-Ecologie 2006-2008-

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Classement par années ê

 

Ecologie, patrimoine, urbanisme…,
aspects d'une même discipline…
{G}

28/01/06, Isabelle Castéra, SO, p. 2-9:
"Vous avez trouvé facilement? Non? C'est un signe, cette déchetterie souffre d'absence de signalétique. Il faut deviner qu'ici, à deux pas de la Garonne, secteur sauvegardé, se trouve un tel établissement. Et dans quel état!"
[…] Bordeaux, ville de 230000 habitants, n'en dispose que de trois. Largement en-deçà de la moyenne nationale. […]
[…]
Les Verts de Bordeaux estiment que la ville "manque de vision d'ensemble de la collecte." Patrick Papadato, lui, se questionne sur la répartition des déchetteries actuelles au sein de la ville, l'absence de signalétique et leur mauvais état. "On ne peut pas parler de tri sélectif à LatuIe, c'est carrément un trou! D'ailleurs, son taux de fréquentation est ridiculement bas", lâche-t-il.
[…]

déchetteries

31/01/06, S. M., Bx7, p. 2:
Coordonner les travaux d'urbanisme avec la création d'espaces verts. Voilà le but de la charte des paysages de la ville de Bordeaux […] visant en substance à créer 295 hectares d'espaces verts supplémentaires sur le territoire bordelais. Les deux très grands projets seront ceux du Parc de la rive droite (90ha) et surtout du Parc des berges nord (162ha) […] avec la création d'une "trame bocagère", qui devrait très nettement transformer le territoire. Mais la charte prévoit également de s'attaquer au centre-ville et même à l'hyper-centre. Sur les treize kilomètres des boulevards, 1240 arbres vont être replantés. Les jardiniers de la ville vont également en planter 760 supplémentaires, ce qui fera passer la densité d'arbres à l'hectare sur ce secteur de 38 à 62. Les squares et les parcs sont eux aussi visés […]. Il est prévu de […] créer de nouveaux squares et de nouveaux jardins.

[Du vert après le gris, est-ce bien consensuel?]

charte des paysages

08/02/06, Louis Lourme, SO, p. 2-10:
[…] La mairie de Bordeaux a lancé un vaste chantier visant à redonner au parc [de 28 hectares] son visage originel. L'objectif est clairement de revenir aux plans d'origine d'Eugène Buhler [1888]. […]
[…]
Cette réhabilitation d'envergure se divise en quatre tranches étendues entre 2001 et 2006. […] L'ultime tranche des travaux concerne la partie nord du parc et sera aussi l'occasion de nouvelles plantations, notamment pour densifier les lisières ou pour réaliser un théâtre de verdure qui devrait accueillir le Guignol Guérin. En tout, ce seront près le 6000 arbres et de 8000 arbustes qui auront été plantés pour redessiner le parc, pour lui redonner ses couleurs d'origine.
[…]

parc bordelais

12/02/06, remarque sur le parc (ou bois) Rivière :

[Au Parc Rivière, des travaux viennent de durer environ deux ans. Depuis le début, des panneaux annoncent, à l'entrée, que les W.C. ne seront pas disponibles "pendant les travaux".

Ces derniers sont finis depuis des mois. Au "chalet du jardinier", nouvellement réaménagé, où lesdits W.C. se trouvaient, on déclare qu'aucune toilette ne sera remise à la disposition des usagers "ni dans le chalet ni dans le parc".

Cette suppression pose au moins trois questions:

—D'abord, celle de la parole donnée, par écrit même, à toutes les entrée du parc; et même deux fois rue Rivière!... {P}

—Ensuite, celle de la gêne pour les usagers, nombreux à traverser ce grand parc; et à y séjourner surtout les mercredis, week-ends et autres jours de repos, avec enfants et familles. Sans compter les groupes attirés par le jardinage, but de ces travaux entrepris par la mairie. Qui plus est, la disparition de ces cabinets d'aisances, annoncée comme temporaire, empêche certains usagers de séjourner dans ce parc.

—Enfin, une question d'hygiène implicite — d'écologie.

Il est ironique d'entendre "la mairie" se flatter de régler le cas des chiens, tout en ignorant celui des électeurs, c'est-à-dire surtout celui des électrices. Le Bois Rivière n'est pas le seul lieu de Bordeaux concerné par un problème de sanitaires.

Selon un rapport du Réseau international sur l'eau, l'environnement et la santé, les personnes qui n'ont pas accès à des sanitaires adéquats passent en moyenne une demi-heure par jour à faire la queue dans des toilettes publiques, ou à trouver un lieu isolé pour se soulager. Cela représente deux jours ouvrés par mois.
(Sophie Cois, 20minutesBx, 19/11/08, p. 12: voir toute la page)
]

sanitaires parc Rivière

11/03/06: voir "urbanisme06" è

26/06/06, Caroline Campagne, SO, p. 1-6:
[…] "Je suis vraiment inquiet, affirme Claude Latouche, directeur de recherche au CNRS à l'université Bordeaux 1, aujourd'hui à la retraite. Si le projet de contournement prenait forme, des ouvrages importants devraient être construits pour traverser l'estuaire. Cela entraînerait des remaniements considérables des fonds et augmenterait ainsi le taux de cadmium contenu au fond de l'eau, qui remonterait à la surface." Le scientifique bordelais craint des conséquences écologiques importantes.
Cette inquiétude repose sur des faits très concrets, car la pollution latente remonte à 1980. L'estuaire avait alors été contaminé par des métaux lourds, dont le cadmium. La pêche aux coquillages le long des deux rives est d'ailleurs totalement interdite depuis. […]
[…] Mais les eaux de la Gironde contiennent toujours du cadmium, même si son taux a considérablement diminué. […] Métal lourd, le cadmium de Decazeville dort aujourd'hui au fond de l'estuaire.
Les grands travaux du contournement autoroutier pourraient modifier la situation. En remuant les fonds, un risque de propagation du cadmium existe. […]
Il existe effectivement des solutions pour faire diminuer le niveau de cadmium dans des bassins. L'une d'elles consiste à ne pas remettre en suspension les sédiments stockés au fond de l'eau. […]
"Ce n'est donc pas le moment de toucher au fond de l'estuaire, conclut Claude Latouche. […]. Il est bien évident que ces graviers fossiles du fond de l'estuaire seraient exploités pour fabriquer du béton si le chantier du grand contournement était lancé."

[Gageons que si quat'sous enveloppés sont en vue, quelqu'un trouvera bien le moyen de remuer le cadmium sans que ce soit un crime.]

06/07/06, Jacques Ripoche, SO, p. 1-8:
[…] Nelly Olin, ministre de l'Ecologie, a déclaré que le gouvernement est favorable à la réalisation du projet de réservoir de CharIas (31) destiné à soutenir les étiages de la Garonne sur 450 kilomètres […].
[…] le projet de CharIas consiste en la création, sur 625 hectares, d'un réservoir d'une capacité de 110 millions de mètres cubes, en dérivation de la Garonne. […]
[…]
[…] La Région Aquitaine est sur la même ligne: "On ne connaît pas le tour de table", s'exclame Martine Hontabat (PS), conseillère régionale déléguée à l'eau et au thermalisme. Dès lors, elle juge que la prise de position de Nelly Olin s'apparente à un "effet d'annonce pas très élégant".
[…]
Dès son origine, ce projet a suscité l'hostilité des écologistes. Hier, les Verts d'Aquitaine et Midi-Pyrénées, dans un communiqué, ont stigmatisé l'attitude de Nelly Olin, dénonçant Charlas comme "une aberration écologique", et l'accord donné au projet comme "de l'eau apportée au moulin des gaspilleurs!" Au premier rang de ceux-ci, les Verts citent "les pratiques agricoles voraces en eau, notamment la culture du maïs".
Ce n'est évidemment pas l'avis des agriculteurs. […]
§

12/07/06a, SO, p. 2-7:
En revenant de sa promenade matinale avec son chien, Bernard Baricault, domicilié rue Mayaudon à la Bastide, a fait une bien triste découverte. Le bel érable placé derrière chez lui sur un terrain appartenant à la CUB avait été "sauvagement déraciné". Il avait été convenu d'un simple élagage et nettoyage de la zone, mais l'arbre y est également passé après le passage des démolisseurs. Ce militant pour les oiseaux est catastrophé: c'est le dernier petit sanctuaire des oiseaux de tout le quartier qui vient d'être détruit". L'arbre a disparu, et les oiseaux n'y chanteront plus…
8 {P}

12/07/06b, Isabelle Castéra, SO, p. 2-6:
[…] Il s'appelle Patrick Faucher et vient d'intégrer provisoirement les bureaux de l'hôtel de ville pour définir ce que sera la Charte de l'écologie urbaine et du développement durable de Bordeaux. Détaché de Bordeaux-I, Patrick Faucher, docteur en physique, enseigne dans le domaine de la maîtrise d'énergie. Dans la vie, il est aquarelliste et pilote de parapente.
[…]
[…] Il veut donner du corps à la charte, constituer un tableau de bord avec des indicateurs de performance. Il veut que la mairie devienne exemplaire. […] "Je travaille de façon indépendante, on m'a ouvert les dossiers, les bureaux, je rends compte certes mais je suis libre de mes choix. J'ai le sentiment d'avoir les moyens de travailler."
[…"] Certes, mais tout ça a un prix, le coût environnemental dans la prise de décision doit être pris en compte. […]"

13/12/06 è

17/12/06, SOD, p. 26:
[...] "Nous devons répondre par des actes à la pollution", a notamment déclaré M. Delanoë dans son discours inaugural [du tramway de Paris].

[Nous rêvons?

Qui peut ignorer qu'un tram ne marche plus ni au charbon ni à la traction chevaline depuis longtemps?

Qui peut ignorer qu'un tram marche à l'électricité, aujourd'hui, c'est-à-dire au gaz, au gazole, à l'énergie atomique?…
On avait cru que des écologistes hurlaient très fort pour démontrer leur hostilité envers ces sources d'énergie, polluantes et non renouvelables: nous ne comprenons point...

Serait-ce que, pour eux, il suffit, comme l'humoriste, de délocaliser la pollution "des villes à la campagne" — à la campagne où polluent les centrales (à charbon, à gaz, à énergie atomique)?
Des opportunistes, se recyclant en écologie, se mettent à prendre, qui le train qui le tramway en marche.]
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voir ci-dessous 18/12/06

18/12/06, Pierre Hurmic, SO, p. 1-8:
[...]
En France, les transports sont les premiers secteurs d'émission de gaz à effet de serre. Ainsi, la mutation écologique de notre société, véritable révolution culturelle, nous commande d'agir en priorité sur le registre des transports. Aujourd'hui, trop rares sont les élus qui s'accordent à dire que la réalisation de nouvelles infrastructures autoroutières, au détriment de comportements nouveaux et de solutions alternatives, relève de l'inconscience politique. Au nom d'une conception ancienne de l'aménagement du territoire et des transports, le gouvernement projette toujours de construire 2900 kilomètres d'autoroutes — véritable encouragement aux transports routiers — alors que les domaines ferroviaire et maritime ne cessent d'accumuler du retard.
L'Aquitaine n'est pas épargnée par cette aberration anachronique. On projette, notamment, d'y construire un grand contournement autoroutier de Bordeaux pour accueillir et encourager généreusement le doublement du nombre de camions sillonnant l'Aquitaine, de Bordeaux à Hendaye à l'horizon 2015. Il est grand temps de passer du discours incantatoire aux changements radicaux et d'accorder le verbe à l'action. Ce n'est pas seulement la crédibilité du discours politique qui est en cause, mais, plus tragiquement, l'avenir de notre planète.
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langue de bois
voir ci-dessus 17/12/06

20/12/06, Audrey Ludwig, SO, p. 2-1:
Le préfet Francis Idrac risque d'accumuler les dossiers qui fâchent en haute Gironde. Déjà critiqué pour sa gestion de la concertation publique sur le grand contournement, il serait sur le point de signer un arrêté préfectoral autorisant l'extraction de granulats dans l'estuaire de la Gironde. Ce qui, évidemment, ne ravit pas les associations défendant l'estuaire.
Selon les associations adhérentes au collectif Estuaire (1), l'exploitation de matériaux alluvionnaires dans le lit de l'estuaire, comporte divers risques. "Une activité d'extraction est de nature à altérer, voire détruire, une partie d'un milieu vital pour l'esturgeon", note Gilbert Miossec, président du collectif.
De plus, l'association pointe le fait que l'extraction augmenterait la teneur en cadmium, métal toxique. Ce dernier serait, selon plusieurs recherches, à l'origine d'altérations importantes des fonctions des poissons. Bref, rien de bon pour l'écologie.
Même si le sujet n'est pas directement lié, le projet du contournement autoroutier — encore lui — surgit dans cette problématique. Des ouvrages importants seront construits pour traverser l'estuaire si ce projet venait à être réalisé. [...]
[...] Philippe Madrelle a réaffirmé cette semaine par écrit au préfet Francis Idrac son désaccord concernant l'autorisation d'extraction.
[...]
8
(1) Le collectif Estuaire s'était constitué en 2000 en réaction au projet d'extraction de granulats à St-Ciers. Il comprend 21 associations.

granulats de l'estuaire

[Tous ne montent pas dans le tram écolo en marche.]

22/01/07, Simon Charbonneau, SO, p. 1/13:
Jusqu'à présent, l'Aquitaine avait été relativement épargnée par la prolifération des infrastructures [...]. Ce "retard", pourtant positif du point de vue du respect du cadre de vie de ses habitants, a toujours été rituellement dénoncé, tant par les représentants du monde économique [...], que par nos grands élus se désolant de "l'enclavement" de notre région, le modèle de développement restant, pour cette catégorie d'acteurs, celui de la région parisienne [...]. [...] une avalanche de projets a vu le jour, plus menaçants les uns que les autres pour la qualité de notre environnement, qui fait la réputation justifiée de l'Aquitaine, où il fait encore bon vivre.
[...]
[...] Le travail de mobilisation associatif se révélant de plus en plus efficace, on en arrive aujourd'hui à une configuration politique d'affrontement entre, d'un côté les "grands" élus régionaux de droite et de gauche s'appuyant sur la technocratie, et de l'autre les "petits" élus locaux solidaires de leur population. [...]
Tous ces projets, autant pharaoniques qu'inutiles, résultent de décisions politiques prises par consensus entre les grands élus régionaux, de droite comme de gauche, et les représentants de l'Etat au nom d'une conception de l'intérêt général fondé sur une idéologie d'une croissance sans limites accompagnée de ses incantations habituelles sur le "désenclavement" et le "retard" de l'Aquitaine.
[...] Tout cela, alors qu'en ce début du XXIe siècle, les coûts de la croissance [...] deviennent manifestement exorbitants au regard des avantages supposés [...] et du caractère limité des espaces naturels restés intacts. [...]
Autrement dit, il ne s'agit plus de faire ce que l'on a toujours fait depuis cinquante ans, mais d'inventer des réponses nouvelles, qui apprendront à valoriser l'existant et à donner la priorité aux transports ferroviaires [...]. [...] l'espace naturel devenant une ressource rare.
Le "retard" de l'Aquitaine? [...] une chance à saisir [...] dont les générations futures puissent nous être reconnaissantes.

30/01/07, SO, p. 1-2:
Alain Cotten, président du Conservatoire de l'Estuaire de la Gironde, s'est déclaré défavorable au projet de grand contournement avec un franchissement envisagé juste à côté de Lamarque. Pour lui, "une autoroute et un pont pour enjamber la Gironde vont ravager le paysage" et "entraîner la destruction de zones humides indispensables". Il craint également qu'il n'amène une urbanisation et une industrialisation excessives.

12/02/07, Bx7, S. M., p. 3:
Bordeaux va lancer lundi son programme d'actions visant à faire participer les Bordelais à sa démarche écologique. C'est la deuxième étape de la charte d'écologie urbaine devenue charte municipale d'écologie urbaine (autrement dit n'ayant trait qu'aux services de la ville) après la dernière séance publique du conseil municipal. Dans cette deuxième phase, il ne s'agira donc pas que des mesures à mettre en place dans les services municipaux, mais bien dans toute la ville. En clair, il va s'agir de demander aux Bordelais ce qu'ils font d'ores et déjà en matière d'écologie pour leur ville et leur planète. Et surtout quels sont leurs projets écolo pour Bordeaux. La campagne s'intitule "Ma planète, ma ville et moi" et comportera plusieurs actions tournées vers les Bordelais. A commencer par le concours "Moi aussi, j'agis" qui vient d'être lancé pour inciter les Bordelais à présenter leurs actions et réalisations en matière d'environnement à leurs concitoyens. [...]

[L'écologie, puisqu'elle est à la mode, peut se considérer en amont et pas seulement en aval, losqu'il est trop tard {D}, {D}.]

03/03/07, SO, 2-2:
Francis Idrac, préfet de la Gironde, refuse [...] l'autorisation d'extraire des granulats [...] au large de Saint-Ciers-sur-Gironde. [...] le préfet dit ne pas avoir les garanties suffisantes concernant la conservation de l'esturgeon européen. [...] 8

CLASSEMENT PAR ANNÉES

20/12/06 è

22/01/07 è

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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