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Cette suite "ports" contient des extraits recherchables sur les bassins à flot et le pertuis.
09/01/08, 20"Bx, Orianne Dupont, p. 3 :
Le dernier pont à culasse à la casse:
Le pertuis, c'est bien fini. Le combat des habitants de Bacalan pour sauver le dernier pont à culasse de France construit en 1911 et séparant les deux bassins à flot, aura été vain. Le port autonome, soutenu par la préfecture, a poursuivi sa démarche de démolition-reconstruction. La démolition a débuté début janvier et devrait se poursuivre pendant plusieurs semaines. Un autre pont, reconstruit par la site, impliquera la réduction du chenal de 25 à 8m. Pour les défenseurs du pont, c'est une erreur car les multicoques ne pourraient plus accéder aux bassins à flot n°2. [...]
MOTION Le conseil général rejette la réduction du pertuis: une motion a été votée en décembre pour suspendre le financement de la reconstruction au cas où l'ancien pont ne serait pas réhabilité. |
12/01/08, Michel Monteil, SO, p. 2-6 :
Le quai de la Batellerie vit ses dernières heures. Les travaux de démolition des installations portuaires situées entre le pont de pierre et le pont Saint-Jean sont en cours. Le Port Autonome a donné le coup d'envoi fin décembre. Le 17 octobre dernier, un arrêté préfectoral avait autorisé ce chantier qui est une nouvelle étape du programme d'aménagement des quais de la rive gauche. Demain, à cet endroit, s'étendra un parc urbain de 5 hectares destiné au farniente, aux sports, à la promenade, à la pêche.
Le démantèlement en cours fait suite au déménagement, commencé en 2001, de la dizaine d'entreprises — la majorité exerçant dans le secteur des travaux publics — qui se trouvaient sur la zone d'activité de la Batellerie. [...]
[...]
Les engins de démolition doivent aussi s'attaquer, sur 350 mètres, à des éléments composés de matériaux variables selon l'époque de construction [...].
Mais il faut aussi protéger l'angélique des estuaires. La destruction, en juillet 2005, de pieds de cette plante rare et protégée, sur les berges béglaises de la Garonne, avait émue les défenseurs de l'environnement. [...]
[...] le Port Autonome et le conservatoire botanique national ont dressé un "inventaire [...]". Et recensé ainsi des pieds d'angélique, mais aussi quinze pieds d'oenanthe de Foucauld, herbacée vivace également protégée.
[...] Le projet urbain prévoit qu'à la place des quais des bateliers sera aménagé "un profil de berge le plus naturel possible". Avec, sur une dizaine de mètres de large, un biotope favorable au développement des plantes aquatiques.
angélique: voir SO, 03/09/08, p. 2-4
batellerie
15/01/08a, Bernard Broustet, SO, p. 1-8 :
[...]
Le monde portuaire avait déjà fait l'objet d'une très profonde réforme en 1996, à l'occasion du changement du statut des dockers. Jusque là, cette profession était régit par un monopole d'embauche: dans chaque grand port, des bureaux, contrôlés par le syndicat GCT-Ports et Docks, affectaient les ouvriers en fonction des besoins quotidiens des industriels de la manutention. La réforme, lancée par un gouvernement socialiste par le ministre Jean-Yves le Drian, avait supprimé ce monopole et transformé les dockers en salariés de ces sociétés. Elle s'était accompagnée de très nombreuses réductions d'effectifs, rendues moins douloureuses par des mesures d'âge exceptionnelles.
En revanche, le gouvernement n'avait pas touché au statut des grutiers ni au mode d'exercice de cette activité. Celle-ci restait directement assurée par les ports eux-mêmes, propriétaires de leur outillage. Aujourd'hui, deux professions dépendant d'employeurs distincts assurent donc les tâches de chargement et de déchargement des bateaux. [...]
[...]
La réforme devrait concerner 7 des 9 ports autonomes français (Marseille, Le Havre, Dunkerque, Nantes, Rouen, Bordeaux et La Rochelle). À La Rochelle, une quarantaine de salariés pourraient être concernés. À Bordeaux, on compte une trentaine de grutiers et une cinquantaine de salariés s'occupant de dépannage et de petit entretien. Mais, sur un effectif total de quelque 500 agents, une centaine travaille dans les ateliers en charge des réparations et de la grosse maintenance des grues et des dragues, qui ne sont pas, elles, concernées par la réforme. [...]
[...]
15/01/08b, Alain Mangini, SO, p. 2-12 :
Alors que la démolition du pont du pertuis, le dernier pont à culasse en France se poursuit à coups de chalumeaux, ses défenseurs ne baissent pas les bras. Par la voix de Robert Venturi et Pierre Cétois, vice-présidents de l'association de défense des intérêts du quartier de Bacalan, ils continuent de regretter "cette erreur au regard de l'histoire industrielle et maritime qui a laissé démolir un patrimoine de grande facture". [...]
[...]
[...] Ils ont engagé des contacts avec la société anglaise "Marina Development Limited" [...].
Dans un courrier officiel envoyé au PAB, dont une copie est visible sur < http://bacalan.sudouest.com >, cette société envisage l'implantation d'une marina [...] dans un des bassins du port de Bordeaux.
[...] Ne pas saisir cette opportunité, détruire ce potentiel en réduisant le pertuis de 25 à 8m, frise l'irresponsabilité et une logique commerciale à courte vue.
[...]
Pierre Cétois avance même une proposition: "Pourquoi ne pas réutiliser le pont principal des écluses, le pont aval, qui sera prochainement remplacé par un pont neuf pour cause de tramway?" [...] "il vaut mieux un passage d'une vingtaine de mètres qu'un de 8m."
01/02/08, Bx7, p. 3 :
Le préfet de Gironde vient d'inscrire à l'inventaire des Monuments historiques les deux formes de radoub des bassins à flot du port de Bordeaux. Cette décision met en place une protection juridique autour du monument, puisque, dans un rayon de 500 mètres, l'architecte des Bâtiments de France devra être consulté sur tout aménagement immobilier.
[Puisque c'est si simple, on se demande pourquoi il n'a pas devancé ceux qui ont anéanti, en pleine publicité, l'exceptionnel pont du pertuis; comme d'autres détruisent des statues. En se rasant, les découpeurs de ponts seront-ils fiers de voir leur visage dans leur miroir?
Et la "protection juridique" en question — à tous points de vue —, rappelle ironiquement une autre "protection juridique"
8
.] 8
04/03/08, SO, p. 2-10 :
Suite à notre article paru samedi dernier sur le pont du pertuis, récemment démoli, Philippe Dorthe, conseiller général sortant sur le premier canton, exprime "sa tristesse de ne pas avoir été entendu par le maire de Bordeaux". Il rappelle que, "dans une affaire comme celle-ci, le maire d'une commune est le patron de son territoire" et que, "si Alain Juppé était intervenu fermement et résolument auprès du préfet, le dossier aurait été revu et, aujourd'hui, le pont du pertuis serait en cours de restauration".
[A tous les âges, quand d'aventure elle s'est exprimée, la hargne anéantisseuse, "la haine créatrice", a toujours été plus forte que l'espoir d'un profit abstrait.]
11/03/08, SO, p. 2-20 :
Alors que la polémique sur la destruction hâtive du pont du pertuis se poursuit [...]. Cette semaine, les travaux de construction du nouveau pont ont bien avancé. Les panneaux indiquent une fin des travaux prévue pour août 2008, avec un budget de 1740634€. Le Pertuis, passage entre les deux bassins, semble déjà bien rétréci.
[L'avancement rapide des travaux, souvent lents en pareil cas, semble voulu par les uns pour placer les autres devant le fait accompli, ce qui rend toute "polémique" inutile sur la disparition et la façon de disparaître du pont; de même sur le rétrécissement des l'ambitions.
L'affaire se caractérise, pour le contribuable, par une célérité inaccoutumée.
8
]
14/04/08, SO, p. 1-8 :
68% des votants se sont prononcés hier contre le projet de construction du terminal méthanier au Verdon. Jacques Bidalun, maire de la ville, a organisé une consultation sans valeur légale pour connaître l'avis de la population sur ce dossier polémique. 771 Verdonnais, soit un peu plus de 59% des inscrits sur les listes électorales, se sont déplacés pour répondre à la question: "Etes-vous favorable à l'implantation d'un terminal méthanier sur la zone industrialo-portuaire du Verdon?" [...]
17/04/08, Olivier Delhoumeau, SO, p. 2-2 :
Après un démarrage poussif, Port-Médoc connaît à présent l'embellie. L'été 2007 a illustré l'engouement des plaisanciers pour le port du Verdon avec un taux de remplissage de près de 80% en août. [...]
[...] Les acquéreurs viennent pour l'essentiel de Bordeaux et la Gironde. Côté étranger, Port-Médoc séduit surtout Anglais et Allemands pour sa qualité environnementale [...].
En vue des prochaines campagnes, une extension de 400 anneaux est déjà sur les rails. [...]
[...] A l'abri derrière sa digue, Port-Médoc ne connaîtra plus l'effet de houle, qui, naguère, gênait le confort des plaisanciers. Quant aux travaux de dragage, ils se poursuivront jusqu'au 10 mai.
[...] lancement, du 2 au 4 mai, de la 3e édition de Quai des vins. [...] Au programme: trente châteaux, quarante bateaux à flot, vingt à terre, une soixantaine d'exposants. Port-Médoc sera, à cette occasion, le théâtre d'un rassemblement de vieux gréements [...].
16/05/08, Julien Rousset, SO, p. 2-10 :
[...]
Longtemps abonné au "Ville de Bordeaux" 8
, Jean-Raoul Payel a racheté fin avril "l'Alienor" [...] : la reconstruction du bateau avait coûté à son précédent propriétaire plus d'un million d'euros.
L'embarcation change, le point de départ aussi. "l'Alienor" avec son grand bec sont amarrés au ponton Yves Parlier rive droite. "Ça nous prive d'une partie des touristes qui passent sur les quais en face, mais la vue est géniale, explique Jean-Raoul. J'espère toutefois revenir sur la rive gauche, et regrette qu'il n'y ait pas davantage de pontons en bon état".
S'il lui arrive nuitamment de scintiller et de danser, "l'Alienor' demeure de jour un bateau-mouche traditionnel. Son nouveau capitaine maintient l'activité touristique avec déjeuner ou dîner à partir de 30€. En plus des soirées et du tourisme fluvial, Jean-Raoul continue aussi de travailler sur l'événementiel pour des entreprises.
05/07/08, C.D., SO, p. 2-10 :
Philippe Canel, gérant de la Sté Evolution-Garonne, a profité de la fête du vin pour déménager ses bateaux, la péniche-croisière "Burdigala" et le bateau-taxi "Clapotine" dans lequel, par exemple, il amène à bon port les clients des sorties-restau.
Il n'est pas allé bien loin: quelques mètres à peine séparent l'ancien appontement du nouveau, près du pont de pierre, sur la rive droite, là où était autrefois amarré le bateau des sapeurs-pompiers. L'emplacement est loué au Port Autonome.
[...] "Et maintenant, je suis le premier privé à avoir un bureau sur la Garonne", s'amuse le gérant [...].
Les clients du "Burdigala" devaient jusqu'ici se rendre à l'Office du tourisme pour obtenir programmes et billets. [...]
11/07/08a, SO, p. 2-2 :
En dépit des mouvements de grève sporadiques des grutiers, le port autonome de Bordeaux à vu son trafic de marchandises augmenter de 13,7% au cours des six premiers mois de l'année.
Les exportations (+32%) y sont pour beaucoup grâce notamment à la reprises des exportations de pétrole [...].
Côté importations (+9%), la hausse est à mettre au crédit des huiles, des bois à papier, des bois tropicaux, des produits raffinés, du verre pilé.
Le premier semestre a été marqué par un tonnage total de 4,4 millions. Sur les 12 derniers mois, il s'établit à 8,8 millions de tonnes, soit une progression de 7,7% sur la période équivalente de 20006-2007.
13/07/08, SOD, p. 22 :
L'Association "une Pointe pour tous" qui proteste contre l'implantation d'un terminal méthanier au Verdon a donné hier le départ de sa campagne estivale [...].
Les militants ont exprimer leur intention de "passer à la vitesse supérieure" après le dépôt du dossier de permis de construire par la société néerlandaise 4Gas le 24 juin dernier. La décision finale appartient désormais au préfet. [...]
[...] "Si nous ne sommes pas entendus d'ici septembre, il faudra s'attendre à un durcissement du mouvement", prévient Jean-Marie Andreux.
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06/08/08
16/07/08, SO, p. 2-9 :
Le conseiller général socialiste du 1er canton de Bordeaux avait eu raison avant tout le monde de s'alarmer de la destruction du pont du pertuis. Aujourd'hui, même le maire de Bordeaux, dont le label Unesco est fragilisé, regrette de ne pas avoir été plus attentif à ce fameux pont du pertuis (*). Philippe Dorthe sera-t-il mieux écouté quand il dénonce aujourd'hui la destruction annoncée de l'ancien bureau de la main-d'œuvre, de l'ancien siège du pilotage de la Gironde et du dernier sémaphore de signalisation fluvio-maritime?
Autant "d'éléments majeurs", selon lui, du complexe portuaire classé par l'Unesco. L'élu PS vient d'écrire à Michel Clément, directeur de l'architecture et du patrimoine pour l'alerter et lui demander audience.
(*)Alain Juppé reconnaît le manque d'information sur le pont du pertuis, qui a été détruit, et rappelle qu'il a pris l'initiative de classer la passerelle Eiffel pour une année, "alors qu'elle n'est pas notre propriété".
(SO, 12/07/08, p. 2-3)
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06/08/08, SO, p. 2-7 :
[...]. Les opposants à ce projet, porté par la société 4Gas, s'appuient sur deux arguments principaux. Le premier vise la convention de réservation passée entre le Port autonome de Bordeaux (PAB) et 4Gas.
Selon l'association, "le directeur du PAB n'avait pas la compétence pour signer ce document. La décision de construire une telle installation relève de l'Etat", avance Alain Durand-Lasserre, responsable du service juridique de "Une pointe pour tous". Par ailleurs, est dénoncé l'absence d'appel d'offres et, par conséquent, de mise en concurrence. Le tribunal administratif est donc saisi pour se prononcer sur la légalité de tous les actes passés, dans le cadre de la procédure pour excès de pouvoir, mais également en plein contentieux.
Les opposants ne comptent pas s'arrêter là et envisagent d'autres recours. Notamment "sur les risques techniques et écologiques liés au projet".
[Voir 17/08/08]
17/08/08, B. Albizu, SOD, p. 14 :
L'éditorial de Sud Ouest du 11 août pose clairement le problème: comment aider la Géorgie contre la Russie alors que nous dépendons fortement de celle-ci pour la fourniture de gaz?
Les anciens états de l'Urss, comme la Biélorussie et l'Ukraine, et les ex-satellites ressentent déjà l'impitoyable étau de la main de fer du gouvernement Poutine. Le tour de l'Europe occidentale viendra vite. La seule défense réside dans la diversification des fournisseurs d'énergie. Pour le gaz, l'unique possibilité est le transport par mer, par navires spécialisés débarquant dans des ports méthaniers.
Bilbao, avec son énergique pragmatisme, l'a vite compris. Elle vient de terminer ses installations méthanières. La France, si je ne m'abuse, possède seulement deux ports méthaniers, Marseille et Saint-Nazaire. Pour compléter l'équipement de la façade atlantique, le choix est plutôt limité: La Palice, Le Verdon? Après tout, Honfleur est à 6km des complexes pétroliers du Havre et Royan, à 8km du Verdon. L'avantage de ce site, c'est que les installations peuvent être occultées en grande partie par une dune artificielle, comme celle qui a été construite dans le Nord pour séparer le site nucléaire de Gravelines de la raffinerie de Dunkerque.
[Quand toute vie terrestre sera réduite à une "guerre civile globale" entre démocraties et dictatures, il s'en suivra un accroissement perpétuel de pollution et il sera de plus en plus vain de prendre la température de la planète.
Occultant la honte du monde, la dune, malgré la désertification achevée du sol terrien, manquera vite de sable.]
27/08/08, Bernard Broustet, SO, p. 2-2 :
Philippe Deiss, directeur du PAB, troque la Garonne pour la Seine. Dans le cadre d'un vaste jeu de chaises musicales, il va prendre la direction du port de Rouen [...].
[...]
Il va laisser à Bordeaux le souvenir d'un homme dont le calme et la courtoisie vont de pair avec une très grande détermination. Celle-ci s'est notamment exercée sur les bassins à flot où il a été jusqu'au bout dans sa volonté de démanteler le pont du pertuis, quitte à s'opposer sur ce plan à Dominique Santagnes, président du Conseil d'administration, et à valoir à Bordeaux les froncements de sourcils de l'Unesco.
[...] Philippe Deiss s'est aussi beaucoup battu depuis plusieurs années pour le projet de terminal méthanier du Verdon, en dépit de multiples vents contraires émanant des deux rives [...].
[Où il a chevauché, l'Histoire et le patrimoine ne repoussent plus et le développement durable ne dure pas. Local boy's controversial career.]
8
, 8
Voir plus bas, 31/08/08 & 29/09/08
è
31/08/08, Bernard Broustet, SOD, p. 19 :
[...]. Selon toute vraisemblance, Philippe Deiss quittera bientôt Bordeaux pour Rouen. Sa nomination devrait en principe être entérinée par un prochain Conseil des ministres.
En s'installant à Rouen, dont le trafic est le triple de celui de Bordeaux, Philippe Deiss franchit une marche d'une belle ascension professionnelle. [...]
[...]. Ce natif de Bordeaux avait à peine 35 ans lorsque, après avoir tenu la barre du port de Saint-Malo, il revint en 2000 dans sa région d'origine pour devenir patron de l'exploitation de l'établissement girondin, avant d'en prendre la direction générale en 2004.
[...]. Philippe Deiss a poursuivi et amplifié la stratégie de redressement de son prédécesseur, Yves Gaulthier. [...]. Mais sous cet abord souriant, se cache une détermination inébranlable à mener à bien ce qu'il estime être sa mission.
[...]
Homme de choix tranchés, Philippe Deiss a aussi fait grincer les dents. Sa volonté de tirer un assez large trait sur l'histoire industrielle des bassins à flots, qui s'est traduite par la destruction du pont de pertuis, a engendré, malgré le respect que se portent les deux hommes, une vive controverse avec le président du conseil d'administration, Dominique Sentagne, minoritaire dans sa volonté de conserver ce morceau de patrimoine.
Philippe Deiss a aussi plaidé sans ambages, dans un premier temps, pour le projet de terminal méthanier du Verdon, avant d'être amené à adopter sur ce point un profil plus bas, du fait de l'oppositions d'élus des deux rives de l'estuaire, à commencer par son ministre de tutelle, Dominique Bussereau.
[...]
C'est en pleines vacances de Noël que le Port a fait procéder à la démolition de pont du pertuis. Datant de 1911, il enjambait le canal séparant les deux bassins à flot. Pour des raisons d'économie (400000€), Philippe Deiss et la majorité de son conseil d'Administration avaient préféré, à la restauration d'un des derniers exemplaires de pont à culasse français, la construction d'un nouveau pont ne permettant pas le passage de très grands voiliers.
Comme la CUB, la mairie a laissé faire, ce qui lui vaut aujourd'hui les foudres de l'Unesco.
[Qui ne fait rien consent: "La mairie a laissé faire". Ses policiers pouvaient surveiller le pertuis pendant ces quelques jours critiques de Nöel, période habituellement fatidique et propice aux coups surprises dont on disait qu'il s'y mijotait quelque chose. Philippe Dorthe, sur le qui-vive, avait averti. Qui aurait pensé qu'un Bordelais de naissance, saccagerait dans sa ville le peu de patrimoine qui y restait… ] <www.armada.org>
Voir plus haut, 27/08/08
01/09/08, Françoise Taliano-des Garets, SO, p. 1-13 :
[...]
[...] L'alternative pourrait venir du projet Géovia de plates-formes logistiques écologiquement plus sûr et plus prometteur d'embauches. La taxe professionnelle? La répartition se fera au prorata de chacune de 11 communes de la CDC.
Soulac, la plus peuplée, refuse le terminal, consciente de ce qu'elle perdrait en tourisme et sécurité. Les intérêts énergétiques de la France, de l'Europe? Si tous les projets actuels de terminaux français aboutissaient, — à l'exception du Verdon, ils concernent des sites industrialisées — , nous serions en 2015 en surcapacité de stockage. Il en fleurit dans toute l'Europe.
Les raisons de ce projet gazier sont ailleurs. Le PAB, malgré sa puissance foncière, cherche à se relancer alors que l'enclave du Verdon n'a jamais eu les infrastructures suffisantes en desserte ferroviaire et routière (1h30 par route du Verdon à Bordeaux distants de 100km, 2h par train). Imaginons ce que serait le trafic poids lourds dans le Médoc si une telle installation se réalisait! Mais surtout, le PAB a-t-il le droit de décider du sort d'un estuaire et de ses habitants? Quant à 4Gaz, l'objectif est simple, profiter de sa position de monopole sur le site et spéculer sur le prix du gaz entre les deux rives de l'Atlantique.
[...]
Il est temps que d'autres élus de Gironde favorables à l'écologie, au développement durable prennent position sur ce projet d'un autre âge. La pointe du Médoc est-elle une zone coloniale livrée au profit de sociétés spéculatives? Est-ce tolérable au début du XXIe siècle, après le Grenelle de l'environnement, de détruire un espace naturel et touristique au mépris de ses habitants? Est-ce cela le développement durable: l'économie aux dépends de l'environnement, du social et de la gouvernance?
[...]
08/09/08, Philippe Belhache, SO, p. 1-8 :
"Si le Président a créé un grand ministère de l'Environnement et de l'Energie, c'est pour gérer ces contradictions de la société française…" [...]
Le propos s'est voulu rassurant mais légaliste. Mis à la question par les militants antiméthaniers, Jean-Louis Borloo s'est montré réceptif à leurs arguments sur le fond, mais [...] strict sur la forme. Même si, in fine, l'Etat reste décisionnaire dans ce dossier, il n'entend pas faire l'économie d'une instruction dans les règles. "Il y a différentes procédures envisageables, différents moyens contenus dans la loi littoral. Les indicateurs sont tous au rouge. Mais, de grâce, laissez-nous respecter la loi."
[...] "Comme ministre en charge de l'énergie, je suis favorable au développement du gaz, mais cela ne peut se faire que dans le respect absolu de l'environnement". Le ministre a rappelé qu'en cas de problème énergétique majeur, il pouvait être contraint à faire des choix douloureux. "Mais ce n'est pas ici le cas. En tant que ministre de l'énergie, je n'y vois pas d'intérêt majeur."
[...]
[On croirait de la casuistique!]
15/09/08, Jean-Paul Vigneaud, SO, p. 2-3 :
Port-Médoc
Port-Médoc , le port de plaisance du Verdon, devient une référence en Gironde. Et même au niveau national. C'est le plus moderne, le plus écolo et il va devenir maintenant l'un des plus animés.
Depuis la mi-août, il ne reste plus un seul anneau à vendre ou à louer, ce qui va permettre à la société exploitante d'engager une deuxième tranche de travaux: 400 anneaux s'ajouteront aux 800 existants, lesquels seront accessibles dès le printemps 2009.
Parallèlement, Port-Médoc poursuit la commercialisation de ses espaces commerciaux. Près de 500m² sont encore disponibles. Et le succès du port étant acquis, le promoteur Nexity va également pouvoir concrétiser son projet immobilier: 470 logements de toute taille près du port. La construction du "Hameau de la Presqu'île" commencera en 2009 (76 logements dans un premier temps) et se poursuivra en 2011 avec deux autres tranches et des logements plus grands, dont des maisons avec jardin.
[Voir 08/09/08, ci-dessus] |
Bassins à flot
300 anneaux en ville
[...] [Dominique Bichon, chargé des bassins à flot au port de Bordeaux:] "Le port de plaisance prévu ne se concrétisera pas. ["Mais...] On réfléchit à la possibilité de conserver les bassins, de les faire aménager et d'en assurer la gestion."
[...]
Il faut reconnaître que les bassins à flot n'offrent pas des conditions idéales. La rentabilité des lieux n'est pas évidente. Et le fait que les marées n'imposent qu'une seule "fenêtre" d'entrées-sorties par jour (deux heures) n'est guère pratique.
Aussi, "Port de Bordeaux" travaille sur un projet plus réduit et collant certainement mieux aux besoins des Bordelais. "Plus un port d'hivernage qu'un port de plaisance", précise Dominique Bichon. [...]
[...]
La nouvelle vie des ponts
Les bassins à flot, c'est aussi une histoire de ponts. Trois au total [...]. Seul, le pont en amont des écluses est à ce jour terminé. Il a été rénové pour accueillir le tramway. Rouvert depuis le 18 mars [...].
Le 6 octobre, le pont tournant du pertuis (qui enjambe le passage reliant les deux bassins) sera à son tour terminé. Il permettra le passage des bateaux [...] et [...] le passage des voitures [...].
Le 24 octobre, enfin, sera terminé le pont dit "principal", soit le pont aval des écluses situé dans l'axe quai Bacalan-rue Achard. Un pont tournant encore, lui aussi équipé pour un trafic mixte, voiture-tramway. [...]
27/09/08, Jean-Paul Vigneaud, SO, p. 2-9 :
[...]
[...] Un projet immobilier d'Eiffage (5600m² de bureaux) menace de détruire, entre Cap Sciences et l'entrée des bassins à flot, le bâtiment en briques qui abritait le bureau de la main d'œuvre et le local des dockers (ex-Nautilus), la petite maison qui a accueilli la première capitainerie du port puis l'habitation du gardien, un sémaphore et son mât métallique, ainsi que l'estacade de forme arrondie contre laquelle venaient se positionner les bateaux avant d'accéder aux écluses.
"Nous avons souligné l'importance de ces installations portuaires. Les détruire serait tuer définitivement l'intérêt architectural des bassins à flot, explique Philippe Dorthe. Francesco Bandarin [directeur du comité du patrimoine mondial] s'est montré très réceptif, nous rappelant à cette occasion ses regrets au sujet du pont du pertuis. Il nous a répété que ce dernier n'aurait jamais dû être détruit." Ce qui aurait conduit ici Dominique Santagnes [président du PAB] à demander si le port de la lune constituait bien un élément majeur du périmètre classé, sous-entendu ici, l'élément premier qu'il fallait impérativement protéger. "Francesco Bandarin a répondu que le site classé s'intitulait bien Bordeaux-port de la lune, ce qui voulait tout dire" R2, R5, R6.
Le directeur du comité du patrimoine mondial se serait donc montré "très intéressé" par les explications données. Il aurait aussi parlé de futur pont Bacalan-Bastide. "[...] Je lui ai dit [...] que j'était favorable à un franchissement, que je n'étais pas hostile à un pont, mais que je trouvais l'ouvrage envisagé surdimentionné par rapport aux besoins. Francesco Bandarin [...] trouve lui aussi que toutes les possibilités de franchissement (tunnel, pont tournant, pont levant) n'ont pas été suffisamment prises en compte et étudiées."
Ce qui aurait amené le directeur à confirmer la venue prochaine à Bordeaux d'une délégation d'experts. [...]
[Petit ou grand, un pont est un pont. A moins de mensurations gigantesques horribles, il ne peut être ouvert, en même temps, aux voitures et aux bateaux. En plaine, il n'est pas facile d'obtenir discrètement un tirant d'air suffisant pour le trafic fluvial: penser aux deux parois abruptes naturelles du "suspension bridge" de Bristol (construit par l'ingénieur Français Brunel, le fils de celui qui construisit le double tunnel de Wapping
R20); ou, tout simplement, comparer les deux rives du pont d'Aquitaine.
Lancé à certains endroits, un pont pénalise le passage fluvial.]
29/09/08, SO, p. 2-9 :
Michel Sammarcelli, ancien président du port autonome de Bordeaux, a remis vendredi les insignes bleues de chevalier du Mérite maritime à Philippe Deiss, qui quitte la direction générale du port bordelais pour celle de Rouen. L'élu du Cap-Ferret a salué le "jeune et déjà grand fonctionnaire" à la "personnalité riche, discrète et attachante" qui a dirigé le PAB de 2004 à 2008.
Patrick Thomas, vice-président du PAB, a insisté sur l'action professionnelle de Philippe Deiss: modernisation de l'outillage, amélioration de la productivité, multiplication des partenariats avec les industriels… "S'il ne devait rester qu'une chose, qu'une trace de mon passage, c'est que Bordeaux est redevenu un port", a concédé Philippe Deiss qui, en dépit d'allusions humoristiques, n'a pu cacher son émotion de quitter sa ville natale.
[Modernisation: la technologie du pertuis progresse de 1911 à 2008.
Productivité: son passage se réduit de 25 à 8 mètres en largeur.
Il résultera de ces nouvelles données de transit d'un bassin à l'autre une "multiplication des partenaires industriels".
Devant la photo souvenir, "seule chose qui restera" comme "trace de passage", les amoureux du patrimoine de leur "ville natale" "ne pourront cacher leur émotion.
"Allusions humoristiques" s'il en fut jamais. Humour dépassant le QI de l'Unesco, juste bon pour jouer au Nautilus.]
01/10/08, Jean-Paul Vigneaud, SO, p. 2-8 :
Les éléments du vieux port de la lune représentant une valeur patrimoniale et situés près de l'entrée des bassins à flot — maison du gardien, ex-locaux des dockers, etc. — ne seront pas détruits. La société Eiffage, chargée de réaménager le bout des quais, s'y engage et répond ici, du même coup à Philippe Dorthe, conseiller général, qui, depuis mi-juillet, clame le contraire. [Voir 02/10/08, ci-dessous] [...]
[...] Au contraire, nous promettons de tout conserver et restaurer, excepté les petites structures métalliques rajoutées au fil du temps et sans intérêt. [...]
Il n'empêche, le permis de construire déposé par Eiffage n'a pas été accepté. [...]
Le projet comporte deux tranches. La première est l'aménagement de la partie dite ex-Nautilus. La seconde concerne l'aménagement de la zone maison du gardien-bâriments du vieux port. [...]
La première tranche, c'est la construction d'un ensemble proposant 5700m² utiles. [...] "[...] Les bâtiments vont être construits pour accueillir l'Inseec" 8
, révèle Philippe Barrieu, président de Tourny Meyer, chargé de commercialiser l'espace. [...]
[...]
L'ex-Nautilus sera restauré à l'ancienne, avec ses briques apparentes. Deux bâtiments neufs seront dirigés vers le fleuve. Sur pilotis [...].
[...] Un investissement estimé à ce jour à 14 millions d'euros hors taxes.
[A la Noël fatidique, Philippe Dorthe était le seul à mettre en garde ses petits camarades contre la disparition du fameux pont unique…
Par ailleurs, ce n'est pas les premières promesses qu'on proférera sur cette zone; et d'autres.]
02/10/08, Jean-Paul Vigneaud, SO, p. 2-8 :
[Voir 12/10/08, ci-dessus]
Le conseiller général de Bordeaux-1 a pris connaissance du projet d'Eiffage ("plutôt intéressant sur le plan architectural") en vue d'héberger les étudiants de l'Inseec quai de Bacalan. Mais, Philippe Dorthe persiste: s'il n'y a pas destruction du Nautilus, il y aura "enchâssement" de celui-ci "dans un ensemble immobilier nouveau". L'élu regrette la destruction de la perspective à l'entrée des bassins à flot et suggère à Eiffage: "Il existe à proximité immédiate des bassins à flot des centaines, voire des milliers d'hectares de friches industrielles." Selon Philippe Dorthe, la raison est simple: sur le site choisi, le promoteur est "simplement locataire du port", ce qui "évite à cette société de mobiliser des sommes considérables dans l'achat d'un terrain identique".
03/10/08, Julien Rousset, SO, p. 2-8 :
[...] tous les usagers [plaisanciers aux bassins à flot] ont en commun le même quotidien spartiate. Une rigueur dont l'exemple le plus parlant est l'absence de toilettes. Pas le moindre WC sur les quais! "Vous imaginez le casse-tête pour les plaisanciers qui n'habitent pas à Bordeaux et qui mettent leurs bateaux à sec pour plusieurs semaines? Ils ne peuvent évidemment plus utiliser les toilettes de leur bateau qui se vident et se remplissent avec l'eau de mer…", relève Joël Ducasse, président des Croiseurs.
Pas de toilettes, pas de douches non plus. "Il y a un compteur d'eau et un compteur d'électricité pour dix bateaux en moyenne…", regrette Michel Mauri.
Des équipements manquent aussi au rayon sécurité. "Il n'y a pas de bouée ni d'échelle. Si quelqu'un tombe à l'eau… Et il va sans dire qu'il n'y a pas de grilles pour interdire l'accès aux bateaux, pas plus que d'agent de surveillance", observent Michel Mauri et Joël Ducasse.
[...]
Outre l'hygiène et la sûreté, un troisième élément plombe le quotidien aux bassins: le diktat des écluses. Elles s'ouvrent et se referment quand la marée est à son sommet. Soit, pour entrer et sortir, une fenêtre d'à peine deux petites heures par jour 8
. [...]
[...] Les bassins ont la qualité de leur défaut: peu équipés, ils sont peu coûteux. [...]
[...]
D'ailleurs, ni les Croiseurs ni le Port ne se bercent d'illusions sur la vocation des bassins à flot. "Ce site ne pourra jamais devenir un véritable port de plaisance. On est trop loin de la mer, les parages ne sont pas facilement navigables. Sans parler des aléas des écluses, estime Joël Ducasse. Mais il peut être performant pour l'accueil de bateaux l'hiver. Il suffirait de quelques aménagements simples et d'une zone technique pour la maintenance.
[...]
[Les WC!… Pour ne pas en trouver, inutile de faire du bateau aux bassins à flot, il faut et il suffit d'aller au Bois Rivière: des années que les responsables se contentent d'afficher, aux entrées, qu'il n'y en a pas!…
Quant au jeu des marées, tout le monde, surtout les concepteurs de ponts ouvrants, devraient savoir qu'il peut être rédhibitoire du fait des deux handicaps qu'il représente pour la navigation:
* l'alternance des ouvertures-fermetures possibles de ces ponts est fonction des heures des hautes marées;
** et (ce que semblent oublier de mentionner nos plaisanciers), ces heures se décalent continuellement, étant fonction du "diktat" des phases de la lune (dont Bordeaux est le port préféré).
Si la marée amène des bateaux à 4 h du matin, le pont s'ouvre pour eux à une heure point trop gênante pour le fermer aux autos et TBC. Mais si les bateaux se pointent à une heure de… pointe… les Bordelais devront se détourner par les ponts d'Aquitaine ou JJ. Bosc… ou attendre.
Autant dire qu'un pont bâti sur les marées, même s'il ne se déglingue pas ni ne se met en grève, est voué à semer des "emmerdements majeurs". On peut s'en douter, mais pas plus aveugles et sourds que ceux qui ont des raisons de l'ignorer.
Les bassins à flot donnent ainsi un exemple à méditer…]
07/10/08, SO, p. 2-9 :
Suite à l'article publié sur les projet de la société Eiffage aux bassins à flot ( SO du 1er octobre [voir ci-dessus] ). Christophe Verna, propriétaire de la maison du Terre-plein des Ecluses, s'étonne que le directeur d'Eiffage Immobilier, Hervé Laspastoure, déclare: "A aucun moment nous n'avons eu l'intention de faire table rase." Il oublie, rappelle Christophe Verna, la demande de permis de "démolition totale" des deux hangars en briques et de l'ancienne capitainerie du port de Bordeaux. Christophe Verna rappelle par ailleurs que, sans une intervention écrite de sa part auprès de la mairie de Bordeaux, "les hangars et l'ancienne capitainerie du port de Bordeaux seraient aujourd'hui réduits à l'état de gravats".
[...]
Pour tout renseignement supplémentaire, Christophe Verna renvoie sur l'adresse Internet < http://verna.free.fr/i >.
Voir depuis 01/10/08, ci-dessus
18/10/08, SO, p. 2-10 :
Après huit années de fermeture à la circulation, le pont du pertuis entre les deux bassins à flot à Bacalan rouvrira à la circulation le lundi 3 novembre. Les premiers essais sur le tablier du nouveau pont seront effectués à partir du 20 octobre. La réception officielle de nouvel ouvrage (1,7 millions d'euros apportés par le port et l'Etat) est prévue pour le 28 octobre.
26/10/08, SOD, p. 9 :
Un accord-cadre sur le statut des personnels de la manutention des ports autonomes (portiquiers et grutiers) devrait être signé en fin de semaine, après plus de cinq mois de négociations entre la CGT et le patronat et des grèves qui ont durement touché les grands ports. La réforme prévoit le transfert de la manutention vers le privé (personnel et matériel), comme pour les dockers depuis 1992. L'accord-cadre comporte notamment pendant plusieurs années une possibilité de retour du salarié au sein du port autonome en cas de licenciement économique.
[Quelles que soient les raisons de ces désordres, on ne peut s'étonner si nombre de ports étrangers font de meilleures affaires que des français. Ni si des entreprises se délocalisent.]
29/10/08, Jean-Paul Vigneaud, SO, p. 2-9 :
[...]
Pour mémoire, le pont du pertuis est l'ouvrage du cœur des bassins à flot. Il enjambe le canal de liaison entre le bassin 1 et le bassin 2. Autrefois, ici, se trouvait le dernier pont à culasse de France. Aujourd'hui, c'est un pont tout neuf de 25 mètres de long: une partie fixe reposant (coté Bacalan) sur un support béton, une partie mobile qui se lève comme une barrière (coté Chartrons).
Cet ouvrage est conçu pour laisser passer les bateaux d'un bassin à l'autre. Comme une écluse, il fonctionne seulement lorsqu'une demande de transit est formulée par un plaisancier.
[...]
Ce pont est également indispensable pour rétablir la circulation — voitures, vélos et piétons — du cours Brunet, l'axe qui traverse les bassins à flot et relie directement le quartier des Chartrons et le cœur du quartier Bacalan.
[...]
Pour rétablir le trafic, le nouvel ouvrage a été conçu suffisamment grand. Son tablier mesure 11 mètres de large, soit deux voies de circulation, pour voitures et deux-roues, de trois mètres de large chacune et deux trottoirs de 2,5 mètres.
[...]
[En petit, l'exploitation de ce pont repose sur le même principe que tous les ponts ouvrants: deux flux de trafic se partagent ses faveurs. Le jeu des marées, troisième facteur à prendre en compte, complique cette exploitation
8
: c'est un micro pont Bacalan-Bastide offrant, à ceux qui ignorent tout des problèmes que ces ouvrages posent, l'occasion de se recycler.
On a fort justement qualifié ces problèmes "d'emmerdements majeurs"…, mais il n'y a pas plus sourds que ceux qui ne veulent pas entendre et mélangent les intérêts privés avec ceux de la collectivité.]
31/10/08, SO, p. 10 :
L'accord-cadre signé hier sur le détachement vers le privé des personnels de la manutention portuaire, va permettre la mise en œuvre de la réforme censée relancer les ports français en perte de vitesse face à leurs concurrents européens depuis plusieurs années. Après plus de sept mois d'âpres négociations, les syndicats, dont la puissante CGT des ports et docks (FNPD), mais pas FO, ont paraphé le texte avec le patronat du secteur, représenté par l'Union nationale de la manutention (UNIM) et l'Union des ports français (UPF).
[...]
Une vaste réforme de sept GPM français (Dunkerque, Le Havre, Rouen, Nantes-Saint-Nazaire, Bordeaux, Marseille, La Rochelle) a été lancée. Elle vise à développer l'activité des ports français, qui n'ont plus que 14% des parts du marché européen contre 17,8% en 1989.
[...] Un droit de retour sous statut du port est notamment inclus dans l'accord: pendant 14 ans en cas de licenciement économique et pendant 3 ans à l'initiative du salarié. [...]
[...] La FNPD a déclaré qu'il allait falloir "faire vivre au niveau local cet accord-cadre", prévenant que "si une des parties (commençait) à ne pas respecter ses engagements, immanquablement, il y aurait de nouvelles actions dans les ports".
Outre le transfert de la manutention vers le privé, la réforme prévoit un plan d'investissement de 367 millions d'euros pour la période 2009-2013.
[Le pourcentage de rendement pourrait s'expliquer par celui des grèves (justes ou moins justes)?
Anciennement appelés "autonomes", ce qui a amené certains à les déclarer "trop autonomes", ils viennent d'être débaptisés en "grands Ports maritimes" (GPM), d'où PAB devient GPMB. L'adjectif "grand" apparaît déjà dans l'appellation mais pas encore dans les résultats.
Ces GPM jouissent toujours du même privilège d'indélocalisabilité.]
12/11/08, SO, p. 2-6 :
La Chine est devenue, en 2008, le premier partenaire commercial du port de Bordeaux pour ce qui est des conteneurs. Le trafic en provenance de l'Empire du milieu a enregistré un bond de 25000 tonnes au cours des trois premiers trimestres de cette année, ce qui place désormais ce pays loin devant les départements français d'outremer, Guadeloupe et Martinique puis les États-Unis. La Chine représente aujourd'hui 75000 tonnes de marchandises par conteneurs par an, qui entrent par le port de Bordeaux.
20/11/08, Bernard Broustet, SO, p. 17 :
Après une longue vacance, la direction générale du port de Bordeaux semble en passe d'être pourvue. [... :] le choix s'est porté sur Marie-Luce Bousseton. [...]
[...] directrice départementale déléguée de l'équipement de la Gironde. [...] Comme les autres grands ports français, celui de Bordeaux vient de changer de statut. De "port autonome", il est devenu "grand port maritime". De ce fait, si sa nomination se confirme, elle n'aura pas le titre de "directrice générale", mais de "présidente du directoire".
[...]
04/12/08, SO, p. 23 :
Bacalan s'est rapproché hier de Bordeaux après l'ouverture tant attendue du pont de pertuis [...]. A noter que le dernier chantier des ponts de Bacalan, celui du pont aval, progresse bien puisque le gros œuvre est terminé, l'emplacement des rails et les trottoirs sont achevés. [...]. Bacalan retrouvera ses trois ponts et une fréquence normale des tramways au mois de mars.
en-tête
é
"ports 2008", fin ;
ou
"ports 2009", début.
"ports 2009",
fin ê
.
09/01/09, SO, p. 19 :
Au terme d'une année 2008 difficile, le trafic portuaire bordelais a néanmoins dépassé le cap de 9 millions de tonnes malgré les mouvements sociaux liés à la réforme portuaire [...]. C'est la reprise des exportations de pétrole brut (230000 tonnes lors des 9 derniers mois) et le démarrage des exportations céréalières, qui ont permis de franchir ce cap [...].
12/01/09, F. C., 20m Bordeaux, p. 3 :
L'alliance pour la planète, qui regroupe quatre-vingts associations écologiques [...] vient de mettre en ligne [...] (www.lalliance.fr) de mire, l'implantation d'un terminal méthanier au Verdon [...]. "Un projet extrêmement dangereux pour le dernier estuaire naturel d'Europe, classé Natura 2000", rappelle Philippe Lucet, le secrétaire général de l'association Une Pointe pour tous, qui regroupe aujourd'hui 5000 adhérents.
[...]
04/02/09, Julien Rousset, SO, p. 21 :
Le Conseil municipal a désigné Hugues Martin pour représenter la ville au conseil de développement du "Grand port maritime". "Un grand port malade", a observé Martine Diez (PS): "Notre port a mal à sa tête (toujours pas de directeur… ), mal à ses ponts (du pertuis, Bacalan-Bastide… )". "Je pense, comme vous, que le port doit redevenir dynamique", lui a répondu Hugues Martin. 8
10/02/09, Bernard Broustet, SO, p. 14-15 :
Devenu "grand port maritime" du fait de la réforme législative parue l'an dernier, l'ex-Port autonome de Bordeaux s'est vu doter dans ce cadre d'un conseil de surveillance, qui remplace l'ancien conseil d'administration, et d'un directoire.
[...] le directeur du directoire n'a toujours pas été officiellement nommé, cinq mois après le départ de l'ancien directeur général, Philippe Deiss, pour Rouen.
[...] le conseil de surveillance [...] a donné un avis favorable à la candidature de Marie-Luce Bousseton [...].
[...] le conseil de surveillance, qui compte 17 membres, s'est doté hier d'un président, [...] Jean-Paul Sandraz [membres: Hugues Martin, Jean Touzeau, Jean-Paul Turon, maire de Bassens, etc.] [...].
[...]
[sur le projet de terminal méthanier] [...]. "J'ai compris, a dit Jean-Paul Sandraz, quelle place tenait ce projet dans les perspectives de développement du port de Bordeaux. [...]
[...]
Ardemment combattu par la plupart des élus du Nord-Médoc, et par des associations de défense de l'environnement, le terminal est en revanche défendu par le syndicat CGT du PAB.
[...]
[Rouen est une bonne nomination pour qui veut prendre connaissance, de visu, de la valeur du choix d'un pont ouvrant à Bordeaux.]
23/02/09, Catherine Methon, SO, p. 13 :
Pas moins de 2000 personnes ont répondu à l'appel de l'association "Une pointe pour tous", samedi, sur la Grande Conche de Royan. En cause, bien sûr, le projet de terminal méthanier [...].
[...]
"Ce projet est triplement imbécile", a commenté sans détour Bernard Vinquoy [vice-président]. "D'abord, il ne répond à aucun besoin national ni européen. Des gazoducs existent déjà qui importent une matière première venue des pays de l'Est, nordiques ou du Moyen-Orient."
L'opposant médocain a ensuite évoqué la question de l'emploi. Il estime que la promesse de création d'une quarantaine de postes liée à l'implantation de ce port méthanier verrait, dans le même temps, la disparition de 600 à 800 emplois dans le secteur du tourisme. "Hôtellerie, camping, navigation: les clients ne viendront plus si trois cuves de 50 mètres de haut polluent le paysage."
[...] Le problème fondamental du danger que représente le passage des navires méthaniers "à 400m du littoral, au droit de Saint-Palais-sur-mer" a enfin été souligné comme un des plus graves aux yeux de Bernard Vinquoy et de son homologue de la rive droite, Jacques Gervais.
[...]
10/03/09, SO, p. 13 :
Il aura fallu attendre 6 mois pour pourvoir au remplacement de Philippe Deiss, ancien directeur général du port autonome de Bordeaux, promu à la fin de l'année dernière à Rouen. Mais, depuis la fin de la semaine dernière, l'ex-port autonome, devenu entre temps grand port maritime, a enfin une directrice opérationnelle. Il s'agit de Marie-Luce Bousseton [...].
04/07/09, SO, p. 25 :
Ville de Bordeaux reprend du service. Une bonne nouvelle pour ceux qui ont un petit penchant pour le bateau promenade Ville de Bordeaux, l'un des vieux navires transportant des passagers dans le port de la lune à Bordeaux. Après quelques mois d'inactivité pour travaux d'aménagements et remise aux normes, il reprend du service.
Francis Poupeau, [...] "le commandant" a de nouveau l'autorisation de naviguer avec 150 passagers [et] de passer à 250 passagers avant la fin de l'été.
Le bateau est de nouveau accessible, rive gauche, à hauteur de la bourse maritime. {P}
06/07/09, Bernard Broustet, SO, p. 17 :
[...] Mais la détection de défauts dans les structures des deux portiques du Verdon, [...] a contraint l'armateur [MSC Léa] à [...] prolonger le séjour girondin de son navire [...].
[...]
Les portiques du Verdon doivent faire l'objet cette semaine de deux inspections [...].
07/07/09, Bernard Broustet, SO, p. 12 :
45 salariés, 12 grues et 2 portiques devraient bientôt quitter le périmètre juridique du Grand port maritime (ex-port autonome), pour être cédé à une nouvelle société dans laquelle l'établissement public n'aurait plus que 20% des parts. C'est ce que prévoit un protocole d'accord signé en fin de semaine dernière entre le port et les deux opérateurs locaux de la manutention portuaire: Sea Invest et Balguerie. Le texte prévoit que les deux entreprises contrôleront respectivement 65% et 15% de la future société en charge des outillages.
[...]
Sur ce dernier plan, un accord cadre national, qui avait été précédé par un bras de fer social, fixe les grandes règles du jeu. Et les inquiétudes du puissant syndicat CGT quant à la pérennisation d'une activité de maintenances au sein des ateliers du port, ont été partiellement apaisées. Le protocole prévoit que la future société confiera au port l'entretien de cet outillage pour une durée de 7 ans, de façon inconditionnelle pendant les 3 premières années ; et sous certaines conditions ensuite.
[...]
Cette signature consacre le rôle éminent joué par Sea Invest et Balguerie, à Bordeaux. Sea Invest est un groupe belge de manutention, de stockage et de services présent dans tous les grands ports français, notamment à Bordeaux où il occupe 250000 m² de terrains portuaires et emploie entre 120 et 150 salariés suivant les périodes.
Quant au groupe Balguerie, qui a son siège social à Bordeaux, il pratique notamment à grande échelle l'organisations de transports internationaux. Les deux groupes avaient repris dans les années 90 les dockers, qui dépendaient jusque-là indirectement du port de Bordeaux. A travers la nouvelle société, ils ajouteront le maniement des grues à la palette de leurs activités.
19/07/09, Yan Saint-Sernin, p. 19 :
[...]
[...] c'est sur le terrain économique que le collectif [anti-méthanier] souhaite faire entendre sa voix. "Nous voulons montrer à travers le passage du Queeen Mary 2 au Verdon que l'on peut faire autre chose de cet endroit qu'un site classé Seveso 2, et notamment développer le tourisme de croisière", explique Philippe Lucet, membre de l'association d'entrepreneurs de la presqu'île du Médoc, avant d'ajouter: "Le tourisme représente déjà 250 millions d'euros par an dans le Médoc."
[...]
10/08/09, Hervé Pons, SO, p. 21 :
[...]
Pourtant le port est bel et bien sous haute tension depuis le 23 juillet, date à laquelle est tombée la décision du gouvernement (via l'État) de ne pas donner le feu vert au futur port méthanier. En fait, il s'agissait d'une injonction faite à la directrice générale du port de Bordeaux de ne pas signer la convention avec 4Gas, qui aurait ouvert la voie au port méthanier.
Ecologistes, élus girondins et surtout médocains et charentais-maritimes dans leur majorité, habitants de la pointe du Médoc s'en sont réjouis. Mais au port, cadres, agents et dockers partagent l'inquiétude d'un recul de l'activité [...].
[...]
Face aux craintes que suscite la décision de refuser le port méthanier, les trois semaines passées ont été très tendues dans les états majors et les conseils d'administration: lettre recommandée au ministre, démission de président, menaces de démissions, mais la colère demeure feutrée, contenue aux antichambres. [...]
[...]
C'est aujourd'hui, et les jours suivants, que la tournure de la crise sera déterminée: durcissement ou résignation.
[Sous les feux d'artifice écologiques, on crie au "développement durable", mais on abandonne aux marchands de soupe le plus grand site naturel encore sauvable de notre pays en y plantant une usine à gaz, comme si l'on ne pouvait aller méthaner ailleurs!]
11/08/09, Yannick Delneste, SO, p. 18 :
Filière prometteuse
Veolia démantèle sur la zone portuaire, avec une autorisation d'occupation temporaire renouvelable tous les trois mois, qui lui octroie le Grand port maritime de Bordeaux, et nantie du label installations classées pour la protection de l'environnement. "Notre objectif est de pérenniser le démantèlement de navires et de faire de ce lieu un site d'experts, explique Stéphane Rabot. Et de postuler à plus gros que le chalutier." Du côté du Grand port maritime de Bordeaux, on est aussi partant pour que l'une des 3 cales sèches de ce type en France (avec Le Havre et Brest) se développe ainsi. "La forme de radoub (cale sèche) a de l'activité pour 2 ans", estimait au début du mois Julien Bas, directeur d'exploitation du port. {G}
22/09/09, Jordane Capelot, SO, p. 22 :
[...]
Les bassins à flot sont un haut lieu de la capitale girondine. Didier Périze, membre de l'association [Bacalan Fête] raconte: "Au XIXe siècle, Bordeaux était encore le premier port européen. Jusqu'à la fin des années 80, des morutiers partaient en mer. Mais c'est aussi là où se situe la base sous-marine, construite pendant la seconde guerre mondiale, à l'initiative des nazis."
[...]
28/09/09, Willy Dallay, SO, p. 20 :
Ils sont un voyage à eux seuls, les bassins à flot. Il suffit de laisser errer son regard pour rêver. Chaque bateau derrière son anneau est un monde. Donc, ce week-end, la fête avait de quoi faire, entre la musique, les expos, les conférences, les régates, l'embrasement de la base sous-marine samedi soir, les puces de mer le lendemain. [...]
"Le fleuve ne doit pas être un obstacle, il faut le reconsidérer", affirme Didier Périz, de Bacalan Fête. C'est bien l'avis de l'adjointe au maire, Nathalie Delattre, qui a de grandes ambitions pour ce quartier, et de Philippe Dorthe, conseiller général et qui s'occupe du tourisme à la Région. Mais, depuis l'arrêt de l'exploitation commerciale en 1987, l'État a un peu traîné les pieds pour engager ces vénérables bassins créés en 1879 sur la voie d'une nouvelle vocation qui pourrait être touristique. [...]
[...]
["L'embrasement de la base", un dév durable qui plaît aux écolos; sans doute.]
06/11/09, SO, p. 11 :
[...]
Une loi du 4 juillet 2008 a entériné la réforme de sept grands ports (Dunkerque, Rouen, Le Havre, Nantes-Saint-Nazaire, La Rochelle, Bordeaux et Marseille-Fos) qui prévoit, notamment le transfert de la manutention portuaire — personnels et outils — vers des opérateurs privés. Cette réforme a pour but d'enrayer le déclin des ports français face à la concurrence européenne.
"Le transfert des activités d'outillage vers des opérateurs privés est en cours et devrait être achevé au premier trimestre 2010", ajoute M. Bussereau, en jugeant qu'il faut "renforcer l'efficacité" des terminaux.
La CGT des ports et docks appelle les personnels affectés à l'outillage (grutiers, portiqueurs) à une grève de 24 heures aujourd'hui dans les sept ports concernés.
08/11/09, Philippe Belhache, SOD, p. 10 :
[...] La société néerlandaise 4Gas, porteuse d'un projet de terminal méthanier au Verdon, en Gironde, réclame 320 M€ d'indemnité suite à la décision du Grand Port de Bordeaux — sur demande de l'Etat — de ne pas renouveler l'option sur les terrains qu'elle briguait sur les rives de l'estuaire.
[...] Dès septembre, le président de 4Gas [...] évoquait le principe de 9M€ [...] "avant que la justice ne tranche le préjudice commercial". 4Gas a finalement chiffré ce dernier à 311M€.
[...]. "Le montant de la somme demandée par 4Gas couvre les bénéfices qu'elle en tendait réaliser si elle avait pu occuper et exploiter le site".
Dominique Bussereau [...] juge la somme demandée indécente et immorale." L'élu [...] y voit "la preuve que ce n'était pas un véritable projet économique et industriel, mais bien un projet capitalistique, un projet d'argent, une réalisation destinée à être vendue pour être exploitée par d'autres". [...]
01/12/09, Jean-Paul Vigneaud, SO, p. 18 :
Dans un an et demi, deux ans au plus tard, tous les services commerciaux et administratifs du Grand port maritime de Bordeaux (GPMB) seront réunis dans le quartier de Bacalan. Grâce à la construction d'un immeuble supplémentaire au beau milieu du domaine portuaire, entre la rue Achard et la Garonne, tout près des bassins à flot.
C'est une page de l'histoire qui va se tourner. Il y a des lustres que la direction générale du port réside au Palais de la Bourse, en plein cœur de Bordeaux. Au deuxième étage de l'aile droite (lorsqu'on regarde le palais) avec des bureaux donnant principalement sur la place Jean-Jaurès.
[...]
Les installations portuaires ont été les premières à être transférées à Bassens. Peu après, les services sont partis à Bassens ou Bacalan. La capitainerie a ainsi jeté l'encre à Bassens. [...]
Au palais de la bourse, à ce jour, ne reste que la direction générale, la direction financière et la direction des ressources humaines. Une cinquantaine de personnes au total.
Pour abriter ces trois directions et le nouveau restaurant d'entreprise, un bâtiment va être construit à proximité immédiate des ateliers du port. Un investissement de trois millions d'euros.
[...]
Pour terminer, rappelons que ce site portuaire relooké aura bientôt un voisin prestigieux: le Centre culturel et touristique du vin, ce dernier devant être construit à l'emplacement d'anciens entrepôts du port et de l'actuelle fourrière.
11/12/09, Jean-Paul Vigneaud, SO, p. 22 :
[...]
[...] les ambitions 2010 de "Compas Marin": non seulement devenir un des principaux acteurs du bassin à flot de Bordeaux, mais encore y créer un vrai "port à sec", le seul "port à sec" de France, situé en plein cœur d'une grande ville.
"Une suite logique de nos activités", note Pierre Jeliazovoski. Il y a un an encore, le "Compas Mari" était un magasin de vente de produits pour la navigation. En le prenant en main, en avril dernier, Pierre Jeliazovoski a ajouté à cette activité majeure une série de services: entretien, réparation et gardiennage.
[...]
[...] Ce projet de "port à sec" va dans le droit fil de ce que le GPMB a prévu. Il souhaite transformer les bassins en vrai port de plaisance avec de nouveaux pontons et des installations fonctionnelles. Les premiers travaux d'aménagement sont programmés pour 2010.
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