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procédure {?}, plan du site Ø, brochure {B} |
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"pl. des Quinconces, R4" |
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"R6, escale de Bordeaux" |
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La majesté et la grandeur du décor, l’Histoire, la vivacité des eaux, les possibilités portuaires uniques font de la Garonne "le Saint-Laurent de l’Europe". Lorsqu’on admire le bassin de Bordeaux depuis le Colbert
ou, en contrechamp, depuis le Pont de pierre, du haut de la tour St-Michel, et encore plus sensuellement depuis une péniche, notre patrimoine nous interpelle. Pour ses héritiers, sa gestion est un cas de conscience hors de toute considération de parti ou d’humeur: il s’agit de l’âme de Bordeaux.¨
[…à l'occasion de creusement du futur parking souterrain,] Place de la Bourse toujours, le quai du XVIIIe siècle est lui aussi apparu, avec ses anneaux en métal permettant d'amarrer les bateaux. Les anneaux seront visibles au musée d'Aquitaine en février. […] (SO, 30/10/01)
Paris garde libre de métro ses catacombes, Bordeaux garde libre de bus sa zone piétonne; et de pont sa "grandiose" rade naturelle intra-muros: "la plus belle place d’eau dont s’enorgueillit la France" (Aubert de Tourny). "Vivre avec son temps", c’est adopter des solutions modernes mais respectueuses du milieu. Bayonne et d'autres peuvent ponter leurs rivières car leurs ports sont ailleurs, sur la zone côtière. Pour Bordeaux (rade) ou Marseille (vieux port), barrer la partie la plus prestigieuse du vieux port serait une faute historique.
Voulons-nous préserver le site incomparable du port de la lune, cette perspective de la courbe de la Garonne: c’est notre passé, un patrimoine, une richesse. (Anne de Boissieu – Denis Teisseire, BXMAG, 05/98)
A 100km de l’océan, au cœur historique d’une agglomération de 772000 habitants, c’est un parc naturel liquide large de 500 m que se disputent, sous le vol des mouettes et des goélands, la marée atlantique et le courant pyrénéen. Un parc et un port maritime exceptionnels qui ne demandent qu’à être sauvegardés. Anéantir ce "magnifique hémicycle", "aspect le plus grandiose" de Bordeaux, serait aussi un crime esthétique
{P}:Le port décrit devant Bordeaux un magnifique hémicycle de 6km de développement [plus haut
R5; R2]. C’est grâce à cette disposition en arc de cercle, qui a fait introduire un croissant dans les armes de la ville, grâce à l’animation de la rivière et des quais, dont on embrasse, du haut du pont, le développement d’un seul coup d’œil, que Bordeaux est peut-être la ville de France dont le premier aspect est le plus grandiose. (A. Joanne, p.46 5b 8 ) {P}Le plus grand estuaire d’Europe serait en réalité, selon le géographe Enri Enjalbert, "une mer intérieure que prolonge, sur 60km, les estuaires de basse Garonne et de basse Dordogne". (Christian Seguin, SO, 15/05/98)
Un seul pont, ou passerelle, en travers de la rade suffirait pour commettre le crime de lèse-patrimoine mais, pour diluer la concentration de véhicules et de pollution inévitables sur un pont central, à l’après-débat du 28/04/98 de l’Exposition "Unir les Deux Rives", on lâche qu’on "va faire 3 ou 4 ponts": un pont en cacherait un autre et la Garonne finirait claquemurée; et réservée aux bateaux mouches comme la Seine à Paris avec laquelle elle n’a rien de comparable. [LE NOUVEL OBS., 28/10/99
8 ]N’est-il pas contradictoire de vouloir rendre les quais aux Bordelais tout en leur promettant une Garonne morte, interdite de navigation, un lac urbain coincé entre deux ponts? Serions-nous incapables à Bordeaux de revitaliser le fleuve, à l’instar de ce que font Londres, Hambourg, Amsterdam, Bilbao et bien d’autres villes?
Le pont des Quinconces reflète une vision technocratique, faussement futuristique, de la ville. Nous avons le devoir de résister à ce projet. (Pierre Hurmic, SO, 18/05/98)
Dans Bordeaux, le rapport ponts/nombre d’usagers est plus grand que dans Paris; et le rapport ponts/usagers de toute l’agglomération est encore plus grand
R20.Un pont n’a pas que des avantages. A Agen, le pont canal interdit tout trafic fluvial
8 alors qu'à Toulouse des péniches circulent tant bien que mal sous les arches. A Bordeaux, les crues rendent le passage du pont dangereux [Denis Gesta, de la péniche Burdigala, SO, 30/01/98]. En 91, l’Argonaut {P}, R19, en 96, le Ville de Bordeaux, et en 98, un bateau-pompe, ont percuté le pont.Ce Pont de pierre fameux est l’un des obstacles du parcours [de la traversée de Bordeaux en kayak], là où disparaissent quelques pagaies, où les moins aguerris boivent la tasse. (Frédéric Sallet, SO, 16/11/98)
Sandrine, une fillette de 12 ans, lutte contre la mort. Jeudi, elle a été grièvement blessée à la tête dans l’accident de la Baladine, sur la Garonne, à Toulouse. Cette péniche qui transportait 90 enfants a heurté l’arche du pont de la Daurade. […]
[…] De son côté, le capitaine de la Baladine a néanmoins reconnu une erreur d’appéciation. […] (Pierre Mazille, La Dépêche, 02/04/98)
Le "Garibaldi", qui effectuait une manœuvre dans le port de Bayonne, a dérapé sur son ancre et heurté de l’arrière le pont Grenet, denier né des ouvrages enjambant l’Adour. De l’avant, il a également écrasé un bateau de pêche […] il semblerait que les conséquences pour le pont soient plus sérieuses qu’il n’y paraissait […]. (SO, 24/07/98)
Cinq passagers d’un bateau-mouche ont été légèrement blessés hier quand l’embarcation a heurté un pilier du pont Marie, à Paris, sur la Seine […] (SO, 17/03/97)
Des problèmes techniques demeurent [avant de faire passer les éléments du A380 sous le pont de pierre]: il faut encore vérifier s'il n'y a pas trop de tourbillons; déterminer les systèmes de guidage; étudier les risques de collision et s'assurer que, le cas échéant, le pont résisterait; définir les caractéristiques des barges pour être certain qu'en cas de choc elles pourraient continuer à flotter. (Marie-Claude Aristégui, SO, 10/10/01)
Si le franchissement du train à grande vitesse n'est pas plus élevé au-dessus de l'eau que l'autoroute A89 à Fronsac, […] "nous condamnerions irrémédiablement les communes concernées et le libournais à ne plus jouer aucun rôle sur le plan fluvial […]" poursuit le premier magistrat d'Yzon. […] (Guy Lacquement, SO, 13/10/01
8 )Il s'en faut de peu que le pont de pierre n'empêche la France d'assembler le A380 en faisant obstacle au passage des sections de fuselage:
Le point le plus sensible du parcours sera le franchissement du pont de pierre. […] Et si l’on ne trouvait pas de solution, c’est Toulouse qui perdrait l’assemblage de l’A380 au profit de Hambourg. (Jean-Pierre Deroudille, SO, 10/07/00) [SO: 10/04/01, p.4 & D
8 ] 8Le pont de pierre ne pose pas que ce problème:
La SEPANSO mettait alors en garde contre les conséquences du rétrécissement du lit du fleuve, consécutif à la quasi-fermeture de la dernière arche du pont de pierre côté rive droite [du fait de la digue de la voie sur berge]. Rétrécissement qui accroît la vitesse de l’eau et la force des courants, ce qui constitue une menace autant pour le pont de pierre lui-même que pour les encorbellements de la digue. (SO, 18/07/00)
A Agen, les piles du pont canal (patrimoine mondial) obstruent pratiquement la Garonne (100m de large et encaissée). Mais en amont, existait un pont du même dessin que notre pont de pierre: il est remplacé par un pont moderne qui ne barre pas le passage [
R19, R20, 8 ]. A Pau, le pont (en pierre) du 14-juillet fait barrage également [SO, 25/08/00]. Moins il y aura de ponts, moins la rade s’envasera et moins la navigation y sera dangereuse. Inconvénients qu’un tunnel n’a pas.Dans une cité de 2000 ans, il est spécieux de prétexter périodiquement un manque de temps pour justifier toutes atteintes au patrimoine. L’ancien quartier Mériadeck serait notre rue Mouffetard et notre Montmartre, au lieu de cet irrémédiable ratage faussement moderne, vieilli précocement, inattirant, ni fait ni à faire. Citations:
J’aime la place du Capitole; l’entrelacs des petites rues anciennes du centre de la ville; les jardins aussi. J’y allais, enfant. Mes enfants y vont. (Dominique Baudis, maire de Toulouse, Muséart, 10/98, p.56)
L'entrelacs des ruelles qui faisaient le charme du Mériadeck d'antan […]. […] les grands travaux qui ont définitivement changé sa physionomie [de Bordeaux] permettent de se faire un jugement teinté tantôt d’admiration retenue, tantôt de regrets forts et définitifs […]. (Jean-Paul Taillardas, SO, 05/03/99) [
R12]"[…] Mais lors de mes derniers contacts avec Jacques Chaban-Delmas, je [Jean-Paul L'Allier, maire de Québec] lui ai dit que nous ne ferions probablement pas Mériadeck. Il m’a répondu: "Vous avez raison. Ce n’est plus à faire." Ces paroles m’ont aidé et, pour Saint-Roch, je me suis inspiré des travaux d’un urbaniste de Toronto." (Marie-Claude Aristégui, SO, 19/09/02)
"Mériadeck ce n’est pas un quartier agréable, ces immeubles, c‘est oppressant."
(Patrick Baudry, Bordeaux-Magazine, mars 2003)
On se rappelle que le même Chaban condamnait aussi le tramway
R21. Mais on a les deux aujourd’hui, Mériadeck (à la place de Saint-Roch) et tramway (à la place du métro, très mal engagé).Sous prétexte de "vivre avec son temps", Bordeaux a perdu son Colisée Gallien, son Ombrière d’Aliénor, sa mairie de Montaigne, ses fontaines des allées de Tourny
{G} (replantées l'une à Soulac, l'autre chez un particulier: détournement de patrimoine 8 [SO, 23/11/93]), etc. La façade historique protégée de ses quais souffre d’une plaie béante moderne {P}. Le château Trompette a cédé sa place aux Quinconces (imaginons Blaye perdant sa citadelle pour un champ de foire [SO, 09/06/99 8 ]) : Bordeaux ne veut pas en plus perdre ses Quinconces [BXMAG, 05/98]. L'Histoire prouve que les responsables ne sont pas toujours bien inspirés:Pour les monuments civils, il est à regretter que les transformations modernes aient trop peu respecté les souvenirs qui s’attachaient à des édifices d’une très grande importance historique, tels que l’Ombrière, où siégeait l’antique parlement de Guyenne et d’où partit si souvent le signal des événements qui agitèrent toute la province; et ce fameux Collège de Guyenne, où s’était glorieusement conservée la tradition des écoles qui illustrèrent Bordeaux dès le temps de la domination romaine. (p.126
5c 8 )Malgré une forte opposition, le cloître de la cathédrale de Bordeaux fut démoli au XIXe siècle
{P}, non pour faire passer un pont, mais, pour canaliser "l’arrivée massive des voitures" venant du pont [8 ]: déjà, le concept de pénétrante évitant un détour R4. En 1850, pour faire passer leur chemin de fer, les affairistes technocrates ont failli raser le cloître de Moissac {P}. Toulouse a conservé deux cloîtres dont l’un sert de musée. Se rappelle-t-on que Bordeaux doit à l’acharnement d’associations et de Bordelais d'avoir fait renoncer l'ancienne municipalité à la démolition de l'entrepôt Lainé, au percement de pénétrantes dans les vieux quartiers derrière la façade des quais et dans le jardin public (pour créer une autoroute intérieure aboutissant à un pont Xavier-Arnozan), à la disparition des "chevaux des Girondins" [SO, 04/02/80; 02/09/81] (ressuscités grâce aux longs efforts de Mme Délie Muller, conservateur au musée d’Aquitaine [SO, 23/06/82; 24/06/83; 23/09/86]), au bétonnage du bois de Rivière {P}?… Mais le parc de la Visitation [SO, 06/08/99] et "la dernière tache verte" (près du Grand-Parc) [SO, 18/03 & 28/03/00] viennent d’être sacrifiés; de même que celle, extra-muros, barrière de Toulouse [SO, 12/12/00; 03/10/02] et du Bois de Thouars [SO, 11/10/02]…C'est enfin au tour de l’ancien parc des "Petites Sœurs des Pauvres" de perdre une "bonne" section au profit de… mais de qui au fait?
Mais, lundi, Alain Juppé a également annoncé que les 1400 mètres carrés que la mairie n’achètera pas seront vendus à un promoteur, "pour la construction de quatre maisons individuelles". Une rentrée financière qui permettrait aux Petites Sœurs des pauvres de rénover leur maison de retraite.
[…] Les besoins financiers des Petites sœurs des pauvres? "Cette congrégation possède de nombreux autres domaines, en plein centre-ville, dans d’autres villes françaises!
"[…] La démarche de Jacques Lalande n’est pas sans rappeler la croisade d’une autre association, Cauderès, basée à la barrière de Toulouse, dont les habitants, en particulier les jeunes parents, se plaignent régulièrement de ne pas avoir de parc dans leur voisinage immédiat. (Julien Rousset, SO, 19/12/02) [Voir "heritage 04" du 26/02/04 au 04/03/04
Le patrimoine a été par le passé une notion fluctuante — d’où l’abandon ou le saccage inconscient de monuments et de sites dont la perte est irréparable. Dans notre monde à court de racines, le patrimoine refait partie du cadre de vie et se vend bien.
Le massacre est encore permanent pourtant. Des projets comme celui de 1911
R19 ne sont pas uniques bien qu’enterrés. Le quadrilatère bordelais (pâté de maisons bâties autour d’un poumon central de jardinets de plus en plus garagisé), héritage du Bordeaux romain typique de notre écologie locale, meurt tous les jours sous les pelleteuses des permis de construire. Les grands amphithéâtres des facultés des sciences et des lettres (propriété de la ville) ont été anéantis par ceux qui avaient fonction de les préserver. Qui observe, dans la même perspective, la cathédrale et la "cité judiciaire", ou la cité dite mondiale et les toits des maisons hollandaises classées, ressent une perte. Le consulat US historique, condamné en janvier 96, a été ressuscité mais on ne ressusciterait pas une rade pontée.Rappelons que le consulat des États-Unis de Bordeaux qui était le "doyen" des consulats américains dans le monde – il ouvrit en 1790 – a fermé ses portes en janvier 1996. (SO, 08/10/99
8 )Moderniser ne signifie pas aliéner. On ne connaît pas tous les noms des destructeurs passés mais, aujourd’hui, on sait qui détruit quoi. Si nous ne sommes pas d’accord, il faut le dire dès maintenant puisqu’on nous y invite. A Bordeaux, tout le monde est d’accord sur l’essentiel: ne plus rien saboter irrémédiablement. Ça suffit!
8De quel droit créer l’irréversible par un pont barrière? Qui connaît l’avenir? De quel droit le sacrifier ainsi? (Anne de Boissieu - Denis Teisseire, BXMAG, 05/98)
Le patrimoine, architectural et naturel, fait un tout avec l’écologie: qu’un domino tombe, les autres perdent alors leur intérêt et suivent dans la chute. La population originelle, perdant ses racines, déserte vers d’autres villes fières de préserver leur patrimoine (Toulouse...). Le veut-on? Le couple Quinconces — bassin du Port de la lune est à sauvegarder dans son originalité et à inclure dans le patrimoine mondial [SO, 30/06/99
8 ; 09/10/00 8 ]. Le dénaturer serait d’autant plus inutile que, depuis 1822, on a appris à franchir les fleuves sans les défigurer ni les barrer.La notion de patrimoine a considérablement évolué en se transférant de la famille à la nation, et de la nation à la société internationale. […] Les gens ont besoin de repères, et ces repères sont des éléments à qui le temps et l’émotion apportent de la valeur. (Dominique Audrerie, ancien inspecteur régional des sites, SOD, 11/01/98)
Dans ce pays qui "se fait une certaine idée de la France", il est licite qu’on ait "une certaine idée de Bordeaux". Bordeaux, qui "ne s’est jamais remise de la perte de son port
5d 8 " marchand intra-muros [R6; 8 , 8 ] ; Bordeaux, où l’on aime les bateaux; Bordeaux, d’où l’on court admirer le France, même bricolé et rebaptisé Norway;… capitale internationale… son attrait touristique donne à Bordeaux une dimension internationale… toutes les formes de tourisme sont à encourager (… tourisme de croisière)… Bordeaux doit organiser davantage de grands événements internationaux… Bordeaux doit se faire mieux connaître en Europe et dans le monde…
R6, R7 [SO, 18/07/99 8 ]Dans la brochure d’appel d’offre émanant de la CUB du 11/12/98, p.28-29, on lit à la "section 3.43 Le parvis des Quinconces": "réserver la possibilité d’accueillir dans le futur un éventuel nouveau pont […]"; à la "section 3.44 Séquence Quinconces / Médoc": "Cette séquence doit recevoir le nouvel espace d’accueil pour les grands navires de croisière et de tourisme." Même implicite contradiction, lors du baptême devant la Bourse du Renaissance 2 (construit à St-Nazaire), dans le discours lu le 03/12/98 par le maire "en anglais pour honorer nos hôtes étrangers" mais (contrairement aux autres discours) non traduit en français pour les nombreux Bordelais accourus malgré le froid
8 .[…] Garonne-Avenir estime que "M. Juppé semble manifester une surprenante préférence pour le double langage, du moins sur le problème, capital pour l’avenir de la cité, du franchissement central. […]" (SO, 14/10/98) [BXMAG, 11/99, p.45
8 ][Les membres de l’association Garonne-Avenir (tél. 05.56.02.30.51)] se réjouissent "de la présence à cette manifestation des plus hautes autorités bordelaises avec à leur tête M. Alain Juppé, relevant, dans son remarquable discours en anglais, l’adéquation entre la majesté du navire et celle de son lieu d’accueil ‘au cœur de la ville’, la place de la Bourse en l’occurrence".
"Ils espèrent voir là l’amorce d’un renoncement aux absurdes projets tendant à faire de ce site international une dérisoire base de tourisme fluvial dont les fleurons seraient plus proches des embarcations des films de Marcel Pagnol que de ces splendides unités du XXIe siècle." (SO, 15/12/98) [SO, 26/08/02
Lors du débat organisé par Amarrages, le 08/04/99 à l’Athénée:
[…] Michel Duchène répondit que le pont des Quinconces n’était plus à l’ordre du jour mais qu’il ne dirait pas qu’il ne fallait pas un franchissement central. (SO, 09/04/99)
Pont toujours implicite dans la phraséologie officielle: [cit. BXMAG, 06/99,
R6].La rade est le composant majeur (Quinconces, allées de Tourny, avenue Thiers...) du sentiment d’espace et de grandeur émanant de Bordeaux. Un pont central, ce serait deux de ces composants anéantis à jamais
R5. Les erreurs récentes suffisent 8 . Mériadeck, on ne peut le défaire ni le parfaire: "ce serait trop cher". Le refrain est connu:[…] De toute façon, vu le coût que représente de nouveaux travaux, je ne crois pas qu'on puisse revenir en arrière. (Michel Duchène, SO, 13/03/99)
Si les deux élus [Hugues Martin et Michel Duchène] ont reconnu que la piste n’était pas exempte de tout défaut, ils ont clairement indiqué […] qu’il n’était pas question de la détruire […]. La piste a coûté cher et la casser coûterait encore plus cher. (SO, 30/04/99)
Comment faire comprendre au premier magistrat de la ville que la majorité des Bordelais ne veut absolument pas d’un ouvrage qui détruirait à jamais la merveilleuse perspective millénaire du fleuve, interdisant au surplus l’amarrage de magnifiques bateaux de croisière face à la superbe place de la
Bourse? […]
Les Bordelais, les vrais, ceux qui sont nés et ont vécu toute leur vie à Bordeaux, ceux-là – notamment –, disent fermement au maire de la ville: "Nous ne voulons pas d’un pont au droit de la place des Quinconces." […]
Quant à la réflexion d’Alain Juppé (rapportée dans le "Tire-bouchon" de "Sud Ouest" du 11 avril), "je suis spécialiste de faire ce qui déplaît a mon électorat", nous avons bien compris qu’il s’agissait d’une boutade. Mais tout de même ! (Roland Castelnau, écrivain, cité
Va-t-on laisser chasser les bateaux de Bordeaux, comme on chasse inconsciemment les cerveaux de France? Pour résumer, la question est: rade ou pas rade…
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