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- Croisières 2009 -

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"croisières 2009", fin ê

06/02/09, Bertrand de Saint Vincent, Direct soir, p. 12 :
Il est entré dans Venise en début de matinée sous l'œil éberlué des clients du Danieli, qui prenaient leur petit déjeuner en terrasse. 200 m de long, 35 m de large, 70 m de hauteur [tirant d'air], le Costa Serena, dernier-né de la gamme, ne se refuse rien: c'est le plus grand navire de croisière d'Europe.
Un par un, les passagers pénètrent sur le pont 3. Un pianiste égraine TI Amo, un bar lumineux sert les premiers cocktails. Ambiance féerique. Des ascenseurs panoramiques fusent vers le ciel: 12 étages, 1500 cabines: le navire est un gratte-ciel sur la mer.
18 heures, corne de brume, le paquebot se met en mouvement. Fourmis consciencieuses, les passagers arpentent les ponts, traversent des bars, longent des boutiques, repèrent le casino. Sur le pont 9, des baigneurs s'ébrouent déjà dans le piscine ou les bains à hydromassage; sur le pont 12, une jeune femme pressée fait son jogging. Dîner au restaurant Vesta, pont Orion, au centre du bateau, l'alternative est le Ceres, situé à l'arrière. Table attitrée, menu "Bon voyage". Sous une constellation d'ampoules, de dorures, les croisiéristes oublient la terre en dégustant du vin italien.
[...]
[...] Dernière nuit à bord. Il y a de l'émotion dans l'air, du vague à l'âme. Vers minuit, les bagagistes collectent les valises sagement alignées le long des cabines. Il est temps de revenir sur terre.

[Sur les 1500 cabines, 505 avec balcon, 70 suites. 3780 passagers, 1100 membres d'équipage.

Si ce navires pouvait accoster au quai d'honneur du port de la lune, dire que d'aucun lui mettraient les bâtons dans les hélices!

Quoi qu'il est soit, une semaine à visiter les îles grecques est un bel exemple de croisière pour entamer 2009… pour deux qui peuvent faire marcher ce commerce.

Quant aux 70m de tirant d'air, le pont d'Aquitaine est bien bas avec sa cinquantaine de mètres. Et l'eau ne fait que commencer de monter… Heureusement, tous les paquebots n'affichent pas de si hauts tirants d'air.]

09/02/09a, Jean-Paul Vigneaud, SO, p. 19 :
[...] Après avoir totalement disparu du calendrier, elle resurgit à l'automne sous une autre forme (une simple et grande nuit du fleuve): voilà que la fête, telle que les Bordelais la connaissaient et l'appréciaient, revient à la "une". Avec la même appellation, le même logo. [...] La fête aura lieu les samedi 20 et dimanche 21 juin, le week-end marquant l'arrivée de l'été et le tout début de Vinexpo, le salon mondial des vins et spiritueux.
[...] Stéphane Delaux et Laurent Maupilé [...] de Bordeaux grands événements [...] sont parvenus à convaincre la municipalité [...] de l'importance de ce rendez-vous annuel et de la nécessité de le maintenir.
[...]
[...] Autre changement: le fleuve ne sera pas le seul objet et roi de la fête, les abords, et principalement les quais, le seront tout autant. [...]
[...]
[...] Des animations et démonstrations spectaculaires, dont la fameuse "traversée de la Garonne à la nage" avec des concurrents venus de la France entière
8 . Côté "grands voiliers", une déception peut-être. Le "Belem" serait le seul grand bateau à ce jour disponible pour ce moment-là…
[...]

[Un seul voilier et seul bateau, comparé aux ans passés, on se pose des questions. Si l'on voulait éloigner les navires, on serait en droit d'être content du résultat de la politique, mais on affirme urbi et orbi par ailleurs qu'on fait tout pour les capter.
Cependant, on observe parallèlement que les paquebots sont "indisponibles" pour passer sous les fourches Caudines du pont de Rouen: en sera-t-il de même à Bordeaux, pour d'autres raisons connues de la profession ? On ne saisit pas tout, mais on s'inqiète.

09/02/09b, Bx7, p. 12 :
Le nez du paquebot France, une pièce de 4 tonnes, haute de 4,50m, a été vendue hier 272200€, frais compris. Ce souvenir a été adjugé environ deux fois et demie son estimation. [...] Ce navire, long de 315m, avait été construit par les chantiers de Saint-Nazaire et inauguré le 11 mai 1960 par le Général de Gaulle.

25/03/09, Philippe Baroux, SO, p. 11 :
[...] Au total, cette année, La Rochelle accueillera ainsi 8800 passagers. C'est peu, très peu pour cette escale qui n'a cessé de monter en puissance depuis une douzaine d'années.
[...] 2008 [...], avec 36 escales et 38000 passagers, devait être la saison des records. Mais les tensions liées à la négociation sur la réforme des ports autonomes sont passées par là. À La Rochelle, les premiers blocages syndicaux du terminal des croisières n'ont pas mis longtemps à émousser la patience des armateurs qui voyaient leurs offres d'excursion perturbées, voire empêchées.
Sur 36 bateaux, 6 seulement ont ainsi pu proposer une prestation normale à leurs passagers: destination Cognac, La Rochelle, Ré ou la Venise verte. Quatre ont rencontré des perturbations. Quant aux 26 autres, ils ont purement et simplement préféré annuler l'étape rochelaise [...]!
"Le résultat de 11 années de prospection des compagnies est réduit à néant", Marie Guégan, chargée du dossier [...] rochelais, tire un constat amer.
La semaine dernière, comme à chaque début de saison, elle participait au SeaTrade de Miami, sous les couleurs de la French Atlantic Ports of Call [...]. À Miami, les compagnies viennent faire leur marché et préparer leurs produits touristiques auprès des ports d'escales [Ports of Call]. Marie Guégan : "[...] Je suis déçue par la fréquentation. [...]. [Les compagnies] sont très sollicitées."
[...]
Pour la saison qui débute, La Rochelle fait vite ses comptes. Cinq compagnies, sur la douzaine qui fréquente d'habitude La Rochelle, répondent présentes pour 14 escales. "Elles reviennent avec un message clair: si cela ne se passe pas bien, elles renonceront définitivement à revenir."

[Autrement dit, La Rochelle fait son petit Bordeaux, le regret en moins semble-t-il, tandis que d'autres ports d'escales font leurs affaires (pas Bordeaux, bien sûr)].

31/03/09, Jean-Paul Vigneaud, SO, p. 11 :
Le "Ventura", paquebot de 289m, [...] pouvant accueillir 1570 passagers et 1260 membres d'équipage, sera le premier bateau à pointer le nez dans l'estuaire [...] ce 1er avril.
Pointer seulement, car, vu ses dimensions [...], le navire ne pourra aller au-delà du port du Verdon
8 . Ses passagers descendront malgré tout jusqu'à Bordeaux pour des excursions [...].
Le "Ventura" ouvrira le bal d'une bonne et longue saison. Bonne, car 29 bateaux [...]. Longue, car la saison commence le 1er avril et ne se terminera que le 23 décembre [...].
Sur les 29 navires, 15 viendront jusqu'au port de la lune, 2 s'arrêteront à Bassens, les 12 autres accosteront au Verdon. [...] Cette trentaine de navires devraient conduire en Gironde plus de 40000 personnes.
[...] "[...] l'année prochaine, la saison ne sera pas aussi fructueuse", note Catherine Leparmentier, de la CCI de Bordeaux. [...]
[...] Les conséquences de la crise financière. "Les Américains sont inquiets [...]", souligne Catherine Leparmentier. En 2010, c'est certain, ils partiront moins en voyage, ce qui fera mal. [...]…"
[...] Après le "Ventura", ce sera le "Fram"
8 . [...]. [...], c'est le nom d'un célèbre bateau d'exploration polaire norvégien. [...]

[La politique de la mairie, bien ancrée maintenant, consiste à faire mouiller les vaisseaux de croisières de plus en plus loin de la façade recherchée de la Bourse. Cette dernière escale, outre qu'elle est la plus hospitalière, est désirée de tous les visiteurs. Cependant, la majorité des armateurs et des croisiéristes ne se fait plus d'illusions. Ils pensent de plus en plus à frapper à la porte d'autres ports plus accueillants, lesquels prospèrent en pratiquant une politesse et une hospitalité inverse de celle de Bordeaux. Et ils font fortune!... 8

Depuis l'échec du projet de pont aux Quinconces, le plan cultivé par certains technocrates parachutistes consiste, par tous les moyens, à rejeter du centre de Bordeaux les paquebots — bizarrement appelés "caisses à savon".

Rouen, aujourd'hui, possède un pont levant identique au pont Bacalan-Bastide. Le refus général des armateurs, de vaisseaux de croisière ou de voiliers, d'emprunter le pont rouennais depuis sa mise en service donne à penser que le plus efficace des moyens d'éloigner les bateaux sera le pont bordelais. 8

Lequel, on se rappelle, a été critiqué pour son "inutilité". Son aptitude à tuer les ports n'avait pas été mises en avant alors.]

Suite 20/04/09, ci-dessous.

20/04/09, SO, p. 19 :
[...] Dimanche matin, un nouveau navire, plus petit (318 passagers) et scandinave, a accosté sur les quais. Le MS Fram, navire d'exploration taillé pour les mers extrêmes [...]. Cette brève escale (la journée) a vu l'embarquement d'une barrique contenant 350 litres de cognac de la maison Frippon. [...] Le navire réalisant le tour du monde [...], "nous ferons alors un comparatif de l'eau de vie voyageuse avec l'échantillon d'origine" [...]. Et si le résultat est probant, le volume sera réparti en 400 bouteilles en vue de les commercialiser à bord. {P}

22/04/09, Annabelle Georgen, Bx-Direct, p. 03 :
[...] il apparaît tout de même qu'un croisiériste dépense plus à Bordeaux qu'à Nantes ou La Rochelle. "Notre chance, c'est d'être une escale de centre-ville. Les passagers vont se balader en ville plus facilement", note Catherine Leparmentier. Depuis l'an dernier, les bateaux ne sont plu amarrés devant la place de la Bourse, la présence du miroir d'eau ne le permettant plus. Ils accostent désormais en face des Quinconces et de la Bourse maritime. "C'est moins incitatif pour sortir le soir, regrette la conseillère [...]. "le pont rendra les bateaux tributaires des manœuvres. On n'est jamais à l'abri d'un problème technique ou d'une grève" R19.

[Si l'argent des voyageurs sent la "caisse à savon", il n'est que de poursuivre la politique bordelaise en la matière et laisser les autres ports (français entre autres) engranger des profits.

Le miroir corajoud n'est pas une entrave à l'essor de la croisière à Bordeaux car pas rédhibitoire. Il est seulement d'inspiration enfantine, comme certains esprits ne saisissant pas la différence de revenus et de renom entre une trempette de pieds sales hors de prix et l'accueil d'un paquebot de 2 milliards d'€.
Certains croient la différence rentable, car de taille à éliminer la Bourse, lieu d'échange entre mentalités.

Cette exclusion a pour prix la déception, ignorée par les "élus", mais ressentie par les visiteurs exclus du mouillage de la Bourse, après des siècles d'accueil et d'échange.

Exclusion sans tact ni excuses, tel que les rois en commettaient au bénéfice de leurs courtisans.]

 

04/05/09, SO, p. 14 :
Entre le 29 avril et le 3 mai, plus de 1000 croisiéristes et membres d'équipage ont fait escale à Bordeaux [au sens large, naturellement…]. [...]
Le prochain navire de croisière annoncé est le "Island Sky", qui escalera le 16 mai dans le port de Pauillac.

20/07/09, Adrien Vergnolle, SO, p. 8 :
[...]
Le Queen Mary 2 s'est (im)posé au port du Verdon samedi. [...]
[...] on reste planté devant ce bateau trois fois plus grand que le "Titanic" (72 m de haut, 345 de long, 40 de large) [...], 5 piscines, 20 restaurants, 1300 cabines, un cinéma, un théâtre [...].
6h40. [...] Il y a une heure, deux pilotes du port de Bordeaux ont embarqué sur le Queen Mary à 20 miles pour guider le commandant dans la passe: [...] l'engin pourrait "talonner" avec ses 10m de tirant d'eau (la partie immergée). Voilà pourquoi ce record flottant n'amarre pas à Bordeaux, pourtant avide de ce genre d'événement, mais avec 8m de fond, impossible de parader là (1).
[...]
7 heures. Queen Mary peut vider ses habitants,(2700 touristes, plus 1200 personnels). Dix cars de locataires âgés, anglais et gâtés. Ils vont vers les châteaux du Médoc ou Soulac [...], le bateau repart à 16h. [...].
[...] luxe à l'intérieur, le marbre, les bois précieux. Tout ce qu'il y a de plus joli. Tout brille." Le "Queen" est reparti l'après-midi, salué par 5km de fans le long de l'estuaire.

(1) Le Verdon, c'est 13m de fond. Bordeaux reçois 8 paquebots (de 60 à 198m) d'ici à décembre. L'arrivée du Queen Mary au port du Verdon sera visible lors du "Festival du film naval", en octobre, au Mégarama de Bordeaux.

[Environ 3000 clients hors de portée de Bordeaux. Le Verdon ne sera jamais folichon, mais il sert de support au Médoc qui, tant qu'on éliminera les paquebots de Bordeaux, ratissera la mise de tout l'estuaire.]

24/07/09, Thomas Ségui, SO, p. 12-13 :
Quelque 1500 touristes britanniques qui se baladent dans une seule et même rue, ça ne passe pas inaperçu. Dans une boulangerie de la rue de la plage de Soulac: "Si j'ai vu passer les touristes? Je ne fais que parler anglais depuis ce matin!" Même réaction dans une boutique de souvenirs, qui a vu son chiffre d'affaires du jour quadrupler: "Ah oui, on les a bien vus!, commente la patronne avec un large sourire. Il devrait y en avoir tous les jours, des bateaux!" Une véritable bouffée d'air pour ces boutiques touristiques [...].
A 7h, l' "Oriana", imposant navire de croisière, est amarré au Verdon [...]. A son bord, 2000 passagers, des Anglais pour la plupart, prêts à envahir la Gironde.
À terre, une quinzaine de cars les attendent. [...] "Nous leur proposons une sortie shopping à Bordeaux, une visite des vignobles dans le Médoc ou une journée libre à Soulac", détaille Christophe Tissignier, le directeur.
C'est la troisième option qui a été plébiscitée. [...] Tant pis pour les châteaux du Médoc, tant mieux pour Soulac.
[...]
[...] Florence Xans remarque "qu'il n'y a pas la même affluence que samedi avec le "Queen", où c'était exceptionnel! Ils ont dépensé entre 50 et 100 € par couple, des caisses complètes de vin".
Une étude de CCI de Bordeaux estime que chaque passager dépense en moyenne 200€ lors d'une escale. "Les retombées alimentent toute la filière touristique, explique Christophe Tissignier de VS Voyages. [...] "Les escales contribuent au développement de l'économie locale".
Chaque année, une trentaines de navires accostent dans l'un des 4 ports capables de les accueillir: Bassens, Pauillac, Bordeaux, le Verdon; nombre d'escales que la CCI de Bordeaux souhaite augmenter.
[...]

[Tous les responsables de tous les ports d'escale ne comprennent pas la nécessité économique des bateaux de croisière, nombreux et le plus près du centre-ville. A les croire irresponsables — alors qu'à Soulac, simplement… on ne chasse pas les caisses à savon.
Tout à l'opposé, on pourrait imaginer une équipe maritime portuaire des plus décidée, toute prête à faire draguer la remontée de la Garonne à Bordeaux afin de faire un tapis rouge au "Queen", à la renommée et aux revenus qu'il représente… Ça coûterait moins que n'importe quel pont mobile, mais ça rapporterait plus à Bordeaux et à son agglomération.
Sur les 4 ports cités, peu d'efforts semblent faits pour augmenter le nombre d'accostages, au seul port de la lune s'entend, c'est-à-dire dans le méandre de Bordeaux même, que d'aucuns, par abus de langage, confondent avec le port en général. Quant aux efforts faits, ils semblent surtout s'exercer pour augmenter les mouillages ailleurs qu'à Bordeaux proprement dit; et ça ne date pas d'hier. Il n'est que de comparer ces 4 ports entre eux. Quant à comparer Bordeaux avec d'autres ports français…]

05/09/09, SO, p. 04 :
Les croisières maritimes continuent à tenir le haut de la vague malgré la crise. Le marché français des croisières maritimes, en hausse de 11% en 2008, poursuit sa progression cette année. Les Français ne se classent néanmoins qu'à la 5e place en Europe.

[Et, "son" pont achevé, combien se classera Bordeaux… avec des handicaps prévus à la manière de Rouen? 8 ]

22/12/09, SO, p. 17 :
[...] L'Amadea porte à plus de 42000 le nombre de personnes ayant fait escale à Bordeaux en 2009, contre 28000 en 2008. A savoir: un croisiériste dépense en moyenne 193 euros par jour et par escale, ce qui n'est pas négligeable pour l'économie girondine.

24/12/09/, Denis Lherme, SO, p. 12 :
Plus de 42000 croisiéristes ont fait escale à Bordeaux, Bassens ou Le Verdon cette année, soit presque 15000 de plus qu'en 2008.
[...]
[...] Cette hausse est à mettre partiellement sur le compte de la bonne tenue de l'escale du Verdon. C'est celle qui peut accueillir les plus gros bâtiments, contribuant [...] à la bonne fréquentation.
[...] Bordeaux a aussi bénéficié des grèves du port de La Rochelle [...]. "Mais l'évolution de la taille des bateaux ne favorise pas la Gironde. Il se construit des navires de plus en plus grands, de plus de 15000 passagers, voire jusqu'à 4000 passagers. Ces bateaux, on ne peut pas les avoir. Le Verdon est une escale facile en ce qui concerne l'accostage, mais elle est trop pauvre en terme de site. Bordeaux continuera de représenter 50% des escales, mais avec de petits navires qui ne constituent plus l'essentiel de la flotte". [...] François de la Giroday [ajoute:] C'est une question de taille maximum des navires que nous pouvons accueillir".
[...] Le 6 janvier, François de la Giroday se rendra à Los Angeles (Californie) pour rencontrer les compagnies Crystal et Princess, qui font escale à Bordeaux une ou deux fois par an. Objectif: passer à 4 ou 5 escales dans l'année. Mais, ce qu'il faut déjà noter concernant la saison à venir, c'est l'effet pont Bacalan-Bastide, dont les travaux vont déjà matérialiser le futur passage réservé aux navires. Un sujet qui n'inquiète pas François de la Giroday. Quant aux croisiéristes, ils ne sont pas encore au courant du projet de pont.

[Que l'attrait de Bordeaux baisse devant celui Du Verdon, ce n'est pas un sujet de triomphe (sauf peut-être pour des marchands de savon). Une perte est une perte, même si elle présage d'éventuelles pertes futures chez le concurrent : le désert Du Verdon n'étant "pas folichon", Le Verdon est obligé de tirer "son succès" des vignobles classés voisins, ce qui amenuise d'autant les rentrées "sur" Bordeaux: recette, prestige, renom, présence, etc…
La culture des artichauts sur le quai de la Bourse, le non-dragage du chenal entre la Bourse et Le Verdon, le parcours du combattant imposé aux visiteurs de Bassens à Bordeaux (ce qui leur fait d'autant plus regretter l'accostage à la Bourse), la largeur de passage prévue pour le tablier levant du pont Bacalan-Bastide, éliminatoire pour les bateaux "modernes", dont, ironie, des exemples se construisent sous nos yeux à St-Nazaire (puis voguent loin du port de la lune). Alors que, par exemple, les 300m du Crystal Serenity ont frétillé devant la Bourse il n'y a guère. "Ces bateaux, on ne peut pas les avoir," mais en a-t-on la volonté?

Sans artichauts sur le port de la Bourse, ni caisses à savonnettes en tête, les navires qu'on "pourrait avoir" seraient bien plus intéressants, surtout si l'on évite le pont, qui peut se révéler un repousse paquebots tel que le pont de Rouen.

Si Bordeaux compte sur les grévistes rochelais et le succès de l'œnologie Du Verdon pour "figurer", son avenir est compromis comme celui de certains châteaux de vin et de certaines mentalités locales.

Comment se résoudront les deux dernières phrases de l'article?
Sans doute avec force ironie…

Soit les "bateaux modernes" passent, soit, à l'exemple de Rouen, ils ne passent pas. Dans la première hypothèse le port renaît, dans la deuxième, Bordeaux sera crédité de la plus grande erreur, de la plus grosse faute de tous les millénaires de son existence; avec ou sans péniches; avec ou sans pontons.] R9

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