@ccueil
-Ports 2005-2006-
de Bègles au Verdon |
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"port 2007" |
bas de cette page 2005-6 ê
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Les dates sont aussi celles des mises à jour.
05/01/05, Denis Lherm, SO, p. 2-7:
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]
Primo: le maintien du navire en lieu et place, mais sur la base de quelle animation nouvelle? Deusio: le déplacement du navire en un autre lieu, mais où? Tertio: son renvoi pur et simple vers d'autres horizons? Cette dernière solution est ardemment souhaitée par les anti-Colbert qui sont sortis du bois à la faveur des difficultés économiques rencontrées par le navire-musée. Ceux-là mêmes, qui avaient monté une liste baptisée "Couler le Colbert", lors des élections municipales de 1995, n'ignorent pas que la concession permettant au "Colbert" de rester à Bordeaux parviendra à son terme dans deux ans, en 2007. Ils savent aussi que durant ces deux ans, les quais seront en chantier, ce qui ne favorisera sans doute pas une reprise de la fréquentation du navire.
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]
Robert Pierron se bat pour le maintien du "Colbert" comme témoin de l'identité portuaire de Bordeaux. Une identité en train le tomber dans l'oubli. Il souligne par ailleurs que la fermeture temporaire du musée a été mal comprise: "C'est une activité saisonnière, on a une baisse de la fréquentation chaque hiver, on adapte le fonctionnement. Le croiseur sera ainsi ouvert durant les vacances scolaires de février et le reste pour les groupes. Ce bateau fait maintenant partie du paysage. Il a même donné son nom, tout naturellement, au marché du dimanche qui se déroule à ses pieds".
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]
[Il y a longtemps que ce navire, qui transporta De Gaulle aux obsèques de Kennedy, mais n'a jamais combattu, a perdu sa connotation guerrière. Il se visite aujourd'hui comme Bonnaguil, qu'il n'est pas question de couler.
Parlant d'esthétique, que dire du "hangar" hagard enlaidissant la rive gauche et de "l'urbanisme tendance" enlaidissant la rive droite en copiant l'apparence desdites caisses à savon, plus propres que les rues de Bordeaux? On n'en dit rien!
On pourrait remarquer qu'un navire est déplaçable, contrairement à cette prétendue architecture, figée sur place à perpétuité, comme l'est aussi Mériadeck.
On pourrait remarquer que ces constructions masquent la vue des riverains plus qu'un croiseur, lequel en revanche peut cacher un des hangars aux habitants de la rive droite ou la brèche devant la cité prétendue mondiale dans le front de Garonne, monument classé.
On pouvait remarquer que le hangar reconstruit est de la même couleur que le croiseur.
On aurait pu proposer, et réaliser, des animations à l'échelle du port. Par exemple, construire des répliques de vaisseaux célèbres (destinées à s'ancrer à Bordeaux comme musées et bateaux à touristes) à l'instar de La Rochelle avec son Hermione, dont l'original emmena La Fayette aux Amériques depuis
Bordeaux, ou de Bristol avec son Great Britain. C'est-à-dire comme le font (?) certains ateliers en plus petit
8
, 8
.
Bordeaux ne peut exhiber des navires de guerre construits dans ses chantiers navals: les uns et les autres ont disparus, mais meublons le port plutôt que le garder à tout prix désert et mort, alors qu'il pourrait être plein de visiteurs maritimes si les édiles étaient à la hauteur de l'histoire spécifique de Bordeaux 8
. Ce qui compenserait les pertes de chalandise dues au tramway. Mais, comme le Colbert, les visiteurs venant des mers (parce que tels?) sont mieux reçus ailleurs: à Rouen, à La Rochelle, à Marseille, à Bayonne
par exemple.
Remember the Cutty Sark in 1990
On peut aussi faire un micro trottoir en attendant.]
Colbert
: 11/01/05, ci-dessous
11/01/05, SO, p. 2-7:
Dominique Bongiovanni, gérant de l'exploitation du croiseur "Colbert", sort de sa réserve. Ce dernier ne veut pas laisser dire que le bateau-musée est au bord du naufrage. Il jouit même, selon lui, d'un "avenir enviable". Pour étayer son propos, Dominique Bongiovanni révèle que "l'exercice 2004 a permis au croiseur "Colbert" de développer significativement son chiffre d'affaires et son activité globale grâce à une augmentation importante du nombre de visiteurs. Dans un contexte de diminution généralisée de la fréquentation des musées nationaux et de baisse du nombre de touristes étrangers, en 2004, le croiseur a vu sa fréquentation bondir de près de 10% par rapport à 2003, avec 37000 visiteurs." Le gérant estime que le croiseur fait partie intégrante de l'ensemble architectural rénové des quais et qu'il constitue un élément essentiel de leur animation.
Colbert
è
21/01/05, Michel Monteil, SO, p. 28-2:
Le port de Bordeaux déménagera son siège de la place de la Bourse vers Bacalan d'ici à quatre ans.
"Nous avons la volonté de participer à la redynamisation du quartier et de nous y recentrer totalement à terme", a expliqué Michel Sammarcelli, président, hier, en inaugurant les 3500 mètres carrés de nouveaux ateliers que le groupe Fayat 8
vient d'y construire. [
]
[
]
Ces ateliers [
] libèrent quelque 14000 mètres carrés de terrains près de l'entrée des écluses. Ils seront loués ou vendus.
Toujours intéressée, la CCI de Bordeaux a récemment différé une nouvelle fois sa réponse.
25/01/05, SO, p. 1-7:
Michel Sammarcelli, président du Port autonome de Bordeaux (PAB), a pris contact avec ses collègues de la Rochelle (port autonome depuis le 1r janvier) et Nantes. Il suggère une "mise en commun de moyens pour faire face à la concurrence internationale". [
]
09/02/05, Michel Monteil, SO, p. 2-10:
Guintoli Marine [société des Bouches-du-Rhône, engagée dans Port-Médoc] est toujours intéressé par la concession des bassins à flot. [
]
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]
Un port de plaisance d'hivernage aux bassins à flot est-il économiquement rentable même avec les 450 anneaux prévus dans le bassin numéro 2? Y a-t-il suffisamment de Bordelais fans de voile pour amarrer leur bateau aux bassins et quel prix sont-ils disposés à payer? Les tarifs actuels sont relativement bas par rapport à d'autres ports. "Serge Faccio, directeur de Guinoli, était intéressé par le développement, en complément, d'une petite maintenance sur les bateaux", rappelle Philippe Dorthe, conseiller général. Ce dernier plaide aujourd'hui pour que les bassins servent de havre aux barges de l'Airbus A 380.
[
] "On semble aller vers l'accueil de bateaux plus luxueux", note Pierre Signoret [responsable du projet chez Guintoli]. Ce qui, selon lui, peut très bien cohabiter avec le maintien d'un hivernage plus modeste [
]. "Regardez les Docks de Londres, les Bobos adorent y acheter des appartements dans une zone ou subsiste une activité fluvio-maritime, un génie du lieu", s'enthousiasme Philippe Dorthe.
[
]. "Il y a du potentiel pour faire ce port, mais encore faut-il mettre tout le monde autour de la table", insiste Pierre Signoret. [
] Le choix imminent de la CUB sur les écluses donnera l'une des clés de cette remise des cartes sur la table. {G}
guintoli & plaisance aux bassins à flot
Port-Médoc
ê
23/02/05, Jean-Paul Vigneaud, SO, p. 2-8:
Coup de blues sur la Garonne. Après plus d'un demi-siècle de bons et (très) loyaux services, le bateau-pompe des pompiers l'embarcation la plus célèbre et certainement la plus aimée du fleuve est mis au placard. Réformé! Il va être désarmé et vendu au plus offrant [par le PAB].
[
]
Pour le commandant Larrouy, officier pompier chargé de communication, "la présence d'un bateau-pompe ne se justifie plus avec toutes les installations de sécurité qui existent dorénavant au port de Bordeaux et tout au long des quais. Et si vraiment il y a besoin de compléter le dispositif au sol, nous avons une barge à disposition pour amener les pompes ultraperformantes au plus près du lieu d'intervention."
[
]
La peine est d'autant plus durement ressentie que posséder un tel bateau était un privilège. Il n'en existe que deux en France. [
]
[
]
suite
è
28/03/05, Denis Lherm, SO, p. 2-6:
Après cinq mois de semi-fermeture au public, le croiseur "Colbert" rouvre ses portes aujourd'hui. La mise en hibernation du bateau-musée, en novembre dernier, avait failli déclencher une tempête sur la Garonne. [
]
De fait, le bateau n'est pas resté inactif pendant ces cinq derniers mois. Il a continué d'accueillir des groupes, seules les visites impromptues du grand public étant mises en sommeil. [Robert Pierron, président de l'association Les amis du Colbert:] "Je note que les nouveaux hangars des quais ont eux aussi une fréquentation fluctuante pendant la morte saison (1). Il faut que tout cela trouve son rythme. Nous ne sommes qu'une goutte d'eau dans le nouvel aménagement des quais", ajoute-t-il.
[
]
Mais surtout, Dominique Bongiovanni [gérant du Colbert], va tenter de rendre le Colbert plus attractif. Nouveauté la plus inattendue, dans ce bâtiment lourd du poids de l'histoire: le pont avant va accueillir des thés dansants! Une activité pour laquelle il existerait une forte demande, surtout depuis la fermeture du Rétro. Ils auront lieu les mercredis et dimanches après-midi, sans doute quatre fois par mois pour commencer. Du musette et du p'tit vin blanc qu'on boit sous les tourelles, il fallait y penser
[
].
[
] Enfin, lorsqu'on n'y dansera pas, le pont avant pourra accueillir des manifestations diverses. [
]
[(1) "fréquentation fluctuante" est un euphémisme, et une litote tout à la fois. Le
Colbert est amarré à un désert qui ne s'anime que le dimanche pour des raisons d'intendance comme avant les travaux. Les "hangars "transformés" n'ont pas attiré plus de clients en nombre significatif
Sur le quai, on risque de se tordre les chevilles comme dans la cour de la mairie (pour la même raison), mais, dans les anciens entrepôts, on ne risque pas se faire marcher sur les orteils alors qu'en périphérie, des magasins comparables, au même instant et en semaine, regorgent de chalands qui achètent {P} {P}.
Quant au Colbert, qui ferait une belle carrière dans un cadre et une ville plus réalistes, il a dû renoncer à ses projets d'activités, de toute façon prisonnier qu'il est de diverses contraintes. Les travaux, dont la presse parle, ne sont pas les seules.]
Colbert
: 24/05/05, ci-dessous
24/05/05, Denis Lherm, SO, p. 2-9:
[
]
"[
] Les arguments négatifs se sont transformés en positifs et la polémique nous a fait beaucoup de pub! On a fait 2500 entrées en avril, et mai est complet", claironne [Dominique Bongiovanni, le gérant du bateau-musée].
Lequel annonce un certain nombre de nouveautés. Primo, une émission "Combien ça coûte" (TF1) consacrée à la gestion du patrimoine national sera tournée sur le "Colbert" le 26 mai. Deuxio, ceux qui viennent pour les thés dansants du dimanche bénéficieront de trois heures de stationnement en forfait, dans le parking souterrain de la Cité mondiale.
[
]
Tertio, durant la Fête du fleuve, un pass permettra de visiter, avec un seul ticket, le "Colbert", le ''Belem" et peut-être "l'Etoile". C'est d'ailleurs sur le "Colbert" qu'aura lieu le cocktail de bienvenue des bateaux visiteurs.
[
]
Colbert
è
15/06/05, Michel Monteil, SO, p. 2-5:
Un nouveau service de feedering fera escale au Verdon à partir de septembre. Il sera assuré par la compagnie Delphis et collectera des conteneurs à Bilbao puis au Verdon à destination du port de Rotterdam où se feront les connections avec les lignes maritimes intercontinentales. Et notamment des lignes et des armements avec lesquels le port de Bordeaux n'avait pas encore de jonction.
[
]
Ce nouveau feeder possède pour le PAB deux avantages. D'abord, il est complémentaire des deux services existants, assurés par MSC (au Verdon) et par CMA-CGM (à Bassens). [
]
Ensuite, le porte-conteneurs de Delphis donnera un coup de pouce à la navette ferroviaire du Verdon. Mise en service en juillet 2004, elle a accompli quinze rotations. Après des mois de déficit, son exploitation a été équilibrée en avril et en mai. "Et elle sera sans doute équilibrée en juin", précise Philippe Deiss [directeur du PAB]. [
]
Une nouvelle qui s'ajoute à la bonne tenue du trafic depuis le début de l'année. Il est en hausse de plus de 12%, soit 400000 tonnes [
].
[
]
21/07/05:
Colbert è
23/08/05, Julien Lestage, SO, p. 2-2:
Le plan d'eau de Port-Médoc, et ses 800 anneaux de plaisance, situé au bout de la pointe de Grave, à l'embouchure de la Gironde, est ouvert depuis un an. Créé parce qu'il existait une forte demande [
].
[
]
Philippe Bibes, qui tient "Le Cap Dit Vin" avec son épouse, un restaurant qui se trouve juste à côté de la capitainerie, relève que "les conditions d'accès à Port-Médoc depuis Bordeaux ne représentent pas un atout". Une difficulté de plus qui pour le moment n'incite pas le public à venir. Il n'empêche que les deux entrepreneurs sont positifs sur le bilan qu'ils font de l'exploitation de leurs commerces respectifs. "Il y a une progression évidente. En comparaison avec août 2004 la fréquentation a doublé sur le port", précise le loueur, qui ajoute: "L'année dernière, quatre commerces étaient ouverts. Cette année, nous sommes une quinzaine." Philippe Bibes, lui, rajoute en souriant: "[
] Au mois d'août on a explosé. Et l'hiver dernier, on avait beaucoup de monde le week-end."
[
]
Sur "Fee-Lissy", un autre voilier de 12 mètres, Hervé Crang [
] lâche: "J'ai acheté une place ici, il y a deux ans. Je n'ai pas hésité. On attendait ça. Avec l'estuaire, on a un plan d'eau qui fait 4 fois celui du bassin d'Arcachon. On est aussi un peu au bout du monde. Il y a ce côté sauvage, avec un port dans lequel on vous donne beaucoup d'espace. C'est rare! [
]
"
Port-Médoc
Début
Colbert é
14/09/05, Michel Monteil, SO, p. 2-5:
[
] Avec les installations de Blaye, le Port de Bordeaux (PAB) est le premier port exportateur de céréales.
[
] Le développement de la culture du maïs dans le sud-ouest a eu des répercutions sur l'activité portuaire. De 60000 tonnes dans les années 60, le trafic céréalier a rapidement progressé pour atteindre 1,8 million de tonnes. Soit environ 20% du total des marchandises transitant par les quais. [
]
[
]
[
] Près de 370 bateaux céréaliers ont ainsi fait escale l'an dernier au port de Bordeaux.
Les Silos d'Aquitaine (In Vivo) à Bassens disposent de la plus grosse capacité de stockage, soit 230000 tonnes avec un potentiel de 18000 tonnes par jour. Installée elle aussi à Bassens, la SPBL (Silo portuaire de Bordeaux Letierce) dispose de 80000 de silos. Enfin, la Semabla, à Blaye, a une capacité de stockage de 95000 tonnes. [
]
D'autre part, le transport par mer souffre lui aussi de la concurrence de la route. Quand l'Espagne achète du maïs à l'Aquitaine, elle peut trouver plus économique de le réceptionner par camions plutôt que par bateaux. [
]
[
] De plus, du fait de la vocation généraliste du port, un camion arrivant par exemple de Lot-et-Garonne chargé de maïs peut repartir chargé d'engrais ou de tourteaux importés. Il évite ainsi un coûteux voyage à vide.
[
]
23/09/05, Michel Monteil, SO, p. 2-4:
[
]
Depuis, Sea Invest Bordeaux n'a cessé de bâtir, accompagnant les propres investissements du port, notamment les nouvelles grues de déchargement des navires. Pour compléter les hangars de stockage des tourteaux importés ils entrent dans la composition d'aliments pour le bétail , la société a pris possession, en juin dernier, d'un nouveau bâtiment de 7000 mètres carrés. Fin 2004, quatre silos de stockage (une capacité de 10000 mètres cubes) sont entrés en service en bord de quai.
[
]
"On est installés pour au moins trente ans", se plaît à dire Franck Humbert, directeur général de Sea Invest Bordeaux. La société revendique la manutention de plus de 90% des marchandises en vrac transitant par les quais de Bassens et de la moitié des bois importés. [
]
30/09/05, Michel Monteil, SO, p. 2-11:
François de la Giroday siégera le 10 octobre au conseil d'administration du Port autonome de Bordeaux. [
]
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]
Agent maritime, fondateur de Bordeaux Escale de croisières, François de la Giroday n'a jamais caché son intérêt pour la vie portuaire et a déjà été administrateur du PAB [port autonome de Bordeaux].
[
]
[
] François de la Giroday demeure administrateur de CEB [Congrès et expositions de Bordeaux] et préside le salon Vinitech international.
[
]
29/10/05, SO, p. 2-11:
On ne les verra plus, ses puissants et majestueux jets d'une eau certes boueuse. Hier matin, le "Commandant-Filleau" a fait son dernier au revoir à Bordeaux et à son fleuve. Au départ, il y a 53 ans, il aurait dû connaître le fleuve Saïgon, et assurer la défense du port. Il ne verra jamais l'Indochine. A l'époque, c'est la ville le Bordeaux qui l'a acheté, et il s'est retrouvé amarré à la Bastide, en 1953, destiné à pomper l'eau de la Garonne en cas de gros incendie.
[
]
Et puis, la baisse de l'activité du port l'a rendu un peu obsolète. Au fil des ans, le bateau-pompe s'est transformé en bateau-paon, surtout visible lors des parades fluviales, crachant ses jolies gerbes d'eau. Petit à petit, il s'est aussi transformé en danseuse, cher à l'entretien, avec sa coque rivetée. Le Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) de la Gironde a préféré s'en séparer.
[
] Un homme, Roger Shwab, passionné de bateaux, l'a sauvé de la casse, en le rachetant pour 40000 euros. Mais l'homme est de Conflans-Saint-Honorine, capitale de la batellerie. Et c'est vers là-haut, qu'il a décidé de le ramener.
Du "Commandant Filleau", sur la Garonne, il ne restera plus que des souvenirs, et la maquette d'un passionné de la Sarthe, Fernand Pavé, plombier de profession, qui dans les années 70 a reproduit le bateau en petit. Une maquette flottante, fruit de 4000 heures de travail, réalisée uniquement sur photo. Elle trônera désormais au siège du Service départemental d'incendie et de secours de la Gironde.
[
]
suite
è
25/04/06, SO, p. 2-12 :
Daniel Binaud, président de Bordeaux-Marinopole, collectif qui s'est fixé comme objection de conserver la mémoire du passé maritime de Bordeaux réagit: "Ce pont, qui date de 1912, est réparable. Il fait partie, comme les formes de radoub et les écluses, du patrimoine industriel de la ville. C'est aussi le seul pont qui subsiste en France de cette dimension utilisant un système de manuvre original. Pour cela, j'ai écrit aux affaires culturelles afin de demander une procédure de classement du pont du pertuis. Il peut et doit être réparé. De plus, le pont neuf envisagé réduirait le passage entre les deux écluses de 24 à 9 mètres."
18/07/06, Gilles Guitton, SO, p. 2-11:
[...]
L'hiver dernier, après mûres réflexions et études, la ville [de Bègles] est passée à l'action: Port Garonne est maintenant dans le sens du courant, moyennant quelques "ducs d'Albe" supplémentaires (les énormes poteaux cylindriques où s'ancrent les pontons), la pose d'un ponton nouveau de 42m et l'extension de 24m d'un autre. Le tout pour 170000 [...].
Désormais Port Garonne disposent de 56 places et d'un appontement pour des bateaux à passagers de 16 à 40m. Tout ça très moderne, avec accès par digicode, des prises d'eau et d'électricité, des sanitaires pour les plaisanciers à l'escale, une station service montée sur péniche de réforme, un tri sélectif des déchets... [...]
Argument de vente: la position de Bègles à mi-chemin de Pauillac et de Castets (4 heures de navigation environ), la proximité de Bordeaux (y compris par la piste cyclable), du centre commercial des rives d'Arcins et des restaurants voisins, la présence d'un chiplander (Roland Marine) à deux pas. Avec la zone technique qui peut accueillir dix bateaux et l'aire d'hivernage de 80 places qui a un accès libre à l'eau, je suis sûr que ça va marcher. [...] [explique Jean-Pierre Gourgues, délégué chargé du port ] [...]
[...]
10/08/06, Michel Monteil, SO, p. 1-8:
La société néerlandaise 4Gas souhaite construire un terminal de gaz naturel liquéfié au Verdon [
]. 4Gas a pris une option sur 20 hectares de terrains à proximité de l'ancien terminal pétrolier. Le projet prévoit que le PAB rénovera ce terminal en vue de l'accueil de navires méthaniers. [
]
[
]
En début d'année, 4Gas a annoncé son intention de créer trois nouveaux terminaux avant 2015. En Asie, et en France sur la façade atlantique. Dans ce cadre, elle a choisi l'embouchure de la Gironde comme "site prioritaire". Selon nos informations, l'investissement total devrait se situer autour de 400 millions d'euros. Les études seront lancées rapidement [
]. Si elles s'avèrent positives, la construction débutera en 2009. La mise en service est prévue en 2012 au plus tard. L'exploitation du site devrait entraîner la création de 80 emplois directs.
Le Verdon sera ainsi le troisième terminal méthanier de l'Hexagone. [
]
[
]
Si les trois quarts des échanges mondiaux de gaz naturel se font par gazoduc, la part du GNL progresse: 5 milliards de mètres cubes en 1974, 177 milliards l'an dernier et probablement 200 milliards en 2010. Une douzaine de pays (Indonésie, Malaisie, Qatar, Algérie en tête) exportent actuellement du GNL.
Le gaz naturel est refroidi à 162°, ce qui permet de réduire son volume de 600 fois. Il est ensuite chargé sur un méthanier. La flotte mondiale compte 191 navires de ce type, des bâtiments de haute technicité. Les modèles actuels ont une capacité de quelque 150000 mètres cubes. Gaz de France est en train de se doter de sa propre flotte de méthaniers auprès des chantiers de l'Atlantique. Livraison prévue fin 2006.
Arrivé au port, le navire est déchargé et le GNL stocké dans des cuves. Il est ensuite remis sous forme gazeuse [
]. La France est le deuxième importateur européen de GNL avec 7,6 milliards de mètres cubes.
[
]
L'investissement néerlandais permettra surtout au port de tourner une page en matière énergétique. Si l'importation de produits pétroliers à Ambès représente aujourd'hui près de la moitié de l'activité totale du port, celui-ci ne s'est toujours pas remis de la fermeture des raffineries Elf, Shell et Esso de Pauillac et Ambès à la suite des chocs pétroliers des années 70 et 80. En une décennie, le port avait perdu près de 4 millions de tonnes de trafic.
24/08/06, Jean-Paul Vigneau, SO, p. 24:
avant cet extrait, lire è
[
] vous ne pouvez pas vous imaginer le succès qu'il a. [
]" Les mots de Roger Schwab ont de quoi provoquer quelques petits pincements au cur des sapeurs-pompiers de Bordeaux, mais c'est ainsi: le "Commandant Filleau" vit une nouvelle aventure et elle semble bien débuter.
"Nous avons nous-mêmes conduit le bateau de Bordeaux à ConfIans-Sainte-Honorine. Et par la voie maritime, raconte Roger Schwab. Nous sommes partis le 29 juin et nous sommes arrivés le 7 juillet. Une semaine de navigation pour parcourir 1600 kilomètres. [
]
La Rochelle. L'île d'Yeu, Lorient, Camaret, Paimpol, Cherbourg, Honfleur, Rouen ont vu ainsi passer le "Commandant Filleau". "A chaque escale, nous avons été chaleureusement accueillis. [
]"
[
] D'un coup d'un seul, ainsi, le bateau-pompe de Bordeaux est devenu le bateau-pompe de Conflans et il suscite autant de curiosité là-bas qu'il en suscitait ici.
[
]
Si tout va bien, le "Commandant Filleau" sera terminé au printemps prochain. Afin qu'il puisse ouvrir en fanfare, et avec toutes ses lances-canons en action, la parade nautique du Pardon, l'une des plus grandes fêtes organisées sur la Seine chaque année.
début
è
[Un port, dirigé par des "responsables", qui n'ont pas le sens de l'accueil au 21e siècle, n'a que faire d'un outil d'accueil, utilisé, il y a encore peu d'années dans le port de Bordeaux (et toujours dans d'autres), pour faire une fête aux navires arrivant.]
04/10/06, Bernard Broustet, SO, p. 2-3:
La jeune société néerlandaise 4Gas, contrôlée par le très puissant fonds d'investissement anglo-saxon Carlyle et Riverstone a de gros projets en Gironde (''Sud Ouest" du 10 août). Elle envisage de construire dans l'avant-port du Verdon [
], un terminal méthanier, qui permettrait de stocker du gaz naturel liquéfié, susceptible d'être ensuite expédié par ces infrastructures (gazoducs), après avoir été ramené à son état initial.
[
]
[
] S'il voit le jour, le terminal méthanier engendrera au minimum pour le Port autonome de Bordeaux un trafic de deux millions de tonnes, représentant près du quart de son activité actuelle.
[
]
En tout état de cause, une fois tous ces préalables levés, [
] cet équipement [
] ne verra pas le jour avant le début de la prochaine décennie.
4Gas [
] n'est ni producteur, ni distributeur, ni utilisateur de gaz [
].
La stratégie de 4Gas consiste en quelque sorte à créer un réseau planétaire de terminaux dans les zones les plus consommatrices.[
]
[
]
port méthanier au Verdon
è
29/11/06
24/11/06, Bernard Broustet, SO, p. 2-2:
Ignoré depuis des décennies par les industriels, voici que e site du Verdon suscite les appétits des opérateurs énergétiques. Le producteur d'électricité Snet, filiale du géant espagnol Endesa envisage d'y construire un terminal gazier.
Il vient de signer un accord avec le Port autonome pour la réservation d'un terrain de 15 hectares. Il y a trois mois, le port avait conclu un accord semblable avec le groupe néerlandais 4gaz. [...] qui souhaite lui aussi réaliser un terminal méthanier. [...]
[...]
[...] Stocké sous forme liquide dans d'immenses cuves, le méthane y est ensuite regazéifié pour être injecter dans les gazoducs du pays consommateur.
[...]
Les dirigeants de la Snet n'ont pas souhaité s'exprimer pour le moment. Henk Jonkman, directeur général de 4Gas France, nous a indiqué en revanche que son groupe avait longuement discuté avec l'entreprise franco-espagnole pour l'utilisation sur une longue durée par celle-ci d'une partie du terminal que le groupe néerlandais souhaite édifier au Verdon. Mais ces négociations se sont interrompues et la Snet semble donc vouloir réaliser une opération elle-même.
[...]
Comment sera financé le gazoduc qui devra nécessairement relier le Verdon à l'agglomération bordelaise? [...]
Mais si l'on se réfère aux chiffres de 4Gaz, qui prévoit un chantier employant 700 personnes, pendant trois ans à partir de 2009, il ne paraît pas tout à fait impossible que l'extrême Nord du Médoc finisse par trouver le destin industriel qui semble le fuir depuis des décennies.
[Cela rappelle la raffinerie Chaban. On a prétendu qu'elle n'était pas la meilleure toile de fond pour les vignes de Margaux, entre autres remarques.
Où est-elle passée cette raffinerie? Si on l'a fourguée (au poids?
Comme les fontaines de Tourny?
), c'est une affaire!
§
On prétend que "l'industriel" et "le plein air", forment un mariage des plus malheureux. Pas de chance.] è
29/11/06, ci-dessous.
port gazier & plaisance au Verdon
25/11/06, Michel Monteil, SO, p. 2-8:
Le nautisme s'apprête à quitter définitivement la base sous-marine. En même temps qu'il conforte son orientation culturelle (expositions, spectacles, événements), le lieu tourne progressivement la page sur l'épisode du Conservatoire international de la plaisance (CIP). Entre 1993 et 1997, jusqu'à 120 bateaux à moteur [...] y ont été exposés.
[...]
Mais les visiteurs (entre 25000 et 3000 par an) n'étaient pas au rendez-vous. [...]
Dès juin 1998, la ville de Bordeaux a vendu aux enchères une première partie des bateaux exposés. [...]
[...]
Avis aux amateurs: il reste encore une soixantaine de bateaux, relégués au fond de la base et, pour la plupart, protégés sous des bâches. [...]
[...]
Beaucoup de ces navires ne sont plus en état de flotter [...]. "Tout ce qui reste sera soit donné soit vendu par lots", indique Jean-François Lhérété [directeur général des affaires culturelles à la mairie de Bordeaux]. [...]
[...]
base sous-marine vidée
29/11/06, Olivier Delhoumeau, SO, p. 2-3:
[...]
S'agissant du port gazier; "Le choix n'est pas judicieux à côté d'un port vert", déclare [Sophie Roucaytol, du commerce presse. [...] Hervé Naud, commerçant à la résidence de Cordouan, considère au contraire que toute perspective de création d'emplois est bonne à prendre, surtout dans le contexte sinistré du Nord-Médoc. [...]
Jacques Raut, directeur de Port-Médoc, est radical dans son opposition. [...] "[...] On nous a toujours vendu Port-Médoc comme un site de nouvelle destination touristique, en insistant sur sa qualité environnementale. Et voici qu'on nous sort des projets à caractère industriel ! C'est complètement incohérent."
Selon lui, le Port autonome de Bordeaux fonctionne comme un Etat dans l'Etat. "Il traite la population locale avec mépris en jetant un pavé dans la presse sans aucune consultation." [... Jacques Raut] attend de certains élus de la pointe du Médoc, qui ont exprimé "officieusement" leur désaccord, qu'ils réitèrent leur opposition.
[...] "[...] Une forme ne résistance est en train de prendre corps," assure Jacques Ruaut.
Alban Maurial, PDG d'Alma France, a vocation de devenir un opérateur touristique majeur dans la région. [...] sur l'éventualité d'un port gazier au Verdon, il avoue son ignorance. "Jamais les élus que j'ai eus en face de moi m'ont parlé d'un tel problème. [...]"
Il évoque tout de même un certain contresens entre Port-Médoc et l'activité portuaire. "[...] Je comprends que Guintoli, délégataire de Port-Médoc, soit fou de rage, surtout si ce projet ne figurait pas dans le cahier des charges".
port gazier & plaisance au Verdon
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04/10/06
12/12/06, Bernard Broustet, SO, p. 1- 8:
[...]
[...] Endesa avait réservé un terrain au Verdon, au bout de l'estuaire de la Gironde, en vue de l'éventuelle réalisation d'un terminal de dégazéification et de stockage de gaz naturel, qui contribuerait à assurer son approvisionnement en combustible de ce type. Si elle se réalise, cette opération représentera un investissement égal ou supérieur à 400 millions, auxquels il faudra peut-être ajouter les 70 millions nécessaires au prolongement du gazoduc de Total, qui s'arrête aujourd'hui au nord de l'agglomération bordelaise.
[...]
Endesa a officiellement annoncé hier le changement de nom de sa filiale française, qui cessera de s'appeler Snet pour devenir Endesa France. [...]
[...]
Du côté du Verdon où l'accueil n'est pas unanimement enthousiaste [voir ci-dessus], Alberto Martin Rivals n'exclut pas une négociation avec la société néerlandaise 4Gaz, qui a elle aussi un projet comparable dans l'avant-port girondin. [...].
Endesa
port méthanier au Verdon
voir depuis 04/10/06 ci-dessus
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