Transports publics 2001
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24/01/01, Catherine Mora, SO:
[…]
[…] J'estime que le choix du tramway est une erreur pour Bègles car coûteux et aléatoire. Il eût été préférable de développer immédiatement un système de bus en site prioritaire, permettant aux Béglais d'accéder directement au centre-ville et au campus, sans avoir à changer de véhicule. Ici, comme pour la piscine, on aurait dû prendre du temps et mieux concerter les administrés.
[…]

15/02/01, Les Echos:
[…] SNC-Lavalin, le premier groupe canadien d'ingénierie et de construction, a signé hier une lettre d'intention avec des partenaires chinois en vue de construire une nouvelle ligne de métro à Pékin.
[…]
[…] Le [même] groupe canadien a signé mardi un accord similaire afin de construire une première ligne de métro, longue de 22km, dans la ville de Shenyang (nord-est). Le projet est évalué au total à 1,34 milliard de dollars, la part canadienne s'élevant à 484 millions. A très long terme, Pékin projette de mettre en place un réseau de 15 lignes de métro d'un total de 408km, contre 54km actuellement, afin de réduire la circulation automobile et la pollution atmosphérique dans la capitale. Outre Pékin, seules les villes de Shanghai, Canton, Hong Kong et Tianjin disposent actuellement d'un métro, le gouvernement ayant en outre donné son aval à des projets à Shenzhen et Nankin.

02/04/01a, Julie Radenac, SO:
[…]
Le tramway sera en ligne de 5 heures à 1 heure. Il y aura des rames toutes les quatre minutes aux heures de pointe et par intervalles de huit minutes durant les périodes plus creuses.
[…] il faudra douze minutes pour aller de la Victoire à Talence, contre vingt-sept minutes actuellement par le bus. Logique: le tramway possédera sa propre voie(1).
"Comment ça marche?"
A l'électricité, d'où sa classification parmi les transports propres(2). Une inconnue subsiste: l'alimentation. On ne sait toujours pas si elle se fera par caténaires (câblage aérien comme pour les trains) ou par le soI. La question n'a manifestement pas été réglée par les concepteurs du projet(3).
[…]
[…] Le tramway ne devrait donc coûter que le prix de son ticket aux usagers(4).
[…]

[(1) Logique, en effet. On se demande encore pourquoi, en un demi siècle, le bus n'a jamais pu avoir, en même temps qu'une priorité systématique, un site, propre et respecté, qui aurait été quasi gratuit à construire alors que celui d'un tram coûte 2 fois plus cher que les voitures R22. Mais un bus jouissant des mêmes conditions qu'un tram ferait la preuve de l'inutilité de ce dernier. Voir extraits suivants.
(2) Lesquels ne sont qu'un transfert de pollution (comme il y a des transferts de main-d'œuvre, en Chine par exemple). La pollution est au bout du fil (aux centrales atomiques, ou thermiques très polluantes). Il y a aussi des bus dits "propres" mais qui rejettent du gaz carbonique à effet de serre.
(3) Se peut-il qu'on achète un tram prototype pas au point sans savoir ce qu'on achète? On sait au moins que les voies posées à ce jour seront alimentées surtout par des fils qui gâcheront l'aspect des artères. On suppose que le sans fil marchera sur quelques longueurs… La photo en fin de page montre que le tram supprimé fin 58 était, lui, alimenté par le sol en ville. Cf. fin
R22.
(4) La facture payée par la CUB l'est pourtant avec l'argent des contribuables, français dans leur ensemble donc aussi Bordelais (argent qui manquera à d'autres projets).
On ne parle pas d'un autre coût, celui de l'entretien et de la gestion séparés du tram: est-il aussi "gratuit pour les Bordelais"?
Ou doublera-t-il le déficit transports en commun (500MF/an environ…).
8
La contribution des entreprises au coût des transports en commun, engloutie dans le tram, manquera ailleurs. Les impôts des Bordelais risquent de s'en trouver alourdis un jour?…
Et qui a jamais vu quelque chose de gratuit dans la gestion des villes?]

02/04/01b, Denis Lherm, SO:

Ligne A
Longueur
: 20km.
Parcours actuel:
1h10 en voiture dans le sens Cenon-Mérignac à la mi-journée, 1h16 dans le sens inverse en milieu d'après-midi. Durée spécialement longue en raison des travaux avenue Thiers.
Parcours tramway
: 55 minutes.
NB: Les temps du parcours du tram n'ont pas encore été calculés par la CUB. Ils dépendront du nombre d'intersections et de l'efficacité du système adopté pour garantir la priorité au tramway. Vitesse commerciale prévue néanmoins: 21km/h.

Ligne B
Longueur
: 19km.
Parcours actuel: 45 minutes dans le sens Pessac-Bacalan en début d'après-midi, 1h05 dans le sens inverse au même moment, en raison des bouchons du quai des Chartrons.

Ligne C
Longueur
: 9 km.
Parcours actuel: De 15 minutes aux heures creuses à 45 minutes aux heures de pointe dans le sens boulevards-Aubiers.
Parcours tramway: 25 minutes.

05/04/01, Denis Lherm, SO:
[…]
La météo, les imprévus, ce n'est pas tout. Interviewé par notre confrère le Moniteur, Alain Juppé a jeté un pavé dans la marre: "Sur les délais, nous avons quelques problèmes avec les entreprises. Certaines ne disposent pas des moyens humains de leurs ambitions"… Sur un chantier déjà tendu, la petite phrase de l'ancien président de la CUB a fait des vagues. D'autant que, peu après, le groupement de maîtrise d'œuvre Systra-Sodeteg-Ingérop, chargé de la coordination du projet, se voyait désigné comme responsable du retard pris dans les études. Motif: des difficultés à recruter des ingénieurs en nombre suffisant.
Sur le terrain, le climat n'est pas des plus sereins. Un ingénieur parle de "cafouillage au niveau bureaux d'études", un autre de "scission chez le maître d'œuvre, entre la partie infrastructure et la partie rails". A Pessac. le chantier de l'avenue Lyautey a révélé une mauvaise coordination entre les différents corps de métier: "Chaque entreprise fait son boulot et se fout du reste, il n'y a aucun liant", raconte un ouvrier devant des trottoirs laissés béants par inorganisation.
Selon un autre observateur, l'appel à des entreprises peu connues dans la région, pour contrer le poids des autochtones, ne faciliterait pas l'entente générale… Enfin, certains dénoncent les "interventions intempestives des maires qui font changer les choses au dernier moment"… "Drôle d'ambiance dans les travaux, actuellement," avoue le responsable d'une entreprise.

28/05/01, Denis Lherm, SO:
Décembre 2000, ligne 5 direction Dravemont, cité du haut Floirac. Les contrôleurs de la Connex (ex-CGFTE) verbalisent 4 jeunes montés dans le bus sans ticket. Avec leurs téléphones portables, les jeunes rameutent leurs copains. A l'arrivée dans la cité, ils sont des dizaines à attendre les contrôleurs. Une sérieuse bagarre éclate. Un car de police restera toute la nuit sur place. Six mois après les faits, l'un des contrôleurs est toujours en arrêt de travail.
[…]
Selon le délégué FO, Alain Laborde, chauffeur depuis 1973, agressé deux fois (coup au visage, cinq côtes cassées), les agressions seraient en hausse de 20% sur l'année 2000. Il y en aurait deux ou trois par semaine avec dépôt de plainte. Chauffeurs et contrôleurs dénoncent une insécurité générale, un incivisme totalement passé dans les moeurs.
A la demande des syndicats, la Connex affiche dans chaque dépôt le détail des agressions au jour le jour. "On a imposé ça parce que la direction niait le problème, refusait de Ie voir et d'en parler", explique Alain Laborde.
Insultes, crachats, intimidations, menaces, bousculades, jet de mégots, de canettes, gifles, coups divers (de poing, de chaussure, de parapluie…) et un nombre incroyable de morsures! Ces faits, moins graves, se produisent tous les jours. Banalisés, ils vont de pair avec le vandalisme, qui coûte 5MF par an à la Connex. Et encore, si l'entreprise réparait les vitres rayées, il faudrait compter 7MF de plus.
[…]
Aujourd'hui, l'insécurité circule. Les secteurs traditionnels demeurent, mais d'autres apparaissent! "[…] C'est devenu imprévisible", raconte un agent de sécurité.
[…]
Points chauds, les concentrations d'habitat HLM (Génicart, La Marègue, Dravemont…). Aujourd'hui, la Connex n'envoie plus de contrôleurs dans ces cités où leur présence pourrait être assimilée à de la provocation.
"De toute façon, plus personne ne veut y aller; en interne, on parle de zones de non-droit " […].
[…]
Procès-verbaux. Jusqu'à 10000 par mois, mais il suffit de donner un faux nom ou une fausse adresse pour ne pas payer l'amende. Faible suivi des fraudeurs.
[…]

21/07/01, Benoît Lasserre, SO:
[…]
Bordeaux sera donc l’unique ville de France où circulera ce minibus silencieux et maniable […].
[…]
[…] même si sa batterie électrique pèse 1 tonne. Une batterie qu’il faudra recharger aux Quinconces toutes les sept heures.
[…]
[… la navette] a pu se frayer un chemin au milieu des fourgonnettes et des badauds de la braderie, visiblement intéressés par ce nouveau moyen de transport qu’ils pourront emprunter dès le mois prochain, même si la mise en service officielle est programmée pour septembre.
D’une capacité de neuf places assises et vingt trois debout, la navette électrique circulera de 8h30(*) à 19h30 du lundi au samedi compris, avec une fréquence de 10 minutes. "A la rentrée, nous envisagerons la possibilité de la faire fonctionner en soirée, précise Alain Juppé, pour qui cette navette qu’on arrête à la demande peut vivre en totale harmonie avec les taxis.
[…].
Dernière précision: le trajet en navette sera au prix d’un ticket […].
(*) A partir du 2 septembre 02, la navette commence à 7h30.
[Allô Bus: 05.57.57.88.88.]

[Ce n’est pas l’invention du fil à couper le beurre mais son recyclage.
Il serait très utile de mettre en service régulier des minibus à l'année dans des endroits difficiles, et cela en dehors de tous encombrements exceptionnels dont on pouvait faire l’économie.
Une fois de plus, c’est le bus et non le tram qui peut, seul et à la demande, résoudre les problèmes difficiles
R22.
Quant à l’innovation, Bordeaux a eu ses bus électriques sur les quais, d’autres villes ont leurs "petits bus" depuis longtemps (à Perpignan, ils passent toutes les 7 minutes, sont gratuits et climatisés ou chauffés, mais à gazole).
Pour les navettes, le gaz liquide, comme dans les nouveaux bus, serait moins coûteux et plus souple à exploiter qu’une lourde et ruineuse batterie à recharger et à changer souvent. Quand au chauffage, il se fait au gazole sans quoi la batterie en mourrait.
Ces navettes ne sont donc pas 100% écolos. L’électricité vient bien des centrales (on ne dira pas des quelles…), ce qui n’est qu’un transfert de pollution inévitable. On est tributaire des véhicules offerts par les constructeurs. [SO, 02/04/01
8 ; 12/10/02 8 ]

25/07/01, Vanessa Marguet, SO:
Rue d'Ornano [à Bordeaux], prononcer le mot "tramway", c'est comme agiter un épouvantail. Les commerçants s'emballent aussitôt. "Si on reste ici, on est amenés à mourir", fulmine Jean-Claude Taris, le responsable du magasin Pro & Cie. Même réaction chez le boulanger, Patrick Vandenryse: "Bientôt, il n'y aura plus que les métiers de bouche dans cette rue." Le spécialiste électroménager a pris les devants. Sur sa vitrine, il y a déjà un écriteau qui trône: "A partir du 1er août, nouvelle adresse." D'autres commerçants sont à la recherche d'un local, ailleurs.
[…]
[…] Yvette Louit est directrice d'un important magasin de motos. Elle explique: "Je reçois régulièrement des livraisons. On décharge devant le magasin de gros cartons. Ce sera impossible quand il y aura deux voies de tramway et une voie pour les voitures."
Michel Duchène ne considère pas qu'il y ait là un problème. Il répond par l'exemple: "Le même système fonctionne très bien à Strasbourg(1), où il y a des rues aussi étroites. Les voitures pourront passer sur une voie de tramway pendant les livraisons(2)." Les commerçants ne sont pas convaincus. "J'ai besoin d'exposer des motos devant chez moi. Ça sera difficile. Et encore plus pendant les travaux, rétorque Yvette Louit, très inquiète. Au problème à long terme des livraisons s'ajoute celui de la construction des voies qui durera un an rue d'Ornano.
Les commerçants ont besoin de garanties. "Pendant les travaux, tous ceux qui présenteront un dossier seront indemnisés, explique Michel Duchène(3). […] Et si la gêne apportée par le tramway persiste après les travaux? "Nous réfléchissons à des solutions de délocalisation que la CUB accompagnera."(4)
[…]

[(1) Le chiffre d'affaires a baissé de 20 à 30% dans le centre de Strasbourg. Les photos qu'on peut voir montrent un centre vide de voitures. Il faudrait envisager la proportion de commerces qui se sont maintenus.
(2) On nous avait dit que les 7 milliards du tram devaient chasser les voitures et que le tram avait un site propre sanctuarisé: pas besoin de gaspiller tant d'argent pour faire rouler les autos sur le site des transports en commun, ça se fait depuis toujours gratuitement. Qui aura la priorité dans cette pagaille programmée? Dans le même cas de figure, de fait pour le moment, c'est les voitures…
(3) Le problème est donc sérieux…
(4) "On nous avait dit que" le tram était souverain pour doper les affaires?… Les commerçants ci-dessus ne le croient pas. Le problème est donc encore plus sérieux. Cf.
R21 & 27/07/01 ci-dessous.]

27/07/01, Willy Dallay, SO:
[…]
[…] "Dans mes autres magasins la progression est de 15 à 25%, grâce aux DVD et aux distributeurs automatiques. Or ici, à Cenon, on est en baisse de 30%, malgré plus de 300 000 francs d'investissement pour accéder à ces nouvelles techniques. Donc j'estime que la perte est de 45 ou 50%."
Il a déjà été indemnisé: "Il a fallu vaincre les lourdeurs administratives, présenter, représenter le dossier. J'ai finalement touché 50 000francs. J'espérais plus (70 000 à 80 000 francs), mais surtout, ce n'était que pour quatre mois. de mai à août 2000. […] Mais le pire, c'est que maintenant, [la commission d'indemnisation] a disparu. Elle n'a pas fonctionné pendant les élections. Ensuite, elle été bloquée pour cause de… blocage de la CUB. On m'a dit qu'elle serait reconstituée en septembre. Cela veut dire qu'on ne touchera rien avant novembre ou décembre. Et moi, je ne peux plus attendre. Certes, j'ai d'autres magasins, mais j'ai aussi des comptes à rendre à ma banque. Quant à l'URSSAF, les problèmes du tramway… connaît pas! […]
Il est vrai que ce tramway qui lui coûte, pourrait rapporter gros un jour: Canal Vidéo [son magasin] se trouve au bord d'un axe appelé à devenir une véritable colonne vertébrale urbaine et ce, dans le futur centre-ville de la commune. "Oui, mais il faut pouvoir tenir jusque-là. Et pendant ce temps, les consommateurs prennent l'habitude d'aller ailleurs. Cf. St-Michel
R21 & 25/07/01 ci-dessus […]
[…]

31/07/01, Michel Carmona, Dr Institut d'urbanisme et d'aménagement (Sorbonne), SO:
[…] Mais cette mode [du tramway] a un coût faramineux dont personne n'a encore pris la mesure à l'exception peut-être de Laurent Fabius, actuel ministre de l'économie et des finances. Les élus du district de Rouen, dont il est le président, avaient fait le choix du tramway pour une première ligne mais ils y ont renoncé lors de l'extension du réseau. Ils ont préféré des bus guidés qui marcheront au gazole. Faire croire à l'opinion que le tramway est moins cher, moins polluant et silencieux, relève de la mystification.
[…] Le tramway est plébiscité, alors que le trolleybus est le moyen de transport le moins coûteux!
L'exemple du tramway d'Orléans est particulièrement éclairant au regard des éléments rendus publics lors de la procédure. Il a coûté plus de 2 milliards de francs alors que sur le même réseau, le prix de revient de trolleybus guidés ne dépassait pas 1,3 milliard. Charges l'exploitation comprises, le coût annuel se monte à 54,5 millions de francs si l'on retient une période d'amortissement de vingt-cinq ans. Imaginez la baisse du ticket pour l'usager si le trolley avait été choisi!
Un trolley roule sur le bitume. C'est toute la différence. Pour installer un tramway, il faut creuser la chaussée, déplacer les canalisations. Cela revient à 80 millions de francs du kilomètre. L'importance des investissements empêche ensuite de moderniser Ie reste du réseau de bus qui assure souvent l'essentiel des transports collectifs. On a un tramway propre circulant aux côtés de plusieurs centaines de bus qui continuent à polluer et à empuantir l'air.
Le tramway, c'est un prêt-à-penser qui offre des réponses toutes faites. Au départ, il y a bien sûr l'illusion du transport en commun en site propre alors qu'en fait, un tramway, comme un trolley, [comme un bus,] est soumis aux mêmes contraintes: carrefours, partage des voies de circulation avec d'autres véhicules. […].
[…]
Il existe en fait une volonté délibérée de l'Etat de favoriser le tramway et le seul fabricant national Alstom. Les subventions accordées au tramway sont de l'ordre de 25 à 30 millions de francs au kilomètre alors qu'elles se situent entre 15 et 20 millions pour le trolley. Compte tenu de l'importance des chantiers de génie civil, le lobby des travaux publics exerce une pression constante auprès des décideurs. Les marchés en jeu sont énormes.
Rien d'étonnant à ce que le tramway ait généré des affaires dans plusieurs villes. La protection de l'emploi se fait au détriment de l'usager. Tout cela parce l'offre française en matière de trolley était jusqu'à ce jour inexistante alors que ce système a été développé avec succès dans plusieurs autres pays, notamment en Suisse.
[…] Le tramway permet d'acquérir les petits consensus qui font les bonnes réélections. On se donne me allure écologique. On fait marcher les entreprises de travaux publics de la ville. Le revers de la médaille s'appelle inefficacité et coût exorbitant.
R21, 8

08/09/01, J. Delignac, SO:
Pourquoi faire simple alors qu'il est si facile de faire compliqué! […] Certes, [le tram] aura fière allure le jour de son inauguration […] mais l'on regrettera très vite la souplesse d'utilisation des bus lorsqu'au premier incident le "joujou" restera immobilisé sur les rails.
Pouvait-on faire autrement pour moderniser notre réseau de transports sans dépenser des sommes folles ni empoisonner la vie de milliers d'automobilistes avec des travaux interminables et gênants? Oui, certainement, si l'on avait cherché la solution la plus rationnelle et si l'on avait songé à ménager les deniers des contribuables.
R22
Avec vingt fois moins d'argent (300 millions contre six milliards pour le tram) et une durée de travaux cent fois moindre, on pouvait aménager des kilomètres de couloirs de bus sur toute l'agglomération (banlieue comprise), couloirs utilisés par des bus dernier cri, non polluants, ainsi que par tous les véhicules prioritaires (police, pompiers, ambulances, taxis) auxquels il faut bien penser.
[…]
R21, R22

14/09/01, Véronique Jan, SO:
[…]
Pour ceux qui travaillent et vivent sur les quais, la situation ne peut plus durer.
"Nous avons accepté ces aménagements mais c’était contre indemnisation et, à l’origine, on devait en voir la fin en juin dernier", note Jean Carcenac, patron du Hot Corner Café. "Aujourd’hui, nous n’avons toujours pas été indemnisés, le retard n’a cessé de s’accumuler et maintenant nous sommes laissés dans l’ignorance de ce qui va se passer. Aucun élu ne s’est déplacé pour nous rencontrer et prendre en compte tous les désagréments qu’occasionne le chantier. L’arrêt des travaux, c’est le bouquet!"
[…]

10/11/01, SO:
[…]
Autre mauvaise nouvelle attendue pour 2002, une aggravation supplémentaire du déficit du réseau de transport en commun. Celui-ci devrait atteindre 79,7M€ (522,7MF), soit 9M€ (58,9MF) de plus qu’en 2001, aggravation en partie imputable au chantier du tramway […].

[Voir 10/12/01, ci-dessous]

10/12/01a, Pierre Brana, recueilli par (Benoît Lasserre, SO:
—Bien sûr. Les différents aménagements vont coûter 5 millions de francs à la CUB et il faut également prévoir un surcoût de 38 millions de francs dans l’exploitation du réseau, notamment parce qu’il va falloir embaucher des conducteurs supplémentaires et conserver cinquante bus promis à la réforme. C’est cher mais c’est le prix à payer pour le tramway.

[Voir 10/11/01 ci-dessus]

10/12/01b, SO:
Récemment constitué, le Collectif Circulons ! estime que "sans aucune préparation, les travaux du tramway désorganise la circulation". Le collectif réclame donc "la gratuité des transports en commun durant les travaux car la billetterie ne représente que 20% du budget total du réseau". Le collectif réclame également "le maintien de la couverture du réseau". "Plus de 10000 départs ont été annulés depuis janvier de cette année", assure le collectif, qui exige enfin "l’augmentation des sites propres, facteur de rapidité et de ponctualité". R22

Cf. Collectif Circulons!, 10, rue de la Vérité, 33400 Talence,
tél. 05.56.24.95.23; e-mail:
circulons@hotmail.com

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