Courants de Garonne 1981-1999

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17/12/81, Jean-Marie Darmian, Bordeaux-Actualités:
"Comme les rues ne sont pas, au niveau des Queyries, perpendiculaires à la Garonne, le raccordement au pont nécessiterait une démolition d'une bonne partie des habitations rues Raymond-Lavigne, Reigner ou Hortense. D'ailleurs, murmure-t-on du côté de l'Association de défense, les spéculateurs ont déjà commencé leur travail. R12
[…]
L'hypothèse du cours du Médoc rallie davantage de suffrages du côté bastidien car elle éviterait totalement la destruction d'habitations actuelles. Le raccordement avec le pont Bouthier s'effectuerait uniquement sur des emprises appartenant à l'armée ou au port. Par contre, s'il épargnait la rive droite, ce projet causerait certainement une vague de fond parmi l'électorat "chabaniste" des Chartrons touché de plein fouet par l'implantation du pont. [Que dire de l'option, avancée alors, d'un pont au droit du cours Xavier-Arnozan!… SO, 18/12/81
8 ]
[…]
L'avantage serait également double pour les socialistes. L'électorat de "gauche" de la Bastide serait épargné et celui des Chartrons (dont l'actuelle majorité n'a pas grand chose à espérer [la gauche était majoritaire à la CUB]) serait contrarié… Une vision pragmatique, mais bien tentante des choses.
Chaque plateau de la balance recèle en réalité son pesant de voix… Par les temps qui courent, elles seront peut-être beaucoup plus déterminantes que les arguments techniques accompagnant les voies, routières celles-là, qui doivent franchir le fleuve.

20/07/83, SO:
[…] Dans la priorité des projets, la mairie de Bordeaux avait placé au début de l'année le pont Jean-Jacques Bosc qui était conçu plutôt comme un ouvrage urbain. Le projet d'État se situait à Arcins. […] un autre projet qui tient à cœur de l'équipe municipale: le franchissement de la Garonne aux Quinconces.
[…] Dans le même temps, la mairie de Bègles s'opposait au projet J.-J. Bosc en raison de nuisances pour ses riverains.
Nouvelle étape en janvier 1983, M. Jacques Chaban-Delmas évoque la possibilité du tunnel dont il affirme qu'il en avait lancé l'idée il y a quinze ans. Il apparaît aujourd'hui que le tunnel serait préféré au pont urbain. Même s'il coûte plus cher.

28/06/89, Jean-Chritophe Ploquin, SO:
L'image internationale de Bordeaux, l'amélioration de conditions de circulation, la passions d'agents intéressés au développements des haltes de croisière, le poids d'un aménageur qui s'apprête à engager 150 millions de francs en acquisition foncière et travaux de viabilisation sur 10 hectares de la rive droite, cet aménageur, Ardeur, étant filiale d'un groupe, la Caisse des dépôts et consignations, dont une autre société, Scetauroute, s'est taillé une réputation mondiale dans la fabrication des ponts… Ballotté au gré d'intérêts contradictoire, le dossier du quatrième ouvrage de franchissement de la Garonne semble bénéficier d'un climat propice à un accord depuis quelques semaines.
[…]
Aujourd'hui, la Chambre de commerce et le port ne s'opposeraient plus à la construction d'un pont ouvrant situé au droit du cours de Médoc […]. Mais le PAB demande expressément qu'un cahier des charges fixe clairement l'ordre des priorités en cas de conflits entre les trafic maritimes et routier. Quelle que soit la circulation automobile, et même aux heures de pointe, il demande que le passage d'un paquebot soit toujours avantagé.
Par mesure de sécurité, l'arrêt de la circulation durerait une demi-heure à chaque fois (un peu plus qu'il ne faudrait à un gros paquebot pour s'arrêter, au cas où le mécanisme d'ouverture du pont ne fonctionnerait pas). […]
[…] Centres commerciaux, auditoriums, musée des beaux arts, logements et bureaux par centaines… un nouvel axe de développement se dessine par-dessus la Garonne, empruntant le cours du Médoc […].

[…] Ce "postulat" [du cours du Médoc], selon le mot de Jacques Vallade, a coupé court à d'autres hypothèses dont la plus répandue fut longtemps un pont débouchant sur l'esplanade des Quinconces. Cette option fut écartée pour des raisons esthétiques et d'urbanisme.
[…] Au terme de son enquête remise officiellement en décembre 1988, la société [Scetauroute, spécialiste des ponts comme vu ci-dessus
8 , et chargée par la CUB de trancher entre pont et tunnel… R23] s'est prononcée pour la construction d'un pont tournant.
[…]
Scetauroute, puis les services techniques de la CUB ont donc opté pour un pont de 420m de long, ras sur l'eau mais suffisamment arqué pour permettre le passage de petits bateaux, et cherché le meilleur type de pont ouvrant. Trois hypothèses [: pont bascule, le plus cher, volume démesuré, "mastoc"; pont à tablier levant, style londonien et copie du "pont à transbordeur" d'avant-guerre, inesthétique: "des piliers de 50m de haut seraient nécessaires pour hisser le tablier à la même hauteur que celui du pont d'Aquitaine"].
{P}
Reste le pont tournant. La préférence que lui portent les ingénieurs doit sans doute un peu au défi technique(1) qu'il représente
{G}.
Le service de pilotage de la Garonne réclame un espace libre de 85m(2) de long pour assurer sans risque le passage des navires vers le port de la lune.
Un record qui nécessiterait la construction de deux tabliers tournants se rejoignant, au millimètre près, dans le vide, après chaque opération. […]
POINT DE VUE: […] Reste que personne ne veut stériliser l'espace nautique et que je suis hyper-favorable à la venue des paquebots […]. (Jacques Valade)

[1) Ils s'amusent aux petits soldats aux frais des contribuables, de l'esthétique et de l'écologie alors que d'autres font des tunnels dont la technologie est archi-connue (Nogent R20, R20).
2) Aujourd'hui, il faudrait plutôt une passe de 100m car les bateaux sont plus gros et le "défi technologique" serait encore plus impossible. Voir SO, 30/03/98
R19]

23/11/91, D.L., SO:
François de la Giroday se pose des questions sur la façon dont le choix du pont a prévalu sur celui du tunnel pour relier les deux rives à hauteur du pont du Médoc.
[… Il] vient de mettre la main sur une étude de tunnel à péage et à deux fois deux voies réalisée par Bouygues et qui aurait été transmise à la CUB dans le courant de l’année 90.
"Ce que je ne comprends pas, c’est qu’on ne nous ait jamais fait part de cette étude de tunnel à péage", dit celui qui, depuis une dizaine d’années, fait venir des paquebots de croisière dans le port de la Lune.
[…]
"On nous a dit que le choix du pont s’imposait pour des raisons financières. Dans ses courriers, le président Chaban-Delmas m’a toujours fait part de sa préférence pour un tunnel en m’expliquant que la raison économique conduisait au choix du pont. Quand j’ai évoqué cette étude Bouygues de tunnel à péage, il m’a répondu qu’il n’en avait pas entendu parler. […] Eh bien j’apporte la preuve que ce dossier a bel et bien existé", déclare François de la Giroday.
[…]
"Le choix du pont s’est fait à la lumière des résultats de l’étude réalisée par Scetauroute [Spécialiste mondial des… ponts] (Caisse des dépôts) selon laquelle un tunnel à deux fois une voie revenait à 330 MF contre 180 MF pour un pont mobile à deux fois deux voies (francs 1988). […]", dit Thierry Guichard].
La proposition Bouygues a-t-elle ou non été délibérément laissée "sous le coude"? Si oui, pourquoi? Voilà les questions qui trottent dans la tête de François de la Giroday.

02/99, Groupe Socialiste, BXMAG:
Coups durs pour le centre ville et la Bastide!
En quelques semaines, la Majorité municipale a engagé une véritable opération de déménagement du centre ville, d'autant plus paradoxale que tout le monde s'accorde à reconnaître le sous-équipement du centre ville et les difficultés grandissantes de son commerce:
le Hangar5 sera détruit et ses activités (300000 visiteurs par an) transférées au Hangar14 rénové et aménagé, sans solution de remplacement
le casino et le Palais des congrès ont été offerts sur un plateau au groupe ACCOR du Lac (ô surprise…!)
—le Hangar7 sera démoli et les activités du CAESAR'S transférées au casino du Lac
—les Hangars15 à 19, requalifiés, accueilleront 20000m² de surfaces commerciales, les activités permanentes de CapSciences, un planétarium (jadis promis à La Bastide. Une géode, un marché aux fleurs et des activités de restauration.
—mieux encore, le port historique de Bordeaux, en face de la place de la Bourse, sera définitivement déclassé, et les paquebots, ou ce qui va en rester, transférés quai des Chartrons. Décision ubuesque, qui revient à abandonner le seul site nautique en eau profonde de Bordeaux, pour un site portuaire de plus faible capacité, qui supposera un coût de dragage de 1,2 millions de francs par an.
—la plate-forme SNCF de La Bastide est ses 252 emplois sont en attente de transfert sur le site de Hourcade [ouvert fin 2001].
C'est dire que les projets municipaux ne manquent pas!
Ce qui manque cruellement, c'est le respect de la parole donnée, selon la laquelle La Bastide et le Centre ville constituaient les deux priorités du Maire…
L'un et l'autre se contenteront de quelques miettes pour faire oublier que les plats de résistance leur passent sous le nez! [
8 ]

19/04/99, Philippe Madrelle, SO:
"Au moment où toutes les autres agglomérations de France se dotent d’infrastructures périphériques visant à écarter le trafic de transit et de poids lourds de la zone urbaine, je continue à penser qu’un tunnel routier aux bassins à flots, débouchant sur le "bouchon" automobile de Latule […], ne constitue ni une solution d’accès au centre-ville pour les habitants de La Bastide ni un délestage durable du pont d’Aquitaine."

22/04/99, SO:
Les communistes [... se] prononcent en effet contre les projets de Philippe Madrelle et réaffirme leur attachement au tunnel rail-route (ils furent les premiers, dès 1981, à le suggérer) et au pont central. Bref, ils sont sur la même longueur d’onde (celle de la Garonne, bien sûr) qu’Alain Juppé.
"[…] Avec le tramway et le tunnel rail-route, ne faut-il pas, comme les élus communistes le proposent, un pont au centre-ville afin de revitaliser La Bastide et pallier la mise en site propre de deux files du Pont de pierre?
R15 […]"
"[…] la remise en fonctionnement de la gare SNCF de la Médoquine, la revalorisation de celles de Pessac et de Cenon, le bouclage de l’agglomération par un tunnel rail-route au droit de la rue Lucien-Faure. Voilà pour nous l’urgence, ce qui n’exclut pas la poursuite du débat", conclut le groupe communiste.
8

23/04/99, Jean-Denis Renard, SO:
Parmi les motifs de récrimination des forains, on trouve aussi le bourgeonnement des zones 30 en centre-ville et, plus généralement, la restructuration des places publiques [Quinconces?] qui fait parfois peu de cas des besoins des manèges, ne serait-ce que par l’apport d’un nouveau mobilier urbain peu compatible avec les manœuvres des camions.

24/04/99, le Tire-Bouchon, SO:
Les socialistes bordelais s’interrogent de plus en plus fort sur la pertinence d’une liste commune avec le Parti communiste […]. Sachant que la campagne en 2001 va porter sur les projets d’urbanisme et notamment sur le franchissement, sachant que Gilles Savary (s’il est tête de liste PS) veut attaquer sabre au clair les projets de tunnel Lucien-Faure (17/04/99) et le pont des Quinconces [... alors que les communistes] défendent ces deux ouvrages.

27/04/99a (après le conseil municipal du 26/04/99), Benoît Lasserre, SO:
"La Bastide ne se développera que si elle est reliée à la rive gauche", rappelle Pierre Hurmic pour qui "le cordon ombilical, c’est le Pont de pierre". Et l’élu écologiste de manifester son inquiétude à l’idée que ce dernier soit "encombré" par le tramway. D’où le rappel de sa proposition d’une passerelle en amont du pont uniquement dévolue au tramway [28/05/99 8 ]. […]
Alain Juppé […] ne s’oppose pas au grand contournement souhaité par le département à l’horizon 2015 mais […] considère toujours comme prioritaire le tunnel Lucien-Faure. […] les maire PS de la rive droite emboîtent le pas de Philippe Madrelle pour un pont en aval du pont d’Aquitaine.
[…]
"Le quai des Queyries est-il voué à devenir un autodrome urbain?", demande Gilles Savary qui estime que cela pourrait être évité avec le pont du Médoc. De même que Denis Teisseire souligne que le tunnel Lucien-Faure, relié au boulevard Joliot-Curie, inclurait le quartier de La Bastide dans les boulevards. A condition, bien sûr, de faire circuler le tramway sur les cours et non sur les quais, ce qui dégagerait une économie de 800 millions de francs avec lesquels la CUB pourrait financer le tunnel Lucien-Faure.

27/04/99b, Gilles Savary, SO:
Oui, nous pensons qu’il y a d’autres solutions de franchissement central qu’un pont aux Quinconces, afin d’éviter l’asphyxie automobile du centre-ville et la condamnation d’un site portuaire, millénaire, prestigieux et unique en Europe.
Oui, nous pensons qu’il y a d’autres solutions de délestage du pont d’Aquitaine qu’un rabattement du trafic sur des tunnels de centre-ville […] [Sydney
R20].

/04-06/99, Gironde Magazine, n°37:
"La construction d’une liaison autoroutière continue Nord-Sud, à l’ouest de l’agglomération bordelaise, s’appuyant sur la presqu’île d’Ambès et assurant un nouveau franchissement de l’estuaire, me semble indispensable pour faciliter les transports et asseoir notre stratégie économique." (Philippe Madrelle) […]
[…] Le ministère de l’Équipement prévoit même qu’à l’horizon 2015 […]: la durée quotidienne des encombrements sur [le pont d’Aquitaine] oscillera entre trois et six heures saturées." […] le Conseil Général a décidé de prendre le problème à sa racine et s’est engagé dans une étude pour trouver une ou des réponses efficaces à de si terribles prédictions. Ainsi est apparue la faisabilité d’une nouvelle infrastructure autoroutière Nord-Sud, contournant par l’ouest l’agglomération bordelaise. Celle-ci pourrait franchir la Garonne, s’appuyant sur la presqu’île d’Ambès, à l’aval du Pont d’Aquitaine, avec un raccord autoroutier, au sud du Pont qui enjambe la Dordogne et un second, à l’ouest, sur le futur tracé de la Nationale 215. […]
[…] deux à deux milliards et demi de francs (nécessaires) à la réalisation du projet […] [R18b
R18b; 22/06/99 8 ].

30/04/99, SO:
La Fédération nationale des transporteurs routiers […] indique aussi que le transport combiné (transport de caisses mobiles par rail avec préacheminement et distribution par route [dit "ferroutage"]) ne représente que le millième du trafic routier en 1994. Son doublement ne soulagerait le réseau routier que d’un millième supplémentaire, ce qui aurait peu de chances de se remarquer. […Elle demande] un certain nombre d’aménagements:
[…]
franchissement de la Garonne à l’est de Bordeaux avec autoroute joignant l’axe Bordeaux-Pau à l’A10; […].
R18c

28/05/99, Benoît Lasserre, SO:
Pierre Hurmic s'est donc adressé à un ami designer qui lui a dessiné une passerelle extrêmement légère et transparente dont les 5 arches épousent celles du pont de pierre {P}{G}. "Elle s'intègre parfaitement au paysage architectural bordelais, affirme Pierre Hurmic. Pour moi, ce doit être une construction innovante, faite avec les matériaux composites dont Bordeaux est un des principaux pôles français."
A ses yeux, le bénéfice sera également politique. "Le pont de pierre doit rester le franchissement central qui relie La Bastide à la ville. J'ai peur que les travaux du tramway occasionnent un immense désordre dont Alain Juppé pourra tirer profit contre l'opposition en faveur de son franchissement des Quinconces. Avec la passerelle, le franchissement central n'a plus lieu d'être. C'est une solution consensuelle qui, de surcroît, empêche la disparition d'un port de prestige au cœur de la ville."
L'élu écologiste reconnaît qu'il livre seulement une image et pas une étude technique. "C'est aux spécialistes de s'en occuper, ce qui n'a jamais été fait jusqu'à présent. En tout cas, elle ne remet pas en cause le tracé du tramway, même si je ne le juge pas entièrement satisfaisant, et elle n'est donc pas de nature à retarder le projet. On ne peut d'ailleurs pas me reprocher d'avoir voulu mettre des bâtons dans les roues du tramway [01/06/99*
8 ]."
Pierre Hurmic a rédigé quelques Iignes d'argument autour des images de synthèse et s'apprête à les diffuser massivement par voie de tracts
R15.

29/05/99a, P. V., SO:
[...] D'ici à 2010, doivent voir le jour, dans l'ordre : un tunnel au droit de la rue Lucien-Faure [...], puis un pont en aval du pont d'Aquitaine, situé à hauteur de la presqu'île d'Ambès. [01/06/99 8 ]
Pour parvenir à ce compromis, [...] Alain Juppé a abandonné l'idée d'un grand contournement par l'est
R18c; 07/06/99a 8 ] mais il a obtenu la participation du Conseil général au tunnel Lucien-Faure [...].
De son côté, Philippe Madrelle tient enfin son grand contournement par l'ouest [...] [
R18; R21].

29/05/99b, Benoît Lasserre, SO:
Reste que tout ceci a un coût et, quitte à passer pour le rabat-joie de service, Alain Rousset a, à juste titre, pensé au contribuable et rappelé que l'État n'attribuerait que 5 milliards de francs à la région Aquitaine dans le cadre du contrat de plan. "Rien que les demandes de voirie pour la région se montent à 2,3 milliards contre 850 millions pour le précédent contrat de plan." Et Alain Rousset doit aussi tenir compte des demandes faites par les autres départements. [25/06/99 8 ]

06/99, Groupe majoritaire, BXMAG 8 :
[…] la priorité est accordée au franchissement au droit de la rue Lucien-Faure. Ceci a été délibéré en Conseil municipal et doit devenir la position de la CUB avant l’été 1999.
Pourquoi un tunnel dans le prolongement de la rue Lucien-Faure?
—Cette solution est la seule qui présente deux avantages:
—le "tunnel Lucien-Faure" reliera les quartiers nord des deux rives, favorisera un rééquilibrage de l’urbanisation entre la rive droite et la rive gauche.
—il permettra aussi de délester le pont d’Aquitaine de son trafic de près de 25%.
Il est donc considéré comme prioritaire et doit être réalisé rapidement.
—Cet équipement aura également une vocation nationale et régionale permettant une liaison entre la rocade nord côté rive droite et les autoroutes Al0, A89 et la RD936 côté rive gauche [?...].
Ainsi, la réalisation de cet ouvrage correspond parfaitement aux critères permettant de l’inscrire dans le contrat de plan État-Région.
—Enfin, la solution du tunnel à cet endroit s’impose car l’existence d’un pont levant rendrait impossible l’accès des bateaux de croisière au port de la lune même en l’absence d’un franchissement centraI.
Mais, au-delà de la construction d’un tunnel, nous avons une vision à long terme, et n’excluons pas un grand contournement de l’agglomération à l’horizon 2010-2015.

01/06/99, Benoît Lasserre, SO:
"Je reste opposé au pont aval tel qu'il avait été défendu à hauteur de Bassens, réplique Alain Juppé. Et le franchissement Lucien-Faure est le seul qui allège à la fois le pont d'Aquitaine et le pont de pierre. Par ailleurs, le pont en aval prévu dans notre protocole ne parle pas d'une super-rocade mais d'une liaison autoroutière." [nuance]
Pour ce franchissement, tunnel ou pont? "Ce sera à la Communauté urbaine d'en décider", répond le maire, qui doit présenter le projet au conseil du mois de juillet. Les communistes, par la voix de Paul Lagourgue et Claude MeIlier, ont défendu l'hypothèse du tunnel en demandant qu'il y soit prévu le bouclage de la ligne ferroviaire de ceinture.
[...]
[...] le maire ne semble pas avoir complètement renoncé à un franchissement centraI, mais l'imagine désormais sous forme d'une passerelle légère, réservée aux piétons et aux cyclistes, voire à un bus en site propre. Idée qu'approuve le socialiste Philippe Dorthe pour qui, en revanche, un pont mobile rue Lucien-Faure, serait extrêmement compliqué.
*Pour rester sur la passerelle, le maire oppose toujours un niet catégorique à celle que propose Pierre Hurmic pour le tramway en amont du pont de pierre
{P}. "Jamais la commission nationale des sites n'acceptera un tel projet en secteur sauvegardé et cela modifie le tracé du tramway. Il faudrait refaire l'enquête d'utilité publique", affirme-t-il malgré les dénégations de l'élu écologiste. R15, 8

07/06/99a, Jean-Pierre Deroudille, SO:
La plate-forme rail-route ("multimodale") d’Hourcade constitue le plus gros dossier régional financé par Bruxelles durant la période 1994-1999.[...]
Le projet était un peu ingrat à l’époque où il a été lancé: une plate-forme multimodale rail-route, pour charger et décharger des conteneurs entre train et camion, ce n’était pas encore la mode en 1993, quand la SNCF est venue le proposer pour le contrat de plan État-région. Et c’était cher. 220 millions de francs, valeur sur laquelle il a été inscrit au contrat signé le 11 juillet 1994 entre Bernard Landouzy, alors préfet de région, et Jacques Valade, président du Conseil régional à l’époque.
[...]
L’histoire, longue et complexe, ne s’arrête tout de même pas là. En avril 1997, une convention de financement était enfin signée entre l’État, la SNCF, la région, le département de la Gironde et la Communauté urbaine de Bordeaux. Cette fois, l’addition, pour les infrastructures seules, s’élevait à 300 millions de francs, plus 60 millions de francs pour les équipements (portiques, grues, bâtiments des opérateurs). [06/12/99
8 ]

07/06/99b, Frédéric Sallet, SO:
Dimanche matin, plusieurs centaines de cyclistes devaient se retrouver à l’hémicycle les Quinconces, mais à l2 heures ils n’étaient que 150 à l’arrivée des différents parcours prévus par le comité d’Aquitaine de cycIisme.
La faute à la pluie, encore et toujours. Les premiers rayons de soleil de l’après-midi permettent aux organisateurs d’esquisser un sourire, mais la foule n’y est pas. Les voitures non plus: en ce premier dimanche du mois, les rues du centre-ville de Bordeaux sont interdites à la circulation. [...]
[...] Sur le stand de Vélo-Cité, les regrets ne se taisent pas. "Il y a manque de volonté de la mairie qui ne s’oriente que vers le vélo loisirs, les discours n’évoluent pas assez vite."
R20

22/06/99, Benoît Lasserre, SO:
[…] la commission permanente du Conseil général […] a adopté le principe de construction d’un nouveau navire transbordeur entre Le Verdon et Royan. Les deux bacs actuels, la "Gironde" et le "Médocain", ont en effet respectivement 36 et 31 ans, et il n’est que temps de leur donner un petit frère.
Petit n’étant d’ailleurs pas l’adjectif adéquat puisque la longueur du nouveau navire augmentera de 20m, soit 71m, et qu’il pourra transporter 600 passagers et 135 voitures alors que le "Médocain" est limité à 500 passagers et 65 véhicules. Tout ceci a évidemment un prix: 100 millions [1/3 venant des bénéfices] auxquels il faudra ajouter 71 millions de francs d’aménagements portuaires.

25/06/99, Jean-Pierre Deroudille, SO:
[Jean-Pierre Raffarin (Poitou-Charentes):] "Pour la plupart d'entre nous, l'enveloppe de rattrapage se limiterait à nous proposer pour le prochain contrat ce qui n'a pas été réalisé au cours du précédent. Le taux de réalisation, calculé autour de 80% en autorisations de programmes, ne représente pas plus de 60% en crédits de paiement, soit 40% de retard. Et on ne nous propose pas plus de 50% de ce qui avait été inscrit en 1994, alors que nous aurions besoin de 150%! Actuellement les enveloppes représentent 50 à 60% des demandes des préfets." 8

30/06/99, Gilles Savary, SO:
Dans une lettre à Alain Juppé, Gilles Savary, président des élus socialistes de Bordeaux, qui souligne "l’heureuse initiative de la Fête du fleuve" prise par le maire de Bordeaux, estime que celle-ci a "magistralement mis en valeur la perspective unique de la courbe du fleuve R5, R5, R5, R5. Au point que l’on ne pouvait imaginer ce soir-là qu’elle pourrait être un jour définitivement occultée et défigurée par un ouvrage fixe de franchissement déversant ses flux automobiles sur les deux rives."
Gilles Savary demande donc au maire "de lever les équivoques que vous n’avez eu de cesse d’installer et d’entretenir" à propos du franchissement central
8 8 , "et d’engager devant le Conseil municipal et le Conseil de communauté les procédures permettant de protéger et de préserver dans nos documents d’urbanisme l’intégrité du site actuel" qui devrait, selon lui, être classé au patrimoine mondial par l’UNESCO R5, R12. "Il vous suffit de soumettre des délibérations d’urbanisme réglementaires contraires aux précédentes, confirmant la pérennité du site portuaire de la place de la Bourse et sa vocation d’accueil des paquebots et des grands bâtiments civils et militaires, renonçant par ailleurs aux dispositions prévoyant des têtes de pont au droit de la place des Quinconces et du quai des Queyries.
[...]

10/07/99, SO:
Ils l’avaient promis, ils I’ont fait. Philippe Madrelle et Alain Juppé se sont rendus mercredi dernier au ministère des transports pour évoquer les problèmes de franchissement de la Garonne. Ils ont été reçus par Jean-Claude Gayssot au ministère des transports.
[...]
Le président du Conseil général et le président de la CUB ont exposé leur double projet commun:
—Un franchissement dans le prolongement de la rue Lucien-Faure à Bordeaux, permettant de délester sensiblement le trafic supporté par le pont d’Aquitaine, d’assurer un contournement efficace du centre-ville par les boulevards, de désenclaver les quartiers en développement de la rive droite et d’ouvrir la voie à une future connexion ferroviaire.
—Un franchissement en aval, destiné à assurer la continuité autoroutière de l’axe Nord-Sud, fonction aujourd’hui insuffisamment remplie par le pont d’Aquitaine, à améliorer la desserte de la presqu’île d’Ambès, devenant de ce fait un véritable pôle de transport multimodal et à contribuer efficacement au développement durable de l’Ouest girondin et au désenclavement du Médoc.
[...] Jean-Claude Gayssot [...] n’aurait pas manqué, cependant, de rappeler les contraintes budgétaires auxquelles est confronté l’État dans le cadre du futur contrat de plan.
8

28/08/99, Jean-Denis Renard, SO:
La prochaine mise en service d'une navette fluviale Lormont-Bordeaux, intégrée dans le réseau des transports en commun […] fait notamment réagir l'association Amarrages et son président Philippe Dorthe qui se battent depuis plusieurs années pour la cause du transport de passagers sur la Garonne.
[…] Amarrages en conçoit une pointe de ressentiment. "La méthode est un peu cavalière. […] s'il est toujours irritant d'apprendre par la presse la mise en place d'idées que l'on porte et propose depuis des années, et cela sans y être associé, il n'est pas pour autant déplaisant de constater que ces mêmes idées ont finalement fait leur chemin. À ce titre, donc, je ne peux que me réjouir de l'annonce faite par Hugues Martin d'instaurer une navette fluviale entre Bordeaux et Lomont", réagit Philippe Dorthe, conseiller municipal de l'opposition PS bordelaise et conseiller régional.
Celui-ci souhaite surtout qu'Amarrages soit le plus rapidement possible conviée à la table des discussions, étant donné la capacité d'expertise de l'association." […]
"Cette histoire de navette Lormont-Bordeaux, c'est encore du coup par coup, alors qu'il faudrait prendre ce dossier à bras-le-corps", déclarait-il hier. Le consensus, d'accord, mais pas dans sa version molle.
R3

11/09/99, Benoît Lasserre, SO:
[…] "Depuis dix ans, dit-[Gilles Savary], Philippe Madrelle souligne l'urgence d'un délestage en aval du pont d'Aquitaine. Moi-même, depuis que je siège au Conseil municipal, je réclame un tel franchissement […]. La situation d'aujourd'hui nous donne raison […]." R18.
Estimant que l'accord entre Philippe Madrelle et Alain Juppé avait eu "l'inestimable mérite" de faire admettre au maire de Bordeaux la nécessité du pont aval [devis?], Gilles Savary n'en continue pas moins de qualifier le tunnel Lucien-Faure de "danseuse"
R16c. "Le coût estimé ne cesse d'augmenter.
On est passé de 800 millions de francs à 1,6 milliards et ce n'est pas fini". [devis du pont aval?] […]
R23

22/09/99, Benoît Lasserre, SO:
Le président de la Communauté urbaine a bien sûr son propre calendrier. "Il faut que les études sur Lucien-Faure soient faites en un an pour que la décision soit prise au lendemain des élections municipales." Des élections dont on sait déjà que le débat du franchissement y tiendra une place aussi large que la Garonne.

28/10/99, Martine Gilson, Le Nouvel Observateur:
[…]
[…] Surtout, il entend doter sa ville d'un grand projet: relier la rive gauche, celle du vieux et grand Bordeaux, avec la rive droite, celle de la Bastide, quartier pauvre et en friche. Comment? Avec un nouveau pont et un tramway.
En mai 1998, il organise une exposition, "Unir les deux rives", et consulte les Bordelais sur le pont qu'il a choisi de construire à partir de la fort belle place des Quinconces, chez les bourgeois. Lors de l'exposition, il consent à présenter le projet porté par les socialistes, un peu plus en aval, au niveau du cours du Médoc. Mais encore une fois, il défend le sien avec la conviction et les certitudes du premier de la classe, comme il a défendu à Paris son plan pour la sécu. A la fin de la consultation, patatras. Recalé, le pont Juppé! La bonne bourgeoisie bordelaise l'a rejeté, en bloc. Il Ie remet dans ses cartons. Commentaire de l'opposant Gilles Savary: "Vous verrez, après l'élection de 2001, il le fera au même endroit, son pont! Il a toujours raison.
[…]
[voir 29/10/99;
R5; R25; R12]

29/10/99, SO:
Dans un communiqué, Gilles Savary, […] estime "qu’en révélant aux lecteurs de Sud Ouest du 22 septembre que la décision d’un nouveau franchissement de la Garonne ne serait prise qu’au lendemain des élections municipales, Alain Juppé lève enfin le voile: pour des raisons électoralistes, il choisit l’attentisme sur ce dossier afin d’imposer ses vues après 2001 […]".

11/99, TRIBUNES, Groupe Socialiste, BXMAG:
Alain Juppé est décidément un maître en désinformation. […]
[…]
Plus que jamais, le double langage est érigé en système de gouvernement municipal!

18/11/99, SO:
"Je ne financerai pas la recherche du doublement du pont d'Aquitaine par un pont jumeau pas plus que celle du franchissement aval proche, solutions qui impliquent d'envisager un passage à 2×4 voies de la A10 (dans les zones urbaines d'Ambarès, Carbon-Blanc, Bassens et Lormont) et de la rocade." (Philippe Madrelle) R18

24/11/99, Patrick Venries, SO:
[…]
[…] "Je [Alain Rousset] suis depuis toujours assez hostile au tunnel en amont du pont d’Aquitaine. Autant pour des raisons techniques et d’environnement que pour des raisons financières. Si la solution aux problèmes bordelais et girondins est de coupler un pont ouvrant avec l’étude […] d’un grand pont aval au nord de Bassens, prélude à un contournement ouest, cela me paraît une bonne base de travail. J’apporte mon soutien à Philippe Madrelle sur ce dossier […].
[…] [30/11/99
8 ; R18; SO, 01/12/99 {GA}]

27/11/99, Patrick Venries, SO:
[…]
[…] L'État restait en effet attaché à la logique d'un contournement par l'est
R18c. Quant à la région, occupée par d'autres dossiers aquitains structurants, elle avait, en toutes circonstances, manifesté beaucoup de prudence sur cette question.
[…]
[…] il s'agit encore pour l'État de ne pas exclure l'hypothèse de nouvelles études à l'est de l'agglomération bordelaise. Du côté des élus on souhaite un engagement définitif de l'État en faveur de la solution ouest
R16B.
[…]
De son côté, le Conseil général piloterait un ouvrage débouchant à Parempuyre. Il serait concédé à une société privée et raccordé ultérieurement à l'autoroute A63. […]

30/11/99, Jean-Pierre Deroudille, SO:
[…]
[Didier Mau (RPR), qui est aussi maire du Pian-Médoc], rejoint par Henri Sabarot (CPNT), autre Médocain, s’est indigné que le président du Conseil régional paraisse soutenir le tracé aval voulu par Philippe Madrelle, président du Conseil général de la Gironde, et Alain Juppé, président de la Communauté urbaine de Bordeaux.
[…] [24/11/99
8 ; R18b

03/12/99 {GA}

06/12/99, Jean-Denis Renard, SO:
[…]
Il s’agit de créer, sur une quinzaine d’hectares à cheval sur les communes de Bègles et de Villenave-d’Ornon, un site [rail-route] de chargement-déchargement de conteneurs et de caisses mobiles, pourvu de des équipements requis (grues et portiques). Le chantier est déjà en cours, en bordure de la gare de triage. […]. Il devrait s’achever en 2001. […]
Cela étant, le vote [de la CUB] était acquis, tous les élus demeurant convaincus de l’importance du sujet pour l’avenir. […] [07/06/99a
8 ]

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