TBC: Transports publics 2003
circulation, PDU |
procédure {?}, |
index ñ , |
Ø plan du site |
"TBC 2002" |
ï u ð |
"TBC 2004-A" |
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Les dates indiquent aussi les mises à jour.
01/03, bulletin TRANS'CUB:
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]
Rappelons que l'investissement tram est aujourd'hui estimé à 1050 millions d'euros pour 200.000 personnes directement concernées. Pour les autres, l'immense majorité (400.000 usagers potentiels du bus), seulement 8 millions d'euros d'aménagement: les miettes du festin.
Cherchez l'erreur!
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]
22/02/03, Benoît Lasserre, SO:
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]
[Au croisement tram-train en lieu et place du pont de Cracovie] Côté CUB, où la cadence du tramway sera nettement plus élevée, on a accepté que la priorité soit donnée au train au cas où les deux rames [tram & train] se retrouveraient à la même minute sur les allées de Boutaut. "Dans ce cas-là, le train sera prioritaire et le tramway s'arrêtera, comme les voitures, évidemment", explique François Saglier.
[
]
Reste l'hypothèse de la remise en service de la ligne de ceinture ferroviaire en complémentarité du tramway et des bus, qui impliquerait une augmentation de cadence des trains. "On n'en est pas encore là", commente François Saglier. De fait, vu la vitesse à laquelle chemine le dossier, beaucoup d'eau aura coulé sous les ponts.
[Personne n'arrête le progrès: on copie, mais sans les barrières protectrices, les passages à niveaux de l'avenue Thiers ceux qu'on avait imploré Chaban de supprimer.]
08/03/03, Francine Moreau, SO, p. 2-28:
Dans la perspective de mise en oeuvre de la deuxième phase du tramway, à l'horizon 2007, la Région et la Communauté urbaine de Bordeaux ont décidé de lancer une étude (qui devrait durer quatorze mois) sur la faisabilité d'un système de transport de l'ouest de l'agglomération de Bordeaux utilisant la voie ferrée de ceinture et la ligne du Médoc, qui existent déjà mais sont largement sous-employées {S}.
Talence, Pessac, Le Bouscat, Bruges, Blanquefort et Parempuyre sont actuellement desservis par la voie ferroviaire de ceinture constituée par la section Saint-Jean-Médoquine de la ligne Paris-Hendaye, la ligne du Médoc et un double embranchement vers la place Ravezies à Bordeaux-Nord 8 .
[
]
02/04/03, le Piéton de Bordeaux, SO, p.2-7:
[
] une roue de cycliste qui se coince entre les rails d'un tramway entraîne souvent une chute.
La mésaventure, qui est arrivée à une jeune femme, s'est terminée à la pharmacie. Où il lui a été dit qu'elle n'était pas la seule à tomber ainsi. §
accident
è , §
02/04/03b, Denis Lherm, SO, p. 2-8:
[
]
[
] Ici, [coin Intendance-Vital-Carles] en pleine courbe du tramway, la rame passe si près du mur d'angle qu'il a fallu exproprier partiellement le commerce, pour créer un passage piéton sous arcade dans un coin de la boutique
8 , 8
è
23/05/03, Denis Lherm, SO:
[
]
Plus d'un an de retard. Ce nouveau retard intervient alors que de le calendrier du chantier a déjà considérablement dérapé. Initialement en effet, le tramway devait être mis en service en 2002. Entre les appels d'offres infructueux, les aléas climatiques et les défauts d'organisation de la CUB, les mois de retard n'ont cessé de s'accumuler. Outre les aléas techniques et économiques (Müller), le tramway est aujourd'hui confronté à plusieurs incertitudes qui peuvent engendrer du retard. D'une part, les subventions de l'Etat ne tombent pas aussi vite que prévu dans les caisses de la CUB, et, d'autre part, l'alimentation électrique du tram par le sol est soumise à une homologation du ministère des transports, au terme d'une procédure qui peut être longue.
[
]
Du tramway, il sera donc question ce matin au conseil de communauté [
]. La CUB va par exemple faire l'acquisition d'un véhicule rail-route destiné à nettoyer les voies du tramway. Un petit bijou d'une valeur de 250000 euros.
[
]
24/05/03, Benoît Lasserre, SO, p. 2-4:
[
] une jeune cycliste au carrefour de la rue Chabrely et de l'avenue Thiers [
a] été renversée par une rame de tramway qui effectuait sa période de rodage dans le sens Bordeaux-Cenon.
[
]
De son côté, le chauffeur n'a pu la voir qu'au dernier moment, la cycliste étant dans l'angle mort de sa vision. [
]
[
]
Trois fois rien en comparaison de ce qui aurait pu se produire.
[
]
"Le tram n'est pas un bus, il faut s'en méfier et prendre de nouvelles habitudes", confirme Benoît Meugniot, le patron de la CFGTE-Connex. La différence est, en effet, de taille. On entend un bus arriver, pas le tram, ou très peu. De plus, "le conducteur de bus peut faire un écart pour éviter un choc, ce que ne peut pas faire le conducteur du tram", note Benoît Meugniot. Le tram ne peut pas s'arrêter non plus de façon immédiate.
Malgré une petite vitesse, un système de freinage ultra-performant et une réaction immédiate, le tram d'hier a glissé sur 5 ou 6 mètres avant de s'arrêter.
[
]
[Les roues des vélos se prenaient souvent dans les rails de l'ancien tram. En 1958, le maire avait pourtant cru délivrer les Bordelais de cette machine
Le danger est permanent.
§, R21]
accident
è
24/05/03a, Denis Lerm, SO, p. 2-5:
[
]
Par défaut de coordination entre les travaux du tram et ceux de la rénovation des quais, les voies descendant des Quinconces vers les quais ont été posées trop haut. Cinq centimètres d'écart par rapport aux voies auxquelles elles devaient être soudées sur les quais. Sur un chantier réglé au millimètre, c'est énorme. Les conséquences le sont aussi: arrêt momentané des travaux, lancement d'études pour corriger le tir, appel à un procédé de pose différent du reste pour redonner aux rails la bonne altimétrie. Bref, du temps et de l'argent.
[
] La CUB a en effet lancé plusieurs grands chantiers en même temps, mais sans se doter d'une maîtrise d'oeuvre générale capable de coordonner l'ensemble. Et les points de rencontre entre les différents chantiers, les problèmes ont été nombreux. Il semble que ce soit ce qui s'est produit avec les rails posés trop haut. La Mission tramway dit s'être conformée aux plans du paysagiste Corajoud, responsable de la réhabilitation des quais. C'est lui qui aurait indiqué une mauvaise altimétrie.
[
] Mais sur ce chantier, chacun fait sa partie sans se soucier du reste. Il y a un vide de maîtrise d'oeuvre au niveau de la jonction entre les chantiers. Personne ne s'en occupe. [
]
["En effet", l'aspect de "certains" sites des travaux ne reflètent pas la netteté. Dans l'ensemble, on n'aura pas le droit de s'étonner si, à l'usage, des pépins surgissent ça et là.
§]
malfaçon
è
24/05/03b, Benoît Lasserre, SO, p. 2-8:
[
]
[
] L'adjoint de Michel Sainte-Marie a en effet affirmé avoir "le sentiment qu'on veut réaliser une deuxième phase de tramway à moindre coût". Et de citer les propos tenus lors d'une commission des finances par le président de celle-ci, Henri Houdebert, et par le directeur des finances communautaires, Serge Haget. "L'euphorie de la première phase ne sera plus de mise", déclare Henri Houdebert tandis que Serge Haget réclame de la vigilance. "Il y aurait donc un tramway moderne pour Bordeaux, un tramway à vapeur pour la deuxième phase et, qui sait, un tramway à pédales pour la troisième", s'exclame l'élu Vert qui réclame un coût au kilomètre identique entre les deux phases et "le droit à l'euphorie pour Mérignac".
Des propos qui fâchent fort Henri Houdebert, en séance et aussi hors séance. Pour lui, "oui, il y a eu euphorie après l'abandon du VAL, parce qu'il y avait de l'argent en réserve et qu'il faudra emprunter pour la deuxième phase. Mais je n'ai jamais dit qu'il faudrait faire une deuxième phase au rabais", réplique-t-il à Gérard Chausset, lui reprochant d'utiliser en séance plénière des propos tenus en commission. [
]
[
]
12/0703, Denis Lherm, SO:
[
]
En revanche, il y a quelques soucis pour l'homologation par le ministère des transports du système d'alimentation électrique du tram par le sol sans fil aérien. "Ils nous demandent des précisions sur des points qu'ils ont déjà validés ou alors sans nous dire ce qu'ils craignent. On a l'impression qu'ils n'osent pas accorder l'homologation alors que rien ne s'y oppose", déplore le patron de la mission tramway. Il a même fallu tester le bon isolement du rail électrique avec un parapluie et une canette
Mais pour l'instant, c'est le ministère qui n'ose pas replier son parapluie.
27/08/03, Julien Bousset, SO, p. 2-7:
[
]
Pour Alain Juppé, la contrariété est venue des détails. Et son bilan, au terme de cette visite, était mitigé: "Je suis à moitié satisfait".
Le côté à moitié plein du verre, c'est pour les travaux dans les grandes lignes. "Le chantier a nettement avancé cet été." [
]
Ce sont les finitions qui dérangent le président de la CUB: bordures parfois irrégulières, trottoirs parfois bombés
"Un certain nombre de détails m'inquiètent. Je vais convoquer la semaine prochaine une réunion avec les directions générales de toutes les entreprises concernées pour faire un point complet."
Alain Juppé a exprimé un autre souci: la propreté. A peine posé, le mobilier urbain est déjà orné de tags.
"C'est une spécificité bordelaise! Je n'ai rien vu de tel dans les autres villes françaises. Il faut que nous prenions conscience que le tramway appartient à nous tous", estime Alain Juppé, interloqué devant les quantités de mégots jetés dans les rails: "Les gens fument vraiment beaucoup."
["Quand le chat n'est pas là, les souris dansent", ce n'est pas nouveau.
Ni ceci: "Que de mégots! Que de mégots!"]
malfaçon
è
19/09/03, Denis Lherm, SO, p. 2-10:
L'histoire locale retiendra peut-être la date du jeudi 18 septembre 2003 pour sa valeur symbolique. Ce jour-là, sur le coup de 15 heures, le dernier rail de la première phase du futur tramway a été soudé. Cela se passait sur le quai Louis XVIII, au droit de la place des Quinconces, sur le tracé de la ligne B (Bacalan-campus).
Un endroit où les rails s'arrêtent, la suite de cette ligne ne devant être réalisée que pour 2007. C'est donc un bout de rail qui a été soudé, pour une fin provisoire de ligne. Et ce, à quelques centimètres d'un autre bout de rail, logé sous la chaussée, celui du tram réformé en 1958.
[
]
22/09/03, Denis Lherm, SO, p. 2-2:
[
] le tramway de Bordeaux sera mis en service dans quatre-vingt-dix jours, soit le dimanche 21 décembre 2003 très exactement. [
]
[
]
[
] Les retards n'ont cessé de s'accumuler, tant et si bien que le tram compte aujourd'hui près de deux ans de retard. En cause, notamment : des appels d'offres infructueux pour les travaux, cinq mois de pluie presque ininterrompue au pire moment, en 2000, lors des phases de terrassement, la faillite de l'entreprise Muller, des difficultés techniques imprévues et une maîtrise d'ouvrage mal assurée par la CUB.
difficultés techniques: 29/09/03, ci-dessous
29/09/03, SO, p. 2-11:
[
]
Considéré comme peu fiable et dangereux, le tram de Nancy a été "ausculté" par le Conseil général des Ponts et chaussées, sur demande du ministère des transports. Verdict: lacunes dans le système (formation des chauffeurs, défauts d'infrastructures, matériel peu fiable) et faiblesses de conception. Trois ans après sa mise en service, le tram de Nancy n'est toujours pas digne de confiance.
Des problèmes sont également apparus lors de la mise en service du tramway de Lyon, bien moins graves toutefois 8 . Là, c'est le système de gestion des priorités aux carrefours qui ne fonctionnait pas. Le tram se retrouvait englué dans la circulation, comme le premier bus venu. La Communauté urbaine de Lyon était également confrontée à une forte indiscipline aux carrefours, nombre de voitures empruntant les voies du tram pour passer devant les autres. [
]
A Bordeaux, les responsables [
] affirment qu'ici, tout devrait bien se passer. [
]
[
]
malfaçon
è
01/10/03, Jacques Ripoche, SO, p. 2-12:
En l'état actuel des choses, le gouvernement a décidé de ne pas subventionner les transports en site propre. A Bordeaux, cela va susciter une émotion considérable. [
]
[
]
"C'est d'une gravité extrême", a renchéri le député-maire. "Si rien ne change, la deuxième phase sera entièrement à la charge de la Communauté urbaine, entraînant des retards considérables. Car, dans le montage financier de la deuxième phase, l'intervention de l'Etat est prévue à hauteur de 30%, soit environ 100 millions d'euros!
[
]
Si, finalement la CUB devait assumer le "coût énorme" de la deuxième phase du tramway "par ses propres moyens", cela poserait, a estimé Alain Anziani, "la question des transferts de l'Etat sur les collectivités locales" et de ses "répercussions sur la fiscalité locale". [
]
[
] 8 , 8 , 8
06/10/03, Denis Lherm, SO, p. 2-6:
L'homologation de l'alimentation électrique du tramway par le sol [APS] devrait être notifiée à la Communauté urbaine le jeudi 16 octobre. [
] C'est la première fois qu'un tel système, considéré comme une première mondiale et une innovation majeure [
].
[
]
[
] l'homologation finale marquera l'épilogue d'un très long processus, émaillé de nombreux doutes quand à la fiabilité du système.
[
] La CUB n'était pas la dernière à douter.
Elle a fait disposer dans le sol, le long des voies, des bases de poteaux de ligne électrique aérienne, au cas où l'Etat aurait refusé d'homologuer l'APS.
APS
è
07/10/03, Denis Lherm, SO:
Les ingénieurs du tramway sont tombés sur un casse-tête lors de la conception du virage situé à l'angle du cours de l'Intendance et de la rue Vital-Carles. [
] Impossible de diminuer le rayon de la courbe pour faire passer les rails plus loin du mur de l'immeuble qui fait l'angle: il est à sa taille minimum.
Résultat, c'est ici que le tram passera le plus près d'un mur de toute l'agglomération. Ennuyeux, dans un secteur devenu quasi-exclusivement piéton, car, dans cette courbe, un seul piéton peut passer entre le mur et la rame
En réalité, un piéton qui se tient en dehors de la limite d'encombrement des rames, matérialisé par une lisse d'aluminium fichée dans le sol, ne risque rien. Sauf probablement une énorme frayeur [
].
[
]
ç , R21, {P}
09/10/03, Marie-Claude Aristégui et Benoît Lasserre, SO, p. 2-9:
[
]
Le maire de Bordeaux est par ailleurs revenu sur la visite des chantiers qu'il a effectuée à vélo le 26 août dernier pour dire "qu'il y a des entreprises qui travaillent bien et d'autres qui travaillent moins bien", ce qui "l'agace beaucoup".
[
] 8
malfaçon
è
11/10/03, Benoît Lasserre, SO, p. 2-5:
[
]
Pour les élus PS et Verts, le gouvernement ne propose comme seule compensation que la possibilité de s'endetter davantage ou celle d'augmenter les impôts, via le déplafonnement du versement transports. Deux solutions que les signataires refusent, en rappelant, en outre, que l'absence de l'Etat dans le financement de la deuxième phase entraînerait assurément des retards dans le planning, voire une remise en question du programme [
].
[
]
15/10/03a, SO, p. 1-9:
Dominique Bussereau [secrétaire d'Etat aux transports] l'a promis à Alain Juppé: l'Etat tiendra ses engagements sur la deuxième phase de travaux [du tramway].
[On pouvait le prévoir mais l'épisode montre une certaine versatilité et une certaine fragilité éventuelles.
Et que dire du déficit du tram? Sans doute le dossier est-il entre les mains du père Noël, qui a déjà payé le tramway. En ce cas, le déficit non plus "ne coûtera pas un sou aux Bordelais".
A combien se monte le déficit du seul bus?
8 ]
15/10/03b, SO, p. 1-9:
L'URSSAF étudie de façon détaillée la situation des commerces se trouvant sur le tracé du tramway et dans la zone adjacente. Elle a constaté que, sur ce territoire, 558 établissements avaient été radiés de ses fichiers en 2002, soit qu'ils aient disparu, soit qu'ils aient cessé d'employer des salariés.
[
]
____________________
Et plus globalement, le rapport [de l'Observatoire des effets du tramway] relève que, sur l'ensemble des chefs d'entreprise interrogés cette année, 62% estiment que le tramway aura des effets bénéfiques sur l'activité.
____________________
Laurent Courbu, président de la Chambre de commerce et d'industrie,
recueilli par Bernard Broustet :
[
] Le centre-ville s'est vidé d'une partie de ses chalands, d'autant plus qu'en l'espace de quatre ans l'offre commerciale a augmenté de 26% en périphérie. Beaucoup d'entreprises vont très mal. Pour elles, cette dernière ligne droite précédant la mise en service du tramway est particulièrement douloureuse. Je trouve les commerçants accablés et étrangement calmes.
[
]
Tous les problèmes ne seront pas réglés d'un coup de baguette magique. Nous aurons besoin d'actions de promotion pour inciter les gens à revenir dans l'hypercentre. [
]
[
] R21.
17/10/03, Benoît Lasserre, SO, p. 2-2:
[
] "La première phase est terminée alors que le tracé est incohérent, nous en prenons acte. Mais évitons de refaire les mêmes erreurs pour la deuxième phase, assure son président Jacques Dubos [Trans'CUB]. Le tramway ne s'impose que sur deux tronçons: entre Quinconces et Ravezies, entre le campus et la gare de Pessac, dans les deux cas pour mettre le tramway en liaison avec le chemin de fer de ceinture." {S}
Pour le reste du tracé, Trans'CUB réitère ses propositions, développées dès 1997. "A la place du tramway créons des sites propres avec des bus modernes et performants, ayant la même cadence qu'un tramway et qui, eux aussi, entraîneront une requalification urbaine des communes desservies. Cela coûtera moins cher mais apportera le même service aux usagers et c'est l'essentiel", conclut Jacques Dubos, qui reconnaît que Trans'CUB "est seule à tenir ce discours", mais espère encore être écoutée.
[Sur ce site, nous avions pensé que "le tramway s'impose" à la rigueur entre le centre-ville et Bordeaux-Lac. Cependant, nul n'ignore les frais énormes supplémentaires pour créer et entretenir une ligne de tramway qui marche parallèlement à un système de bus déjà déficitaire
8 .
Dans ce contexte, la liaison au Lac serait plus judicieuse sous la forme d'une ligne de bus, modernes, rapides, en vrai site propre.
Dans la même veine, pourquoi pas Bordeaux-centre - aéroport?
"Tenir ce discours" (que des bus modernes, gérés intelligemment, sont préférables au tramway défigurant et ruineux), Jacques Dubos n'est pas le seul ni le premier à le tenir. Voir:
R21, R22, {G}; et la série "Transports publics", de 1999 8 à 2003 (cette page-ci) et la suite.]
22/10/03a, Benoît Lasserre, SO, p.2-7:
[
]
On sait que le gouvernement a décidé de supprimer la ligne budgétaire subventionnant les projets de transports collectifs en site propre. Un coup dur pour la Communauté urbaine de Bordeaux qui comptait sur une enveloppe de 106 millions d'euros pour le financement de la deuxième phase, estimée à 520 millions d'euros.
Si Alain Juppé a obtenu de Jean-Pierre Raffarin et du ministre des transports, Gilles de Robien, que l'Etat maintienne son engagement pour la phase 1bis, c'est-à-dire l'extension de la ligne A entre Mériadeck et le CHR, il a aussi obtenu du premier ministre la même promesse pour les coups partis.
[
]
[
] Et le président PS de la commission des finances, Henri Houdebert, s'est montré tout aussi circonspect en notant qu'un coup était dit "parti" après le début du chantier, ce qui n'est pas le cas de la deuxième phase.
[
] Alain Juppé a rejeté l'idée que "le tramway mange tous les crédits". [
]
"Le programme pluriannuel d'investissements s'élève à près de 1,8 milliard d'euros. Sur cette somme, le réseau tramway-bus, les travaux concomitants et le pont Bacalan-Bastide représentent un peu plus de 1 milliard." [
]
22/10/03b, Jacques Ballarin, SO, p. 2-6:
[
]
"La tendance est à éviter le centre-ville; la question est de savoir si, les travaux terminés, les gens reviendront." Thierry Marx. Le chef deux étoiles de Coirdeillant-Bages, à Pauillac, engagé dans la reconquête du Chapon Fin, résume la problématique qui étreint la profession.
[
]
René et Xuan, au Tonkin:
Nous sommes rue du Hâ depuis 14 ans. C'est la catastrophe. Le soir nous avons perdu les trois quarts de nos habitués. Nous ne fermons pas parce que nous sommes tous les deux et que nous n'avons pas de personnel. Les gens ne viennent plus dans Bordeaux. La clientèle qui nous aime nous encourage à partir ailleurs. C'est décidé: courant 2004 nous nous installerons à Bruges.
commerce: 22/10/03c & 30/10/03 ci-dessous;
R21 et citations
22/10/03c, Denis Lherm, SO, p. 1-2 & 1-3:
[
]
En 2007, le réseau desservira neuf communes de l'agglomération: Bordeaux, Pessac, Mérignac, Talence, Bègles, Lormont, Cenon, Floirac et Carbon-Blanc. Que des axes de forts déplacements? Pas toujours. Entre les nécessités de trafic, le volontarisme aménageur et le marchandage politique, la CUB a dû jongler. Le réseau dessert ainsi prioritairement les fiefs des leaders politiques de la Communauté urbaine, d'Alain Juppé à Noël Mamère en passant par Alain Rousset [
] ou Philippe Madrelle [
]. Il file aussi vers des zones à développer, comme Bordeaux lac ou le quai des Chartrons, sans perspectives de trafic bien évidentes. Et il oublie complètement le quadrant nord-ouest de l'agglomération, où l'INSEE enregistre pourtant le plus fort dynamisme démographique.
tracé tram: suite 13/11/03 & 30/10/03 ci-dessous
30/10/03, Julien Rousset, SO, p. 2-13:
[
]
Les entrepreneurs de la rue Achard présents hier soir ne veulent pas du tram dans leur rue. lis s'inquiètent de la gène que pourraient causer les travaux et, à terme, le tramway. Pour qu'il passe, la chaussée sera considérablement réduite, et avec elle, le trafic automobile dans la rue.
"Notre entreprise, équipenentier d'avions, emploie soixante personnes. Nous sommes installés rue Achard depuis des années. Comment la circulation des camions sera-t-elle possible alors que la chaussée sera ouverte partout? Dans notre secteur aéronautique, le moindre retard est sanctionné par des pénalités énormes. Serons-nous indemnisés si ces retards sont dus aux travaux?" a demandé, assez grave, Mme Catherineau. Son intervention a donné le la des débats: ''Si vous persistez à vouloir le tramway rue Acha!d, nous ne persisterons pas et nous cesserons notre activité".
Plusieurs autres entrepreneurs sont intervenus pour réclamer l'abandon pur et simple du projet.
"Il n'y a pas de réel besoin. Les bus qui passent rue Achard sont vides!", a pesté l'un d'eux. Même objection de fond au projet chez le président de l'association des commerçants, un boucher: "Si le tram passe, ça sera dur pendant les travaux, et après, ça sera la clé sous la porte."
Un peu cueilli par la radicalité de la demande, Michel Duchène a exclu sans ambiguïté toute remise en cause du passage du tram rue Achard: "C'est une décision prise par 27 communes, 120 élus politiques! Toutes tendances confondues! L'affaire est lancée. Je suis venu ouvrir dès négociations par rapport aux travaux, certainement pas pour geler le projet!"
[
]
Enfin, il n'est pas exclu qu'un contournement de la rue Achard soit mis en place sur les bords de Garonne.
[
]
Achard
è
13/11/03, Benoît Lasserre, SO, p. 2-2
:
Un tracé très politique R21.
[
]
Bref, pour ne pas briser la belle unanimité née du choix du tramway, il faut un tracé très politique qui fasse l'équilibre entre Bordeaux et la périphérie, la rive droite et la rive gauche, les élus de droite et les élus de gauche.
En première phase, le tramway va donc desservir le centre-ville de Bordeaux, bien sûr. Oubliés du VAL, les Hauts-de-Garonne sont prioritaires pour répondre aux prérogatives sociales du tramway et pour s'attirer le soutien des maires de la rive droite, un fief du PS [
].
Lorsque le militant associatif Denis Teisseire suggérera de remplacer à Cenon et Lormont le tramway par des bus modernes en site propre afin de faire des économies et de pouvoir ainsi rallonger le réseau de transports en commun, il se heurtera à la symbolique politique du tramway. Le même pour tous, qui passe avant son efficacité [
].
[
]
[
] Le maire. De Talence, l'UDF Alain Cazabonne, fait en sorte que le tramway passe par le futur centre-ville de sa commune plutôt que par la gare SNCF de la Médoquine. Et celui de Pessac, le PS Alain Rousset il n'est pas encore président du Conseil régional que soit desservie la cité de Saige-Formanoir.
[
]
[
] Plaçant les quai au premier rang de son projet urbain, Alain Juppé y impose le passage du tramway alors que ce n'est pas, loin de là, un axe très fréquenté. Si on s'en tient à la logique des transports, c'est l'axe des cours, utilisée par le 7/8, la ligne la plus chargée de France, qui s'imposerait.
Mais [
] le passage par les quais est le seul moyen pour justifier la prise en charge de leur rénovation par la CUB, régulièrement mise en cause par les maires PS de la périphérie [
].
["politique" = "consensuel" = combien pour le contribuable?]
voir 22/10/03a, ci-dessus
18/11/03, SO, p. 1-12:
Une femme d'une cinquantaine d'années, qui marchait le long de la voie, a été renversée et tuée par un tramway à Saint-Priest, dans la banlieue de Lyon.
accident mortel Lyon
20/11/03, Dominique de Laage & Denis Lherm, SO, 2-2:
[
]
L'un des enjeux affichés du tramway est la redensification de la ville-centre et l'enrayement de l'étalement urbain vers la périphérie. En proposant globalement 1800 logements nouveaux (principalement privés) chaque année sur son territoire, en potentialisant les immeubles vétustes du Vieux Bordeaux grâce à la société d'économie mixte ln-Cite (1625 logements d'ici à 2010), Bordeaux-Ville espère attirer d'ici à 2015 les 20000 habitants supplémentaires "nécessaires à sa survie".
[
] De nouveaux habitants au profil nettement plus "senior" et moins "famille" qu'attendu. Difficile d'attirer des primo-accédants à la propriété avec deux enfants, sur la base de prix frisant parfois 2745 euros (18000 francs) le mètre carré!
[
]
Mais en réalité, on peut faire dire tout et son contraire au tramway. Et si, au-delà d'un rattrapage limité de population en cur de CUB, le tram ne faisait au final qu'accélérer le processus d'étalement urbain? C'est le sentiment de Damien Ducoulombier, constructeur de maisons individuelles et président régional de l'UNCMI (Union des constructeurs de maisons individuelles): "Le tram permet d'accéder et de sortir plus vite de la ville. Qu'on le veuille ou non, les familles rêvent toujours d'une petite maison avec jardin. La ville est désormais trop chère pour eux et le prix du foncier a progressé de 30 à 40% autour de Bordeaux. Ce n'est pas demain qu'on enrayera l'étalement urbain", estime-t-il. Une thèse renforcée par le projet de grand contournement de l'agglomération.
25/11/03, Benoît Lasserre, SO, p. 2-7:
[
] Alain Juppé a précisé que la facture des festivités accompagnant l'ouverture commerciale de la ligne A s'élevait à 600000 euros [= 4 MF]. "Une somme qui "est à la hauteur de l'événement", a-t-il commenté. [
] 8
[
]
Si jamais cette subvention passait sous le nez de la CUB, il faudrait donc faire des choix: "J'ai déjà renoncé à des travaux sur la ville de Bordeaux et cela ne réglera pas tous les problèmes 8 ." Le maire de la ville-centre se rend bien compte que le pont Bacalan-Bastide, prévu pour 2009. risque de faire les frais de la pénurie d'argent. [
]
Alain Juppé s'est enfin à nouveau insurgé contre l'incivisme des Bordelais [tous???] à l'égard du tramway et du mobilier urbain. Dernier exemple en date, samedi, où il a surpris deux jeunes skaters qui pensaient utiliser le banc de la station Pey-Berland comme piste d'acrobatie. Sans parler du stationnement sur la plate-forme, des mâts de signalisation régulièrement tordus ou des 4x4 qui franchissent allègrement (et la détériorent) la partie gazonnée de la plate-forme sur les quais.
[
]
26/11/03, Xavier Sota, SO, p. 2-7:
[
]
Michel Duchène entend imposer le principe "zéro tolérance" pour tout ce qui touche au tramway: "Les voies son interdites vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept", rappelle-t-il. A cet égard, les "opérations fourrière" seront multipliées [
]. Un enlèvement qui coûtera 135 euros auxquels il faut ajouter 90 euros d'amende.
"Il n'existe aucune cohérence dans la gestion du stationnement. Comment voulez-vous que les automobilistes y comprennent quelque chose?", persifle Stéphane Pusateri, de l'Association des riverains et des résidants de Bordeaux. Avec son association, il a établi un plan [
] qui signerait l'arrêt de mort des potelets "coûteux et laids": ''La sanction, si elle est systématique, est le traitement le plus approprié à l'incivisme."
[
]
[Dommage que personne n'ait jamais appliqué la même politique pour le bus. Il est vrai que cela aurait démontré qu'un tramway n'est pas indispensable
R22.
Qui a publié le budget des potelets?]
27/11/03, Dominique de Laage & Christian Seguin, SO, 27/11/03, p. 2-2: voir "Héritage 93-03"
8 .
01/12/03, Benoît Lasserre, SO, p. 2-8:
Sur les 44 kilomètres de lignes, que comptera à terme le tramway, 18 kilomètres seront gazonnés. [
] Dans une lettre à Alain Juppé, [les Verts] posent le problème de l'arrosage "effectué à partir du réseau d'eau potable, c'est-à-dire ayant recours aux ressources en eau des nappes profondes". A défaut de données officielles pour le moment, les Verts ont établi leur propre estimation: le gazon du tram consommerait de 70000 à 100000 mètres cubes par an. [
]
[
] Ils craignent, écrivent-ils à Alain Juppé, que la CUB, en arrosant le gazon du tram à l'eau potable, ne soit en train de "montrer le mauvais exemple".
[
] En réponse, Alain Juppé a manifesté, par écrit, sa préoccupation d'une "utilisation plus économe de l'eau et plus particulièrement de l'eau potable".
[
]
13/12/03a, Denis Lherm, SO, p. 2-3:
La marche à blanc du tramway, cette phase terminale dans le programme des essais, juste avant l'ouverture au public, se déroule dans des conditions difficiles. [
]
Mais il se trouve que les pannes d'alimentation électrique se multiplient sur le réseau, notamment sur les tronçons en alimentation électrique par le sol (APS). Ce procédé innovant, conçu pour le tram de Bordeaux, n'a jamais été installé en réseau urbain sur une grande longueur. Alors que les essais sur petites distances ont donné satisfaction, les tests en grandeur réelle dans les rues de Bordeaux ont révélé d'inquiétantes lacunes.
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]
Le réglage du système de sécurité semble lui aussi délicat: trop sensible, ce que personne ne peut déplorer, en posant le pied sur le rail APS, ce dernier a le défaut de disjoncter continuellement. [
]
Enfin, la gestion électronique des feux offrant la priorité au tram aux carrefours n'est pas encore au point. [
]
La CUB affirme que tous ces pépins techniques seront réglés avant le 21 décembre, jour de l'inauguration.
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13/12/03b, Denis Lherm, SO, p. 2-3:
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]
Hier, les syndicats ont donc déposé un nouveau préavis, portant sur les 19, 20 et 21 décembre. Et s'ils ont tenu leur assemblée générale aux ateliers du tram, ce n'est pas un hasard: il s'agissait de montrer qu'avec quelques hommes, on peut facilement neutraliser toutes les rames, puisqu'il suffit de bloquer l'unique voie permettant leur sortie. C'est d'ailleurs exactement ce qui s'est passé hier: alors que les essais du tram devaient se poursuivre toute la journée, aucune rame n'a pu sortir du dépôt.
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]
19/12/03, Brunot Béziat, SO, p. 2-2:
[
] il ne faudrait pas que les Bordelais se réveillent avec la gueule de bois en 2004, après avoir imaginé que ce train de Noël allait délivrer l'agglomération de ses embouteillages.
Le tramway est précisément conçu pour gêner la circulation, afin d'inciter les automobilistes à l'emprunter. [
]. Mais le long des lignes de ce superbe tramway, ou au cur de la ville, il ne sera pas plus facile de circuler demain qu'au moment de l'apogée des chantiers. [
] C'est bien parce que l'effet tramway est nécessairement limité que les urbanistes s'accordent sur un report de la voiture vers ce moyen de transport de 3% à 4%.
[
]
[
] les élus devront bien trouver une solution adaptée au nord-ouest de l'agglomération, "vaste mais démographiquement peu dense", précise le directeur de l'agence d'urbanisme Francis Cuillier. Pourquoi pas celle du tramway à pneus ou des bus en site propre? Mais d'ici là, les ceintures bordelaises vont connaître des années difficiles. Les boulevards vont notamment subir une forte pression des voitures incitées désormais à contourner le centre, tout comme la petite ceinture composée des cours passés à double sens et des quais. [
]
Quant à la rocade, une étude [
] lui promet un avenir sombre. [
]: en 2012, le secteur ouest de l'agglomération bordelaise (zone Mérignac-Aéroport) sera davantage saturé qu'aujourd'hui aux heures de pointe.
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]
19/12/03b, Michel Carmona, SO, 19/12/03, p. 2-3):
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]
Autrement dit, la diminution de l'asphyxie automobile restera faible. Sur une agglomération comme Bordeaux. il faudrait bien davantage de transports en commun performants que ces lignes de tramway pour une amélioration sensible.
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]
Mais dès lors que l'ensemble de l'agglomération n'en profite pas, les habitants continuent à utiliser leurs voitures. Ils prennent alors d'autres itinéraires que celui du tramway, où il devient plus difficile de circuler.
[
]
[
] D'autres solutions devraient être envisagées.
Eh bien les bus que l'on a un peu vite dénigrés. Mais ils doivent circuler dans des couloirs plus larges et très protégés. Des bus électriques, afin de limiter la pollution.
Moins spectaculaire, ce système offre les mêmes avantages que le tramway, et il est incroyablement moins cher. La multiplication de ces couloirs serait très gênante pour les voitures, et l'effet positif sur la circulation serait réel.
[
] R21, 8
19/12/03c, Benoît Lasserre, SO, p. 2-6:
Budget primitif 2004, programme pluriannuel d'investissements [
].
[
] Le budget 2004 d'abord, qui dépasse 930M, en hausse de 9,25% par rapport à 2003. Si le taux de taxe professionnelle reste identique pour la huitième année consécutive, il n'en va pas de même pour le versement transport qui passera de 1,4 à 1,55% pour fiancer la deuxième phase du tramway. Cette taxe doit rapporter 89M à la CUB.
A noter que, pour la première fois depuis douze ans, l'encours de la dette communautaire repart à la hausse avec un montant de 454,2M contre 450,2M l'an dernier. Mais l'annuité de remboursement 2004 (87,7M) diminue de 4,19%, essentiellement raison de l'effet conjugué de la baisse des taux d'intérêts et de réaménagements de dettes opérés en 2003.
Le programme d'investissements 2004 s'élève à plus de 343M et le chapitre transports y est le plus important avec le tramway qui bénéficie d'une enveloppe de 96,7M, soit 28% du total. La voirie occupe la deuxième place avec la poursuite des travaux concomitants au tramway. [
]
Quant au programme pluriannuel d'investissements 2004-2008, il s'élève à plus de 1,76 milliard d'euros, dont plus de 60% pour l'amélioration des transports et des déplacements, soit le réseau tramway-bus, travaux concomitants inclus, et le pont Bacalan-Bastide.
22/12/03, Denis Lherm, SO, p. 1-3:
Les doutes portant sur la fiabilité du système d'alimentation électrique par le sol (APS), apparus lors de la longue phase d'essais dans les rues de Bordeaux, n'ont pas été levés par la journée inaugurale d'hier. [
]
Dès 3 heures hier matin, deux heures avant la mise en service du tram, les équipes d'Innorail filiale d'Alstom, qui a inventé l'APS intervenaient sur les voies dans le centre de Bordeaux pour d'ultimes réparations.
Une deuxième panne était constatée vers 8h30, entraînant une interruption du service d'une heure sur toute la rive gauche, alors que les Bordelais étaient déjà nombreux dans les rames et les stations. [
]
Troisième panne moins de deux heures plus tard: Cette fois-ci, c'est le soufflet d'une rame en surcharge qui a touché le rail électrique, faisant disjoncter toute l'installation sur la rive gauche. Devant l'ampleur de l'incident, l'exploitant du réseau (Connex) a été contraint de mettre en place des bus pour suppléer les trams.
[
] lors des essais dans le centre de Bordeaux, sur le plus long tronçon en APS, les dysfonctionnements ont été nombreux. Plusieurs boîtiers électriques ont notamment dû être changés à quelques jours de l'inauguration.
Enfin hier, à 22 heures, une nouvelle panne est survenue sur une rame, porte de Bourgogne, dans le sens Bordeaux-Cenon. Elle a immobilisé définitivement tout trafic rive gauche.
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APS ci-dessous 28/12/03
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28/12/03, SOD, p. 12:
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] la journée d'hier a été marquée par un gros pépin [
]. Un rail d'alimentation par le sol (APS), première technologique dont Bordeaux essuie les plâtres au niveau mondial, a mis le réseau en court-circuit. "Il est trop tôt pour savoir s'il a été endommagé pendant les travaux ou s'il était défaillant à la livraison", explique François Saglier [
].
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31/12/03a, Claude Garnier, SO, p. 2-8:
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]
[
] "Tout le monde sait aujourd'hui que les essais auraient dû se poursuivre encore un bon mois pour être au point. La CUB elle-même le reconnaît*. Si des mesures ne sont pas prises dès lundi, jour de rentrée, et que les incidents continuent, nous envisageons le cas échéant de faire jouer le droit de retrait et de tout arrêter."
"Il aurait fallu une marche à blanc de trois mois pour tester à l'alimentation par le sol. N'oubliez pas que le centre-ville était encore en chantier une semaine avant l'inauguration de la ligne A", analyse Alain Thomas, secrétaire du CE et délégué syndical CGT, qui estime que Connex n'est plus en mesure d'assurer de manière satisfaisante le service public de transport auquel l'entreprise est tenue. Ce qui, tram ou bus, est finalement la question de fond.
[*Trop tard apparemment
8 . Qui avait pouvoir de court-circuiter les essais et pour quelles raisons?]
31/12/03b, Jean-Pierre Galannes, SO, p. 2-8:
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Peu à peu, le rêve s'effondre, va-t-il falloir reprendre la voiture? Les arrêts sont vraiment trop espacés sur cette avenue Thiers, et il nous faudra dorénavant partir cinq ou dix minutes plus tôt. Beaucoup de personnes âgées viennent de la rue Reinette, où une grande résidence compte beaucoup de retraités.
Voici une de leurs réflexions: "Dorénavant, nous ne pourrons plus aller en ville, l'arrêt est beaucoup trop loin." Peut-être le temps changera-t-il le cours des choses, il est difficile d'y croire. En attendant, il va falloir s'armer de courage et compter sur les retards en arrivant à son travail. "Excusez-moi, mon tramway est encore en panne!'' "La vitrine est très belle, l'arrière-boutique l'est moins!"
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