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Croisières 2006

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bas de cette page "croisières 2006" ê

 

Site en réf.: http://www.revue-espaces.com/2003/librairie_espaces-926.html

03/02/06, SO, p. 2-8:
Le port de Bordeaux demeure bien un lieu d'escales de croisières. En l'état actuel des prévisions des tours opérateurs, 21 paquebots devraient faire escale cette année. C'est mieux que les basses eaux de 2004 (17 navires), mais loin du record de 50 paquebots. Celui-ci avait été établi, il est vrai, avant que les attentats du 11 septembre et la guerre en Irak n'incitent les Américains à limiter leurs voyages.

[Le "record" fut enregistré avant les brimades municipales:
privation d'accostage au quai de la Bourse, dit "quai d'honneur", pour le remplacer par un ersatz d'accueil vers l'aval (et même à Bassens, port de marchandises loin de tout intérêt touristique !).
Le quai de la Bourse est le seul qui intéresse les touristes, donc les armateurs, car il est à deux pas de la zone piétonne la plus grande de France; et aussi devant la gare des cars, en direction du Médoc par exemple.
Pour supprimer le port de croisière en prétendant en reporter la faute sur les visiteurs, il faut et il suffit de fermer le mouillage devant la Bourse. Easy, isn't it?
8 , R6, R7, R8]

voir saison d'escale 2006 è

21/03/06, Bx7, p. 5:
"Les passagers vont-ils être stressés à bord d'un bateau plus grand qu'une ville", s'est inquiété Mr. Littlejohn, expert du secteur. La folie des grandeurs de l'industrie des croisières interpelle les agents de voyage américains qui redoutent les effets néfastes de ce tourisme de masse. L'industrie de défend en faisant valoir le nombre croissant de voyageurs. A l'instar du "Freedom of the Seas" qui détrônera le "Queen Mary 2", ou du "Genesis" pouvant accueillir 5400 passagers, les bateaux de luxe proposent murs d'escalades, patinoires ou piscine à vagues pour les surfeurs. Revers de la médaille, jusqu'à six heures sont nécessaires pour monter à bord, des queues interminables au restaurant et même des risques de disparition!

bateaux-villes

29/04/06, SO, p. 2-3:
Le "Crystal Serenity", l'un des plus beaux bateaux de croisière du monde, sera en Gironde ce mardi 2 mai. Il accostera à Bassens à 10h30 et y restera jusqu'au lendemain matin. Il fera ensuite escale au Verdon le 3 mai. Plus de 1700 passagers et membres d'équipage seront à bord. Il ouvrira la saison des croisières à Bordeaux. Vingt-deux navires sont attendus cette année.

[Cette année, le Xtal Serenity est puni à Bassens et au Verdon.
De Bassens l'accès à Bordeaux est des plus rédhibitoires (voir 02/05/06 plus bas). Les marins déjà punis de la sorte n'ont pas eu tendance à revenir à ces mouillages vu les réactions des passagers. De même au Verdon, où c'est pas folichon: les deux seuls attraits y sont le Scrabble ou la visite des châteaux de vin sans retombées pour Bordeaux…
{P} {P}

Les paquebots doivent faire preuve de plus en plus de patience dans les conditions où nous les recevons, surtout ces dernières années. Est-ce avisé, dans un monde tout en concurrence? Ces deux mouillages discutables ne nous honorent pas et sont peu porteurs d'avenir pour ce "beau paquebot": ê ]

30/04/06, Bx7, p. 5:
Quatre fois plus lourd que le "Titanic", d'une superficie équivalente à 25 terrains de foot: le "Freedom of the Seas" s'impose comme le nouveau mammouth de la croisière même si, assure son commandant, il est aussi manœuvrable qu'une voiture de sport. Il peut accueillir 4375 passagers, alors que le ''Queen Mary 2" n'en transportait "que" 2620 et 1365 membres d'équipage.

[En présence de navires augmentant en nombre et en gabarit pour des raisons évidentes, que feraient les tenants d'un pont Ba-Ba? Appeler au secours un immergeur de tunnels (Bouygues ? R20) afin d'accueillir le plus de paquebots possible, sans les traiter de caisses à savon; ou appliquer la politique suicidaire ci-dessus pendant que les autres ports font fortune sans investir dans de coûteuses mares à moustiques.

On peut comparer le nombre d'escales de paquebots (pas de frégates de guerre…) à Bordeaux et Rouen en 2006 (et non 2004 comme indiqué par erreur dans l'adresse Internet en question). Il ne s'agit pas du trafic sous leur pont levant, lequel n'est pas près d'être achevé) :
(faire un copier-coller dans Google avec cette adresse…

http://www.rouen.port.fr/FR/mouvementsdesnavires/lescroisieres/lescroisieres2004.jsp

On peut aussi voir la photo de presque toutes ces caisses à savon.]

02/05/06, Jean-Paul Vigneaud, SO, p. 2-12:
Ça fait mal, mais c'est ainsi: ce mardi matin, le "Crystal-Serenity", l'un des plus beaux paquebots qui naviguent actuellement sur les mers du monde, sera la première victime des décisions prises pour l'accueil des gros bateaux […]. Il ne pourra pas accoster devant le palais de la Bourse mais au port de Bassens. Au lieu d'admirer l'exceptionnelle façade du XVIlle, ses occupants devront se contenter des grues métalliques les quais de déchargement. Entre pétroliers et cargos de passage.
Jusque-là, ce type de bateau [de la classe du Serenity] était accepté au cœur de Bordeaux. Les manœuvres s'avérant difficiles et pouvant entraîner des dégâts, le port et le service de pilotage ont décidé de ne plus leur faire franchir la limite du pont d'Aquitaine. […]
[…] l'escale n'ayant pas le cadre promis à l'armateur, le bateau repartira au bout de vingt quatre heures pour [le] Verdon le 3 mai.
[…]
Durant leur séjour, les voyageurs viendront exclusivement en ville et se rendront dans les vignobles voisins. En taxi et en bus obligatoirement, l'escale de Bassens les empêchant totalement de se déplacer à pied ou d'emprunter les transports en commun de leur choix.
[…]

03/05/06, Denis Lherm, SO, p. 2-5:
[…] Il n'est pas certain que les croisières résisteront longtemps au traitement que leur inflige l'escale de Bordeaux. L'accostage devant la somptueuse place de la Bourse, principal atout du voyage selon l'organisateur, est en effet en train de disparaître. Les croisiéristes seront de plus en plus souvent débarqués "en banlieue", c'est-à-dire à Bassens, voire au Verdon. Les navires de croisière sont de plus en plus volumineux et on ne peut pas élargir la Garonne. Et dire que la communauté urbaine de Bordeaux (CUB) s'apprête à investir
117 millions d'euros dans un pont levant, pour ne pas empêcher l'accès des gros bateaux qui commencent déjà à se faire rares...
En attendant, c'est bien à cause de sa taille (250 mètres de longueur) que le "Crystal-Serenity", a été stoppé à Bassens, comme un simple navire de marchandises. Tout cela parce que la passe de Bacalan n'a pas été draguée. "C'est pitoyable!", lâche François de la Giroday […]. Selon lui, on prive les voyageurs de la place de la Bourse pour un mètre de vase que le port n'a pas voulu draguer. Cette croisière a été vendue il y a un an et demi, avec accostage devant la Bourse. Le port a attendu janvier 2006 pour nous prévenir […]. C'est une énorme déception."
Au port autonome de Bordeaux, on considère que les navires de croisière sont une partie les 1500 escales enregistrées dans la rade chaque année. Bref, qu'il n'y a pas de raison de réserver un traitement de faveur. […] La capitainerie explique également que les conditions nautiques n'étaient pas réunies pour le "Crystal-Serenity" […]
[…] ''Les différents présidents du port ont toujours considéré que les paquebots de croisière ne présentaient aucun intérêt. Il y a un manque évident de volonté pour que cette activité se développe ici. […] "Au lieu d'accoster à Bordeaux, on ira à La Rochelle. il y a trois ans, ils recevaient deux fois moins d'escales que Bordeaux. Aujourd'hui, c'est deux fois plus. Bordeaux finira par ne garder que les petits navires, avec 300 croisiéristes et sept ou huit escales par an. Dans ces conditions, effectivement, on peut se demander s'il est nécessaire de construire un pont levant…", note encore François de la Giroday.

"Vous savez, on a l'habitude, c'est comme ça dans presque toutes les escales: on débarque dans des ports industriels et on rejoint les villes en bus", explique une touriste américaine. Ils [les passagers] ont moins bien compris, en revanche, la maigreur du comité d'accueil.'' […].

[Les défauts inhérents aux autres ports (impossibilité d'accoster "en ville" comme à La Rochelle) escamotent les défauts spécifiques de Bordeaux (100km d'estuaire, etc.), sans compter ceux que le PAB cultive "par dessus le marché" (frais de port abusifs, comité d'accueil inconnu, etc.). Pour combien de temps? Tant va la cruche à l'eau… A tord ou à raison, le client peut interpréter certains signes comme de la goujaterie, ce qu'il ne pardonne pas dans ce commerce.

Dire que le pont levant baba est "prévu pour ne pas empêcher l'accès des gros bateaux" est l'inverse de la réalité. Ce (projet particulier de) pont ne permettrait le passage que des navires moyens. Donc, pas du "Crystal Serenity" surtout, qui ne pourrait plus venir à la Bourse comme il l'a déjà fait.
Il ne pourra remonter à la Bourse, lui est ses semblables, que si la rade reste libre de tout pont. Seul le tunnel résout le problème.
8
"On va enfin pouvoir faire du shopping!", lit-on dans l'article. Les revenus du "shopping" sont intéressants, surtout si l'on ne chasse pas les derniers clients, c'est-à-dire leurs bateaux qu'on appelle "caisses à savon"…
Le bénéfice pécuniaire n'est pas le seul: celui dont on ne parle pas, c'est le prestige engrangé par Bordeaux chez des visiteurs qui croyaient que ce nom ne désignait qu'une marque et que la ville était sans intérêt. Si les passagers venus en nombre (1700 par le Serenity, 40 par car…) sont bien reçus et apprécient l'architecture de Bordeaux, ils répandront le renom de notre ville et feront venir d'autres visiteurs. Le prestige n'a pas de prix, mais ça rapporte sur deux tableaux!
R7

07/05/06, SOD, p. 15:
Les 462 passagers et 246 membres d'équipage du "Calypso" ont vécu une nuit de vendredi à samedi très mouvementée. Le navire de croisière appartenant à la compagnie Shineco traversait la Manche, à destination de l'île de Guernesey, lorsqu'un incendie s'est déclaré dans la salle des machines. L'équipage a lancé un appel de détresse, provoquant l'intervention d'importants secours, britanniques et français. Plusieurs navires de sauvetage ont été dépêchés sur les lieux. L'évacuation des passagers, en majorité des Néerlandais, n'a finalement pas été nécessaire. L'incendie n'a fait aucun blessé et le navire a été remorqué jusqu'à Southampton.

"Calypso" incendié

09/05/06a, SO, p. 1-11:
Lillian Gertrud Asplund, qui fait partie des trois derniers survivants du naufrage du "Titanic" en 1912, est décédée ce week-end à 99 ans. Elle était la dernière Américaine à avoir assisté au naufrage du paquebot britannique. Les deux autres rescapés étaient bébés lors des faits et n'ont donc aucun souvenir.

Titanic

09/05/06b, SO, p. 1-11:
Le "Crystal-Serenity", qui était déjà en escale en Gironde les 2 et 3 mai, est revenu dimanche [7 mai] à Bassens, avec à son bord, des croisiéristes qui participent à la croisière "European Embrace", d'une durée de dix jours de Londres à Londres. Le paquebot a fait une halte au Verdon pour permettre aux passagers de faire une excursion dans le Médoc.

Crystal-Serenity

10/05/06, Bx7, p. 6:
Greenpeace affirme que l'ex-"France", rebaptisé depuis "Norway" et "Blue Lady", fait route vers l'Inde et le chantier naval d'Alang pour y être démantelé, "avec plus de 900 tonnes de produits toxiques à son bord". Le paquebot. devrait pénétrer dans les eaux territoriales indiennes entre le 20 et le 23 mai. Moins de trois mois après la polémique qui a conduit retour du "Clémenceau".

France, Norway, Blue Lady

18/05/06, SO, p. 2-2:
La récente venue du "Cristal Serenity" a mis en évidence la nécessité de construire un pôle d'accueil au port de Bassens (salon climatisé, services de transport divers). Lors du dernier Conseil municipal, le maire, Jean-Pierre Turon, a interpellé dans ce sens la Communauté urbaine de Bordeaux, le Port autonome de Bordeaux, la chambre de commerce et d'industrie et la mairie de Bordeaux, à l'heure où le "croisiérisme" est appelé à prendre plus d'ampleur.

[Curieux que seul ce maire s'en rende compte.

S'il creuse la question, il verra que les "croisiéristes" ne veulent pas entendre parler de Bassens (mais de la Bourse: dommage pour un des rares maires accueillants) et que, en effet, "le "croisiérisme" est appelé à prendre plus d'ampleur", et il en prend, mais partout ailleurs qu'à Bordeaux — où les qualités de ce maire seraient fort utiles.] 8 .

25/05/06, SO, p. 2-2:
Le Verdon.
Mercredi, à 8h le "Sea-Princess", navire de croisière long de 261 mètres, a accosté, avec 830 membres d'équipage et près de 2000 passagers. Ces derniers ont profité de l'escale pour partir à la découverte du Médoc.

p. 2-9:
Seuls les très petits paquebots pourront venir dorénavant au coeur de Bordeaux, écrivions-nous récemment. La preuve encore ce milieu de semaine. Le "Sea Princess", le plus gros paquebot en visite cette année dans l'estuaire (261 mètres de longueur, 3000 personnes à bord !) a accosté… au Verdon et n'est pas allé plus loin. Le plus petit navire, "Seaboum Pride", un fidèle de la Gironde, navire de134 mètres, est venu lui dans le port de la Lune. Pas devant le palais de la Bourse toutefois, puisque ce n'est plus ici possible, mais à hauteur de la place des Quinconces.

[Curieux, depuis le Verdon, on ne mentionne que "partir à la découverte du Médoc"; pas "de Bordeaux". Le Verdon est si folichon! {G}
Il est vrai que Bordeaux n'a que faire de 2800 chalands encombrant les rues, les boutiques et, pire, les tiroirs-caisses de la plus vaste zone piétonne de France. Suffit largement le passage d'un autocar de trente places devant une mare à moustiques facile, sinon gratuite, à draguer.
En attendant d'être saccagé, le Médoc profite de la courte vue de certains et c'est tant mieux pour lui!
Les nouvelles mentions d'emplacements devenues indispensables au récit sont les annonces de la fin programmée. La rade et le trafic fluvial seront achevé par le pont Ba-Ba: cher pour en arriver là…]

16/06/06, le marin:
Croisière: la France timide

Le secteur poursuit sa croissance très forte au plan mondial. La fréquentation en 2004 est, avec 13,4 millions de passagers, à un niveau triple de celui de 1990. L'Amérique du Nord tracte le marché avec 9,8 millions de croisiéristes en 2004, soit 73% du marché. L'Europe représente 21% du marché et le reste du monde seulement 6%.
Parmi les Européens, les premiers croisiéristes sont les Britanniques (36%), devançant les Allemands (20%), les Italiens (14%), les Espagnols (11%). Les Français arrivent ensuite, avec 8% seulement.
La flotte mondiale comprend 391 paquebots, dont 79 sont américains et représentent 45% de la capacité mondiale. La construction est concentrée en Europe: sur les 120 plus gros paquebots livrés entre 1995 et 2003,105 ont été construits en Europe, dont 28 en France et 27 en Italie.
Les armements à la croisière ont représenté 27% du chiffre d'affaires des chantiers membres de l'association européenne des chantiers navals (Cesa) en 2003 et 2004.
En France, la croisière reste une activité touristique mineure, qui ne pèse que 1% du marché national. Ceci s'explique, selon les spécialistes, par une offre insuffisamment attractive (manque de compagnies françaises).
Cinq ports concentrent l'essentiel des escales en France: Nice-Villefranche, Marseille, Ajaccio. Cannes et Le Havre. La progression des escales en France est supérieure à 280% depuis dix ans (plus du double de celle constatée en Amérique du nord) et de 67% depuis 2000 (30% au niveau mondial). L'impact économique de l'activité de croisière n'est pas mince: 12,26 milliards en 2004, dont 20% liés aux dépenses directes des passagers et des équipages aux escales.
En France, on considère que les dépenses des passagers et équipages, plus les recettes des services associés, ont généré 100 millions de chiffre d'affaires, dont 60% dans les ports de Nice-Villefranche, Marseille et Cannes.

[La France timide: l'article ne mentionne même pas Bordeaux! Il doit y avoir une raison: cherchons-la.

Les "élus" qui coulent le port de croisière de Bordeaux volontairement pourrait-on croire vu les résultats, s'ils voulaient se hisser aux niveaux de compétence commerciale de certaines villes évoquées dans le marin, devraient méditer cet article et en tirer la leçon afin que la planète finisse par apprendre que Bordeaux reçoit les croisiéristes enfin dignement… au port de la Bourse, où ils rêvent tous de pouvoir dire qu'ils ont accosté. 8 ]

24/06/06, Bernard Broustet, SO, p. 2-11:
Tout en devenant président du conseil d'administration de la Banque populaire du Sud-Ouest ("Sud Ouest" du 18 mai), François de la Giroday, qui est depuis des décennies, le "Monsieur Paquebots" de Bordeaux, et de nombreux autres ports, vient de prendre une décision majeure: il a cédé son activité d'agent maritime au groupe belgo-français Sea Invest. Il ne rompt pas pour autant avec ses chères croisières, ni avec le transport maritime des tronçons d'Airbus pour lequel il exerçait une activité d'agent de l'armateur Louis-Dreyfus.
Il est en effet devenu salarié de Sea Invest de Bordeaux, qui, à travers ses multiples activités (entreposage, stockage, manutention, etc.) est un acteur majeur de l'activité portuaire bordelaise, en même temps que le premier opérateur terrestre de la façade maritime française. Il va aussi s'occuper de la représentation des navires de la marine américaine dans les ports français. Comme il le fait pour les paquebots ou pour le "Ville de Bordeaux" de Louis-Dreyfus, il assurera l'avitaillement, les relations avec les ports, etc.
François de la Giroday garde en revanche son activité de courtier. Mais, avec la cession de son agence maritime, c'est une page qui se tourne à Bordeaux. L'implantation de ses ancêtres dans le monde portuaire bordelais remonte en effet à 1793. Et le flambeau s'est transmis depuis lors de génération en génération. Mais François de la Giroday n'avait pas de successeur.
[…]

08/07/06, Sylvain Cottin, SOD, p. 28:
[…]
Pourtant, si le périple les mène des rivages méditerranéens jusqu'à ceux de la Baltique au rythme de deux ou trois escales hebdomadaires, nombreux sont ceux qui ne posent jamais pied à terre. Le paradoxe croissant de l'aventurier casanier, claquemuré dans l'une des 350 suites du navire. L'horizon s'achève souvent pour lui à la salle de restaurant ou bien à celles bandits manchots. Anna et Jack ont beau considérer Bordeaux comme une ville "wonderful", ni l'une ni l'autre ne fera l'effort de renoncer au visionnage d'un DVD pour aller s'y balader une première fois. Ce couple d'octogénaires illustre parfaitement le besoin que ressentent la plupart de leurs compagnons de voyage: quitter la maison à la seule condition de se retrouver… comme à la maison.
Croisiériste haut de gamme, le groupe Worms a depuis longtemps compris que le faste de ses prestations intérieures comptait autant que les destinations extérieures. A l'image des cuisines […].
[…] Plus ricain encore que les Américains, évolue enfin à bord une espèce étonnante: le Français. Trois couples sur le "Seven Seas" lors de la dernière escale bordelaise, et cette inclination systématique à ne pas supporter ses rares compatriotes. "On les évite, de toute façon ils sont cent fois moins sympathiques que les Américains. C'est comme pour l'équipage, jamais vous ne verrez un commandant français venir casser la croûte à votre table."
[…] On se sent vraiment protégés ici. Comme dans notre pavillon de Thorigny-sur-Marne. C'est pour cela que ça ne nous dérange pas de payer 18000 euros cette croisière. Pourquoi alors sortirait-on du bateau? La France et l'Europe, on connaît déjà, et puis ici, on peut apprendre à faire des gâteaux, à jouer au quiz tous les matins et participer à des dégustations d'huiles d'olive. C'est quand même plus rigolo."

13/08/06, SOD, p. 17:
500 passagers, pour un équipage de… 400 personnes: le paquebot "Seven Seas Navigator" a fait escale hier à Bordeaux, au cours d'une croisière partie de Douvres pour arriver bientôt à Barcelone. Chez les Bordelais, il y a les amateurs, qui vont photographier l'engin sans pouvoir espérer accéder (l'entrée est très contrôlée), et ceux qui estiment que la présence de ces mastodontes flottants défigurent le port. Pour ces derniers, le dépit aura été de courte durée: arrivé hier matin, le "Seven Seas Navigator" devait repartir hier en début de soirée.

[On ne peut dire que cette croisière exploite la main d'œuvre et crée du chômage. On pourrait dire au contraire qu'elle apporte des affaires à Bordeaux.
Et peut-être en apporterait-elle davantage si l'on ne lui créait pas de tracas inutiles ?
Qui défigure le port? Des noms !
Quant aux défigurations à vie, quels Bordelais s'aviseraient qu'on peut défigurer Bordeaux pour moins cher?
8 , {P} (145000€), 8 ]

04/09/06, Bx7, p. 2:
Le "Stad Amsterdam", clipper de 75 mètres de long est la réplique parfaite d'un voilier du 19e siècle. Venu des Pays Bas, le magnifique navire aux 19 voiles, a nécessité un chantier de construction de trois ans. A quai pour donner une soirée privée ce soir, il affiche 14 cabines de luxe et peut accueillir jusqu'à 120 personnes.
{G}, 8

08/09/06, Johann Pailloux, 20m-Bx, p. 12:
C'est tout simplement la plus grosse commande des chantiers navals de Saint-Nazaire, qui ont récemment rejoint le groupe Aker Yards. L'armateur norvégien NCL (Norwegian Cruise Line) vient de signer pour deux paquebots, avec une option pour un troisième. "C'est la première commande pour les chantiers nouvelle version", se réjouit Jacques Hardelay, directeur général de Aker Yards France. "Tous ces navires seront construits ici. Le premier sera livrable en novembre 2009, le second en juin 2010."
[…] Ces deux paquebots de la génération future offriront aux croisiéristes un aménagement ultramoderne, qui fait partie de notre concept Freestyle Cruising, mais je ne veux pas trop en dire."

Ces paquebots mesureront 325m de long (environ la hauteur de la tour Eiffel) et 40m de large. Ils pourront transporter jusqu'à 6400 personnes, dont 4200 passagers qui seront accueillis dans 2100 cabines.

[Nous avons la tristesse de remarquer que rien ne change, ni dans la politique de l'univers, ni dans "la politique de la mairie".

Dans l'univers, les paquebots croissent en intelligence et en sagesse, comme cités ci-dessus, et archiconnus depuis le lancement de l'Arche de Noé par les Ararat Kiri Arch Yards Lmd, et archiconfirmés par la commande aux chantiers de St-Nazaire, commande ignorée de personne, mais guère annoncée dans la revue de Bordeaux.

A la mairie, inversement, devant ces possibilités de croisière moderne, qui plus est naissant sur notre sol, est-il intelligent et sage de s'accrocher à un pont idiot et laid, qui n'a de raison que celle de barrer la route aux paquebots modernes, dont la longueur tend à croître pour accueillir leurs nombreux passagers dans un grand confort; accessoirement, un tel pont peut, à l'évidence, "nous apporter des ennuis majeurs" ?] R19, 8

25/09/06, Jean-Paul Vigneau, SO, p. 2-11:
[…]
Au total, y compris les personnes attendues cette semaine, 19000 passagers et membres d'équipage auront posé le pied en Gironde cet été, soit 5000 de plus qu'en 2005. L'année 2006 se place ainsi au deuxième rang derrière 2001 (29000 personnes) et devant 2003 (14000).
Une raison certainement à cela: le retour de la clientèle américaine, qui avait considérablement chuté après le 11 septembre.
Cette remontée en flèche est évidemment intéressante sur le plan économique, les études réalisées par la chambre de Commerce et d'industrie démontrent qu'un croisiériste dépense en moyenne 193 euros à chaque escale.
La saison a été également marquée par la venue de onze géants des mers (capacité d'accueil supérieure à 1000 personnes) et de trois nouveaux paquebots: le "Sea Princess" au Verdon, le 24 mai, le "Marco Polo" et "l'Insigna" les 3 et 4 juin. Les deux derniers seront "l'Astor" (176m) et "l'Europa" (196 m). Le premier accostera à Bordeaux demain mardi à 9 h 30, le second mercredi à 9 heures.
Deux seuls regrets au terme de cette saison: que certains bateaux n'aient pas pu accoster dans le port de la lune (pour des raisons de sécurité)
8 et que tous les autres ne puissent plus, aménagement des quais obligent, se positionner devant le palais de la Bourse en vertu d'un accord signé entre la ville, la CUB, le port autonome et la CCI.

[JPV a raison de mentionner le succès de cette année: méritoire de la part des "agents maritimes" qui plaident pour l'escale de Bordeaux tandis que, dans leur dos, ne semblerait-il pas, on s'acharnerait à décourager les armateurs? C'est si facile ces années-ci, que ça se fait tout seul: travaux, "aménagements" onéreux mais dissuasifs (marre à moustiques, etc.), mais qui, contrairement aux caisses à savons (que tout le monde ne semble pas avoir habitées), en plus d'être voulus ("signés"), comme les diamants, seront ETERNELS. {P}, {P}
Les uns attirent "trois nouveaux paquebots", les autres les chassent de la Bourse, qui est connue pour être le seul point d'escale capable de les attirer.

Dans une "démocratie républicaine", expression qu'on entend mastiquer à plaisir, ne pourrons-nous, devant la Bourse, plus jeter l'ancre, mais un seul jour?…

Ni prendre connaissance des vrais motifs (ou mobiles?) de ce sabotage historique appelé subitement "raison de sécurité", "aménagement", "accord signé"… Au Gaumont pour faire plus vrai, sans doute? A moins qu'on ne préfère dans un parking souterrain (sans danger pour la Bourse, bien sûr).

25/09/06, Bx7, p. 02 :
[...] Avec 19000 passagers, la saison 2006 est la 2e meilleure pour les escales de croisière. Le record date de 2001, avec 29000 passagers.

14/10/06, SO, p. 2-3 :
Alain Juppé : "Je la [Bordeaux] vois également comme une des premières destination touristiques au monde. Nous en avons largement les moyens."

[A condition de ne pas perdre, à cause de maladresses, les moyens offerts sur un plateau par la croisière. Les touristes n'ont pas pour ambition de jouer les savonnettes; plutôt être accueillis poliment devant la Bourse en échange de leur admiration.]

09/11/06, SO, p. 1-4:
Une erreur humaine est à l'origine de la gigantesque panne d'électricité samedi soir en Europe, affirme le quotidien allemand "Die Welt". Pour permettre le passage d'un navire de croisière norvégien nouvellement construit, l'arrêt d'une ligne à haute tension aurait été opéré plus tôt qu'initialement prévu. "Il n'y a pas eu le moindre manque d'investissement", plaide le patron d'Eon Energie, un des fournisseurs allemands d'électricité.

[Les lignes aériennes HT ont en commun avec les ponts levants d'être de plus en plus en retard dans les tirants d'air: qu'on se le dise à Bordeaux, où une ligne et le pont d'Aquitaine posent ce problème. Lequel est inconnu des tunnels; et câbles enterrés.]

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