Croisières 2000 |
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Port Autonome de Bordeaux
: tél. central 05.56.90.58.00; capitainerie 05.56.31.58.64.
22/01/00, SO
Les Chantiers de l'Atlantique (Saint-Nazaire) sont en lice pour construire le paquebot géant "Queen Mary 2" pour la Cie Cunard. Ce transatlantique jaugera 142 000 tonneaux et proposera des traversées New York-Europe en formule croisière.
25/01/00, site de LVMH
LVMH acquires Miami Cruiseline Services [A company purveying cruise companies with duty free articles, together with various commodities necessary on board cruise ships]
[…]
The cruise ship industry has experienced considerable growth over the past two decades. According to Cruise Lines International Association (CLIA), approximately 5.4 million North American passengers took cruises in 1998, an increase of 4.0 million from 1.4 million in 1980, representing a compound annual growth rate of approximately 8 percent. The number of cruise ships [recently referred to as "soap boxes"] increased 20 percent from 1993 to 1999 and is expected to increase another 32 percent by 2003. Likewise the number of berths grew by 32 percent from 1993 to 1999 and is expected to grow by an additional 48 percent by 2003. Retail space on cruise ships is also expected to increase substantially [whence LVMH’s purchase].
[…]
16/02/00
8
.
24/02/00, Jean Allix (ex-capitaine au long court, pilote de la Gironde ER), SO
Le 3 décembre 1998, le "Renaissance Two", paquebot de 180m sortant des chantiers de Saint-Nazaire, ayant à son bord 300 invités de l’armateur et le maire de Saint-Nazaire, s’amarrait face à la magnifique place de la Bourse. Un peu plus, il allait être procédé à la cérémonie du baptême…
Pouvons-nous imaginer cette cérémonie devant l’ancienne gare maritime des Chargeurs réunis deux kilomètres en aval? 8
Actuellement, le marché de la croisière est en pleine expansion [ci-dessus 8
]. Chaque port cherche à attirer son contingent de paquebots, d’avril à octobre. Les retombées économique locales ne sont pas négligeables, et le prestige de Bordeaux est en jeu. Quel plaisir et quelle fierté de rencontrer, lors d’autres croisières, des étrangers encore émerveillés de leur escale à Bordeaux dans ce cadre unique en Europe.
Si les paquebots sont évincés de la place de la Bourse, nous aurons perdu un trafic prometteur. Souhaitons que l’aménagement des quais ne sonne pas le glas des croisières à Bordeaux, qui est et restera malgré tout un port maritime. Songeons aussi aux bâtiments de la marine nationale et les navires de guerre étrangers très appréciés des Bordelais. [ci-dessous 8
]
08/03/00, Michel Gavout, SO)
L’emplacement privilégié des paquebots étrangers se situe, pour le plus grand prestige de Bordeaux, en face de la Bourse.
Un de vos lecteurs a souffert, en son temps, de la disparition de notre flotte de navires à passagers.
Il supporte mal l’idée de voir un ancien port prestigieux se transformer en jardin public sans l’agrémenter, en son milieu historique, de paquebots étrangers en escale. Les arguments et le ton du vieux marin s’exprimant avec son cœur ne trompent pas.
Je veux croire que mes compatriotes, édiles compris, y seront sensibles et que nous laisserons aux jeunes générations le plaisir de regarder les navires pavoiser place de la Bourse; ce sera le meilleur moyen de leur faire savoir que le port de Bordeaux a un glorieux passé. [ci-dessus 8
]
28/04/00, SO
Ce week-end le paquebot "Viking Bordeaux" va recommencer les croisières entre les estuaires de la Gironde et de la Loire qu’il avait inaugurées l’an dernier avec une clientèle étrangère. À nouveau il fera escale à Pauillac, Blaye, aux pays du cognac et des vins de Loire. Par un transbordement, les passagers peuvent même découvrir le Libournais. Plusieurs rotations sont prévues tout au long de la saison. […]
05/00, ISEMAR*, mai 2000, synthèse n°26
"Développer l'accueil des croisières dans les ports européens"
[…] De nombreuses villes et ports, hier exclus des circuits de croisière, émergent actuellement et tentent de se positionner sur ces nouveaux marchés.
La flotte de paquebots est en pleine expansion […].
[…]
Un engouement croissant pour la destination Europe.
[…] le marché est en phase de mutation depuis 10 ans avec un taux de croissance annuel avoisinant 12% (1).
Les fondamentaux de la demande de croisière: […] Proximité des zones réceptrices ou bonne desserte. Patrimoine culturel et touristique, sites naturels. […].
[…] cette clientèle s'oriente moins systématiquement vers des croisières de loisirs purs, et commence à s'intéresser à des produits plus axés sur les patrimoines culturels, historiques, gastronomiques […] (2).
[…]
Aujourd'hui, la diversité de la gamme des produits commercialisés par les armements rend potentiellement accessibles les escales de paquebots à tous les ports, à condition de répondre aux attentes des armateurs. Toutefois, très exigeants sur la qualité de l'accueil et des services, ceux-ci sont en position de force sur le marché, et ont la possibilité de substituer très facilement un port à un autre en cas de mauvaise prestation. (3)
[…]
Le port de Douvres, où n'escalaient en 1991 que 3 navires, a investi 45 millions de dollars dans un terminal à croisières (4) et se positionne actuellement comme le premier port de Grande-Bretagne pour l'accueil des paquebots, avec 122 escales en 1999. […]
[…] un marché que certains considèrent encore à un stade de démarrage […]. Les régions d'accueil, plus que les ports eux-mêmes, convoitent de plus en plus les escales, souvent perçues comme un vecteur de recettes pour l'économie locale.
[…]
Tous les ports n'ont pas la capacité d'accueillir des navires de très grandes taille (5). Chacun doit trouver son créneau […]. Sur la façade atlantique par exemple, les escales de navires remontant de Méditerranée vers le nord de l'Europe imposent un déroutement. Bordeaux a transformé ce handicap en atout, et propose l'allongement de l'escale.
L'accueil du navire et des passagers: Il s'agit là du point fondamental à améliorer sans cesse et qui est susceptible d'inciter les compagnies à revenir: A l'issue de chaque escale, le Commandant du navire rédige un rapport […]. Les régions d'accueil doivent impérativement assurer la fiabilité et la facilité technique de l'escale […].
Les armateurs ne sont pas enclins à payer l'escale du navire au port. (6) […].
[…]
*Institut Supérieur d'Economie Maritime
[1)Alors qu'on fait tout pour faire éliminer Bordeaux des ports d'escale de croisière en chassant les bateaux de la bourse et en les piégeant dans un pont.
2)Bordeaux possède tout cela de naissance mais on cherche à l'en priver (1).
3)Autrement dit, on n'a pas d'effort à faire pour ruiner la rade de Bordeaux intra-muros et on le veut.
4)Inversement, Bordeaux n'a pas à verser un sou, il lui suffit de ne pas dégoûter les bateaux de venir (2).
5)Bordeaux a toujours possédé cette capacité! (2)
6)Mais le port autonome leur fait chèrement payer les escales: la cruche à l'eau?
8
]
08/05/00, Jacques Mahuas, SO
[…] véritable immeuble flottant, le [Crystal Symphony] pouvait difficilement passer inaperçu. On apercevait ses lumières hautes de loin et, fascination du voyage et du rêve, attirés comme des aimants, les automobilistes circulant sur les quais ne pouvaient rester indifférents: Ils freinaient, roulaient au ralenti, quand ils ne s'arrêtaient pas pour dévisager l'impressionnant paquebot, construit en Finlande, long de 238 mètres et large de 30m (950 passagers et 545 membres d'équipage). […]
16/05/00, Jacques Mahuas, SO
[…]
Long de 143m, ce paquebot [Black Prince] de taille moyenne a gardé des formes classiques. Il est vrai qu'il est sorti des chantiers allemands de Flender Werft en 1966. Il a été depuis entièrement rénové. Partis de Greendock, les passagers ont déjà fait escale à Santander et Bilbao. Ils s'arrêteront encore à Saint-Malo et Guernesey avant de regagner leur sweet horne en débarquant à Leith.
Sa venue précède toute une série de paquebots d'origine allemande. Samedi, ce sera au tour du "Caledonian-Star" d'accoster. Un petit paquebot de 85m, construit lui aussi en 1966, mais par les chantiers de AC Weser, et rénové en 1990, qui remonte les côtes atlantiques depuis Lisbonne pour gagner Dartmouth 8
.
Puis arriveront, le 25 mai, deux paquebots plus récents dont l'origine allemande n'est pas cachée: le "Deutschland" datant de 1998 et le "Berlin" construit en 1980, rénové en 1995 avec, entre-temps, le 23 mai, "l'Hanseatic", provenant de chantiers finlandais.
25/05/00, Benoît Lasserre, SO
ESCALES DE CROISIÈRES — Depuis 1994, la durée moyenne d’escale à Bordeaux progresse régulièrement. Si le nombre d’escales accueillies à Bordeaux se situe entre 25 et 30 (30 en 1999, 35 attendues cette année), le nombre de passagers continue de progresser régulièrement du fait de l’augmentation de la capacité des navires.
Les passagers d’Amérique du Nord représentent toujours une part prépondérante de la clientèle accueillie à Bordeaux (37% en 1999, soit près de 4 000), les clientèles britanniques et allemandes progressent régulièrement. 60% des passagers partent en excursion. La visite de ville reste le produit le plus consommé. Viennent ensuite les destinations vitivinicoles traditionnelles. Les dépenses effectuées par les croisiéristes sont évaluées entre 1 000 et 1 200 francs par personne. Ces retombées se répartissent à 63% pour le shopping et la restauration, 25% pour les professionnels du tourisme.
26/05/00
[Aujourd’hui, Bordeaux recevra quatre paquebots le long des quais de la Bourse et des Quinconces: le Colombus, le Renaissance 7, le Berlin, et le Deutschland.]
{P} {G}
27/05/00, Jacques Mahuas, SO
Bordeaux est devenu le premier port français d’escale des paquebots de croisière sur l’Atlantique (le deuxième après Le Havre sur la façade ouest). Cette année, on en comptera une bonne trentaine, compte tenu des rotations du "Viking-Bordeaux" sur la Route des vins. Six des paquebots viendront pour la première fois […].
[…] "Si Bordeaux ne peut accueillir les plus grands, les petit et moyens peuvent y venir qui sont aussi les plus luxueux, avec une clientèle aisée", remarque François Boyer de La Giroday, d’UNIAGENT, qui anime l’association Bordeaux, escale de croisières.
Celle-ci a été créée il y a une dizaine d’années par la CCI, la ville, la CUB, le Conseil général, le Conseil régional, le Port autonome… "Faire venir un paquebot à Bordeaux n’est pas chose facile, avoue Français Boyer de La Giroday. Il faut savoir que 350 paquebots passent au large mais que les armateurs sont ennuyés par le détour et les heures de navigation en estuaire [et les redevances portuaires?]. Ils n’acceptent de venir qu’en raison de la beauté de l’escale en centre-ville. Bordeaux est le dernier port qui accueille des paquebots en centre-ville avec St- Pétersbourg. Si ce n’était plus le cas, ils ne viendraient pas."
La perte serait importante pour l’image de la ville, colportée favorablement sur toutes les mers, mais aussi pour les finances.
En six ans, ce sont quelque 180 paquebots qui auront été accueillis, transportant plus de 100000 passagers. On estime que chacun dépense de 1000 à 1200 francs par escale […] soit 25MF de francs par an, sans compter les redevances portuaires et autres frais. […] "Encore ne connaît-on pas ce qui est payé par cartes bancaires. L’an dernier, un passager a réglé ainsi un vase de Daum dans une boutique de Gambetta pour 12 000 francs", précise François Boyer de La Giroday, qui n’oublie pas non plus les dépenses effectuées par les équipages: "Ailleurs, ils sont loin du centre-ville. Ici, ils peuvent acheter une paire de chaussures, du dentifrice… dans un grand magasin, aller en boîte de nuit… Un officier n’était pas descendu depuis quatre mois: il s’est offert le restaurant." [06/06/00 8
]
[Voir également les actualités régionales de la veille sur M6 des 27/05 & 18/06/00.]
01/06/00
[Le "Renaissance 8" a dû retourner à quai (pour un incendie de machine?) et n'est reparti pour de bon que le 1er juin.]
06/06/00, ECO/SOD
[…]
[…] on estime à 64 millions de francs les retombées économiques cumulées sur les quatre dernières années, dont 63% pour le "shopping", 29% pour le tourisme (excursions) et 8% pour les professionnels maritimes.
Un passager en escale dépense en moyenne 1200F. Avec 17000 passagers attendus pour la saison 2000 sur 35 escales programmées, dont 29 à Bordeaux, cela représente un gros potentiel de consommateurs pour les commerces de Bordeaux, mais aussi de Bassens, du Verdon, d’Arcachon, Pauillac, autres lieux d’escale. C’est là tout l’objectif de Bordeaux Shopping. (François de la Giroday)
[…] 8
[…] Et puis, nous avons édité un guide "Bordeaux Antiques" sur le principe de Bordeaux Shopping, réunissant une quarantaine d’adresses dans les quartiers Saint-Michel, rue Bouffard, Notre-Dame et Saint-Pierre. Quelque 30000 exemplaires vont être distribués aux croisiéristes et aux touristes de passage. (Florian Arar)
[…] [27/05/00 8
]
29/06/00, Jacques Ballarin, SO
[…] Exit le music-hall le Caesar's. Exit , le bateau "Aliénor", qui disposait de 125 mètres carrés (hall d'accueil pour le public et bureaux). Philippe Barthalot, le propriétaire de la société d'activités de tourisme fluvial, est inquiet.
Il est censé se transporter à 300m du bateau et de la passerelle d'embarquement dans un Algéco mis à disposition sur le quai Louis-XVIII. Ceci sur une plate-forme qui accueillera également les bureaux du bateau Ville-de-Bordeaux".
Caroline Rumeau, responsable d'exploitation, est catégorique: "Nous serons trop loin du bateau. Notre clientèle est composée pour une grande partie de personnes âgées. La perspective de devoir marcher autant va les effrayer". […] Philippe Barthalot estime que cette difficulté pose le problème des conditions d'existence du tourisme fluvial à Bordeaux. Il n'est pas le seul à plaider pour une politique ambitieuse et volontariste. […]
[…] Philippe Barthalot dit qu'il a besoin d'être entendu et qu'il est essentiel, pour la pérennité de son activité. Qu'il puisse recevoir la clientèle pas loin du bateau.
[Et l’éloignement projeté des paquebots, de leur centre d’intérêt de la Bourse, est bien supérieur à 300m. La raison est de les décourager de revenir afin de les éliminer de façon détournée et de prétendre qu’ils abandonnent le port de la lune.]
07/00, ISEMAR*, septembre 2000, synthèse n°27
"Les croisières, défis portuaires et enjeu touristiques"
[…]
[…] Cette tendance à l'industrialisation de la croisière se confirme, les armateurs exigeant des navires toujours plus grands, dotés de plus de technologie, mieux équipés en cabines extérieures ou de balcons, d'animations ou d'espaces de restauration plus sophistiqués.
[…]
[…] Monique CAILLE, gérante d'une agence de voyage […] relève une certaine désaffection de la clientèle française, obligée de partir loin de chez elle, due aux nombres insuffisants de ports d'escale français, tout en soulignant une démocratisation de la croisière en raison d'une modification de la perception de ce produit touristique, d'une réduction de la durée, de la concurrence entre compagnies, de nouvelles offres tarifaires (1).
[…]
[…] L'accueil à quai est privilégié par les armateurs. […] les contraintes de marée ou le franchissement d'écluses peuvent se révéler rédhibitoires. […] Le manque de fiabilité d'un port suffit, malgré la qualité de son hinterland touristique et de son attrait, à l'exclure des itinéraires définis par les armateurs (2).
[… les] armateurs effectuant une sélection rigoureuse des escales et procédant à des simulations draconiennes avant de retenir le port ou la ville d'escale. […]
[…]
Martine BELANGER du port de Québec (Canada) a d'abord rappelé l'importance de cette activité: 15 lignes, 90 escales pour l'année 2000, 2 quais dédiés à la croisière, des navires de 1 000-1 200 passagers en moyenne, une inclusion dans des circuits de 7-10 jours depuis New York ou Boston pour découvrir le "Canada New EngIand".
[…]
[…] dans l'industrie de la croisière, le service est le mot. La communication, les facilités de transport et logistique, l'organisation, les distractions, l'atmosphère, la flexibilité et l'attention sont autant d'éléments qui composent la qualité du service offert.
[…]
Thierry CHARPENTIER de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Bordeaux a souligné les efforts engagés par Bordeaux depuis plusieurs années pour développer les croisières, à l'initiative de la CCI, d'un opérateur portuaire et d'une agence de voyage spécialisée. Partant du constat qu'"il ne faut pas attendre les armateurs, il faut aller les chercher", un travail de sensibilisation, voire d'éducation, a d'abord été engagé auprès des professionnels, y compris les responsables portuaires qui "ne sont pas vraiment impliqués dans la croisière" [une litote 8
, 8
] alors que l'approche conjointe ville-port est la condition sine qua non de la réalisation de l'escale. Ensuite, en travaillant sur chaque détail de l'escale, la CCI de Bordeaux a amélioré la notion d'accueil en mettant au centre de ses préoccupations la notion de qualité. Des outils ont été développés et leur qualité a été revue de façon continue pour coller aux besoins des passagers et des armateurs ("hospitality desk" à bord des navires, brochures vantant le "shopping" local, formation des guides-interprètes, etc.). La préoccupation permanente est de comprendre les attentes des passagers afin de leur apporter des réponses. C'est en travaillant chaque point de détail de l'escale, en validant les escales par des questionnaires d'évaluation que le port de Bordeaux, parfois confronté à l'exigence des armateurs, s'est imposé sur le marché particulier de la côte atlantique puisque 80% des escales sont le fait de navires qui se repositionnent (3).
[…]
[…] S'appuyant sur quelques exemples de la région, Laurent MONSAINGEON établit une corrélation entre le montant des investissements dans des infrastructures de croisière et le volume de croisiéristes. Cela explique en grande partie la bonne position, en Méditerranée occidentale, de l'Espagne (Barcelone, Palma) maîtrisant 55% des escales en "tête de ligne" de la région et de l'Italie (Gênes, Rome] avec une part de 33% alors que la France, avec Marseille et Nice, ne totalise que 12% de part de marché (4).
[…]
Cette journée d'étude a démontré que le marché de la croisière en Europe se situe à une phase de décollage. […]
*Institut Supérieur d'Économie Maritime
[1)Alors que les autres ports profitent de cette opportunité, l'on fait tout pour faire éliminer Bordeaux des ports d'escale de croisière en chassant les bateaux de la bourse.
2)Bordeaux possède déjà les marées et la remontée-descente de l'estuaire (2 fois 6h…), on y ajoute un pont dit ouvrant qui remplace avantageusement les écluses dans la liste des épouvantails à paquebots. Un pont piège qui peut faire nasse et où seuls les vaisseaux de moins de 180m peuvent passer sans risques
8
8
. D'autres villes immergent des tunnels pour l'avenir: Sydney 8
, Marseille 8
, Nogent 8
, Toulon 8
, Baltimore 8
, la Hollande 8
, etc.
3)Tous ces efforts pour rien si l'on construit un pont "rédhibitoire" pour un port intra-muros mort. On sait pertinemment que les "attentes" des visiteurs sont: la bourse et pas d'entraves telles qu'un pont.
4)Ces villes étrangères n'ont pas construit de pont dit ouvrant mais ont ouvert leurs ports aux visiteurs.]
13/07/00, SO
"Panorama", grand voilier pouvant accueillir cinquante passagers, va faire escale, aujourd’hui, au Verdon. Il y reviendra le jeudi 27 juillet.
[Escale sans intérêt pour Bordeaux…]
22/07/00, SO
Qu’à cela ne tienne!, c’est à Bassens, dans un paysage austère de grues, de silos, de montagnes de granulats, que le bateau de croisière Coronia, battant pavillon anglais (après rénovation en 1999), a lancé ses amarres samedi matin pour une brève escale de dix heures. […] ses 736 passagers américains auront découvert, en car, les vignobles et les châteaux du Médoc avant de mettre le cap sur la Méditerranée. […]
[Le Caronia, avec un tirant d’eau de 8m23 conforme à son année de naissance (1973), ne pouvait accoster à la Bourse (tirant d’eau de 8m50) où des navires plus modernes bien plus longs (238 et 240m mais d’un tirant d’eau moderne d'environ 6 m) accostent et font leur ½ tour. Du fait de l’accostage loin de la Bourse (et dans un cadre de navire de fret), en 10h, les visiteurs n’ont guère vu que le vignoble depuis leurs cars, ce qu’on prétend vouloir éviter, au profit d’une visite de Bordeaux favorisant son commerce et son renom. Pour les mêmes raisons, ce court-circuitage de Bordeaux se reproduirait depuis Bacalan.]
ci-dessus
8
; R9 8
; R5 8
; R9 Verdon 8
; R7 8
08/08/00, Jean-Denis Renard, SO
[…]
Mais le plan proposé par "Bordeaux Magazine", qui est par ailleurs placardé sur la promenade des quais […], fait sursauter certains des partisans les plus sourcilleux du Port de la Lune. Sur l'infographie est clairement indiqué le déplacement vers l'aval de l'escale les paquebots de croisière, actuellement établie face au site prestigieux de la place de la Bourse. […]
[…]
"Cette option est totalement illogique en terme de navigation. La Bourse est le seul endroit du fleuve où l'on peut pratiquer l'évitage [= demi-tour] pour les bateaux de 200m de long. Plus en aval, on est déjà en face du banc des Queyries et des épaves, ce qui interdit toute manœuvre de ce type. On constate depuis plusieurs années que la taille des bateaux a tendance à augmenter et on veut leur offrir une escale plus réduite! On ne comprend pas très bien", appuie Michèle Delaunay, la présidente de Garonne-Avenir.
[…]
Présidée par Luis Diez, l'Association de défense des intérêts du quartier de Bacalan, qui regroupe en son sein nombre d'amoureux d'un fleuve vivant, vient d'exprimer un point de vue similaire par le biais d'une lettre ouverte à Alain Juppé. Lettre dont le ton, plutôt vif, se veut le reflet de l'exaspération de l'association face à "l'obstination" du député-maire sur le sujet. "Refusez-vous d'entendre que les sociétés organisatrices des croisières ne viennent à Bordeaux que parce que la mise en scène finale est d'accoster et de créer le choc sur le site même de la place Gabriel [= de la Bourse] et pas ailleurs?", écrit Luis Diez, qui mentionne lui aussi les problèmes que ne manquerait pas de créer l'évitage plus en aval.
Les deux associations se retrouvent aussi pour constater que le public bordelais, dans ses destinations de promenade, plébiscite l'escale de la place de la Bourse {P} {G}.
Nombreux sont ceux à venir admirer les lignes des paquebots qu'Alain Juppé avait qualifiés de "caisses à savon" en mars dernier, avant de revenir sur ses propos en séance du conseil municipal 8
. Garonne-Avenir souhaite les fédérer au bas d'une lettre-pétition qu'elle adressera prochainement au député-maire.
[…] "Si on aménage face à la place de la Bourse un ponton pour les petits bateaux à passagers, ce sera irréversible", avertit Michèle Delaunay. A suivre.
[Ces apparentes marches arrière peuvent s’expliquer par un souci de gagner du temps pré-électoral pendant que se créent, dans la coulisse, les conditions d’un pont "irréversible" aux Quinconces. Il s'agit de chasser les grands bateaux, principaux obstacles à un pont prêt à poser, pendant qu'on prépare visiblement le terrain à le recevoir; un chantier de plus à portée de main. Et quand on veut se débarrasser de son chien, on l'accuse d'avoir l'air d'une boîte à savon. De quoi ont l'air le palais de justice, le mégarama, le quartier Mériadeck, la caserne des pompiers, etc.?
8
]
04/09/00, Jacques Mahuas, SO
Le "R 6" […] vient tout juste de sortir des Chantiers de l’Atlantique, à Saint-Nazaire, […]. Il effectue sa première croisière avec escale à Bordeaux. […]
[…] On estime que la capacité d’accueil des croisiéristes devrait doubler en cinq ans, pour atteindre 20 millions de places […]. […] la compagnie Costa […] a mis en service un paquebot de 2 680 passagers pour le marché européen. Elle table sur la saturation des escales dites exotiques. Une saturation qui pourrait profiter au port de Bordeaux, déjà devenu le principal port d’escale de la côte atlantique pour la France. D’ores et déjà, Fred Kleiser, président de Renaissance Cruises, a programmé huit escales de paquebots de sa compagnie dans le port de la lune pour l’an prochain.
En attendant, et pour marquer la première venue du "R6", une médaille sera offerte à son commandant aujourd’hui à midi, au nom de la CCIB, par le président de l’association Bordeaux, escale de croisières, l’agent maritime François de La Giroday.
[…] 8
[05/09/00, ci-dessous]
05/09/00, SO
[…] Pendant ce temps [la remise de la médaille: ci-dessus 04/09/00] les passagers, commençaient à visiter le centre ville et à effectuer des achats. L'après-midi, les cars du groupe SERA les ont conduits à Saint-Émilion. Beaucoup ont terminé leur soirée au restaurant. Il était difficile de trouver une grande table libre hier soir. Certains ayant souhaité cependant dîner dans un château. Pendant ce temps, une partie de l'équipage s'est rendue dans le Médoc, au château Kirwan, pour s'initier à la dégustation des grands crus. […]
07/09/00
: voir "Port-bis" 8
.
14/09/00, Jacques Mahuas, SO
C’est en présence de la marraine du bateau, Isabelle Boissier, qu’Isabelle Juppé remettra ce jeudi, à midi, la médaille du port de Bordeaux au commandant G. C. Lemmi, exceptionnellement accompagné de son épouse, Michelle. C’est la première fois qu’une femme procédera à cette remise traditionnelle pour une première escale à Bordeaux. Le "R5", sister-ship du "R6", venu récemment 8
, est sorti en janvier dernier des Chantiers de l’Atlantique, à Saint-Nazaire, où il a été baptisé par Isabelle Boissier, épouse du patron des Chantiers. […]
[…]
12/00, Perspectives 2001
2000 s’achève avec l’espoir, pour 2001, de recevoir 50 paquebots amenant 32 000 visiteurs pouvant créer un chiffre d’affaires de 45MF.
La tenue réservée des passagers débarquant des navires de croisières, pantalons et veste d’été, n’est pas à confondre avec celle des "touristes" à vélo ou en stop pour qui le débraillé et le short sont de rigueur. Les premiers, s’ils ne flânaient pas, passeraient aisément inaperçus. Certains des seconds peuvent être pris pour ces Bordelais qui souillent le sol. Sans les paquebots, nous n’aurions qu’eux, ce qui est moins favorable pour le commerce bordelais qui nous fait vivre de diverses façons. Pour remplacer un paquebot moderne, il faut 30 cars avec autan de bouchons et de pollution.
18/12/00a, SO
Une grande majorité des paquebots qui feront escale sont déjà venus à Bordeaux dans de les années passées, hormis les nouveaux R de la compagnie Renaissance pouvant transporter un millier de passagers dont le dernier, le R8, sortira des Chantiers de l'Atlantique en février prochain tandis que sera en chantier le "Queen Mary".
Les amateurs regretteront que le "Queen Elizabeth 2" ne puisse remonter la Gironde, le 27 août, jusqu'à Bordeaux. Il serait difficile de faire tourner ("éviter") ses 294m de long dans le Port de la Lune. II fera donc escale au Verdon. Un accueil tout particulier lui sera sans doute fait comme il y en avait eu un pour le Norway (ex-"France"), La saison débutera le 24 avril avec le "Deutschland".
18/12/00b, Jacques Mahuas, SO
Une cinquantaine d'escales de paquebots sont prévues au port de la Lune pour la première année du XXIe siècle. Un beau succès de l'association Bordeaux escale de croisière [de François Boyer de la Giroday], qui confirme sa place de leader sur la côte Atlantique devant Nantes, la Rochelle, Saint-Jean-de-Luz, Arcachon ou les ports de Bretagne (y compris Saint-Malo).
[…]
Mais cette satisfaction est teintée de crainte pour l'avenir.
[… Les armateurs] n'ont pas manqué de mettre en avant les inconvénients d'un pont. […] ils s'étonnent de ne pas avoir été consultés malgré la lettre que certains ont écrite en septembre. Ils enverront donc des équipes de spécialistes avant d'engager un seul paquebot.
Ce que les armateurs craignent avant tout, c'est de voir un paquebot bloqué, par suite d'un dysfonctionnement du service pour des raisons techniques, ou des manifestations sociales: "Pour eux, un paquebot bloqué est, non seulement une perte d'argent, mais surtout de confiance de la clientèle." […]
[…] Tous les commandants s'accordent à dire qu'ils n'acceptent la longue (100km) remontée de l'estuaire qu'en fonction de l'escale en face de la place de la Bourse.
[…] d'autant que les coûts d'escale du Port autonome de Bordeaux sont plus élevés qu'ailleurs.
Mais c'est comme vice-président de l'Office du tourisme de Bordeaux que François de la Giroday veut surtout s'exprimer: "[…].
La cinquantaine de paquebots qui feront escale en 2001 représentent un potentiel de 30 000 touristes et de 35 à 40 millions de francs pour l'ensemble des opérateurs économiques locaux". Il en a avisé tous les membres de la CUB, qui vont être appelés à se prononcer. "La décision concernant un pont ou un tunnel n'est pas seulement un problème de coût mais aussi de politique. Il ne faudrait pas que nos enfants nous reprochent un jour le choix effectué."

é
8
mot clé : jpc33