@ccueil

-FRANCHIR 2007-:
franchir la Garonne
/ contourner Bordeaux /
sauver la passerelle

procédure {?},

index Ý

, plan du site Ø

"franchir / contourner, 2006"

ï u ð

"franchir / contourner, 2008"

"franchir 2007", bas ê

Les références sur les ponts sont en rose;
sur le grand
contournement, en rouge;
les autres, en
bleu.
Bassins à flot et pertuis figurent dans la suite
"port…".

10/01/07, Dominique de Laage, SO, p. 1-6:
[...]
Un Juppé s'inscrivant donc pour après-demain. Et qui fait visiblement de l'urgence écologique un tremplin politique à développement... durable. "Sur la question de grand contournement autoroutier de Bordeaux, je pense qu'il faut se donner un peu de temps", a ainsi déclaré hier le maire de Bordeaux. [...]
[...]
[...] Certes, le dossier s'y prête politiquement. Philippe Madrelle [...], ardent défenseur du grand contournement, a été le premier à demander un moratoire. Non pas pour des questions environnementalistes, mais pour temporiser face à la levée de boucliers accompagnants les premiers tracés proposés par le préfet. Alain Juppé, qui plaide en faveur d'une réponse du "local au global" à la question écologique, a néanmoins surpris l'auditoire en retoquant le calendrier du grand contournement.
[...]

Suite 17/01/07, ci-dessous

17/01/07, Jean-Pierre Deroudille, SO, p. 8:
[...] Selon lui [le préfet], "il ne faut pas perdre de temps pour se donner le temps nécessaire, et ce sera juste le temps suffisant".
En un mot, le projet n'est pas enterré par le gouvernement actuel, ce qui donne les échéances suivantes: au sud, les études vont commencer tout de suite pour déterminer un fuseau et lancer l'avant projet sommaire, tandis qu'au nord l'avant projet sommaire sera arrêté fin 2008 pour déterminer un tracé soumis à l'enquête publique dès 2009.
Pour finir de convaincre les Aquitains de la nécessité du projet, le préfet lancera dès cet été une conférence sur les transports pour rappeler notamment que "si on multiplie par 10 les transports de fret par le fer d'ici à 2020, on n'absorbera même pas la croissance du transport routier". Il a d'ailleurs décidé de saisir le Conseil économique et social à ce sujet.
[...]
[...] Pour Langon-Pau, l'objectif de mise en service de l'autoroute A65 concédée est maintenu pour 2010.
[...]

[Langon-Pau rappelle un des contournements de Bordeaux par cet axe : http://pagesperso.aol.fr/devlop2 ]

voir 10/01/07, ci-dessus, et 20/01/07, ci-dessous

20/01/07, Yves Deplanche, SO, p. 1-9:
A la lecture de Sud Ouest, on s'aperçois que le grand contournement ouest de Bordeaux suscite de nombreuses oppositions. A celles-ci il faut ajouter un problème à peine esquissé: celui des ponts de franchissement. Qu'il s'agisse de celui de la presqu'île d'Ambès ou des deux ponts Garonne et Dordogne. Si l'on veut garder l'accès au port de Bassens et une arrivée bordelaise aux navires de plaisance, il faut construire des super ponts d'Aquitaine. A quels prix et avec des frais d'entretien pharaoniques!
Alors, regardons la carte de France et tirons un trait entre Pampelune et Limoges. Il passe tout près de Saint-Jean-Pied-de-Port, Salis-de-Béarne, Mont-de-Marsan, Marmande, Bergerac, Périgueux. N'est-ce pas là la solution la plus courte en kilomètres, la plus économique en ponts? Le raccordement sur la A20 au nord de Limoges donne les mêmes accès à la région parisienne. Les villes riveraines citées ci-dessus se trouveraient désenclavées. Quant à joindre à cette autoroute une LGV, les Toulousains en seraient certainement ravis.
R18

[Cf. http://pagesperso.aol.fr/devlop2 .

On vient d'apprendre que les édiles font assaut d'écologie et invitent les électeurs à s'y lancer: revient à la surface la fable de la Fontaine (nom écologique, s'il en fut) dans laquelle le poète rappelle que la seule pollution polluante est celle "des autres".

On peut méditer avant de jeter de la pollution aux yeux depuis le pont BA-BA ou les grands détournements de toutes sortes.]

22/01/07 è

28/01/07, Francine Moreau, SOD, p. 20:
[...]
Bien sûr, il y eut quelques discours. Mme de François, première adjointe au maire de Parempuyre, M. Joseph Porter, maire de Ludon, plusieurs organisateurs du collectif [contre le grand contournement des communes de Ludon, Le Pian-Médoc, Parempuyre]. Des discours brefs qui disaient tous que le projet est "inacceptable", qu'outre les nuisances et pollutions qu'il produira jusqu'à plusieurs kilomètres (de 3 à 7), il va falloir pas moins de 8 à 12 millions de tonnes de granulats pour le réaliser, ce qui va obliger à rouvrir des gravières fermées et à en ouvrir d'autres avec un impact certain sur l'environnement et le potentiel touristique de la région médocaine. Tout cela sans vrai débat public, qui plus est, et alors que pour les manifestants il existe "des solutions infiniment plus respectueuses et conformes à la réalité."
[...]
{D} 8

30/01/07 è

02/02/07, SO, p. 1-9:
Le premier coup de pioche pour creuser le second tunnel de Toulon destiné à la traversée souterraine de la ville a été donné hier matin. Ce tunnel de 1800 mètres de long va permettre aux automobilistes de traverser le centre de la ville dans le sens Marseille-Nice et vient doubler le tube inauguré en 2002, qui traverse la ville dans l'autre sens. R20. {R}

[Une occasion de comparer l'approche qui mène depuis des décennies au pont BABA et celle de Toulon.]

23/03/07a, Pierre Graves, "le marin", p. 3:
La grève qui touche Marseille depuis le 14 mars rappelle de très mauvais souvenirs à la place portuaire. Déjà, en 1992, à l'occasion de la mensualisation, les dockers avaient bloqué le PAM durant plusieurs mois. [...] Par la suite, il y a eu de nombreux confits liés à la vie du port, à l'avenir de la SNCM, ou encore à la disparition progressive de la réparation navale.
Un gros conflit a été déclenché par le agents du PAM, en novembre 2001. Le port est resté bloqué durant 11 jours. [...] Le coût, pour la place portuaire, avait été évalué à 30 millions d'euros.
Une autre grève a explosé en octobre 2005, toujours à l'initiative des agents du port. Le mouvement a paralysé les quais pendant deux semaines. Il a entraîné l'annulation de 150 escales et la mise au chômage technique de 2000 à 3000 personnes dans les entreprises portuaires. Son coût a été estimé à 7 millions d'euros pour le port et à 40 millions d'euros pour les entreprises.

[Depuis qu'on rabâche que Bordeaux n'est pas vacciné contre des "événements", seuls les aveugles, ou autoproclamés tels, l'ignorent.
Marseille, exemple tout trouvé, jouit d'un tunnel urbain: "tunnel heureux n'a pas d'histoire." Rien à voir avec les "emmerdements majeurs" d'un pont-levant.

Pourquoi ne pas écouter le bon sens près de chez soi?

Et puis, gouverner, c'est prévoir.]

23/03/07b, SO, p. 2-6
Il y a trois hypothèses possibles: soit les habitants du grand Bordeaux se moquent du futur pont Bacalan-Bastide, soit ils sont pour et ne voient pas l'utilité de le dire, soit ils sont contre, mais attendent, comme souvent, les premiers travaux pour exprimer leur opposition.
Une quatrième hypothèse et envisageable: ils ne savent pas que l'enquête publique concernant ce projet, qui sert notamment à recueillir l'avis de tout un chacun, est ouverte depuis maintenant trois semaines. Toujours est-il que ladite enquête publique ne passionne pas les foules.
[...]
Les documents [accessibles à tous] sont très détaillés [...]. Un rapport présente également les avis de pilotes de la Garonne. L'un d'eux livre les résultats d'une simulation d'après laquelle, lors du passage, sous le pont [projeté], d'un navire de 200 à 245m — soit la taille du "Royal Viking Sun", qui a plusieurs fois escalé à Bordeaux — "en montée de flot, la manœuvre serait très délicate du fait de la dérive. [On sait que] le passage du pont [d'après les plans] se fait avec un angle qui peut atteindre 15°, très difficilement rattrapable au dernier moment."
[...]
Les rares avis consignés [...] sont plutôt favorables au projet de pont. [...]
A l'inverse, un Bordelais se prononce contre le pont et en faveur d'un tunnel [...]. Le registre d'enquête a également recueilli la position du Front associatif, collectif de 14 associations animées par Trans'Cub, fermement opposé au "pont catastrophe". [...]

[On se demande pourquoi les "ingénieurs" ont arrêté des conditions de franchissement si draconiennes: pour rendre, a priori, le passage risqué pour les vaisseaux modernes, de la longueur mentionnée, ce qui obligerait à réformer par précaution ledit pont, frappé d'inutilité de naissance?). Voir, par exemple, 8 , 8 , 8 .
Sans pont, tout passe, d'où l'hypothèse tunnel.

Le point de vue, ou son absence, du citoyen lambda, que pèse-t-il par rapport à celui des pilotes qui, outre l'expérience, ont entre leurs mains la sécurité des humains et du matériel? Cette inutilité, est-elle soupçonnable par le premier micro-trottoir venu?

Enfin, l'expérience suggère une cinquième hypothèse: l'électeur sait le cas qu'on fait de son opinion, avec ou sans concertation; au plus, il s'exprime "dans l'urne". Quant à son opinion, elle peut bien être inexistante justement: "l'éducation" de base ne l'étouffe pas. Ce n'est pas lui qui va se coucher en travers des projets.]

25/03/07a, Michel Monteil, SOD, p. 20 :
[...]
La coordination s'interroge ainsi sur le comportement des "grands élus" (Alain Rousset. Philippe Madrelle, Alain Juppé), qui, par certains propos, "démobilisent la population" et pratiquent le "grand écart". En clair, la coordination se demande comment ces élus peuvent concilier leur conversion au développement durable et leur souhait d'un grand contournement. "Pourtant le plan climat de la Région s'accompagne d'une campagne de communication contre les murs de camions", ironise Alain Blanc.
[...]

25/03/07b, SOD, p. 23 :
[...]
En totale contradiction avec les enjeux énergétiques et climatiques du XXIe siècle, le gouvernement français prévoit la construction de 2500 km de voies autoroutières nouvelles. Ces coulées de bitume, comme celle devant relier Langon à Pau, sont des projets d'une autre époque", explique Julien Milanesi, porte-parole d'Alternative régionale Langon-Pau. Pour l'association, les autoroutes "contribuent à l'aggravation du réchauffement climatique" en générant un trafic routier, "le premier responsable des émissions de gaz à effet de serre".
Mais ce n'est pas tout: "Elles sont conçues sans réflexion énergétique" et notamment sans prise en compte de l'augmentation du prix du pétrole. Elles sont "nuisibles à la biodiversité et au développement économique des zones traversées". "Arrêtons de construire des autoroutes : nous avons le réseau routier le plus complet d'Europe, qui correspond à la somme des réseaux allemands et anglais réunis", poursuit Julien Milanesi.
A la place de ces infrastructures, très coûteuses, les associations veulent privilégier "l'aménagement de l'itinéraire existant et la mise en place d'un réseau de transports en commun".

31/03/07, Denis Lherm, SO, p. 2-10:
[...]
Plus sérieusement, les anti-ponts pensent avoir mis la main sur une information importante. Dans l'enquête publique, ils ont relevé une phrase, selon laquelle les paquebots auront des difficultés à passer sous le pont-levant si la vitesse du vent est supérieure à 20 nœuds. "Or, durant la saison des croisières, le vent dépasse cette valeur entre 16 et 23 jours par mois", claironne Denis Teisseire en exhibant une liasse de relevés météo fournis par Météo-France, portant sur les années 1981 à 2005. [...] "Ce pont est une imposture: on fait un pont-levant pour des bateaux qui ne pourront plus venir dans le port", explique-t-il encore. Le front estime qu'un tunnel "d'un prix équivalent au pont", doit être réalisé à la place.

[Avec le dérèglement climatique, la force du vent et la hauteur des eaux s'accroissent (donc le tirant d'air baisse).
On sait aussi que hisser un tablier de pont-levant consomme une grande quantité d'énergie. Même s'il ne sert pas, cet amas de ferraille ne peut qu'amener "des ennuis majeurs". A moins de s'entêter à vouloir faire payer aux Bordelais un monument de prestige qui rouillera pour rien, un tunnel est la meilleure solution (se renseigner à Marseille, Toulon, Nogent
R20); ou sur ce site dans un premier temps {R}).

02/04/07, Denis Lherm, SO, p. 2-9:
[...]
Les élus socialistes ne sont pas opposés au pont Bacalan-Bastide, mais ils l'estiment surdimensionné. Quatre voies pour les voitures, deux pour les transports en commun, deux pour les vélos, plus deux trottoirs: "Ce pont a toutes les caractéristiques d'une structure autoroutière", affirme Béatrice Desaignes [conseillère régionale].
Un pont de dimensions plus modeste présenterait un double avantage, dit encore Philippe Dorthe: "Il éviterait que le quartier devienne un itinéraire de délestage lorsque la rocade sera bouchée, mais surtout, avec un tablier plus léger, on peut écarter davantage les piles et donc régler le problème du passage actuellement trop étroit pour les bateaux."
Enfin, les élus ajoutent que les habitants des quartiers concernés n'ont aucune idées des voies d'accès au futur pont.
8

[Le "passage", de toute façon insuffisant, n'est pas le seul inconvénient.

Que dire de celui de la "nasse"? Si tant est que des armateurs, prudents par profession, courent jamais le risque, évident, de voir leurs navires et leurs clients enfermés dans une nasse; et, conséquemment, de voir les contrats de croisière voler en éclats. Ils ne couraient pas deux fois ce risque.

A Rouen, ils ont demandé des garanties sonnantes et trébuchantes, cela pour les voiliers, car les paquebots accosteront en aval du pont levant sur un quai particulier rendant inutile ce pont pour ces navires.

Ces jours-ci, la paralysie syndicale du port de Marseille ne laisse à aucun le droit d'ignorer cette éventualité traditionnelle franco-française.

Ce risque semble aller de pair avec celui des "emmerdements majeurs" (comme l'a si bien dit Hugues Martin R19), car, grand ou petit, un pont mobile est une mécanique délicate.

Et, accessoirement, on peut penser au niveau des eaux du globe (qui monte...), aux vents (qui s'affolent...), aux envasements notoires de la Garonne (draguée parcimonieusement...).

On peut aussi aller visiter le tunnel de Marseille, qui, sous le Vieux port, remplace l'ancien pont qui le défigurait: tunnel qui est libre d'accès pendant que les voitures roulent et pendant les nombreuses grèves du port. Voir ci-dessus 23/03/07.

Encore, certains ponts sont plus regardables que d'autres: dans une ville à prétention UNESCO, on peut penser à l'esthétique monstrueuse du projet alors que le minuscule et classique projet de pont de Dresde a été disqualifié par l'Unesco qui aurait déqualifié Dresde si elle persistait dans son projet de pont.

Dans cette optique, si l'on prétend aimer Bordeaux et son passé maritime, on ne manquera pas d'être sensible aux paysages fluviaux. Qui ne s'est jamais posté sur le pont de pierre en position d'admirer la rade, ce bras de mer de 100 km d'étirement, jusqu'au fin fond du méandre? Ou à l'opposé, depuis Lormont, afin d'admirer ce qui reste de la rade après la construction du pont de pierre qui maintenant définit la fin de l'estuaire? 8 Qui ne s'est jamais posté sur l'esplanade devant la rue Raze (qu'on a le front, par parenthèse, de ne pas appeler "esplanade Henri Salmide", — alors qu'on parle du "quai Yves Parlier" ou "des frères Moga" ou "Tournesol",... §).

Sachant que des tunnels ont été creusés de part le monde depuis, les admirateurs des siècles passés, pas marins mais sensibles et cultivés, comme l'est supposé tout élu, voteraient-ils aujourd'hui pour un pont monstrueux ou pour un tunnel invisible, conservant la rade dans sa pureté et liberté, sans obligatoirement flatter la vanité des promoteurs?

L'avis des visiteurs du passé: R2, R2, R2, R2, R5, R5, R5, R5, R2, R20.

Et du présent qu'on n'a pas le droit de faire semblant d'ignorer: {R}]

09/04/07, Brice Dupont, SO, p. 2-3:
[...]
Le Comité citoyen pour un développement équilibré du Grand Sud-Ouest, créé il y a trois mois, demande que soit "réactivé l'axe européen qui correspond à la RN20". Ses membres souhaitent que cette nationale, qui relie actuellement Limoges à Bergerac, devienne une autoroute. Puis que, par un tronçon autoroutier, la cité de Cyrano soit connectée à Langon, afin de rejoindre la future A65 Langon-Pau.
"Il suffit de regarder une carte: cette solution saute aux yeux", souligne Jean-Pierre Richard [...].
"Ce projet [www.devlopso.fr] serait de plus beaucoup moins coûteux que le contournement par l'Ouest, avec son pont pharaonique sur la Garonne, son passage par des zones urbanisées et des vignobles" [...].
[...]

§, R18

19/04/07, SO, p. 2-1:
Bien qu'à 12km du futur chantier, les élus de Saint-Louis-de-Montferrand s'opposent au projet de pont Bacalan-Bastide. Ils craignent le dépôt de 38000m2 de limon à hauteur de leur commune, dans le lit bas de la Garonne, qui accentuerait, à leurs yeux, l'envasement, déjà inquiétant, des berges du fleuve.

19/04/07, SO, p. 2-1:
Bien qu'à 12km du futur chantier, les élus de Saint-Louis-de-Montferrand s'opposent au projet de pont Bacalan-Bastide. Ils craignent le dépôt de 38000m2 de limon à hauteur de leur commune, dans le lit bas de la Garonne, qui accentuerait, à leurs yeux, l'envasement, déjà inquiétant, des berges du fleuve.

07/05/07, Jean-Paul Vigneau, SO, p. 2-5:
[...]
Les opposants [au grand contournement] n'apprécient pas cette façon de faire. "Il est scandaleux que l'Etat continue, in solo, les études de ce CAB [contournement autoroutier de Bordeaux] sans tenir compte de la décision du tribunal administratif, écrivent-ils. Il y a manifestement violation du code de l'environnement, notamment du principe de participation, qui stipule que les citoyens doivent être associés dès l'amont au processus de décision et d'études des projets ayant une incidence sur l'environnement."
Le changement de gouvernement ne les rassure pas plus, le projet de grand contournement étant soutenu autant par les grands élus de droite que de gauche. Autant dire qu'ils pensent que le futur ministre de l'Equipement (quel qu'il soit) prendra la suite du dossier sans se reposer la question de savoir s'il faut ou non créer le grand contournement. [...]
[...]
[...] Les opposants promettent seulement de faire un "break" l'été venu. [...] Il y aura tout de même des opposants de permanence. Au cas où, en plein mois d'août...

[Il est justement connu que les coups du genre fait accompli se perpètrent pendant les vacances...]

23/05/07, pont Bacalan-Bastille è

15/06/07, Jean-Paul Vigneaud, SO, p. 2-7 :
La commission régionale du patrimoine et des sites (CRPS) devait examiner hier la demande d'inscription de la passerelle de la gare Saint-Jean "au titre des monuments historiques" [...].
Le dossier a été retiré de l'ordre du jour. [...]
Cette demande d'inscription a été déposée, rappelons-le, par les pro-passerelle, notamment les membres de l'association de sauvegarde de l'ouvrage, dont les descendants de Gustave Eiffel.
Une démarche capitale pour l'avenir de l'ouvrage. Si la passerelle construite par Eiffel est inscrite, elle sauve définitivement sa peau. Si elle ne l'est pas, elle est définitivement condamnée. [...] en attente d'une vente au prix de la ferraille.
[...] Le préfet aurait, semble-t-il, demandé des études complémentaires. [...]
Qu'attend le préfet? Impossible de la savoir. En cette période électorale, il fait valoir son devoir de réserve et ne répond à aucune sollicitation. [...] Trois mois de report uniquement, c'est tout de même curieux! [...]

[On se croirait au pertuis.]

07/07/07, Jean-Bernard Gilles, SO, p. 2-3 :
[...] Le 21 septembre, le conseil de CUB décidera formellement de réaliser le pont levant Bacalan-Bastide. [...]
[...] Mais il peut faire encore l'objet de recours.
[...]
Tous [les membres du bureau] se sont déclarés en faveur du projet, à l'exception des deux élus verts.
"Nous avons décidé de passer à l'acte, car nous croyons que ce pont, d'initiative bordelaise au départ, est pertinent pour l'ensemble de l'agglomération", a déclaré Vincent Feltesse.
Les élus [...] estiment avoir aujourd'hui en mains toutes les réponses aux réservent de la commission d'enquête publique.
Rappelons qu'elles portent sur les conditions de circulation lorsque le pont est ouvert, sur l'économie du port de la lune et sur la justification de l'investissement. [...]
[...]
"Ce n'est pas un pont urbain et il nous coûte bien cher pour une quinzaine de bateaux par an", estime le Mérignacais Gérard Chausset.
[...]

[Les "réponses" les plus "pertinentes" sur "la circulation", sur les bénéfices apportés par les passages des paquebots et donc sur "la justification" de l'argent jetée à l'eau sont dans la référence ci-dessous.]

pont, à suivre, par exemple, depuis le 06/08/09, etc. 8

10/07/07, Denis Teisseire (recueilli par Dominique de Laage), SO, p. 2-10:
[...] Le pont-levant n'a pas été choisi par conviction, pour assurer l'avenir de Bordeaux et des générations futures, mais pour des raisons financières et par calculs politiciens. N'oublions pas qu'au départ, une majorité d'élus étaient favorables au tunnel, y compris Alain Juppé. Et qu'Hugues Martin, trois jours avant de se prononcer pour le pont, déclarait: "Ce pont va nous apporter des emmerdements majeurs!"

En 2000, pont-levant et tunnel ont été présentés comme deux solutions satisfaisantes, et le pont-levant a été retenu, car il était supposé coûter deux fois moins cher. C'était doublement faux. Le tunnel présente des avantages considérables par rapport au pont-levant: il est le seul à garantir à la fois une circulation permanente entre les deux rives et l'accès libre des bateaux au port historique de Bordeaux. Et ceci sans créer des embouteillages monstres et fréquents que provoqueraient les fermetures du pont ouvrant à la circulation. De plus, le coût du pont-levant se révèle aujourd'hui presque deux fois plus cher que prévu. Officiellement, il a déjà augmenté de 60% et il ne comprend plus les aménagements routiers prévus de part et d'autre, jusqu'à la place Latule [rive gauche] et jusqu'au pont Saint-Emilion [rive droite].

[...] D'autre part, la CUB ne tint aucun compte du monde maritime: port, pilotes de la Gironde, armateurs. Le port historique de Bordeaux était condamné à une mort lente. C'est toujours vrai aujourd'hui.

[...] en trente ans d'engagement associatif, je n'ai jamais vu un avis aussi négatif donné par une commission d'enquête. [...] elle est défavorable au projet de pont-levant dont elle met en cause l'utilité même. [...]

Le pont-levant est l'exemple même du fossé entre élus et citoyens. {D}

Le vrai débat, aujourd'hui, n'est plus pont-levant ou tunnel, mais quelles dimensions donner au tunnel. Il devra être urbain, interdit aux camions, donner priorité aux transports en commun, avoir, comme à Anvers, une galerie de sécurité accessible, par escalier roulant, aux piétons et aux cyclistes.
[...]

12/07/07, Philippe Madrelle (recueilli par J.-B. Gilles & Dominique de Laage, SO, p. 2-7:

[...]

Le Conseil général a voté au mois de mars dernier une contribution de 18 millions d'euros au pont Bacalan-Bastille pour lequel nous ne sommes pas maîtres d'ouvrage. J'ai tenu mon engagement. Je ne suis pas décideur sur ce dossier, mais, à titre personnel, j'ai longtemps pensé qu'un tunnel était souhaitable. [...] tant à Bordeaux que du côté de la Cub, ils changent souvent d'avis [...].
Quant au
grand contournement, ce dossier a été mal piloté par l'Etat. [...] Je suis à fond pour les solutions de report modal, mais ne nous racontons pas d'histoires. On ne basculera pas du jour au lendemain ce trafic fret routier sur le rail. [...]

13/07/07, Jean-Bernard Gilles, SO, p. 2-17:
[...]
L'argument des associations qui réclament une enquête publique sur un tunnel tient en trois points.
D'abord, la commission des enquêtes publiques a certes émis, au mois de mai dernier, un avis favorable au franchissement, assorti de nombreuses réserves, mais pas au pont levant comme l'affirment aujourd'hui des élus
{R} .
Ensuite, ce projet de pont levant est incompatible avec le développement du trafic maritime du port de Bordeaux, que cela soit pour la destination de croisière ou la navigation de plaisance.
Enfin, les conséquences sur la circulation automobile lorsque le pont est levé ont été sous-estimées par la CUB.
A ces arguments rationnels, s'en a joute un plus passionnel. "Toute gêne ou entrave à cette courbe royale du port de la lune dénaturerait son caractère bimillénaire", estime Jean Mandouze, président d'honneur-fondateur de
Garonne-Avenir. R2, R2, R8
[...]
Les associations estiment aussi que l'argument financier qui avait convaincu les élus, à la fin des années 1990, d'opter pour le pont plutôt que pour le tunnel jugé à l'époque deux fois plus coûteux, ne tient plus aujourd'hui alors que le projet de pont levant est estimé à quelque 120 millions d'euros
8 : "C'est un montant supérieur au coût d'un petit tunnel à 2X1 voies et inférieur d'une trentaine de millions d'euros à un tunnel 2X2 voies", estime Denis Teisseire de Trans'Cub.
Le front associatif craint enfin que le récent classement de "Bordeaux port de la lune" à l'Unesco ne soit menacé par l'actuel projet de franchissement [par pont] [...].
La ville de Dresde, en Allemagne, classée en 2004, doit aujourd'hui gérer ce risque [...]
8 , R19.

07/09/07, Jean-Bernard Gilles, SO, p. 2-3 :
Alain Juppé l'a rêvé, Alain Rousset l'a concerté, Vincent Feltesse l'a fait. Le 21 septembre, le Conseil de la Communauté urbaine de Bordeaux décidera formellement de réaliser le pont levant Bacalan-Bastide. Le président signera alors le marché d'environ 120M d'€ avec la société GTM Génie civil et services, filiale de Vinci Construction.
Le pont [...] peut encore faire l'objet de recours.
[...]
Tous se sont déclarés en faveur du projet, à l'exception des deux élus verts.
"Nous avons décidé de passer à l'acte, car nous croyons que ce pont, d'initiative bordelaise au départ, est pertinent pour l'ensemble de l'agglomération", a déclaré Vincent Feltesse.
Les élus vont donc collectivement assumer le risque d'un recours juridique toujours possible. [...]
"Ce n'est pas un pont urbain et il nous coûte bien cher pour une quinzaine de bateaux par an", estime Gérard Chausset.
Les plus déçus seront sans doute les associations qui s'opposent à ce projet de pont levant. Mercredi soir, veille du bureau, Denis Teisseire, leader de ce front anti-pont levant, a tenté de convaincre, en tête à tête, Vincent Feltesse de renoncer. Il a une nouvelle fois plaidé pour un tunnel. En vain.

[Chaussé résume bien: cher et inutile.

Mais il devrait préciser:
1) "pour aucun paquebot", suivant l'exemple de Rouen où ces navires, pour éviter le pont levant maudit, accostent en aval dans un mouillage spécial paquebots, ce que la CUB va plagier.

2) Et les cinquantaines de paquebots des années avant les caisses à savon. La "mairie" d'alors n'aurait pas vu comme un triomphe la quinzaine de l'an passé. Quant à la récolte de l'an prochain…

10/09/07, Simon Charbonneau, SO, p. 1-9 :
[...]
Encore faudrait-il [...] un minimum de cohérence [...] entre le plan climat et le programme autoroutier. Une fois de plus, les arbitrages risquent dans ce domaine se faire au profit du lobby des travaux publics allié à celui des ingénieurs des Ponts et Chaussées, comme le montrent en Aquitaine les projets de l'autoroute Langon-Pau et du contournement autoroutier de l'agglomération bordelaise.
[...]

18/09/07, Jean-Bernard Gilles, SO, p. 2-5:
[...] Jean-Louis Joecklé, inspecteur général des services de la CUB,] a décidé de demander sa réintégration dans [son corps d'origine].
[...]

Lui-même, habitué à gagner les arbitrages en interne, était furieux d'avoir perdu la bataille des services au sujet du pont Bacalan-Bastide. L'inspecteur général des services plaidait [...] pour une relance de l'enquête publique, contrairement aux services techniques, qui ont finalement emporté la décision des élus.
[...]

Suite ci-dessous 21/09/07

21/09/07, Myriam Charruau, SO, p. 2-9:
[...] La démocratie, c'est un dialogue", s'emporte Denis Teisseire, faisant allusion à la décision des élus de ne pas relancer l'enquête publique. Il va plus loin, assurant que le départ en janvier prochain de Jean-Louis Joecklé, inspecteur général des services de la CUB, serait directement lié à ce dossier [cf. 18/09/07, ci-dessus].
Les associations [du "Front Associatif"
8 ] stigmatisent le rapport du commissaire enquêteur, qui avait émis de sérieuses réserves sur ce dossier, et s'attardent sur les termes retenus en conclusion. Notamment la dernière phrase: "Considérant que, dès lors, s'agissant d'argent public, il paraît inacceptable que l'investissement d'un tel projet ne soit pas mieux justifié et puisse devenir inutile." é
"[...] En fait, le rapport donne son aval pour le franchissement, mais rejette l'idée d'un pont-levant. La CUB, elle, fait un amalgame", poursuit-il.
Il relève chaque incohérence souligné dans les conclusions du rapport: incompatibilité fonctionnelle entre un pont-levant et une ligne de tramway; absence d'étude des différentes variantes [...].
[...] Exit l'étude d'EREA de 2000, pour la CUB, sur l'incapacité fonctionnelle du tramway avec le pont-levant. Oublié le rapport [...], du 2 juillet 1999, signalant qu'armateurs et croisiéristes rejetaient le principe du pont-levant. Ecartés les 2 documents étudiant la possibilité d'un tunnel urbain de moindre gabarit [...].
"La posture de la CUB pour le pont Bacalan-Bastide provient du même syndrome que le dossier de l'eau où nous avons bataillé pendant 12 ans. C'est lié au principe de cogestion [...]", souligne Jacques Dubos, président de Trans'CUB. Et de rappeler les combats menés et gagnés sur le métro, le pont de Quinconces...

BaBa et concertation

17/10/07, Jean-Paul Vigneau, SO, p. 2-6 :
[...] Après avoir été menacée de destruction, la passerelle construite par Gustave Eiffel a des chances de sauver sa peau.
[...]
[...] Jean de Giacinto. L'architecte bordelais a dessiné le futur pont ferroviaire. Il aurait démontré — et son travail aurait fortement pesé dans la balance — que la passerelle pouvait être conservée sans qu'elle fasse tache dans le paysage. La nuit, l'ensemble passerelle-nouveau pont pouvant faire l'objet d'une mise en lumière exceptionnelle.
Sur les possibilités d'utilisation, les idées ne manquent pas: un pont piétons et vélos reliant deux quartier du nouveaux Bordeaux (Belcier et Bastide), un lieu d'animation et d'exposition permanent, un musée Gustave Eiffel sur une partie de l'ouvrage (il n'en existe pas en France), un restaurant au milieu de la Gironde...
[...] Sous prétexte de remise en état et entretien pour un coût allant de 8 à10 millions au plus.
Au terme de cette étude, Alain Juppé s'est dit favorable au maintien de la passerelle [...]. La commune de Bordeaux ne peut pas tout financer. Pas au-delà de 2 millions. [...]
[...] Tout doit être arrêté et signé avant fin avril.
Cette date passée, les travaux de démontage ne pourront pas s'arrêter et toutes les pièces du puzzle seront transportées au Verdon.

passerelle, suite ci-dessous 19/10/07

19/10/07, Jean-Paul Vigneau, SO, p. 2-6 :
[...] Il n'est plus question de démolir la passerelle, mais de trouver au plus vite des financements pour la conserver. [...]
[...]
[...] Réseaux Ferrés de France se propose de démolir seulement les extrémités de la passerelle et d'offrir le reste à la ville. Il est nécessaire de trouver de l'argent pour réhabiliter ensuite l'ouvrage et lui donner une autre vie. 10 millions d'euros selon Alain Juppé. [...] "Le premier chiffrage [...] fait apparaître un coût de 7 millions d'euros pour une reconversion totale." A l'image du pont de Charing Cross, en plein cœur de Londres.
[...] la ville ne met que 2 millions sur la table. [...]
[...]

passerelle

31/10/07, SO, p. 2-2 :
Lors de la rencontre "écocitoyenne" organisée hier soir à l'Athénée [...], Alain Juppé a répondu [...] concernant les voies routières: "[...] le grand contournement de Bordeaux n'est pas une bonne idée. [...] Ce grand contournement, il faut l'abandonner."

[Être capable de corriger ses erreurs, petites ou grandes, et d'en exprimer repentance (pont des Quinconces, etc.), et de prévenir ses projets impulsifs, c'est être digne de ses semblables quoi qu'ils en disent.

Imaginons le département de la Gironde américanisé, c'est-à-dire défiguré par des autostrades de plus en plus nombreuses, étirant Bordeaux de plus en plus à perte de vue… ou un pont, quel qu'il soit, qui a failli appuyer sa tête sur les Quinconces…

Imaginons un pont monstrueux… mieux vaut voir avant. R19, R20, R18]

27/11/07, SO, p. 2-2 ;
"[...] l'on ne parle même plus du grand contournement autoroutier, l'idée du ferroviaire est désormais avancée, tout comme un retour au débat public. C'est une remise en cause. Le tracé par l'Est, voire la Dordogne, a été évoqué. Il existe même une demande émanant d'associations", concède Daniel Bas." R18

[Et dire que certains, bien intentionnés, étaient prêts à faire du Médoc une coupe réglée!
De même, d'autres proposaient de supprimer la rade à coups de ponts discutables.
R20]

12/11/07, Jean-Bernard Gilles & Jean-Paul Vigneaud, SO, p. 2-6 :
[...]
Alors que la CUB persiste et signe en maintenant le projet — Vincent Feltesse viendrait de signer l'ordre de service donnant le feu vert à la société Vinci pour la poursuite des études — on apprend qu'un "front associatif" (Trans'Cub en tête) attaque en force les décisions prises. Avec des arguments de choc.
Denis Teisseire, cheville ouvrière de Trans'Cub, refuse pour l'instant de confirmer. "Vous saurez tout jeudi, nous avons prévu un point presse. Vous serez surpris!" Surpris par quoi?
Pressé de questions, l'opposant se borne à donner le thème de la conférence: "surcharge d'illégalités." Ce qui veut tout dire. Et pour clore, il glisse une boutade dont il est friand: "Vous savez, ce n'est pas le franchissement de la Garonne qui préoccupe nos élus, c'est plutôt le franchissement des élections."

[...] 8

14/12/07, Jean-Bernard Gilles, SO, p. 2-6 :
La situation du projet de pont-levant Bacalan-Bastide est pour le moins contradictoire. Lundi dernier, le groupement d'entreprises conduit par Vinci recevait, signé de Vincent Feltesse, l'ordre de services, ce qui signifie l'autorisation de lancer les études détaillées, environ le tiers de l'investissement, pour la réalisation du pont levant, au coût total de 120 millions d'€. Celles-ci dureront environ 18 mois. Les élus avaient donné ce mandat au président de la CUB le 21 septembre dernier, après avoir, à une écrasante majorité, déclaré ce projet d'intérêt général.
Il en fallait sans doute plus pour ébranler le front du refus à ce projet constitué d'une quinzaine d'associations des quartiers concernés, de Garonne-Avenir, d'Aquitaine Alternatives et de Trans'cub, notamment. Hier, à l'occasion d'une conférence de presse, Jacques Dubos, le président de Trans'cub, et Denis Teisseire, infatigable cheville ouvrière de l'opposition au pont levant, ont confirmé (cf. édition de mercredi dernier) le dépôt d'un recours auprès du tribunal administratif de Bordeaux le 26 novembre dernier.
[...]
Le front associatif, après avoir épluché tous les actes administratifs de ce dossier, à l'étude à la Cub depuis 1999, pointe trois illégalités vis-à-vis des codes de l'urbanisme, de l'environnement et de la loi d'orientation des transports intérieurs (Loti). [...] Il est reproché à la CUB de ne pas avoir organisé la concertation sur la nature du franchissement, mais sur un projet déjà ficelé et d'avoir laissé le préfet prescrire l'enquête publique.
Autre grief: la relance de l'enquête publique après l'avis très réservé sur ce type de franchissement de la commission d'enquête publique le 9 mai dernier, le silence sur les coûts de raccordement de l'ouvrage et sur ceux de renouvellement. "L'option tunnel devient compétitive", estiment les associations. Le tribunal administratif peut mettre jusqu'à deux ans pour se prononcer sur ce type de recours en annulation. "En lançant l'ordre de services, la CUB a pris, comme pour le métro, le risque d'engager des dépenses qui ne servent à rien", estime Denis Teisseire, très sûr de lui.

[A Bordeaux, avec un peu d'imagination, l'ineptie de deux flux de trafic concurrents, routier et fluvial, propre à tout pont ouvrant, aurait dû frapper les esprits: qui n'a pas observé, et ces temps-ci d'autant plus souvent, un tram et autres véhicules passer sur le pont tournant de la rue Achard pendant que l'écluse, et pour cause, est fermée?

Cette fermeture est de mise ces temps-ci avec les travaux de la plate-forme tram, laquelle s'apprête à sauter par dessus la grande écluse. Du fait de la rareté d'embarcations se présentant, on en oublierait le "flux aquatique", oubli encore plus impardonnable pour un projet de pont gigantesque. On sait bien qu'un tel partage ne marche convenablement que si l'un des deux flux n'existe pas. {G}]

erreurs CUB
recours
[cf. Bordeaux7, 14/12/07, Stella Dubourg, p. 03]

en-tête é

jpc33

jpc33