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procédure {?}, brochure {B}, plan du site Ø, plan des pages Garonne-Avenir {GA}

Les dates sont aussi celles des mises à jour

Chroniques de Garonne-Avenir
1998-2000

14/10/98: R5

15/12/98: R5

15/04/99, AG à l’Athénée, fin du rapport moral du Président:
[…] Un combat se définit avant tout par une prise de conscience. Et je voudrais que Garonne-Avenir soit la poutre maîtresse de la conviction de tous les Bordelais que leur ville est un port doté d’un site merveilleux, unique en Europe, d’un site d’une profondeur naturelle de 10m, à 100km à l’intérieur des terres, d’un site offrant toutes possibilités aux fleurons des grandes unités maritimes, proches de la taille du Titanic, de contempler le cœur de Bordeaux à 150m de la Garonne.
C’est un héritage que nul n’a le droit d’aliéner. C’est un don du ciel qu’on ne peut anéantir pour réaliser de misérables et dérisoires projets conjoncturels. C’est le relais des siècles que nous devons avoir la dignité de transmettre.
Je pense à cette phrase du grand philosophe Bachelard:
"ce qui caractérise un espace, c’est la quantité du temps de vie qui y a été consacré."
Qui a le droit de créer l’irréversible dans ce sanctuaire?

18/06/99, Benoît Lasserre, SO, Conférence de presse de Garonne-Avenir du 17/06/99:
Si l’association s’est dressée contre le pont des Quinconces, c’est justement parce que, selon elle, celui-ci condamnerait à jamais "le site exceptionnel qu’est la place de la Bourse pour accueillir les grands navires."
"Nous persévérons dans notre action, écrit Jean Mandouze dans l’éditorial de la Gazette, car, malgré le provisoire renoncement au Pont des Quinconces et les discours officiels sur le projet de tunnel, le démantèlement du port est d’ores et déjà en route avec le plan de réaménagement des quais qui doit chasser à brève échéance les paquebots du cœur de la ville."
La Communauté urbaine souhaite en effet déplacer l’accueil des grands navires en aval, devant la Bourse maritime, tandis que la place de la Bourse servirait de port d’attache au tourisme fluvial
"Si ce projet absurde voyait le jour, affirme Garonne-Avenir, les navires en escale perdraient le bénéfice du site de la Bourse et seraient confrontés à des profondeurs quasi aléatoires, nécessitant des dragages coûteux ainsi qu’à l’impossibilité d’effectuer un demi-tour sur place pour les grands navires qui représentent l’avenir."
L’association, niant "les procès d’intention qui lui sont faits", ne se dit pas opposée à un nouveau franchissement, mais suggère une passerelle tramway en amont du pont de pierre, idée déjà défendue par l’élu écologiste Pierre Hurmic [courants, 27/04/99a
8 ]. "Déjà, Dominique Perrault proposait de doubler le pont de pierre", rappelle Jean Mandouze.

27/07/99, SO:
Suite au dernier Conseil de Communauté ("S.-O." du 24 juillet), Jean Mandouze, président de l'association Garonne-Avenir, regrette dans un communiqué que "tous ceux qui ont cru depuis le 8 juin 1998 que le projet de tunnel était, sous l'impulsion de M. Juppé, définitivement lancé [R16] et qui, comme moi, s'en réjouissaient, doivent savoir que l'on en est au vote de principe pour des études préalables [R16] sur cette réalisation [R20] dont les coûts estimés varient de 1,2 à 3 milliards de francs, à laquelle on oppose, à tout hasard, un projet de pont ouvrant dont la nature, l'emplacement et les conséquences sur la navigation se perdent dans l'incertain [R19]. Quant à la faisabilité financière, on se borne à citer vaguement M. Gayssot, ministre de l'équipement et des transports 8 ."
"Une pensée erratique semble habiter la plupart de nos élus," ajoute M. Mandouze. "Tel qui était pour le pont des Quinconces n'en souffle plus mot quand tel autre, adversaire acharné du dit projet, s'y rallie avec effet de manches. L'ancien partisan du pont Jean-Jaurès le verrait aujourd'hui plutôt en amont du pont de pierre. Pour le contournement nord, on passe du pont d'Aquitaine bis à la presqu'île d'Ambès via Bassens au hasard des soucis électoraux [R18a
8 ]. Dans tous les cas, s'opposer à la dernière option en date de l'autre semble prévaloir sur une réflexion structurée, constructive et unitaire."
"Pour sa part, conclut Jean Mandouze, Garonne-Avenir poursuit son combat pour la défense de Bordeaux, port maritime, en s'adressant à l'ensemble de la population, toutes opinions confondues."

01/12/99, SO:
Garonne-Avenir et le pont tournant
Dans un communiqué, l’association Garonne-Avenir, "soucieuse du respect de l’intégralité du port comme de la fin des tergiversations politiques locales entravant depuis trop longtemps la solution du problème des franchissements", estime "qu’elle devrait avoir toutes les raisons de se réjouir des informations publiées par Sud-Ouest du 28 novembre: "Deux ponts en vue".
"Au risque de jouer le rôle ingrat de rabat-joie", elle rappelle qu’il y a une dizaine d’années, les promoteurs d’un projet de pont mobile au cours du Médoc avaient dû renoncer devant l’ampleur des obstacles techniques, nautiques, financiers, administratifs qu’avaient révélés une étude poussée. "Ceux-ci étant aggravés par le choix de l’emplacement Lucien-Faure, on est en droit de s’interroger", ajoute Jean Mandouze, président de Garonne-Avenir [
R19].
"Une unanimité ne fait pas le printemps, et toutes les serrures ne sont pas ouvertes par le premier pont ouvrant venu. Pour sa part, en l’état actuel de ses informations, Garonne-Avenir persiste à privilégier l’option tunnel associée à l’idée d’une passerelle légère en amont du pont de pierre
8 . En compensation, elle souhaite que des études soient poursuivies pour chiffrer l’économie résultant d’un contournement par l’est, par rapport à l’onéreux deuxième grand pont envisagé à l’ouest." [SO, 24/11/99 8 ] [R18]

03/12/99, Benoît Lasserre, SO:
[Répondant aux questions de Garonne-Avenir posées aux candidats se présentant aux cantonnales partielles:] Pour Gérard Boulanger, candidat soutenu par le PCF, le PRG et le MDC, "oui, Bordeaux doit rester fidèle à sa vocation portuaire et océanique car renier son passé, c'est nier son avenir. Oui, il faut que le centre historique reste la vitrine que tous les visiteurs doivent pouvoir admirer d'emblée, en y accosant face à la place de la Bourse et non dans une zone excentrée. Oui, les projets de pont central et celui de réaménagement des quais ont oublié ces impératifs liés à une histoire d'amour entre les Bordelais et leur fleuve", conclut Gérard Boulanger qui plaide "pour une rupture avec un culture du mépris technocratique et pour que la concertation s'intensifie".

-01/00 8

21/01/00, SO:
L'association Garonne-Avenir, qui milite pour que Bordeaux reste un port maritime et fluvial, vient de publier le deuxième numéro de sa gazette
8 .
Dans ce numéro 2, Garonne-Avenir donne un aperçu historique de la question du franchissement de la Garonne en rappelant que celle-ci, à Bordeaux, "n'est pas un fleuve mais un bras de mer profond, tentaculaire prolongement d'un estuaire océanique".
Évoquant l'avenir, l'association réaffirme qu'elle privilégie l'option tunnel pour le franchissement Lucien-Faure. "Dans l'éventualité d'un pont mobile, est-ce que les armateurs resteront fidèles à Bordeaux s'ils n'ont pas l'assurance écrite de la sauvegarde et de la priorité du trafic maritime en toutes circonstances?", demande-t-elle. Certes, ajoute-t-elle, "un tunnel est cher et peu romantique. Il ne symbolise pas comme le pont l'union entre les deux rives. Mais ses avantages sont sans commune mesure avec ses défauts. C'est une liaison moderne qui se développe rapidement dans le monde. Il ne pollue pas l'esthétique. Il laisse une absolue sécurité de navigation. Il résiste à l'épreuve du temps. Enfin, s'il est conçu à cet effet, il offrirait à Bordeaux une jonction intermodale par l'introduction d'une ligne tramway permettant un bouclage complet avec le réseau de rive gauche et même une interconnexion future avec le ligne SNCF de ceinture. Bref, sur le long terme, c'est un investissement incomparable", conclut Garonne-Avenir.
8

26/01/00, Garonne-Avenir et les quais, SO:
La future physionomie des quais rive gauche telle qu’elle a été décidée par le Conseil de communauté ("Sud Ouest" des 21 et 22 janvier) ainsi que les déclarations d’Alain Juppé sur les paquebots n’ont, on s’en doute, pas du tout plu à l’association Garonne-Avenir, qui milite pour la préservation de la vocation maritime de Bordeaux.
Au cours d’une conférence de presse, le président de l’association, Jean Mandouze, a vivement regretté "qu’Alain Juppé oublie qu’il est le premier magistrat d’une ville portuaire". "Dire que la place de la Bourse ne voit qu’un paquebot par mois est une première erreur puisque, l’an dernier, on a compté pas moins de soixante escales, et il ne tient qu’à M. Juppé qu’il y en ait davantage. Ensuite, M. Juppé devait savoir que toutes les grandes villes portuaires investissent actuellement des millions pour renforcer leur capacité d’accueil des grands bateaux.
À Bordeaux, au contraire, on veut les évincer de cette magnifique place de la Bourse pour les reléguer en aval
8 .
"Quand on accueille des invités, on les reçoit au salon et non pas dans l’antichambre. Sinon, ils ne viendront plus et iront voir ailleurs."
Nous disons oui et bravo à l’aménagement des quais, mais celui-ci n’est pas incompatible avec la préservation de la vocation maritime et portuaire de Bordeaux."
En clair. l’association réaffirme avec vigueur son hostilité à tout projet qui pourrait compromettre la pérennité de la place de la Bourse comme quai d’honneur des paquebots, à commencer par un pont des Quinconces dont Jean Mandouze et ses amis continuent d’apercevoir le spectre derrière ce transfert en aval des grands bateaux.
Pour l’écrivain Michel Suffran, "une décision aussi grave pour l’avenir de Bordeaux ne peut se prendre sans une information transparente et sans une consultation démocratique des Bordelais".

09/03/00, SO:
Garonne-Avenir s'inquiète. Les déclarations d'Alain Juppé lors du conseil de quartier centre-ville ( Sud Ouest du 7 mars) qualifiant notamment les paquebots de "caisses à savon" [R1, R1] ont évidemment entraîné les réactions attendues, dont celle de l'association Garonne-Avenir.
Dans un communiqué, celle-ci considère que "quand M. Juppé ne dit pas, contre toute évidence, qu'il n'y a qu'un navire de croisière par mois (42 attendus en 2000), il décrète dans un jugement plus que sommaire que ces "caisses à savon" bouchent le paysage de la place de la Bourse. Il faudrait savoir. Mais il est vrai que lorsqu'on veut tuer son chien…
Par cette provocation électorale, poursuit Garonne-Avenir, M. le maire teste ses intentions post-électorales à savoir la résurrection du pont des Quinconces, rebaptisé passerelle et devant trôner au milieu des gondoles, bateaux-mouches et guinguettes ombragées de demain. Bordeaux n'est plus un port international, c'est Nogent-sur-Marne. Au moment où Nice, comptant sur 550 000 touristes annuels, investit un milliard pour l'accueil de la croisière en son centre, imitée peu ou prou par tous les autres ports européens jaloux de notre site maritime, unique sur ce continent, nous chassons l'outre-mer de notre plus prestigieux joyau. Après l'avoir enjolivé, M. Juppé le rabaisse au rang de décor pour distractions locales. À l'heure de la mondialisation, Bordeaux entre au XXIe siècle à reculons. Tourner le dos à un passé bimillénaire, c’est déjà grave mais à l’avenir, c’est inquiétant" conclut Garonne-Avenir.

-04/00a, MAINTIEN DE LA CROISIÈRE A LA PLACE DE LA BOURSE: Pourquoi cette nécessité?

Garonne-Avenir qui approuve l’essentiel du plan d’aménagement des quais, ne peut toutefois souscrire au transfert aux quais Louis XVIII et aux Chartrons des navires de croisière. Car un tel transfert représente en effet beaucoup plus qu’un simple déplacement de quelques hectomètres.

IL SIGNIFIE:

A quoi sert-il de faire un coûteux investissement à Lucien-Faure (pont ouvrant ou tunnel) si l’avenir de l’escale de Bordeaux est directement menacé?

SI VOUS NOUS APPROUVEZ, SIGNEZ LA PETITION! (ET ADHEREZ! 8 )

-04/00b, PÉTITION DE Garonne-Avenir (imprimable avec, au verso, la grille d'émargement): 8

21/06/00, Communiqué suite à l’AG du 20 juin 2000:
Le bureau, les adhérents et les sympathisants de Garonne-Avenir, réunis en Assemblée Générale le 20 juin 2000, ont pris acte avec intérêt des propos de M. Alain Juppé ("Sud-Ouest Dimanche" du 18 juin 2000) au sujet des franchissements à Bordeaux, et notamment de son renoncement à l’hypothèse d’un pont central au droit des Quinconces.
Ils espèrent, en toute logique, que ce renoncement porte aussi sur l’idée d’une passerelle qui, située au même endroit entraînerait la même obstruction à la navigation maritime.
R1
Ils ont apprécié la détermination affichée du Maire de Bordeaux de soutenir l’activité de la croisière maritime dans notre port [R6]. Ils considèrent comme une conséquence légitime que soit maintenu l’accueil des paquebots devant la place de la Bourse magistralement rénovée et éclairée, seul lieu en mesure de présenter sur le champ aux visiteurs le meilleur de la ville.

23/06/00, Benoît Lasserre, SO:
Garonne-Avenir a pris de l’avance sur la classe politique pour introduire la parité. C’est en effet une femme qui vient d’être élue à la présidence de cette association créée par Jean Mandouze, pilote de la Garonne à la retraite, alors qu’il était question de bâtir le pont des Quinconces. Une femme qui porte un nom célèbre, puisqu’il s’agit de Michèle Delaunay, fille de l’ancien Préfet d’Aquitaine 8 . […]
[…] Depuis plusieurs mois, le fondateur de Garonne-Avenir désirait passer le témoin et, si possible, à quelqu’un de plus jeune.
[…]
[…] Relativement rassurée sur l’abandon du pont des Quinconces, l’association ne veut pas non plus d’une passerelle, qui, aussi légère soit-elle, ferait elle aussi obstruction à la navigation maritime [
R1].
En attendant, Garonne-Avenir vient de lancer une pétition réclamant le maintien de l’escale de la Bourse pour les grands paquebots. "Toutes les prévisions s’accordent à dire que le tourisme maritime est, après les télécommunications et internet, le pôle de développement le plus remarquable en ce début de siècle.
[…] Pour ces paquebots, il faut un site permettant des manœuvres délicates, et, pour les passagers, il faut une arrivée admirable. La place de la Bourse est donc à double titre irremplaçable."
[…]

12/10/00, Jean Mandouze:
Les quais de BORDEAUX ou le temps défié
Ces quais ne sont que I’écrin d’un joyau intemporel: I’incomparable courbe d’un pIan d’eau qui n’est plus un estuaire océanique, pas encore un fleuve continental, peut-être une rivière, en tout cas un arc où la puissance le dispute à la majesté. Etre le décor permanent d’une telle scène si noble mais si changeante au cours des siècles exige tout autant la constance que le pouvoir d’adaptation. Ce début de millénaire le confirme: pour le témoin des trois derniers quarts de siècle, ces lieux sont passés de la sensualité la plus grouillante à l’austérité d’une belle présentation de mode.
Dans les années 30, toutes les turbulences de vie maritime s’y reflétaient: les façades des maisons Bardinet ou Négrita, les portes des immenses chais tout au long des quais de Bacalan contemplaient le bariolage des cheminées, parcouraient le monde entier au hasard des noms inscrits sur les poupes, impassibles devant l’agitation de mille métiers, dockers sous la charge, marins, cheminots, grutiers, shipchandlers affairés, douaniers ambulants, voyageurs d’un jour perdus entre charrette et gares maritimes. Là, toute une population se retrouvait, principalement dans la chaleur des soirs d’été pour jouer de tous les sens aiguisés. Vers l’aval, c’était l’odeur qui primait avec les effluves de rhum, d’épices, de café venues des Antilles ou d’Afrique par les soins de la Transatlantique et des Chargeurs Réunis. Plus amont, depuis les terrasses des hangars, la vue reprenait le dessus, avec le spectacle grandiose de toute la rade bordée d’oscillantes flèches de grue, lardée du sillage des gabarres et gondoles, sous le regard impavide des colonnes Rostrales et des arches du pont. Plus loin, les mains s’attardaient au toucher des billes de bois étalés ou à celui des douelles des barriques bien alignées devant la Bourse. Mais Partout l’oreille gardait ses droits avec le chant des sirènes, le grincement des grues et le martèlement de roues sur les pavés disjoints, et, le soir tombé, le cliquetis des tampons de wagons scandé par le ballet d’haletantes locos.
Hélas ce creuset de toutes Ies convivialités fut d’abord clôturé de grilles puis interdit par I’occupation allemande. Un lien s’était rompu qui jamais ne se renoua malgré le retour de navires de plus en plus grands et l’apparition de marchandises de toutes mécaniquement manipulées par de puissants engins. Deux générations de Bordelais ont cru alors que la France était à la tête d’un empire éternel et leur ville une de ses plus illustres têtes de pont.
C’était oublier l’entrée en scène de la bagnole et le furieux besoin de la garer, l’incompatibilité d’humeur des grands camions avec l’étroitesse des quais et surtout l’inconscience des hommes politiques, chevaliers de la courte vue, désireux de s’approprier des territoires qu’ils ne méritaient pas.
Alors le port est parti sur la pointe des pieds. Comme les grains de sable filant entre les doigts d’une main négligente, les navires ont glissé vers Bassins. Les nouveaux patrons ont défriché, ravalé, illuminé. Il fallait bien qu’une certaine forme d’élégance fIgée puisse rendre hommage au souverain et désormais solitaire maître des lieux: le fleuve hautain et impassible.
Mais, ce faisant, ils n’ont pas compris immédiatement, eux qui n’avaient pas particulièrement la fibre maritime, qu’ils ne faisaient qu’embellir le décor pour mieux réceptionner les navires plus modernes, plus luxueux qui, par un curieux retournement du destin, sont revenu du bout du monde honorer malgré elle la belle endormie, insouciante de son passé…
Car, je vous le demande, que serait Bordeaux devant un fleuve vide de navires?

24/11/00, Benoît Lasserre, SO:
Michèle Delaunay n’aura pas eu le temps de s’habituer à ce qu’on l’appelle Mme la présidente. Quelques mois après avoir remplacé Jean Mandouze à la tête de l’association Garonne-Avenir, elle va en effet donner sa démission. Pour un motif très simple: elle va figurer en deuxième position sur la liste que conduira Gilles Savary et ne veut donc pas mélanger les genres. […] 8

04/12/00, Garonne-Avenir visite CNB:
Le président de Garonne-Avenir a eu l'honneur d’être reçu par M. Aufeuvre, chef de projet "alu" de "Construction navale Bordeaux" (il y a aussi une division "composites") {P}. Il a eu droit à une sympathique visite savamment commentée de cette partie de ce magnifique chantier naval qui fait revivre les traditions séculaires de Bordeaux; traditions que d'autres paraissent souhaiter faire mourir.
La "leçon de chose" a porté sur un exemplaire en production de la série des voiliers de luxe Virgo, d'une trentaine de mètres de long...
M. Aufeuvre, Garonne-Avenir en a eu la démonstration, aime et possède son sujet. Disons sa passion. Et c’est un self-made-man, comme on dit en bon franglais
{P}. Lui, les spécialistes très qualifiés qu’il a la chance d'avoir sous ses ordres et toute l’entreprise CNB honorent notre région. 8

05/12/00, "Garonne-Avenir et le pont", SO:
Dans un communiqué, Jean Mandouze, président par intérim de Garonne-Avenir, revient sur le choix du pont au droit de la rue Lucien-Faure.
"La lecture de Sud Ouest du 2 décembre faisant état des réactions en faveur d’un pont levant à Lucien-Faure tend à faire croire que les différents leaders politiques locaux ne sont unis, du moins au niveau des présidents d’assemblée, que par un point commun: une méconnaissance totale des réalités maritimes. Unanimité dans l’erreur. La stupéfiante suggestion de M. Rousset d’harmoniser les mouvements sur rade avec les aléas du trafic automobile, comme si les navires devaient obéir aux vœux des élus plutôt qu’aux lois de la marée, est à cet égard éloquente.
"L’opinion de M. de La Giroday, principal responsable du retour des paquebots, a été bafouée. L’avis de fond des pilotes, seulement conviés à de théoriques simulations sur logiciels, a été ignoré, tout comme celui des armateurs, fondamentalement hostiles aux ports fermés.
"Les Bordelais doivent savoir qu’ils s’exposent à payer à grands frais, sous prétexte d’économie, un ouvrage faramineux à l’entrée d’un port désormais déserté."
8

12/00. Voir la Gazette 3: 8

02/01/01a. Voir "Courants de Garonne-ter": 8

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