@ccueil
FRANCHIR 1981-1999 :
franchir la Garonne / contourner Bordeaux |
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index Ý
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Ø plan du site |
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"franchir / contourner 2000" |
"franchir 81-99", bas ê
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Les références des infos sur le pont-ouvrant sont en rose;
celles sur le grand contournement, sont en rouge;
les autres restent en bleu.
Voir "Courants":17/12/81
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20/07/83
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28/06/89
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Voir "
contourner" ci-dessous 17/04/99 ê
18/12/81, A. L., SO:
Pour le PC, le pont qui devrait aboutir aux Quinconces ou au cours Xavier Arnozan "est une hérésie". Il augmentera les véhicules dans l'hyper-centre et il amputera le port de la lune de sa partie naturellement en eaux profondes. Jean Barrière, responsable régional Aquitaine, estime que la solution du tunnel est la meilleure puisqu'il "déboucherait rue Lucien-Faure […]. Cela permettrait un bouclage des boulevards […] favorisant un enclavement réel de La Bastide à la ville. Cette solution préserverait la totalité de la capacité portuaire, elle réglerait les questions de circulation en faisant partir du centre-ville tous les véhicules qui n'ont rein à y faire".
[…]
Pour ce qui est du franchissement de la Garonne en amont de la passerelle SNCF, Jean Barrière a rappelé que son parti s'était prononcé pour deux ouvrages à vocation différente : le pont Jean-Jacques Bosc à vocation urbaine et le pont d'Arcins à vocation autoroutière. […]
18/12/81b, Edouard Kressmann, SO:
[…] Voudrait-on par la suite introduire au centre ville encore plus de voitures qu'il ne peut en maîtriser, "ce cancer de la Cité", selon le mot de Jacques Chaban-Delmas, alors premier ministre?
[…] La sagesse exige, dans cette perspective, de ne rien faire qui soit définitif et irréversible, comme un pont en plein cœur de la ville ou tout autre dépense de prestige.
Que faire alors? Créons un service de vedettes fréquentes pour transporter piétons, cyclistes, familles, colis, d'une rive à l'autre en plusieurs points le long du fleuve; leur nombre pourra constamment être adapté aux besoins et les embarcadères seront régulièrement desservis par les transports publics infiniment moins coûteux, plus plaisants et créateurs d'emplois réguliers que la construction d'un pont. Animons ce superbe plan d'eau par des ports de plaisance et des ébats nautiques, pour la joie des promeneurs sur les esplanades conquises sur les quais. Et qui peut dire si les transports fluviaux ne reviendront pas précieux? Ne nous les interdisons pas en plein port de la lune!
Par contre, le pont au droit de Jean-Jacques-Bosc, tel qu'il est prévu depuis longtemps, permettrait, sans rien déranger, de raccorder l'A10 à la rocade sud et dégagerait d'autant les quais et les autres ponts.
En bref, réanimons La Bastide et le port de la lune. Mais la sagesse veut qu'on évite les dépenses somptuaires et qu'on se borne à construire le pont Jean-Jacques-Bosc qui deviendrait ainsi le "quatrième pont". Seulement voilà! La sagesse est-elle conciliable avec !a politique?
25/03/83, Pascale Nivelle, L'EXPRESS:
[…] Dans les années 60, Jacques Chaban-Delmas promet deux autres ponts à la ville dont il est le maire: le pont Saint-Jean, à l'extrémité sud, et, à deux kilomètres au nord, le pont d'Aquitaine, un chef-d'œuvre architectural aux allures de Tancarville qui permet aux cargos de remonter le fleuve jusqu'au port de la Lune.
[…]
[…] "Pour améliorer la circulation, il faut en priorité construire la rocade rive droite et les ponts d'Arcins et Jean-Jacques-Bosc, assure Michel Peyret, grosse tête du PC à Bordeaux et candidat sur la liste de la gauche. Alors, si cela est absolument nécessaire, il faudrait opter pour un tunnel au nord." Cette solution éviterait de verser d'énormes indemnités au Port autonome de Bordeaux, actuel occupant des quais qui seraient neutralisés par la construction d'un pont. Elle permettrait aussi de maintenir l'activité du port dans le centre ville.
[…]
Mais, là aussi, la politique est venue perturber le calendrier. En effet, […] il y a Blaye […]. Bernard Madrelle, […] conseiller général de Blaye, est un farouche partisan […] d'un pont entre sa ville et le Médoc. Du coup, la majorité socialiste du Conseil régional d'Aquitaine trouve cette solution séduisante.
[…] La Chambre de commerce de Bordeaux est favorable au pont en bout d'estuaire, qui permettrait de relier le Verdon au reste de la France sans obliger les utilisateurs à une visite, il est vrai fort agréable, du Médoc vinicole… […] il faudra bien, un jour, se décider à relier le Sud-Ouest à la région Centre-Ouest autrement que par le détour routier bordelais.
[…]
[Voir "franchir 01-03" 22/04/02 8
]
02/07/97, Eric Sarrat, SO:
[Eric Sarrat, ancien président de la Commission transports de la Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux (CCIB) réagissait alors au projet de pont aux Quinconces, que son promoteur a lui-même abandonné par la suite.] |
[...] En tant que président de la commission transports de la CCI de Bordeaux de 1995 à 1996, j'ai travaillé pendant de nombreux mois sur l'alternative pont-tunnel. [...]
Tout en reconnaissant certains arguments avancés en faveur d'un pont, notamment qu'il représente une alternative moins coûteuse et un ouvrage d'art qui se voit, rappelle une série d'inconvénients:
Un pont représenterait la mort du port de la Lune (surtout placé devant les Quinconces).
Il repousserait les escales civiles et militaires au niveau du "Colbert" en abandonnant un site naturel de très grande qualité.
Sur le plan architectural, doit-on accepter de défigurer cette courbe du fleuve et les façades XVIIIe qui l'entourent?
Doit-on accepter de gaspiller un site nautique exceptionnel avec un dragage naturel à 8,50 m le long des quais et une zone d'évitage permettant à de nombreux navires de se mettre à bâbord à quais sans assistance de remorqueurs ?
Sans compter que nous nous privons d'une escale en plein centre ville devant la place de la Bourse,
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qui permet de quitter le bord et de le regagner à pied sans utiliser [de transport en commun].
Enfin, le pont priverait à tout jamais les Bordelais d'un spectacle de grands voiliers en escale en centre ville (Cutty Sark).
Des villes modernes et dynamiques ont opté pour des tunnels (Marseille et Baltimore) ou des ponts à forts tirants d'air (Nantes, Miami).
Le tunnel a l'avantage de pouvoir être placé très en aval de façon à dévier la circulation pour ne pas encombrer les quais. Le tunnel sous fluvial qui, enfoui dans les alluvions de la Garonne, n'est pas profond (9 à 10 mètres) et les rampes d'accès peuvent s'Intégrer à proximité des quais.
Le surcoût du tunnel peut être compensé par un péage si l'aspect financier devient un facteur essentiel de la décision.
Rappelons aux opposants du tunnel que le doublement du pont de pierre prévu par l'architecte Dominique Peyraud est un moindre mal qui, pour un coût raisonnable, ne cumule pas les inconvénients d'un pont fixe devant les Quinconces dont les Bordelais ne semblent pas vouloir.
[...]
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[2007 — Pratiquement la même "Comédie humaine" qu'on nous joue pour le pont levant nous a été jouée pour le pont aux Quinconces en 1997: dix ans déjà...
Oubli ? Les mêmes enjeux, pourtant.
Du rechauffé ? Avec le pont aux Quinconces, la catastrophe fut évitée de justesse. Les miracles n'arrivent-ils vraiment qu'une fois ?
Pourquoi serait-il interdit de reconnaître plusieurs fois de suite ses erreurs ?]
pont Quinconces
è
08/06/98, Alain Juppé (recueilli par Benoît Lasserre & Patrick Venries), SO, p. C :
[...]
3. Il y a désormais une quasi unanimité sur le bouclage des boulevards dans l'idée de protéger le cœur de la ville de la circulation de transit. De ce point de vue, le principe du tunnel recueille une forte approbation. Il est explicitement prévu dans le schéma directeur des déplacements urbains communautaires.
[...]
Quoi qu'il en soit, il faut prendre acte de cet état de l'opinion. Aujourd'hui, une municipalité ne peut plus imposer une décision qui modifie aussi profondément le visage de la ville sans tenir compte de l'opinion.
[...]
Je continue de penser que ce pont [des Quinconces] est la meilleure des solutions et que c'est lui qui relierait le mieux les deux rives. Mais, comme je vous l'ai dit, un geste d'urbanisme aussi fort doit susciter de l'enthousiasme de la part de la population, ce qui n'est pas le cas pour l'instant.
Ma proposition est donc tout d'abord de donner la priorité au tunnel Lucien-Faure en associant la Communauté urbaine, la Région et l'Etat dans le cadre du prochain contrat de plan.
[...] S'il s'avère que le développement de La Bastide nécessite un franchissement central et que les esprits évoluent, on pourra alors réétudier le dossier. Mais une telle décision doit venir du cœur des Bordelais.
[...]
J'ai fait tout mon possible pour créer un mouvement d'adhésion autour du pont des Quinconces, franchissement dont j'ai toujours dit qu'il avait ma préférence. Mais j'ai toujours ajouté qu'aucune décision n'était prise: la preuve!
[...]
[On ne peut reprocher au maire de cacher son idée fixe de vouloir barrer la rade sous quel que prétexte que ce soit!
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]
10/06/98
è
10/03/99, Tonino Serafini, Libération:
[Le maire de Paris] veut [...]: une promenade continue de 13km le long du fleuve entre le parc de Bercy et le parc André-Citroën, une passerelle pour relier l’esplanade de la Bibliothèque de France au parc de Bercy en face, une réduction du trafic automobile sur les quais rive gauche, ou encore la piétonnisation de la place de la Concorde.
[...] le coût total est de 1,4milliard de francs sur quatre ans, dont 160 millions pour l’aménagement de la Concorde, 100 millions pour la passerelle [...]. Enfin, pour valoriser le Paris historique, il est prévu d’illuminer tous les ponts, et de ravaler les façades le long des rives. Dans ce vaste programme, la construction de la passerelle piétonnière de Bercy-Tolbiac, semble être le projet le plus achevé.
[...]
[...] il s’agit de restituer aux piétons, aux vélos et aux bus cette immense esplanade vampirisée par l’automobile.
Au fil des décennies, la place, luxueusement aménagée au XVIIIe siècle, s'est transformée en un immense carrefour. À l’heure de pointe, 10 000 véhicules par heure y transitent — et y polluent la façade des hôtels Crillon et de la Marine, dessinés par Gabriel —, alors qu’on n’en compte que 8 800 sur les portions les plus encombrées du périphérique. [...] La place serait métamorphosée en une vaste étendue piétonne accessible aux seuls autobus, taxis ou vélos, avec une circulation automobile réduite de 80%. [...]
[Pendant que, triste ironie, sous prétexte d’un pont central, Bordeaux perdrait ses Quinconces qui sont, présentement, presque en l’état où Paris souhaite restaurer sa place de la Concorde.
R4]
17/04/99, Benoît Lasserre, SO:
Le maire de Bordeaux a donc rappelé que "la priorité et même l’urgence était de réaliser un franchissement par tunnel dans le prolongement de la rue Lucien-Faure." [SO, 22/04/99 8
]
"L’objectif est triple, rappelle Alain Juppé. Relier les quartiers nord des deux rives, favoriser le rééquilibrage de l’urbanisation entre la rive droite et la rive gauche, soulager le pont d’Aquitaine dont 80% du trafic est constitué de déplacements internes à l’agglomération."
"Cet équipement aurait également une vocation nationale et régionale, permettant une liaison entre la rocade nord en rive gauche et les autoroutes A10, A89 et la RD 936 en rive droite", ajoute Alain Juppé qui considère donc que ce tunnel entre parfaitement dans les critères du contrat de plan [R20, R20, R20, R20.
Évaluant le coût entre 1 et 1,8milliard […], Alain Juppé n’exclut pas un grand contournement […] soit par un pont près de l’estuaire, soit par un pont sur la presqu’île d’Ambès, soit par un doublement du pont d’Aquitaine R18b, soit enfin par l’est de l’agglomération R18c. é
07/99, Jean Lamarque, BXMAG:
[...]
Bref, il fallait commencer par la construction de l'ouvrage de franchissement central. Il est "prévu" à la hauteur de la Bourse maritime. Il est question d'un pont en partie mobile (tournant ou levant) pour permettre l'accès des paquebots au quai qui est le leur, en face de la place de la Bourse, au cœur même de la ville. Il faut préserver coûte que coûte cette possibilité d'où le Port de Bordeaux tire une image incomparable. Pourquoi, d'ailleurs, un pont et non pas un tunnel? Aucune étude de faisabilité ne nous a été présentée alors qu'il fallait commencer par là.
[…]
23/08/99, Newsweek:
[…] a 16-kilometer structure […] joins Sweden and Denmark for the first time since the ice age. Sweden's Crown Princess Victoria and Denmark's Crown Prince Frederik became the first people to walk between their two countries. The $2 billion [=12milliards F] link includes a tunnel, an artificial island and one of the world's longest suspension bridge. […]
25/08/99, Philippe Puyo, SO:
Il apparaît que le dernier argument avancé pour refuser la construction d'un pont au centre-ville est d'ordre esthétique et sentimental. R5
[…]
Il est pourtant facile d'imaginer le spectacle grandiose qu'offrirait la traversée du fleuve au cœur de la cité. R19
Poursuivre les franchissements en ceinture ou en périphérie intensifiera dans l'immédiat la nécrose et l'étouffement du centre-ville. R12
[…]
La ville de Bayonne, qui peut se targuer d'un développement économique enviable, a, en une quinzaine d'années, construit quatre nouveaux ponts. Ce n'est sans doute pas une simple coïncidence. R20
[La Nive a 7 ponts mais elle ne fait que 100m de largeur en moyenne et elle est en plein cœur de la ville, loin du port… L'Adour est environ deux fois plus large avec 5 ponts mais le port est en aval du pont Saint-Esprit, le plus aval de tous. Rien de comparable avec la rade de la Garonne avec ses paquebots à Bordeaux; sauf que le pont Saint-Esprit garrotte la rivière comme le pont de pierre.]
31/08/99, Michel Suffran, SO:
Une significative lettre de M. Philippe Puyo (SO du 25 août [ci-dessus]) développe un ardent plaidoyer en faveur du franchissement central de la Garonne, balayant avec une belle désinvolture les arguments "d'ordre esthétique et sentimental" qui, à ses yeux, semblent s'opposer à un aussi hardi projet, et allant jusqu'à exalter "le spectacle grandiose" qu'offrirait à l'en croire, le bétonnage médian.
Nous avons quelque scrupule à tempérer pareil élan visionnaire en faisant remarquer la regrettable omission qui, d'emblée, et à elle seule, risque de rendre caduc le séduisant déversoir à "voitures, taxis, camions et autres" (rêvons un instant sur ces "autres"…) que notre impétueux pionnier des lendemains irrespirables rêve de déverser au cœur de la cité, confondant la ville d'Ausone avec celle d'ozone: à la différence de Paris, un peu hâtivement cité en exemple, Bordeaux est, en effet, un grand port océanique dont la prospérité, héritée de deux millénaires d'histoire, est en train de renaître sous les yeux des Bordelais, à une ou deux exceptions près. Le garrot central détruirait à tout jamais cette affirmation identitaire en même temps qu'il réduirait à néant l'avenir maritime de la rade.
Voilà bien le véritable "aveuglement" que "les prochaines générations de Bordelais" seraient fort légitimement en droit de nous faire l'amer reproche.
[Fin du micro-dialogue classique]
22/09/99, Benoît Lasserre, SO:
Le député-maire de Bordeaux, pour qui "l'idée que le nouveau franchissement de Bordeaux doit se positionner au droit de la rue Lucien-Faure est désormais acquise", assure qu'il n'est pas scotché sur l'hypothèse d'un tunnel. "Si un pont coûte deux fois moins cher qu'un tunnel, pourquoi voulez-vous que je m'obstine en faveur d'un tunnel? Et le président du Conseil régional aura les coudées plus franches si on diminue le coût du franchissement Lucien-Faure. Maintenant, il faut savoir si c'est un pont suspendu ou un un pont levant, avec les réserves émises par les gens de navigation. De surcroît, Jean-Claude Gayssot, le ministre des transports, pose comme condition de financement un franchissement multimodal, et le multimodal est plus facile avec un tunnel." R23
02/10/99, Jean-Denis Renard, SO:
[…] En cinq minutes montre en main, le Burdigala relie le boulevard Albert-Brandenburg de Bordeaux-Bacalan au cœur de Lormont. […] L’expérience a hautement intéressé les invités de Philippe Dorthe, le président d’Amarrages, à savoir Serge Dutruy, le directeur régional et départemental de l’équipement, Fabienne Baron, la directrice de l’Agence départementale de développement du tourisme fluvial(1), Isabelle Prévost, du service tourisme à la région Aquitaine, et Jean-Pierre Jamay, le responsable à la mairie de Bordeaux de la mise en place des pontons sur la Garonne. Curieusement, la Communauté urbaine de Bordeaux n’était pas représentée.
[…] les pistes cyclables du pont d’Aquitaine seront neutralisées pour les besoins des travaux […]. D’où l’intérêt, selon Amarrages, de mettre en service cette navette fluviale dans la continuité des lignes de bus de la CGFTE. Les desiderata de l’association ne se limitent pas à cela. Philippe Dorthe prône une "opération combinée" sur la berge bacalanaise, avec un ponton pour la navette, un pour les pêcheurs et une halte nautique.
(1)Elle dépend du Conseil général de la Gironde.
[…]
05/10/99, Jean-Pierre Deroudille, SO:
[…] Le contrat de plan, avec sa petite enveloppe de 1,5milliard de francs (sur sept ans) en provenance de l’État et consacrée à l’équipement ne peut suffire en aucun cas à régler seul les problèmes les plus urgents, comme les franchissements routiers et ferroviaires de la Garonne, les liaisons Bordeaux-Pau, Périgueux-Bergerac-Agen et Libourne-Bergerac.
Alain Rousset a fait le compte. Il faudra que l’État donne une rallonge de 1milliard de francs pour parer au plus pressé de ce qui était déjà prévu. Mais pas question d’y faire figurer les franchissements de la Garonne: ce serait 6 milliards qu’il faudrait alors!
[…]
[…] Pour Philippe Madrelle, […] un franchissement urbain à Bordeaux [est] à réaliser avant la fin du contrat de plan, et un autre, avant 2010, autoroutier et loin en aval du pont d’Aquitaine R18. Alain Rousset ne contredit pas, sauf pour faire remarquer que le franchissement urbain sous forme de tunnel est trop cher R20, R20, et qu’un pont serait peut-être préférable R19. […]
[Repères encore flous:]
Bordeaux-Pau.
La liaison rapide à deux fois deux voies coûterait au moins 7 milliards pour les 140km restant à réaliser.
Complexe ferroviaire de Bordeaux. […] c’est un chantier à 2milliards, qui comprend la mise à deux fois quatre voies du chemin de fer entre Bordeaux et Cenon [2,8km], la reconstruction du pont ferroviaire et les aménagements des abords de la gare Saint-Jean. […]
[Cela paraît donné par rapport à ceci… qui paraît exorbitant par rapport au prix payé à Nogent
R20.]
Franchissement de la Garonne.
Un franchissement urbain peut coûter entre 500 millions et 2 milliards de francs, selon les solutions techniques retenues (pont ou tunnel) […].
[On évacue la distinction fondamentale, pour le prix comme pour la technologie appliquée, entre tunnel foré (le plus cher, comme sous la Manche
R20) et tunnel immergé (comme à Nogent).]
[…] un franchissement aval […] coûtera lui aussi de 2 à 6milliards selon la distance entre l’agglomération et la nouvelle rocade ainsi construite. […] La mise aux nomes autoroutières de 90km de la RN10 dans la traversée des Landes devrait coûter, d’ici à 2003, 1,5 milliard de France […].
12/10/99, Benoît Lasserre, SO:
[…] à la réunion qu’organisait Georges Peyronne, [les présidents vinrent] accompagnés de leurs techniciens en chef respectifs ! – Thierry Guichard pour la CUB, Jacky Elineau pour le Conseil général et Bernard Mathieu pour le Conseil régional –, tandis que le préfet Peyronne était flanqué de Serge Dutruy, le directeur départemental de l’équipement.
[…]
Si les choses n’avancent pas aussi vite que le souhaiteraient les automobilistes coincés dans les embouteillages, c’est parce que les élus et le préfet se livrent une sorte de partie de poker où chaque camp attend de savoir ce que l’autre va mettre dans la tirelire. […]
Alain Juppé a d’ailleurs assez peu apprécié que le préfet, par deux fois au cours de la réunion, fasse allusion à la pétition de riverains de l’avenue Thiers demandant le report des travaux du tramway, qui, de fait, ne vont guère contribuer à fluidifier le trafic. […]
[…]
[L’exemple présent de Lyon prouverait même qu’ils vont finir de bloquer quasiment l’agglomération. Tardivement, on s’en aperçoit.
8
]
14/10/99, SO:
[…]
[…] Selon le ministre, l'État ne peut financer une part du franchissement urbain qu'à la condition que soit démontrée sa capacité de délester le pont d'Aquitaine. Les études produites par la DDE et la Communauté urbaine allaient plutôt dans ce sens, et c'est ce que devraient confirmer les études à inscrire au contrat de plan.
[…]
16/10/99, Claude Garnier, SO:
[…] Si le mal-rouler devait perdurer voire s’amplifier, ce qui relève du plus que probable compte tenu des chantiers qui vont s’ouvrir (pont d’Aquitaine, tramway, rocade), c’est tout un pan de l’économie locale qui s’en trouverait fragilisé. […]
La CCIB chiffre l’enjeu à "5,5 milliards de francs supplémentaires sur cinq ans". "C’est souhaitable pour sauvegarder 65500 emplois et 8750 entreprises", estime son président.
Pourtant, ces grands travaux, la Chambre de commerce les a souhaités. On l’a même souvent entendue se plaindre des lenteurs des politiques à les mettre en œuvre. Elle presse Juppé et les autres décideurs de donner "un pont central" à Bordeaux. [… M. de Bentzmann:] "nous souhaitons une rapide mise en ordre des chantiers et de leur programmation, en partenariat avec la CUB […]." 8
8
[…]
"Une partie du trafic de transit nord-sud risque ainsi d’être détournée au profit de régions du sud, et des investisseurs potentiels pourraient réviser leurs choix d’implantation en faveur de métropoles mieux desservies", craint la CCI. Idem pour le commerce du centre-ville dont Wolf Stolpner exprime les craintes de voir sa zone de chalandise se rétrécir. "Le commerce peut résister un certain temps, mais des travaux de longue haleine comme ceux du tramway, qui ralentiront la circulation en ville, freineront considérablement l’activité. Notre zone d’attraction risque de s’éteindre au-delà de la rocade." R21, 8
19/10/99, SO:
Paradoxalement, c'est le projet d'étude de faisabilité sur les franchissements de la Garonne qui s'est montré le sujet le plus conflictuel, hier, au Conseil Régional d'Aquitaine. En effet, son coût, estimé à 32 millions de francs, à inscrire au contrat de plan Etat-région et à partager entre le département de la Gironde, la communauté urbaine de Bordeaux, la région Aquitaine et l'État, est apparu très élevé. […]
[…]
Après réflexion, et sur un amendement de pure forme proposé par Pierre Hurmic, le Conseil régional a finalement accepté d'inclure les crédits d'études dans le budget supplémentaire, qui a été adopté. On s'était fait peur…
20/10/99, Benoît Lasserre, SO:
[…]
"La difficulté du ministre, ajoute le président de la région, c'est le franchissement central, qui est en milieu urbain. S'il intervient financièrement, toutes les agglomérations vont solliciter l'État. Il nous faut donc montrer que ce franchissement déleste le pont d'Aquitaine."
Côté financement. "la participation des collectivités locales aux équipements ne devrait pas poser de réel problème, souligne Alain Rousset, mais à condition que l'État s'engage fermement de son côté: c'est un rapport de forces."
Concernant l'autre franchissement, ferroviaire celui-ci, le président du Conseil régional a rappelé que l'État et les collectivités s'étaient mis d'accord pour faire sauter le bouchon de Bordeaux en élargissant la passerelle Eiffel. Et il y voit le point de départ du TGV Atlantique.
[…]
28/10/99, Jean-Paul Vigneaud, SO:
Si l'aménagement du pont d'Aquitaine est urgent, la mise à deux fois trois voies de la rocade entre [les échangeurs 15 et 19] l'est tout autant. […] De 78600 véhicules/jour en 1993, on est passé […] à plus de 100000 cette année: la deuxième portion de rocade ultra-fréquentée après celle, toute proche, Pont d'Arcins - [échangeur19] qui bat tous les records avec 110000 véhicules/jour.
[…]
Le chantier n'est pas simple. Six kilomètres de rocade sont concernés […]. […] cinq échangeurs sont touchés: [du l5 au 19]. […]
Globalement, un chantier double de celui de la première tranche [échangeur19 - pont d'Arcins] réalisée en 96 et 97 [pour 96 millions contre] 193 millions prévus sur la portion visée aujourd'hui. […].
[…] [R18a, R18c]
14/11/99, Michel Fradet, SOD:
[…] En ce printemps austral, parfumé et venté par la mer qui se faufile jusque le long des grandes et larges avenues, sous l'inoubliable et emblématique Harbour Bridge (508 mètres) qui enjambe le port de Sydney et qu'on peut traverser à pied, emmailloté dans une combinaison plastifiée pour résister au vent à 134m au-dessus du vide, moyennant 400 francs et une inscription six mois auparavant, […]
[…]
Greenpeace était dans le comité d'organisation des Jeux et il a fallu déplacer le parking prévu sous le stade olympique pour préserver quelques figuiers. Plus loin, un remblai menaçait une variété rare de grenouilles vertes.
On a donc construit un tunnel sous une autoroute pour leur permettre de conserver leur environnement et de traverser sans gêne le site. Ce qu'elles ont d'ailleurs refusé de faire!
[…]
[Ainsi, sur les 4 pages de cet article sur Sydney, ville olympique, sont mentionnés seulement le pont (qui bouche l'horizon et qui est seul pour cette agglomération de 4 millions d'habitants), et ce tunnel à grenouilles (que ces batraciens ne voudront pas emprunter finalement…): le tunnel, à quelques encablures en aval du pont, tout neuf et en plein centre, se fait oublier: mauvais pour la postérité des dirigeants...
R20]
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