristes aux Chartrons. Cela entraînerait moins de recettes pour les commerces du centre et moins d'escales selon la CCIB, qui finance un groupe de travail pour rendre le Port de la lune plus attrayant. […]

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