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bas de cette page "urbanisme 2008" ê
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30/01/08, Hervé Mathurin, SO, p. 2-7 :
[...]
Objet de la controverse: les caissons de verre qui coiffent depuis décembre (après 6 mois de travaux) les trémies d'accès au parking. "Caprice d'architecte", hurlent les riverains, très remontés par ce qu'ils considèrent comme une agression visuelle. Les commerçants voisins dénoncent de surcroît un manque à gagner à cause d'un effet masquant. [...]
Les Bâtiments de France, premiers visés pour avoir autorisé cette création contemporaine dans un secteur sauvegardé, ne cachent pas leur embarras: "[...] cet ouvrage a donné lieu à un concours d'architectes [...] et, à l'époque, personne n'y a trouvé à redire [...]" 8
.
Depuis plusieurs semaines, Stéphane Pusatéri a fait de la question des trémies de Pey-Berland un casus belli supplémentaire. Le président des habitants du centre-ville dénonce en particulier "la pression très forte dont sont l'objet les architectes des Bâtiments de France de la part des politiques, mais il souligne aussi la laideur de cet ouvrage d'art contemporain, "atteinte au patrimoine de l'Humanité". |
Il propose de lancer, "sous l'égide de la DRAC et des Bâtiments de France, les assises du "Bordeaux du patrimoine", qui permettraient de remettre à plat différents projets, notamment la future façade de l'auditorium qualifiée par lui de "mussolinienne".
Pour Stéphane Pusatéri, une bonne partie de élections municipales se jouera sur les questions de proximité. |
Voir ci-dessous 11 & 12/02/08
08/02/08, SO, p. 2-7 :
Le maire de Bordeaux vient d'écrire au président de la CUB, Vincent Feltesse, pour lui demander d'étudier la faisabilité juridique d'un démontage des deux ouvrages blancs qui couvrent les trémies [...] de Pey-Berland, "au regard du droit à la propriété intellectuelle des architectes".
Alain Juppé justifie sa position par le fait que "l'impact esthétique" des trémies et leur "insertion dans l'environnement urbain ne sont pas conforme à ce que le rendu du concours d'aménagement de la place laissait présager". Juppé réclame un garde-corps adapté à l'environnement de la place.
11/02/08, SO, p. 2-8 :
La scène se passe samedi, place Pey-Berland, en tout début d'après-midi. "Ils vont les enlever, ça y est!", lance cette passante. Elle reconnaît alors Alain Rousset. Le candidat de gauche aux municipales a assuré que, s'il était maire, il enlèverait les deux trémies [...]. Il ajoute: "C'était totalement stupide de les avoir installées sans concertation avec les riverains". Lesquels, pour partie, sont présents et font signer une pétition. A noter qu'Alain Juppé a promis, en fin de semaine dernière, qu'il ferait ôter ces trémies. [...]
Voir ci-dessus 30/01/08
[A croire que l'attribution de la conception et le cheminement administratif devaient être tenus ultra secret. A croire aussi que "la totale stupidité" du fait accompli ("installation sans concertation") est une "totale" nouveauté.
Il ne manque point de "totales stupidités" que des deux élus pourraient "promettre" de "faire ôter". Une autre, infiniment plus visible, plus grave, plus horrible, plus coûteuse (à l'entrée non d'un parking, mais du port de Bordeaux), pourrait être un jour le projet de pont levant s'il se réalisait.
8
]
12/02/08, Denis Lherm, SO, p. 2-10:
[...] Des objets [les trémies du parking Pey-Berland] qui ne sont pas arrivés par surprise puisqu'ils font partie de la réhabilitation de la place, entérinée tant par la ville que par la CUB, lesquelles néanmoins trouvent que le résultat n'est pas conforme à ce qui était attendu. La période électorale aidant, les autorité tentent maintenant d'obtenir une modification de ces couvertures.
[...] L'ordre des architectes ajoute que "ledit projet a été choisi par un jury et validé par toutes les autorisations nécessaires" [...] Bref, le conseil défend à la fois les architectes et la procédure qui a été régulièrement suivie.
[Les soucoupes volantes à l'arrêt sur cette place Pey-Berland sont assorties aux lampadaires, mais pas à la basilique, sinon au goût "art moderne" des uns.
{P}]
Voir ci-dessus 30/01/08
22/04/08, Catherine Arresteilles, SO, p. 2-10 :
[...]
[...] Rémi Desalbres, architecte du patrimoine, a montré, photos à l'appui, les effets catastrophiques de ravalements non maîtrisés sur notre patrimoine architectural récemment distingué par le label Unesco. Des façades mises à nu, des sculptures défigurées, des mascarons fraîchement sablés présentant des dégradations irréversibles. Des inscriptions anciennes qui racontent la ville ont même été effacées ces deniers jours place Pey-Berland.
L'architecte des Bâtiments de France, François Gondran, a soulevé le problème essentiel de la formation des entreprises qui sont parfois loin du niveau d'exigence requis pour un site classé par l'Unesco. Il a aussi insisté sur l'importance de faire appel à des architectes formés pour intervenir sur du bâti ancien comme le sont les architectes du patrimoine.
[...]
[...] "[…] La pierre est tendre, fragile et souvent agressée par les sableuses. Avant la réfection des joints, l'ouverture devrait se faire avec précaution pour ne pas détériorer les arêtes des pierres". Il arrive même que les joints soient ouverts à la hache [...].
[On ne rêve surtout pas: il s'agit bien d'artisans, avec ou sans l'Unesco.]
15/04/08, Karine Ménégo, MetroBx, p. 08 :
[...]
"Ces structures sont plus esthétiques de nuit", a glissé Alain Juppé, ajoutant: "J'ai écrit à la CUB où a été adopté le projet urbanistique comprenant ces trémies, pour soumettre deux questions. Celle de la propriété intellectuelle de l'œuvre de cet architecte et celle du coût d'un démontage et d'un remplacement".
Installées au début de l'hiver, ces structures sont devenues l'objet d'une vaste polémique fin janvier, quand Alain Rousset, candidat PS à la mairie de Bordeaux, s'est emparé de ce sujet anecdotique pour dénoncer les choix urbanistiques opérés par le maire sortant.
Quelques jours plus tard, début février, le maire sortant, Alain Juppé, sollicitait les services de la CUB pour mesurer le coût et la faisabilité de leur suppression.
[Donc moins on les voit, plus elles sont regardables. Mais, à quelques décamètres des fenêtres historiques d'un palais épiscopal… La patate devient trop chaude. Il n'est jamais trop tard pour réagir même après la rumeur.
Un suivi responsable aurait épargné la bourse du contribuable, la réputation de Bordeaux Unesco et des élus.]
08/05/08, Jean-Paul Vigneaud, SO, p. 2-4 :
[...]
Jean de Giacinto n'est pas moins fier d'avoir participé à la réalisation du nouveau pont. Avec le regard d'un Bordelais attaché à sa ville: "Rien n'a été fait au hasard. Nous avons étudié les autres ponts, rencontré l'architecte des Bâtiments de France et, nous nous sommes maintes fois rendus sur place pour faire en sorte que le nouvel ouvrage de crée pas une cacophonie avec tout ce qui existe de part et d'autre du fleuve ou qui pourrait s'y réaliser dans le futur. D'où sa légèreté, son élégance, son aspect plus fonctionnel et technique que spectaculaire. [...]
[...]
Voir le pont tel qu'il est ne change pas sa position sur la passerelle : "Les ouvrages ne se font pas de l'ombre. Au contraire. Regardez-les. Ils sont complémentaires. Ils se valorisent l'un l'autre. La passerelle très fine, très aérée, ajoute même une légèreté supplémentaire à l'ensemble. [...]"
[...]
[...] "En tant qu'architecte je considère que j'ai le devoir — comme tous mes collègues — de défendre tout ce qu'ont fait nos prédécesseurs et ce qui fait la richesse du patrimoine aujourd'hui".
23/08/08/, Audrey Gibaux, SO, p. 2-9 :
[...]
Malgré des touristes conquis, le concept du tout transparent reste difficile à supporter au quotidien pour les usagers. Surtout en été. L'architecte britannique Richard Rogers a voulu édifier le symbole d'une justice transparente, matérialisée par des parois en verre. Inconvénient majeur de son projet: la passerelle se transforme en véritable serre au moindre rayon de soleil.
Autre problème posé par le verre: la remise en question du secret de l'instruction. Ce grand principe de la justice française s'est trouvé menacé par la transparence des cloisons des bureaux, au moment de leur construction. Aujourd'hui, rideaux et dossiers ont été entreposés en guise de rempart pour protéger le travail des juges d'instruction.
[Les concepteurs de bâtiments ignorent "souvent" tout des besoins des futurs usagers. "Certains" architectes croient pourtant les connaître. Ou croient qu'ils sont payés pour imposer un mode de vie à ces usagers.
"Certains" architectes jouent au jeu de construction, comme "certains" officiers jouent aux petits soldats de plomb. L'ignorance et la vanité de "certains" décideurs fait le reste.
Bien sûr, on ne peut recopier à l'infini les palais de justice romains, mais peut-on loger ces institutions dans une pagode alambiquée
{P} ou un séchoir à morues {P}?
Un Anglais peut ignorer l'existence du soleil, mais peut-il ignorer le besoin d'opacité de la Justice?
Bien sûr, l'idéal serait que l'Humanité ignore le crime et donc le besoin de palais de justice.
Heritage08
è
21/11/08, Bernard Broustet, SOéco, p. 2-6 :
Alain Juppé [...] ne paraît pas décidé à changer d'avis sur le pont Bacalan-Bastide. C'est ce qu'il a déclaré hier lors d'une rencontre avec la presse économique, dont les grandes lignes peuvent se résumer de la façon suivante.
Le maire de Bordeaux accepte le principe d'une étude d'insertion paysagère demandée par l'Unesco, sous réserve que celle-ci lui adresse un cahier des charges. Mais il estime que dans l'affaire, la Ville et la CUB sont victimes d'un mauvais procès. "Je ne veux pas muséifier la ville", a-t-il rappelé, en affirmant qu'il était prêt à prendre le risque de voir Bordeaux déclassée du Patrimoine mondial.
Evoquant les problèmes relatifs à la reconstruction du collège Cassignol, dont l'Unesco a été saisie, Alain Juppé s'est demandé s'il était pertinent d'avoir fait classer 1800 hectares plutôt qu'un périmètre plus restreint, limité à la Bourse et aux quais. Et, selon lui, si le Patrimoine mondial avait existé au XIXe siècle, jamais sans doute la tour Eiffel n'aurait été construite.
[Il y avait celui qui croyait que la tour Eiffel atteindrait le ciel et celui qui n'y croyait pas. Parmi les résultats de son érection, Paris gagna une vue transcendée et un rayonnement mondial.
Bordeaux, à cause du pont Bacalan-Bastide, le gain ne serait pas la transcendance, mais l'inverse; en l'occurrence, une diminution du trafic de paquebots modernes — comme à Rouen où seulement des voiliers se risquent à passer le pont Th.-Gauthier —.
A Bordeaux, bloqué par l'étroitesse du passage du pont Bacalan-Bastide et le risque d' "emmerdements majeurs", le quai d'honneur de la Bourse, au monde le plus recherché des mouillages de croisière, deviendrait pour les grands navires un goulet inutile.
Mais, la maçonnerie et la machinerie qui survivraient, inutiles aux vaisseaux, serviraient de pont rasant. Enfin, les piétons retrouveraient la mythique passerelle des Quinconces qui, justement, était programmée pour ruiner le trafic des paquebots.
Le tablier levant du pont, inutile comme déjà dit, ne se lèverait plus.
Quant à perdre l'Unesco pour garder le pont-passerelle… faut y tenir. Alors, on pourrait tenter un vote parmi les citoyens.
8
]
27/11/08, Bx7, p. 8, <www.bordeaux7.com> :
Je trouve de jardin botanique assez décevant et les réalisations de bâtiments sur ces quais absolument insipides. Aucune ambition architecturale, des petits immeubles d'un classique navrant… Quant aux jardins sur les berges, en dehors du point de vue que ça donne pour regarder l'autre rive, ils n'ont aucun intérêt non plus. Dommage pour la rive droite.
[L'estacade, apothéose de l'urbanisme bordelais, porte l'estocade du goût. Ce qui corse ce goût, c'est qu'en d'autres lieux, les paillotes
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sont hors la loi… par respect pour le paysage méditéranéen.]
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