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< Comment prendre
des décisions

Comment et pourquoi sont refusées des contributions de citoyens ou d’associations R5, qui pourraient améliorer un projet soumis par des technocrates venus d’ailleurs et approuvé hâtivement ?
Citations
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< […] Noël Mamère, qui souligne que les réunions bimensuelles du bureau [de la CUB], […], sont expédiées en quatrième vitesse parce que les élus qui en font partie – dont lui – ont tous d’autres mandats qui grignotent avec appétit leur emploi du temps. (Benoît Lasserre, SO, 16/02/99)

< […] les projets les plus ambitieux ont été le plus souvent le fruit de compromis instables entre des intérêts contradictoires. […] sur fond de "donnant, donnant". (F.-X. Bordeaux, SO, 25/02/99)

"Je prends le pari que personne ne sera intéressé par cet outil neuf et déjà obsolète", affirme Pierre Hurmic. Si tel devait être le cas, le dossier de l’abattoir […] alimenterait encore une fois une réflexion […] sur la façon dont son prises des décisions aussi peu lisibles.
(Dominique Richard, SO, 27/03/99)

< […] "Dans le cas du palais de justice, c'est l'État qui est maître d'ouvrage?" "Non, non, non!", réplique Roland Castro. "C'est le maire qui donne le permis de construire! […] Un élu qui signe sans rien dire n'est pas un bon élu."
(SO, Tire-Bouchon, 23/10/99)
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< [Les rapports de la Chambre régionale] se suivent et se ressemblent, preuve s’il en est de l’inertie du système. "A chaque fois, il y a d’énormes gaspillages de fonds publics", constate Denis Teisseire. "Les nouveaux porteront sur le tramway. 3 des 7 milliards prévus pourraient être économisés […]". (SO, Dominique Richard, 27/11/99 8 )

< "Il n'y a pas eu de concertation. Les deux assemblées ont ensuite donné leur aval, sans avoir pris connaissance du moindre plan. Et certains, qui ont voté oui à la CUB ou au Département, ont ensuite voté non au SYSDAU", relate le conseiller régional du Pian. (Maryan Charruau, SO, 29/01/00)

< Les élus du Conseil de la Communauté urbaine de Bordeaux […] ont […] expédié rapidement […] le schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme de l’agglomération bordelaise, plus connu sous son sigle abrupt, le SDAU. […] Le débat a tourné court. Les élus ont approuvé (sauf Pierre Hurmic et Denis Teisseire) et ils sont partis. C‘était l’heure du déjeuner et ils avaient légitimement faim. Il y a des priorités dans la vie.
(Jean-Denis Renard, SO, 15/07/00)

< […] le pouvoir est entre les mains d’élus qui cumulent les mandats et n’ont donc pas le temps de bien connaître les dossiers. Ils cherchent surtout à tirer profit de la CUB pour leur commune, sans se soucier de l’utilité véritable des projets et du coût pour les contribuables. D’où d’énormes gaspillages qui sont le fruit de cette part d’insouciance, d’incompétence et d’irresponsabilité.
(Denis Teisseire, SO, 19/10/00)

< "La CUB est une addition d’intérêts particuliers sans projet d’intérêt général, avec pour principe de ne jamais faire de peine à un maire", estime le conseiller communautaire François-Xavier Bordeaux. […]
Un autre élu, anonyme celui-là, explique qu’il n’y a aucun débat sur les projets, mais une répartition compensatrice des investissements décidée dans le secret relatif du bureau de la CUB. Le bureau, qui réunit 21 élus "leaders", est le vrai siège du pouvoir. Le Conseil de CUB serait juste une chambre l’enregistrement. "Quand parfois le débat surgit en conseil, tout le monde est ulcéré parce que cela perturbe des accords qui ont été passés avant, entre quatre yeux".
(Denis Lherm, SO, 27/02/01)

< Mais les dysfonctionnements [dans le déroulement du chantier du tramway] ont probablement d'autres origines. Habitués à fonctionner en guichet redistributeur de travaux au profit individuel de chacune des vingt-sept communes qui la composent, la CUB a finalement des difficultés à embrasser les enjeux d'agglomération. (Denis Lherm, SO, 12/10/01)

Précisons à cet égard que lors de la présentation du projet au jury, l'œuvre centrale n'était pas encore complètement définie.
(Marie-Claude Aristégui, SO, 08/04/04)

< "Je n’ai pas pris le temps de regarder ce dossier Connex de 1994. Tout ce que je me rappelle, c’est que la bataille avait été sanglante entre les concurrents. Je garantis la probité absolue des élus de l’époque comme le sérieux des fonctionnaires."
(Hugues Martin, cité par Dominique de Laage, SO, 03/09/05, p. 2-3)

< Le bureau de la Communauté urbaine (l'organe exécutif qui réunit le président et les vice-présidents) examine aujourd'hui une proposition d'Alain Rousset de ne plus adresser aux membres de la commission d'appel l'offres les dossiers cinq jours avant la réunion. Une proposition que refusent les élus de Communauté d'avenir (droite et centre) et du PCF qui estiment que les dossiers sont compliqués et doivent être examinés en amont.
Alain Rousset rétorque pour sa part que dans quasiment toutes les mairies de la Communauté urbaine, les élus de la commission d'appels d'offres découvrent les dossiers au moment où ils viennent siéger.
Ce délai avait été mis en place par Alain Juppé, alors président de la CUB, en juin 2003.
(SO, 22/06/06, p. 2-2)

< […] le Conseil de CUB n'est pas sorti grandi de cette séance où des dossiers mettant en cause des millions d'euros doivent être expédiés en cinq minutes et d'autres reportés à une date ultérieure faute de quorum.
A 13 heures et des poussières, Alain Rousset n'a eu d'autre choix que de suspendre la séance, le nombre de chaises vides ayant largement dépassé celui des chaises encore occupées. Gérard Chausset, vice-président de l'assemblée, est furieux:

"Il est scandaleux que des élus percevant des indemnités ne restent pas jusqu'au terme de la séance." Et, pour une fois, l'élu mérignacais fait l'unanimité à droite comme à gauche. Alain Rousset, pour sa part, estime qu'il s'agit là "d'un spectacle désolant."

[…il s'agit] d’un dossier que la plupart des élus, toutes tendances confondues, avaient signé sans rien y comprendre. Gérard Chausset considère "qu'il sera difficile de sortir indemne de ce contrat". (SO, 24/06/06, p. 2-6)

< Objet de la controverse: les caissons de verre qui coiffent depuis décembre (après 6 mois de travaux) les trémies d'accès au parking. "Caprice d'architecte", hurlent les riverains, très remontés par ce qu'ils considèrent comme une agression visuelle. Les commerçants voisins dénoncent de surcroît un manque à gagner à cause d'un effet masquant. [...]
Les Bâtiments de France, premiers visés pour avoir autorisé cette création contemporaine dans un secteur sauvegardé, ne cachent pas leur embarras: "[...] cet ouvrage a donné lieu à un concours d'architectes [...] et, à l'époque, personne n'y a trouvé à redire [...]"
(30/01/08, Hervé Mathurin, SO, p. 2-7)

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Il arrive qu'on se félicite de l'absence de décidions hâtives… 8

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