@ccueil
-Ports 2007-
de Bègles au Verdon |
procédure {?}, |
index Ý
, |
plan du site Ø |
"port 2005-2006" |
ï
u
ð
|
"port 2008" |
"2007", bas ê
|
"ports 2007" contient des infos sur le pertuis et le méthanier.
10/01/07, SO, p. 1-8 :
Le trafic du port de Bordeaux a été conforme à sa vitesse de croisière, soit 8,2 millions de tonnes en 2006. [...] Le port a établi son record en nombre de conteneurs chargés ou déchargés: 54600 caisses sont passées par les quais [...], soit une hausse de 8,4% [...].
11/01/07, Denis Lherm, SO, p. 2-1:
Sans tambour ni trompette, en fait dans la plus totale discrétion, la Marine nationale a vidé le croiseur Colbert de son contenu muséographique. Durant l'automne dernier, plusieurs fonctionnaires du ministère de la défense se sont rendus à bord du bateau musée, quai des Chartrons à Bordeaux, pour démonter et emporter les divers objets présentant un intérêt en terme de patrimoine.
Un dépouillage décidé par l'Etat après l'annonce du départ du navire programmé pour juin 2007, afin de mettre à l'abri les pièces de valeur. [...]
Première conséquence de ce vidage, le Colbert a définitivement fermé ses portes. Deuxième conséquence, la convention qui liait l'Etat et l'Association "Les amis du Colbert" pour exploiter le navire n'existe plus. [...]
[...]
[...] Sur son site Internet, l'Association explique ironiquement que cette fermeture est intervenue "sur ordre de la mairie de Bordeaux", allusion au rôle joué par Alain Juppé auprès de la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, pour obtenir le départ du navire.
30/01/07, SO, p. 2-12:
Le bateau-porte se présente [...] comme une porte d'écluse mobile. [...] inusité depuis longtemps, [il] datait de 1870.
Il a donc été découpé au chalumeau dans sa partie aérienne, puis la grue flottante a soulevé et désenvasé le reste de la porte, soit 230 tonnes. Déposée sur le quai, elle a été mise en morceaux [...]. Il était temps de sortir cette porte, car le bateau-grue "Big Gironde", qui peut soulever jusqu'à 400 tonnes, va être vendu au port du Havre. 8
[Curée patrimoniale.]
25/01/07, Michel Monteil, SO, p. 2-5:
Améliorer davantage la navigation dans l'estuaire. Dans ce but, le port de Bordeaux va bientôt lancer un chantier d'enlèvement de roches dans le chenal à hauteur de Cussac et de Beychevelle. Un programme de 4,2 millions d'euros. Le PAB poursuit ses investissements à un rythme soutenu. Après 50 millions d'euros durant le contrat de plan Etat-Région 2000-2006, les projets pour 2007-2013 atteignent 59 millions.
[...] "Le Verdon est l'un des sites d'avenir du port", estime Philippe Deiss, directeur général du port.
[...]
[...] S'il maintient son rythme économique, le port connaît, depuis que Dominique Sentagnes a succédé à Michel Sammarcelli, une orientation volontiers patrimoniale. Exemple, le nouveau président ne cache pas, à l'image d'associations bacalanaises, sa préférence pour une modernisation du pont du pertuis plutôt que pour sa reconstruction [...]. "Ce pont du pertuis mérite un traitement particulier", plaide M. Sentagnes en pestant contre les "bétonneurs" et les élus bordelais qui veulent faire table rase.
[...] 8
pertuis, suite
è
09/02/07, Michel Monteil, SO, p. 2-13:
"L'Alienor" et le "Ville de Bordeaux" ont jusqu'au 28 février pour quitter leur lieu d'accostage actuel rive gauche, à hauteur de l'esplanade des Quinconces. Le même délai concerne les deux bungalows posés sur une dalle de béton et qui servent de bureau et de guichet aux deux entreprises exploitant les bateaux de promenade fluviale. Ils devront être vidés avant la fin du mois.
[...] Les travaux sur le quai Louis XVIII progressent et cernent aujourd'hui l'appontement des deux navires. Ceux-ci vont devoir lever l'encre et la jeter [...] entre la bourse maritime et le Colbert. Dans le même temps, leur billetterie sera installée à l'arrière du bâtiment du collecteur d'eau Caudéran-Naujac.
Ce déménagement fait l'objet de discussions depuis trois ans [...]. "Cela apportera une autre image que les actuels bungalows [...]", souligne Michel Duchène [...].
Ce n'est pas l'avis de Francis Poupeau, co-propriétaire du "Ville de Bordeaux". [...] D'un local de 85m2 dans l'ancien hangar 7, il était passé, à la démolition de celui-ci, à l'actuel bungalow de 20m2 loué par la CUB. Demain, il disposera de 8m2 [...] "l'électricité sera à 64m, l'eau à 22m, il n'y a pas de téléphone ni de toilettes pour les touristes et on sera à 200m du bateau."
[...]
[...] Quant à Francis Poupeau, il persiste à ne pas lever l'encre de son quai actuel: "S'il le faut, je resterai dans les bureaux et je ferai la grève de la faim", a-t-il annoncé.
ê
ê
23/02/07, Vincent Groizeleau, lemarin, p. 11:
[...]
[...] En août 2006, le port a testé [...] un nouveau procédé [de dragage] dit de nivellement par injection d'eau. "On injecte de l'eau sous pression au fond, ce qui décolle la vase et crée un courant entraînant les sédiments vers l'aval."
[...] les résultats obtenus l'été derniers ont été très concluants. [...]
[...]
Déjà utilisée en Allemagne, cette méthode intéresserait également Bordeaux, qui connaît des problèmes d'envasement avec la Gironde. [...] Nantes-St-Nazaire espère réduire le coût de dragage de 20% [...].
02/04/07, Julie Millet, 20", p. 3:
Les Bordelais pourront bientôt bricoler leurs bateau à deux pas du centre-ville. C'est en tout cas le rêve du port autonome de Bordeaux. Toute la zone des bassins à flot est en train d'être repensée. Pour le premier bassin, une ZAC prévoit la construction de logements, de bureaux et de commerces. Concernant le deuxième, le port lance un appel d'offres pour l'aménagement et la gestion d'un port de plaisance d'ici à deux ans, pour un budget de 60 millions d'euros. Avec une capacité de 500 bateaux, la future marina devrait ranimer les activités nautiques à Bordeaux.
10/04/07, SO, p.
2-1:
La Commission nationale du débat public [CNDP] va se saisir du dossier de construction d'un terminal méthanier au Verdon-sur-mer. [...] Les élus de la communauté de communes de la Pointe du Médoc ont accueilli favorablement la nouvelle. Ils attendent de cette commission qu'elle fournisse des réponses juridiques, socio-économiques et environnementales précises sur ce dossier.
[Comme 20''Bx, p. 3, le mentionne par ailleurs: "Un sujet qui inquiète le port de plaisance."]
ê
13/04/07, SO'eco, p. 12:
Installé en bordure de la Garonne à Bacalan, [le groupe d'ateliers du PAB] a en charge l'entretien des dragues, des navires, des grues portuaires.
Depuis deux ans, les ateliers du port sont aussi à la disposition de clients extérieurs. "Cela nous permet d'utiliser des compétences qui se raréfient dans la région, c'est un de nos axes de diversification", explique Julien Bas, directeur de l'exploitation. Les équipes bordelaises ont ainsi réparé le pétrolier "Stolt-Kestler" tombé en panne l'an dernier lors d'une escale. Les ateliers ont aussi décroché la construction d'un ponton et d'une barge pour "Voies navigables de France". Cette diversification rapportera plus d'un million d'euros cette année.
16/04/07, Hervé Mathurin, SO, p. 2-6:
[...]
Il répond à la demande. Le car est plein de vacanciers pascaux qui ont choisi la "découverte économique" proposée par l'Office de tourisme. But de l'excursion: le port autonome de Bordeaux et, singulièrement, le terminal de Bassens. Peu de jeunes sont du voyage. On découvre plutôt des seniors, dont certains se sont munis d'un petit carnet [...].
Dans le groupe, figurent aussi des Bordelais, telle Jacqueline, jeune retraitée: "Je vis ici depuis trente ans et je ne connais même pas le port", se justifie-t-elle.
Il faut préciser que cette excursion est rare. C'est même la première fois qu'elle a lieu et la première fois qu'un port autonome français l'autorise. [...] mais Bordeaux joue la carte de l'ouverture une fois par mois(1).
A l'entrée de la capitainerie de Bassens, le groupe est accueilli par Jean-Michel Germain, chargé de communication du PAB, qui va servir de guide. [...] On apprend que Bordeaux fait partie d'un petit club de ports autonomes avec Dunkerque, Le Havre, Rouen, Nantes, Saint-Nazaire, Marseille et, depuis peu, La Rochelle. Les crayons s'activent.
[...]
[...] On se surprend à être plus attentif qu'au discours d'un guide qui déclinerait la descendance d'un roi en montrant un lit à baldaquin dans un château de la Loire.
[...] En revanche, la forme de radoub, énorme trou bétonné qui permet la disposition des bateaux en cale sèche pour les réparer, est vide. [...]
[...] Le car est parti depuis trois heures et demi quand il retourne à 'Office de tourisme. Le temps a passé vraiment très vite.
(1) Les deux prochaines visites auront lieu les 25 mai et 15 juin. Nombre de places limitées. Prix: 11 euros par personne.
26/04/07, Michel Monteil, SO, p. 2-11 :
"Ici, on est complet pour l'entretien et la réparation des bateaux, sauf peut-être l'inox". Mathieu Saintout s'est installé en juillet dernier dans le hangar 27. En sortant de son atelier où actuellement il refait une banquette arrière de bateau, il a une vue complète sur le bassin à flot n°2, les voiliers amarrés et, en face, la base sous-marine. [...]
Quelque temps avant lui, les Ateliers de Guyenne (menuiserie nautique) ont ouvert à proximité. Ebénisterie, sellerie, accastillage, moteurs marins, voiles, équipement de sport nautique, matériel d'occasion… Les bassins à flot affichent une large variété de commerces et d'ateliers liés à l'activité marine et attirant des clients de tout le sud-ouest.
[...] Après deux premiers appels d'offres, le Port Autonome de Bordeaux, a décidé d'élargir à trois hangars le périmètre des bassins concernés par une concession.
Entre 150 et 200 bateaux sont aujourd'hui amarrés dans les deux bassins. "Je voudrais faire entrer dans les esprits que ces bassins sont un atout pour la ville grâce à tous les professionnels qui y travaillent", dit Francis Lescure en prenant la ville de Rochefort comme exemple d'aménagement. A défaut de Grand Pavois, il estime qu'un millier de bateaux pourraient trouver un havre aux portes de Bacalan.
[retour vers
è
"animations07"]
09/05/07, Christine Morice, SO, p. 2-4:
[...]
[...] l'association [des investisseurs et utilisateurs de Port Médoc] reproche aux responsables du port de ne pas fournir de prestations à la hauteur des promesses faites initialement. Entre autres griefs, les 33 plaignants dénoncent un défaut de construction de la digue nord, à l'origine d'un effet de houle dans le bassin. Ce problème, source de nuisances pour les plaisanciers, serait, selon eux, en partie responsable du déficit d'attractivité du port et des dommages financiers induits.
[...]
10/05/07, Jean-Paul Vigneau, SO, p. 2-8:
[...] Les propriétaires du navire [péniche "Ville de Bordeaux"] ont été contraints et forcés de quitter leur emplacement habituel (aux Quinconces) et de s'installer définitivement à la Bourse maritime.
[...]
"Ils sont tout simplement venus priver le bateau de ligne électrique et de ligne téléphonique", raconte Francis Poupeau, copropriétaire du "Ville de Bordeaux". [...] "Bien que je trouve anormal qu'on nous change de place, je ne me suis jamais totalement opposé à un départ. A une condition: que l'on aménage correctement le site [...]", répond Francis Poupeau. [...]
Le "Ville de Bordeaux" pourrait ainsi y accoster sans problème et reprendre son cycle de croisières. La situation ne sera pas totalement réglée pour autant: "Nos bureaux resterons encore à hauteur des Quinconces. Ce qui fait que les clients qui viendront acheter des billets auront un bon kilomètre de marche pour atteindre le bateau", souligne Francis Poupeau. La Cub a la solution: "La société doit tout simplement quitter le bungalow et s'installer à hauteur de le Bourse maritime [...]".
[...] "S'ils voulaient que l'on parte définitivement, ils ne s'y prendraient pas autrement", confie Francis Poupeau. Ce dernier promet toutefois de tenir le choc. Depuis que "l'Aliénor" est parti en quarantaine aux bassins à flot, et que ses propriétaires ont décidé de tout abandonner, le "Ville de Bordeaux" est le dernier et seul bateau promenade installé rive gauche.
é
ê
cp.
8
8
, 8
, 8
, 8
, 8
, 8
, 8
, 8
31/05/07, Bx7, p. 03:
[...] Qu'ils viennent de l'Atlantique ou de la Méditerranée [...], les plaisanciers disposeront cette année de deux nouveaux équipements pour faire escale à Bordeaux.
Tout d'abord le ponton Henri, en amont du pont de pierre, sur la rive droite, quai Deschamps, réserve aux plaisanciers de passage des emplacements sur sa partie intérieure.
Autre lieu d'escale, Le port Bastide, toujours rive droite, face au hangar 14 [...]. Il comprend deux pontons; la partie amont du ponton sud étant réservée à la plaisance.
Le stationnement sur ces équipement est gratuit dans la limite de 3 jours/2 nuits et devient payant pour un plus long séjour. Reste qu'il est absolument nécessaire de réserver. Quant à l'eau et l'électricité, ces services sont en option''.
Autres appontements proposés |
Le ponton plaisance à l'entrée des bassins à flot propose 10 places. Le bassin à flot n°1, côté Lucien-Faure, offre 30 places (accès via les écluses).
Les deux emplacements à titre gratuit (sans eau ni électricité fournis). 05.56.90.59.57 |
Autre lieu d'escale: port Garonne à Bègles, à 5km de Bordeaux-centre, compte 30 places.
05.56.85.74.04
Voir 21/06/07, ci-dessous. |
21/06/07, Gilles Guitton, SO, p. 2-18:
[...] [Port Garonne à Bègles] C'est un port, avec ses bateaux au sec, sa zone d'hivernage où s'entassent d'anciens pontons et des embarcations de toutes catégories, son carrelet emblématique, ses bateaux-écoles et son magasin d'accastillage. [...] Alors que Port Garonne [...] offre 56 places, il n'a accueilli l'été dernier que 200 bateaux environ.
Thierry Boisson, le capitaine [...] relativise: "Ce n'est pas si mal. [...] On capte à peu près un tiers du passage [...]. Et nous avons de plus en plus de bateaux fluviaux, des embarcations qui ne peuvent pas circuler en mer et s'arrêtent chez nous."
[...]
[...] cinq résidents permanents y ont élu domicile dans leurs maisons flottantes. [...]
Jean-Noël Rolland, le patron de Rolland-Marine, [...] se dit aussi satisfait. [...] et surtout des interventions mécaniques et de la maintenance [...], son nouvel environnement le satisfait... à cause de Carrefour. [...]
[...]
Voir 31/05/07, ci-dessus
04/0707, Aliette de Broqua, Le Figaro (Entreprises), p. 25 :
Nicolas Sarkozy: "Il faut que nous fassions la réforme des ports autonomes pour les doter d'un conseil d'administration concentré sur le développement du trafic, la qualité du service, la modernisation des outils et des modes de travail."
[...] "Tous les ports européens ont des traditions sociales fortes, a-t-il noté. Je ne crois pas que les dockers soient particulièrement mal traités à Anvers ou Brème. Et pourtant ils savent résoudre des conflits autrement que par le blocage systématique et la grève destructrice." [...]
"Comment comprendre que Marseille ne figure pas avec Shanghai, Rotterdam ou Hambourg dans les premiers ports du monde, s'est-il interrogé? Comment accepter, et je ne l'accepte pas, que Barcelone ait créé 4000 emplois de plus que Marseille ces dernières années sur le seul trafic des conteneurs?" Car les navires sont libres, et les ports, en concurrence, doivent "choisir de s'adapter ou de décliner".
[...]
05/07/07, Olivier Delhoumeau, SO, p. 2-2 :
Le collectif "Une Pointe pour tous" a été créé le 19 janvier dernier par une poignée de personnes pour s'opposer au projet d'implantation d'un terminal méthanier à la pointe du Médoc.
[...]
Samedi matin, à la Chambrette, il organisera son premier grand rassemblement pour dire "non" à la perspective d'édification de cuves de gaz naturel liquéfié sur les terrains du Port Autonome de Bordeaux. Et pour cause, le projet de la société néerlandaise 4Gas borde l'anse de la plage. [...]
"Au dire du PDG de 4Gas, M. Jonkman, il n'y aurait aucun risque sur le site. Quand on sait que Cette installation sera classée Seveso 2, on peut en douter. De plus, il s'agirait de la seule installation au monde située à moins de 2,5km des premières habitations. Les maisons les plus proches seraient à 400m et l'école du Verdon à 800m. C'est aberrant!" Sachant que les cuves envisagées feraient 47m de haut sur 80m de diamètre…
10/07/07, Bx7, p. 03:
Suite à la décision du port autonome de reconstruire à neuf le pont du pertuis, Philippe Dorthe, conseiller général du 1er canton de Bordeaux et fervent défenseur du patrimoine du port de Bordeaux, crie au scandale.
"Quelques jours à peine après le classement de Bordeaux au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO, le port s'apprête à signer un marché pour détruire une merveille de l'architecture portuaire", souligne l'élu socialiste, qui rappelle que le pont du pertuis fait partie intégrante du périmètre de classement de l'UNESCO. [...]
"La destruction du pertuis et la reconstruction d'un pont plus petit (8m au lieu de 25) ne permettrait plus le passage des bateaux de grande et moyenne capacité [...]. Puis [...] interdirait un développement économique [...].
pertuis, suite
è
11/07/07, Jean-Paul Vigneau, SO, p. 2-14:
Une société en cours de constitution — "Estourelle", filiale de la "Maltag Holding" — pourrait prochainement exploiter un ou plusieurs bateaux-promenade au départ du port de la lune. La nouvelle a été révélée, à l'issue de la fête du fleuve, par les promoteurs mêmes du projet, aux responsables des activités fluviales du Conseil général, de la Communauté urbaine, de la Ville de Bordeaux et du Comité départemental du tourisme.
Ce projet émane d'un riche retraité, Philippe-Antoine Raposo, Belge-Portuguais âgé de 80 ans, qui a travaillé des années durant au niveau international. Un amoureux fou de Bordeaux, raison pour laquelle il s'y est retiré. Il loge dans le prestigieux hôtel de Saige, cours du Chapeau-Rouge.
[...]
Un premier navire a été ainsi déniché dans le port de Can. [...]
Si l'achat se concrétise, le bateau pourrait arriver fin juillet et commencer à naviguer à la fin de l'année.
La société a également mis une option sur le "Ville de Bordeaux" [...].
[...]
"Nous voulons faire du Ville de Bordeaux un bateau d'exception", explique Luc Bouet. "Avec trois ponts, trois lieux d'animation différents: un solarium, un salon de thé-bar à huîtres et un grand restaurant." 400000 euros de travaux, au moins.
[...]
[...] "Si ça marche [le 1er navire], nous achèterons vraiment le deuxième [le ville de Bordeaux] et ainsi de suite."
[...]
é
é
04/08/07, Philippe Belhache, SO, p. 1-6:
[...] Le secrétaire d'état aux transports, Dominique Bussereau, également élu de St-Georges de Didonne, en Charente-Maritime, a devancé l'appel en prenant une position de principe. L'élu se déclare défavorable au projet d'implantation d'un terminal méthanier au Verdon, sur les terrains appartenant au PAB.
[...]
[...] "Trois raisons guident mon choix, poursuit-il. Considéré au niveau européen, le besoin d'un terminal méthanier dans la région n'est pas avéré sur le plan économique. En outre, l'implantation de grandes cuves de 40m de haut à proximité des plages de l'estuaire me paraît tout à fait choquante sur le plan environnemental et incompatible avec la vocation touristique de la région. J'ai rencontré le président et le directeur du port de la Rochelle. [...] le projet peut les intéresser."
[...]
é
ê
07/08/07, Jean-Paul Vigneau, SO, p. 2-7:
La position prise par Dominique Bussereau sur l'opportunité de créer un port méthanier au Verdon [04/08/07, ci-dessus] n'a laissé personne indifférent. Immense joie du côté des opposants au projet, qui ne pouvaient trouver meilleur porte-parole. Immense colère du côté de ceux qui portent ce projet industriel à bout de bras et qui voient leurs efforts sérieusement plombés. Et ce avant même le débat public.
"Je suis véritablement scandalisé. Qu'un [...] secrétaire d'état s'exprime ainsi est gravissime, déclare Dominique Santages. Comment, poursuit le président du PAB, un ministre, porteur du projet, peut-il avoir le culot de se déterminer sur une question sur laquelle il aura obligatoirement à s'exprimer, alors que le débat public aura lieu à compter du 17 septembre. [...] C'est inadmissible."
[...]
Et les élus du secteur, dans tout cela? Alain Martinet, maire du Verdon, reste prudent. "[...] Grâce au débat public, nous aurons toutes les pièces en main, comme les rapports des experts, qui nous permettront de savoir quels sont les avantages, les inconvénients, les dangers réels."
[... Xavier Pintat. Le sénateur-maire de Soulac, président de la communauté de communes de la Pointe du Médoc, [...] s'interroge, lui aussi, sur l'opportunité de ce projet, considérant tout ce qui est fait en parallèle pour défendre la beauté de l'estuaire et dynamiser les activités touristiques, notamment Port-Médoc.
[...]
é
méthanier, suite 09/08/07 ci-dessous
09/08/07, Jean-Paul Vigneau, SO, p. 2-7:
[...]
"55% de cette activité portuaire est actuellement liée aux hydrocarbures, rappelle Michèle Delaunay. L'implantation du port méthanier a un intérêt majeur pour le soutien de cette activité. Il n'est, pour notre région, aucunement question d'y renoncer sans qu'aucune autre perspective ne soit envisagée."
[...]
Michèle Delaunay considère en outre que la démarche du secrétaire d'Etat aux Transports, également élu de St-Georges-de-Didonne, en Chrentes-Maritimes, "contrevient à l'accord du gouvernement donné par son commissaire au conseil d'administration du port et ne prend pas en compte le contrat de plan Etat-Région qui comporte la rénovation de l'appontement du Verdon."
[...] Pour Michèle Delaunay, cette façon de faire constitue "un véritable détournement de mandat.
Le ministre se révèle aussi partial dans le domaine des transports qu'il l'a été dans le dossier de l'ostréiculture, au détriment des ostréiculteurs du Bassin d'Arcachon." Aussi, la députée souhaite-t-elle que Dominique Bussereau soit rapidement dessaisi du dossier et appelle tous les élus de la région à se mobiliser pour aboutir à cette décision.
méthanier, suite 11/08/07, ci-dessous
11/08/07, Maguy Caporal, SO, p. 2-9:
Présidé par Lalou Roucayrol, le collectif "Une Pointe pour tous", opposé au projet de terminal méthanier, tenait une réunion d'information jeudi soir au palais des congrès de Soulac. C'est avec la projection d'un film tourné à Fos-sur-Mer, que le ton a été donné, résumant l'avis des quelque 450 participants: la cohabitation est impossible entre l'industrie gazière et le tourisme.
[...]
[...] Pour défendre le projet, le port de Bordeaux et 4-Gas mettent en avant l'intérêt national et les besoins énergétiques du pays. "Faux! répond Xavier Pintat [sénateur-maire de Soulac]. Il n'est pas nécessaire de multiplier les zones de stockage de gaz. Les besoins français sont actuellement de 50 milliards de mètres cubes. Si l'ensemble des terminaux gaziers projetés en France se réalisent, nous arriverons à 62 milliards de mètres cubes sans l'apport de la Russie et de l'Algérie [cp. SO, 14/08/07, p. 2-5]. Est-ce raisonnable?"
Un tel projet fait aussi planer, selon Xavier Pintat, de sérieuses inquiétudes: un coup porté au développement touristique, des risques de pollution, une chute inévitable des prix de l'immobilier. La question du périmètre de sécurité a d'ailleurs été reprise et développée par Alain Hécho, de même que les menaces sur la navigation, et sur les cinq fermes aquacoles.
Tout cela ne plaît pas du tout à Jean-François Régère: "[...] Est-il envisageable de construire ce terminal à 800 mètres des écoles? [...] Où passera le gazoduc? Dans les vignes? Comment?"
méthanier, suite 22/08/07, ci-dessous
22/08/07, Maguy Caporal, SO, p. 2-7:
[...]
[Le souhait de Christian Buchet] est de donner à ce sujet [du terminal méthanier au Verdon] une dimension nationale et à double titre: les risques sur l'environnement certes, mais il veut aussi démontrer "le non-sens de ce projet face au potentiel touristique et économique d'une région à la pointe des attentes actuelles".
"Pourquoi cette région à la biodiversité exceptionnelle, l'une des plus préservées au niveau naturel, est-elle choisie? Parce qu'elle est la plus sauvage, la moins peuplée et suscitera le moins de réactions?", poursuit-il. Il réfute l'intérêt énergétique national. Les futurs accords avec l'Algérie et la Russie nous mettrons en surcapacité de stockage de gaz."
"L'Etat ne peut envoyer de signaux contradictoires, rappelle-t-il. Nicolas Sarkozy a signé le pacte écologique de Nicolas Hulot et le gouvernement, qui prépare pour la mi-octobre "le Grenelle de l'environnement", s'est engagé dans la production d'énergies renouvelables, qui préservera la biodiversité et les ressources naturelles. Le gaz naturel, combustible fossile, producteur de gaz carbonique, va à l'encontre des mesures décidées par Jean-Louis Borloo [...]."
Au final, il se dit "heureusement surpris de la mobilisation contre un projet qui va casser une région pour quarante emplois."
[Non content d'être un gaz polluant à effet de serre, ce poison fossile, ce que les écologistes ne crient point sur leurs toits, est responsable de milliers d'accidents divers par an, certains mortels. Et, en plus de sa dangerosité, l'industrie est coûteuse, d'où un de ses attraits également passé sous silence.
On devrait, honnêtement, s'attendre à une baisse de consommation dans les pays riches (ceux pour qui on prétend polluer le Verdon et qui crient très fort leur respect de la Nature et leur abandon des énergies fossiles). La situation ne semble donc pas, logiquement, appeler la construction de toute urgence "d'usines à gaz" sur nos côtes, car on prétend que les quantités de gaz sont déjà estimées suffisantes.
Chargée des bonnes intentions qui mènent à l'enfer, une raffinerie Chaban a déjà défiguré et pollué le panorama, en l'occurrence celui du vignoble médocain prétendu le plus respectable du monde. A l'époque, l'hypocrisie d'un "débat public" n'existait pas, mais, bien avant d'assembler la tuyauterie de ce centre Pompidou médocain, on savait déjà par le simple bon sens que vin et pétrole ne feraient pas bon ménage. Aujourd'hui, on veut remplacer la raffinerie par une "méthagnerie".]
Gaz: voir opinion {GA
} è
27/08/07, Jean-Paul Vigneau, SO, p. 2-3:
[...]
[...] "Ce n'est pas à moi qu'on va raconter des histoires, enchaîne Guy Bordes, retraité de la Marine. On va rejeter 15m3 d'eau chlorée par seconde dans l'estuaire. Que cela n'ait aucun effet sur les crevettes et les poissons, j'en doute". "Dire que cela va créer des emplois au Verdon, c'est faux!" affirme Lucien Rey [...]: "J'ai travaillé chez Esso. Lorsque de telles sociétés s'implantent, elles arrivent avec leur personnel".
Le peu de distance qui séparerait le terminal des maisons alimente les discussions. "Regardez, ce sera à 400 mètres d'ici!" lance Renée Muller, l'une des plus proches habitantes de la zone portuaire: "Je n'en veux pas! [...]" "Je trouve cette installation à 800 mètres d'une école surprenante", remarque Vincent Jarnage, enseignant. Je voudrais connaître les mesures envisagés en cas de problème pour protéger l'établissement et les 90 enfants qui le fréquentent". Alex Brieba [...]. "Avec une telle structure près des maisons, l'inquiétude sera permanente. [...]"
[...]
[...] René Démolin: "[...] Ce dont on est certain, c'est que ce sera catastrophique pour les structures touristiques. Tous les efforts engagés à Port-Médoc seront anéantis, comme ceux engagés pour le futur golfe 18 trous à Grayan ou le centre thalasso à Soulac."
[...]
06/09/07, Jean-Bernard Gilles, SO, p. 2-4 :
[...]
"Le projet de 4gas ne correspond pas aux engagements énergétiques de notre pays à l'horizon 2020, s'intègre dans une logique libérale mondiale ["globale"] que nous refusons et fait du Verdon un hub pour un gaz qui profitera d'abord à l'Espagne", a expliqué Laure Curvale [...].
[...]
[... Stéphane Saubusse:] "Nous avons un vrai besoin de développement dans le domaine des matériaux et des énergies renouvelables", a-t-il indiqué".
[...]
Claire Lelann, conseillère régionale, a reproché à 4Gas, filiale de fonds d'investissement américains, de privilégier une rentabilité à court terme.
Les Verts aquitains [... réclameront] le développement de l'éolien, de la filière bois-énergie et de l'énergie photovoltaïque en lieu et place d'un projet, de surcroît peu porteur, à leurs yeux, en terme d'emplois: une cinquantaine, plus quelques emplois induits.
[...]
méthanier, voir 07/09/07, ci-dessous
07/09/07, Maguy Caporal, SO, p. 2-2 :
"Image Editions", entreprise leader dans le domaine de l'équipement informatique médical, quittera le Médoc, si le projet méthanier se concrétise. [...]
[...]
La société emploie à ce jour 52 personnes et prévoyait s'atteindre le cap de 100 employés en 2008 après avoir triplé la surface des bâtiments. Son chiffre d'affaires atteint 15 millions d'€. [...]
Marilyne Minault se dit également révoltée en constatant l'incohérence totale entre la charte de développement du Pays Médoc, à laquelle elle a contribué et qui proscrit les industries lourdes et l'implantation d'un site Seveso2. "Les constructeurs de 4Gas et du PAB vont sans doute passer leurs vacances à Foss-sur-mer, ironise-t-elle. Dans ce cas, ils devraient réfléchir à la construction d'un terminal méthanier sur le banc d'Arguin."
méthanier, voir 06/09/07, ci-dessus
15/09/07, SO, p. 1-5 :
Nabucco, le projet de gazoduc qui contournerait la Russie, permettrait à la Hongrie de devenir un véritable hub énergétique pour l'Europe, et ce projet doit être soutenu, a déclaré Nicolas Sarkozy à Budapest. GDF veut rejoindre ce projet visant à diversifier les approvisionnements de l'UE, très dépendante de la Russie.
19/09/07, Jean-Paul Vigneau, SO, p. 2-16:
"Bordeaux, escale de plaisance": une bannière bleue que l'on verra peut-être flotter dans le port de la lune. En tout cas, c'est le souhait affiché par la municipalité, qui profite de "Bordeaux fête le fleuve" pour faire connaître ses ambitions dans ce domaine.
[...] Déjà, il faut convaincre les plaisanciers de s'aventurer dans l'estuaire et naviguer sur la Garonne, or beaucoup ne prennent pas ce risque. Ensuite, il faut de vrais pontons pour accueillir les bateaux. Or, dans le port, ceux-ci sont peu nombreux ou difficiles d'accès comme ceux des bassins à flots où l'on ne peut entrer qu'après avoir franchi l'écluse à la pleine mer, soit au mieux deux possibilités par jour.
[...]
A titre d'essai, cette saison, la ville de Bordeaux va donc proposer deux pontons d'arrêt en plein centre-ville. Un de chaque côté du pont de pierre: le ponton Bastide (situé face au quai des Chartrons) et le ponton Henri (devant la caserne de la Benauge) (1). Le tout gratuitement: "Il suffit que les plaisanciers réservent [...]." (2)
[...]
L'offre "3 jours-2 nuits gratuits" est à la fois proposée par les installations du port autonome (10 places au ponton d'entrée des bassins à flots, 30 places dans le bassin à flot n°1, celles de Bègles (30 places au port de Garonne) et celles de la ville de Bordeaux (pont Bastide et pont Henri).
[...] La mairie ne souhaite pas seulement capter les grands voyageurs. Elle compte aussi attirer les "régionaux", comme les propriétaires de bateaux basés à Arcachon, Port-Médoc ou La Rochelle. [...]
(1) Le ponton Parlier reste réservé aux bateaux-promenade et navires fidèles comme la péniche-hôtel "Mirabelle".
(2) Il suffit de téléphoner au 05.56.10.24.80 ou de réserver via le site Internet <bordeaux.fr>.
[Voir plan accompagnant l'article dans SO.]
20/09/07, Jean-Paul Vigneau, SO, p. 2-3:
[...] [La maquette] Conçue par 4Gas, maître d'ouvrage, elle est aujourd'hui au cœur d'une polémique. Les membres du collectif "Une pointe pour tous" affirment qu'elle n'est pas à l'échelle. Pire, "qu'elle n'a pas été réalisée pour informer les gens, mais les tromper".
[...]
[...] un géomètre expert s'est rendu sur la zone portuaire pour mesurer précisément le terrain et la hauteur de tous les ouvrages déjà présents [...] et la fameuse réserve d'eau. Les relevés démontreraient de façon très nette les erreurs dénoncées.
[...]
Cette maquette est effectivement un élément matériel majeur pour visualiser ce qui est projeté et localiser la zone Seveso sur les bords de l'estuaire. A 400m des premières maisons et 800m de l'école" disent les opposants en tirant le signal d'alarme. A 800m des maisons et 1100m de l'école", indique pour sa part 4Gas.
Pourquoi cette différence? 4Gas mesure à partir des cuves; les opposants à partir de la clôture du site. "Les réservoirs ne seront pas les seuls points dangereux, disent-ils. C'est l'ensemble de la zone qui le sera, plusieurs unités de traitement étant prévues autour des cuves."
maquette 4Gas
[Tout le monde ne se soucient pas de pollution par effet de serre, d'énergies non renouvelables, de recherche d'énergies de rechange non polluantes, de dangerosité, de prix de revient, etc. comme le montre, dans le passage suivant, l'absence totale de ces considérations, ce qui pourrait choquer tout écologiste qui se respecte.
Cette grande porte, ces grosses possibilités industrielles et ces lourds tonnages entrant déjà par notre façade atlantique ne suffisent-ils pas? Fait-on la course?]
(le marin, 22/06/07, p. 23:)
En novembre 2006, [...], Jean-François Cirelli, président de Gaz de France, a annoncé l'extension de Montoir. Premier terminal méthanier d'Europe, [... qui] va voir ses capacités portées à 12,5 milliards de m3 en 2011.
Montoir [de Bretagne] est directement relié par gazoduc à l'est de la France et aux sites de stockage de la région centre. Il peut également accueillir les grands méthaniers. [...]
Mis en service en 1980, [...] Montoir va donc subir [...] une augmentation des moyens de regazéification. Une seconde tranche [... sera] la construction d'un quatrième réservoir [...], afin d'atteindre une capacité de 16 milliards de m3 à l'horizon 2014.
Pour le port autonome, ce développement permettra d'augmenter de 60% ce trafic, soit un gain d'environ 2 millions de tonnes. [...]
Montoir-de-Bretagne |
[Cf. SO, 09/10/07, p. 2-2]
08/10/07, Orianne Dupont, 20"Bx, p. 2 :
De son côté, la commission [CPDP] estime que toutes les informations sont données sur le site Web, mais reconnaît que "les réunions sont trop rapides et que 4Gas n'est pas toujours exhaustif, car certaines études sont encore en cours", explique Louis-Julien Sourd [président CPDP]. Il souligne tout de même que les avis sont partagés. "Nous pouvons parler d'opposition massive en Charente-Maritime [...], qui ne voit aucune retombée positive [...], mais dans le Médoc, certains ont exprimé leur intérêt pour le projet. Pour ce qui est des élus, il est vrai que le fait d'être à 4 mois des élections ne joue pas en notre faveur."
[Ce monstre SEVESO qui se profile à l'horizon estuarien pourtant protégé, mais pas de tous les prédateurs, même soi-disant écologistes sur les bords (de Gironde), en rappelle d'autres, un jour regrettés: pont des Quinconces, pont levant, grand contournement, etc.
On avait cru que les énergies non renouvelables étaient honnies des décideurs.]
10/10/07, Jean-Bernard Gilles, SO, p. 2-4:
[...]
[...] "Le gaz n'est sans doute pas la panacée environnementale, mais elle est la moins polluante des énergies fossiles", a rappelé Florence Tordjman.
Troisième point: si la Norvège, les Pays-Bas, la Russie, l'Algérie sont aujourd'hui nos principaux fournisseurs, les ressources nord-européennes s'épuisent. Et c'est sur pression des pays de l'Europe de l'Est que l'Union Européenne cherche aujourd'hui à diversifier ses sources d'approvisionnement pour ne pas dépendre demain du gaz russe comme l'Ukraine aujourd'hui.
Voilà pourquoi sur un marché unique européen de l'énergie désormais libéralisé, les projets de terminaux méthaniers capables d'accueillir du gaz naturel liquéfié du monde entier se multiplient en France, en Grande-Bretagne, en Espagne, au Royaume-Uni, en Pologne et en Croatie.
La démonstration n'a sans doute pas convaincu les opposants les plus irréductibles [...].
Ils craignent la dangerosité de l'installation pour les riverains et rêvent d'un développement touristique qui reste à construire. Ils souhaitent en fait que l'Etat fasse, au terme de cette consultation sur trois sites, un autre choix que celui du Verdon.
méthanier, autre choix que le Verdon
11/10/07, Sébastien Marraud, Bx7, p. 02:
Après 3 années d'exploitation, Port-Médoc envisage de passer de 800 à 1200 places [ce qui le placerait parmi les plus grands ports atlantiques].
Les débuts de Port-Médoc au Verdon-sur-mer n'ont pas été faciles. Un port de plaisance a besoin d'infrastructures (routières, touristiques...) et ce n'était pas l'atout principal de la Pointe de Grave. Résultat, le démarrage a été un peu poussif. [...] Port-Médoc a aussi accueilli cet été des grands yachts [25m] après s'être restructuré [...].
19/
10/07, Olivier Delhoumeau, SO, p. 2-4 :
[...]
Un feu de critiques s'est alors dirigé vers les représentants de TIGF (Total infrastructure Gaz France), une filiale à 100% du groupe Total, née en 2005 et spécialisée dans le transport de gaz naturel. Mandatée pour définir les différents tracés possible du gazoduc, elle livrait hier ses conclusions. Les variantes sont au nombre de quatre. Un tracé nord, dit de l'estuaire, va de Soulac à Chazelles en Charente, qui dispose d'une station de compression. Concrètement, la traversée de l'estuaire se ferait via un tunnel de 5m de diamètre sur une longueur de 7km.
Rive droite, la canalisation passerait entre Royan et St-Georges-de-Didonne.
Les trois autres solutions comprennent un tronc commun de Soulac à St-LaurentMédoc, en passant par Lesparre. Ensuite, trois options se dessinent. [...] Dans tous les cas de figure, la commune de raccordement final est sur la route de l'artère de Guyenne. Cette artère, véritable épine dorsale du réseau de transport de gaz en France, permet depuis 1960 le transport du gaz naturel de Lacq vers la région centre et au-delà vers la région parisienne. Mais elle serait "saturée" selon Xavier Pintat, sénateur-maire de Soulac. [...]
[...] Dans toutes les hypothèses, la canalisation dépasserait 100km de long et coûterait 300 millions d'euros. Autant de conditions qui obligeraient à déclencher un second débat public.
[Et défigureraient la Nature de notre région.]
22/10/07, O. Dupont, 20mBx, p. 2 :
Neuf mois après la rupture d'une cuve de pétrole à Ambès, les travaux de dépollution sont toujours en cours. Sur les 13000m3 que contenait cette cuve, 50m3 se sont déversés dans la Gironde et 50 autres dans les jalles. "Tout sera achevé à la fin de l'année, assure Gilles Coudrette, PDG de Docs des pétroles d'Ambès, (DPA), entreprise chargée d'exploiter les cuves du producteur pétrolier Vermillon. Le fleuve et les jalles sont quasiment nettoyés, 90% des opérations sont achevées." [...]
Mais la cause de l'accident reste encore inconnue. La cuve impliquée dans l'incident venait d'être contrôlée [...].
[Survenu à Ambès, cet exemple rassurant peut servir de sujet de réflexion pour l'installation projetée non loin au Verdon.
Cf. 19/10/07 ci-dessus.]
méthanier, rupture de cuve
25/10/07, Philippe Hemmert & Bernard Broustet, SO, p. 1-7 :
[...] La Raffinerie du Midi a décidé de fermer son dépôt d'hydrocarbures du Boucau, sur le port de Bayonne [...].
450000 tonnes d'hydrocarbures transitent annuellement par le dépôt bayonnais, lequel approvisionne une bonne moitié des besoins du Sud Aquitain. Selon toute vraisemblance, les tankers arrivant jusqu'à présent dans l'embouchure de l'Adour accosteront à l'avenir auprès des centres de stockage de la Gironde. Plus précisément vers la presqu'île du Bec d'Ambès, qui dispose de deux grands dépôts accessibles aux camions.
[...]
Pour la Chambre de commerce et d'industrie de Bayonne, le surcroît de trafic de poids lourds sur les axes routiers reliant le nord au sud de l'Aquitaine fait l'objet d'une estimation encore plus grande, puisqu'elle est évaluée à 40000 camions citernes à l'année, soit un doublement de la circulation actuelle [...].
[...]
A Bayonne, on estime encore plus prosaïquement que la perspective de coûteux investissements de sécurité sur un périmètre relativement restreint et ne pouvant être développé en raison de la proximité de zones habitées, a précipité cette fermeture. Depuis juin dernier, l'établissement — classé Seveso — faisait l'objet d'une surveillance renforcée [...].
[...] la CCI de Bayonne, en sa qualité de gestionnaire du port, ne désespère pas de retenir la affinerie sur les bords de l'Adour, en lui trouvant un autre site mieux adapté à son activité et plus éloigné de l'urbanisation. [...]
[Des traits rappelant la méthanerie verdonnaise…]
30/10/07a, Karine Ménégo, MetroBx, p. 10:
Le conseiller général socialiste Philippe Dorthe s'indigne de la démolition annoncée du pont de pertuis, entre les bassins à flot. Érigé en 1911, inutilisé depuis 10 ans, car très vétuste, il va être démoli et remplacé par un nouvel ouvrage: sa rénovation représente un surcoût de 200000€, somme trop élevée pour le PAB, propriétaire.
Après 1,7 million d'investissement, le nouvel ouvrage prendra en charge une large majorité de la circulation [...], l'arrivée du tram réduisant les voies de la rue Achard.
["Très vétuste", quel qu'en soit le propriétaire
8
, à qui l'entretien en incomberait pourtant depuis 1911?]
pertuis, suite ci-dessous 30/10/07b
30/10/07b, Michel Monteil, SO, p. 2-6 :
Les jours de l'actuel pont du pertuis sont comptés. Cet ouvrage entre les deux bassins à flot, qui, jusqu'en 2000, assurait la liaison entre le cours du Raccordement et le cours Dupré-de-Saint-Maur, va être livré aux démolisseurs. Les tentatives de sauvetage et de réhabilitation menées ces dernières semaines par les défenseurs du patrimoine ont été vaines. [...]
Le mauvais état actuel de l'ouvrage, un coût moindre [qu'une restauration] (1,7 million au lieu de 2,2 millions d'euros) et une durée de travaux moins longue de cinq mois ont fait pencher le PAB en faveur d'une destruction-reconstruction. Cette solution d'un nouveau pont se traduira par une réduction de 25 à 8 mètres du passage entre les deux bassins [donc de la longueur du pont et de la largeur des bateaux pouvant atteindre le bassin à flot N°2 pour y être entretenus].
[...]
[...] Philippe Dorthe parle de "honte". "Le Département, participant déjà à hauteur de 500000 euros, n'a pu convaincre ni la CUB ni la ville de Bordeaux de financer le différentiel [...]."
[...] Philippe Dorthe n'épargne pas non plus son président PS Vincent Feltesse, se disant "stupéfait" qu'il n'ait pas compris "l'importance de sauvegarder cet ouvrage". [...]
Les aspects techniques ont, semble-t-il, été déterminants dans ce dossier.
[C'est, semble-t-il, ce qu'on dit en face d'un "dossier" patrimonial.
Surtout si l'on y connaît rien et qu'on découvre les richesses masquées par des problèmes passionnant Harpagon.
Patrimoine…]
Le dernier pont à culasse
Le premier bassin à flot de Bacalan a été construit à la fin de XIXe siècle. Entre 1905 et 1910 a été creusé le deuxième bassin puis, en 1910-1911, le pont enjambant le passage d'un bassin à l'autre. Mobile, ce pont du pertuis permettait la circulation routière et piétonne entre Bordeaux-Chartrons et Bacalan, tout en laissant passer les navires entre les deux bassins. |
Au début des années 80, la fin du trafic commercial dans cette zone du port a limité l'activité portuaire du pont au passage de navires de plaisance. Fermé à la circulation routière en 2000 pour des raisons de sécurité, le pont du pertuis est le plus ancien, et le dernier, pont à bascule de France… |
pertuis, suite
è
12/11/07, Michel Monteil, SO, p. 2-1 :
Le groupe Thomas vient de mettre en service un nouveau remorqueur [...qui] doit faciliter les manœuvres des cargos.
[...] Il est arrivé par ses propres moyen depuis le chantier naval Freire dans le port espagnol de Virgo.
"RM Thomas" est un remorqueur de nouvelle génération. [...] "Il réunit les meilleurs savoir-faire dans chaque domaine [...]", commente Claude Thomas, PDG de la société de remorquage.
[...]
Surtout, "RM Thomas" possède un système de propulsion original: deux moteurs à l'arrière, un à bâbord, l'autre à tribord, orientables sur 360° [...].
S'y ajoute une capacité de 40 tonnes, supérieure à celle des quatre autres remorqueurs en Gironde. Ses capacités permettent aussi au bâtiment d'aller en mer jusqu'à 200 miles nautiques des côtes.
[...]
"C'est la première fois qu'un remorqueur neuf est affecté au port de Bordeaux [...]", confie Claude Thomas.
[Et c'est un article importé! Que font les chantiers français? Quand on pense au "passé maritime de Bordeaux"!
8
19/11/07, Dominique Bussereau, recueilli par Ronan Chérel, SO, p. 2-2 :
[...]
Par quels projets ou axes de développement passe l'avenir de ce port?
L'économie maritime est majoritairement portée par le transport de containeurs en vrac et par le trafic de croisières. [...] Le port de Bordeaux a un grand avenir.
[Dominique Bussereau, ministre d'Etat chargé des transports et de l'écologie, croit en la politique de "la mairie" en matière de "trafic de croisières" pour faire fortune: le port millénaire de Bordeaux en est loin après une passe favorable d'escales.
Cette politique laisse supposer même qu'elle est appliquée pour chasser la croisière de Bordeaux, ce dont se plaignent à juste titre nos "clients" touristes-passagers — du moins les quelques clients qui restent. Proférée contre des paquebots coûtant des fortunes et indirectement contre leurs passagers, on se rappelle l'insulte, anticommerciale qui plus est, de "caisse à savon". Vous avez dit Unesco, culture, savoir-vivre ?…
A l'inverse, les villes escales de par le monde reçoivent civilement les officiers et les passagers en escale. A Bordeaux, on les ignore. Le ministre d'Etat pourrait se renseigner auprès de Bordelais au courant.
Voir par exemple:
R9, 8
, §, etc.]
03/12/07, Orianne Dupont, 20''Bx, p. 2 :
"L'opportunité du projet est remise en cause," cette phrase introductive de Louis-Julien Sourd, Président de la Commission particulière du débat public, sur le terminal méthanier […] à la réunion de synthèse.
[…] le médoc avait besoin d'un projet économique […], la plupart des présents ont jugé celui présenté par 4Gas insuffisant. "[…] il ne faut pas tout attendre du tourisme, a expliqué Pascale Got, députée PS dans le Médoc, mais ce projet n'est pas satisfaisant ni pour l'emploi ni pour l'environnement ni pour le tourisme." […]
"Si ce projet échoue, quelles industries vont vouloir venir s'installer avec cet accueil?" La préoccupation majeure des opposants reste la protection du plus grand estuaire encore sauvage d'Europe, bien que 4Gas garantisse la non-dangerosité […]. Des propos qui ont choqué la SEPANSO […]: "Le gaz naturel n'est pas un gaz propre et le méthane correspond à 23% des émissions à effet de serre.
[…]
04/12/07, Alain Mangini, SO, p. 2-12 :
[…]
Robert Venturi s'est inquiété de la démolition du pont de Pertuis: "Cet élément du patrimoine de Bacalan est une œuvre d'art utile à la candidature de Bordeaux pour 2013. Un pont moderne ne donnerait pas le même cachet près de la base sous-marine. Sa reconstruction, a-t-il ajouté, réduirait la passe de 25 à 8 mètres en handicapant des projets d'avenir, un véritable sacrifice."
"Le pont, je le conserverais volontiers, a répondu Alain Juppé. Entre les deux options, je verrais d'un très bon œil la réhabilitation du pont actuel. Seulement, le port autonome a mis dans la balance le coût, les délais et la faisabilité d'une réhabilitation et le conseil général a opté […] pour la reconstruction".
[…]
[Par gros temps électoral, il est toujours plus facile d'opter subitement pour un abri côtier. Dans une élection, de pseudo-économies sont plus visibles que l'Histoire et l'Avenir d'un port historique.
Il est évident que le pertuis n'est pas entretenu malgré la subvention censée être versée par l'Etat. Dans l'hypothèse de son versement, elle a été insuffisante ou aurait servi à autre chose. Auquel cas, une subvention supplémentaire pour réhabiliter le pertuis peut paraître redondante au contribuable.]
pertuis, suite 11/12/07
è
08/12/07a, Bernard Broustet, SO, p. 2-7 :
L'armateur girondin Pétromarine, spécialisé dans le transport de produits pétroliers [et qui a son siège social à Bruges] vient de changer de mains. [La firme est] cédée à l'opérateur portuaire belge Sea Invest, très présent à Bordeaux.
La France compte à ce jour trois armateurs pétroliers. L'un d'entre eux, le Marseillais Foucquet Sacop avait été racheté, il y a quelques semaines, par le même Sea Invest. Les deux autres se trouvent en Gironde. [Dont la Socrata, qui transporte les tronçons d'Airbus. ]
[...]
11/12/07, SO, p. 2-9 :
Hier, le préfet, Francis Idrac, a confirmé au conseil d'administration du port autonome de Bordeaux, que l'État ne ferait pas obstacle à la démarche de démolition–reconstruction du pont du pertuis.
Le préfet a indiqué que les formes de radoub, éléments majeurs du patrimoine maritime de Bordeaux, feraient l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques.
Le pont du pertuis a été fermé à la circulation en 2000, en raison de son état de grande vétusté. Le variante "réhabilitation" a été écartée au motif qu'elle ne répondait pas aux mêmes objectifs de rétablissement de circulation (une seule voie) et qu'elle impliquait un coût et des délais d'exécution nettement supérieurs à la solution précédente.
[On ne précise pas si "l'État" a jamais fait obstacle à la démarche d'entretien décent d'un pont de calibre décent et de formes utilisables, dont le peuple contribuable pouvait croire que le port avait la charge.
Quant aux formes de radoub, qu'en reste-t-il? Rien n'empêchait le pont du pertuis de recevoir la même distinction qu'elles. Il ne peut plus servir à grand-chose dans son gabarit de poupée Barbie — sauf à étrangler les bassins à flot —.]
pertuis, suite ci-dessous 19/12/07b
19/12/07a, 20"Bx, p. 3 :
Afin de renforcer la qualité de son accueil, le port de plaisance Port-Médoc débute une opération de dragage, la première depuis sa création.
19/12/07b, Jean-Bernard Gilles, SO, p. 2-3 :
[...]
Les élus [du département] à l'unanimité ont voté un texte qui dit non au projet de terminal méthanier [...].
"[...] ce projet de terminal risque de démolir tous nos efforts entrepris sur les deux rives pour donner vie à des projets durables respectueux d'un des plus beaux estuaires naturels d'Europe", a indiqué Philippe Plisson [...]. [cf. 19/12/07a, ci-dessus]
A noter aussi le refus des élus de voir le pont du pertuis détruit sur les bassins à flot de Bordeaux. Le texte voté lui aussi, hier, à l'instigation de Philippe Dorthe, l'élu de Bacalan, demande à l'État propriétaire 8
"de prendre les mesures nécessaires à sa réhabilitation historique".
Philippe Madrelle a écrit au président du port autonome de Bordeaux pour lui confirmer que le conseil général demeurait prêt à participer au surcoût d'une réhabilitation.
pertuis, suite ci-dessous 27/12/07
27/12/07, Denis Lherm, SO, p. 2-9 :
La destruction du pont du pertuis, [...], semble bien avoir commencé. [...] cette destruction, décidée par le Port autonome de Bordeaux (PAB) ayant été autorisée par la préfecture de la Gironde il y a quelques jours. Les partisans de la réparation de ce pont métallique [le dernier pont à culasse de France] datant de 1911, qui espéraient bien sauver le pertuis, ont donc échoué.
[...] En fin d'après-midi, Pierre Cétois (vice-président de l'association de défense des intérêts du quartier Bacalan et du collectif Marinopole) était sur place. "On a vu que la découpe des longerons du pont a commencé. [...]"
[...]
Philippe Dorthe [...] est plus virulent: "[...] cela va entraîner le retrait d'une subvention de 500000 euros du Conseil général au Port autonome. [...]
La direction du Pab n'était pas joignable hier [...]. Philippe Dorthe conteste également la méthode: "La démolition commence entre Noël et le premier de l'an, ça sent le coup monté pour que personne ne puisse allumer de contre-feux!"
[...]
[Si "l'on savait", ou pouvait savoir, que c'était une des éventualités, on savait aussi que diverses parties prenantes étaient en train d'échanger des cartes. Qu'on adore ou pas le patrimoine, on peut tiquer sur "la méthode" et le timing sans crier gare pendant la trêve des honnêtes gens en train de faire des confiseries, approche digne de spécialistes du fait accompli. Visiblement, choisir cette période pour cette besogne, les amoureux du patrimoine de Bordeaux ne l'avaient pas prévu. Pourtant, les exemples jalonnent l'Histoire.
Qu'aurait dit "la Dame des Chartrons", Nicole Schyler qui vient de quitter son cher patrimoine bordelais, si elle avait vu ruiner ce pont dans son voisinage? Elle qui sauvait les monuments du passé bordelais contre de soi-disant Bordelais qui voulaient les raser. (SO, 28/12/07, p. 2-8)
Dans le dictionnaire des antonymes, pour "fait accompli", on peut proposer "concertation".
Comment peut-on saboter en catimini, comme si l'on sentait le besoin de se cacher, quelques heures avant une fête comme Noël, un chef-d'œuvre technologique et historique juste assez pour rendre impossible toute restauration matérielle, nulle toute concertation entre honnêtes gens, inutile toute participation financière — comme si, considérant le moment et la "méthode" choisis, le but n'était que de trouver un intérêt dans la seule destruction.
La hâte de la destruction évoque l'intention d'effacer toute trace de non entretien de ce pont unique.
Et si des techniciens motivés par la restauration du patrimoine, ressoudaient les "longerons"?
{G}
pertuis, suite ci-dessous 28/12/07
28/12/07, Denis Lherm, SO, p. 2-8 :
[...] [Jean Gastou, directeur financier du port: ] "Nous avons attendu jusqu'à la dernière limite, fin octobre, pour notifier le marché de destruction-reconstruction aux entreprises, le temps que chaque cofinanceur prenne position. Le 24 octobre, le Conseil général nous a notifié son accord pour participer aux travaux, à hauteur de 500000 euros. Nous avons donc lancé le chantier."
Philippe Dorthe tient un discours différent. Selon lui, le Pab n'a pas tenu compte d'une motion votée à l'unanimité par le département, demandant de renoncer à la destruction. Cette motion faisait suite à une mobilisation de la directrice de l'Unesco à Paris, de la Drac, des Bâtiments de France, entre autres. Tout le monde attendait que le préfet et la direction du port se prononce sur cette motion. Au lieu de ça, ils ont commencé la destruction."
Hier soir, l'élu a une nouvelle fois demandé que le chantier de destruction du pont du pertuis soit suspendu, "le temps de reconsidérer les positions". En vain. La direction du Pab confirme la destruction et précise même que, les longerons ayant été découpés, le pont est désormais considéré comme irrécupérable.
[Si la première institution venue peut rayer de la carte, pour une bonne cause, un monument historique unique tel que ce pont du pertuis, et si l'Unesco n'y voit rien à redire, on peut se demander si ce "classement" n'est qu'une formalité, une combine bidon. En remontant dans les souvenirs, on se rappelle l'avoir échappée belle avec la tour Eiffel — inutile, difficile et ruineuse à maintenir.]
pertuis, suite de 27/12/07 ci-dessus)
(REVISION PERTUIS : reprendre le 1er extrait en date sur le sujet
è
[= héritage05, 04/08/05 ] et redescendre la chaîne des extraits.)
é
{P}