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Brochure,
Rubrique R11) : …et réalisations

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"R10, déclaration et…"

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"R12, axe des Quinconces"

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  Jusque dans le passé récent, Bordeaux construisait de grands vaisseaux de commerce et de guerre [SO, 10/01/98]. Aujourd’hui, la société CONSTRUCTION NAVALE BORDEAUX, à Lormont {P}, {P}, {G} produit les voiliers les plus luxueux et les plus grands du monde [Le Nouvel Obs., 03/12/98]. Sa "diversification devrait renforcer le renom de Bordeaux chez les amoureux de la mer" (Bernard Broustet, SO, 29/08/98). Elle se lance dans le composite de luxe. ["recherches-bis" CNB 8 ]

  La vente aux enchères "Mémoire des paquebots" du 10/04/99 avenue Thiers, a été un gros et important succès prouvant l’intérêt public pour les navires.

Aussi de telles ventes autour de la mer et du bateau pourraient-elles se renouveler dans les années qui viennent. "Avec son port, la ville de Bordeaux est depuis toujours liée au monde des bateaux et de la mer. Nous pourrions effectivement renouveler l’expérience et nous spécialiser dans ce créneau", confirme Alain Bruscadieu [commissaire-priseur]. (Jean-Paul Vigneaud, SO, 12/04/99)

  Le Pic du Midi était à tout jamais condamné mais "les Pyrénéens ont refusé le diktat" parisien [SOD, 08/02/98; SO, 20/01/99; 02/11/99 8 ] 11 8 . Remarque valable aussi pour le phare de Cordouan [SO, 13/04/00 8 ; France-2, 10/08/00, 21h]. Air connu:

Mais enfin, au terme de quatre longues années de travaux, le site le plus prestigieux des Hautes-Pyrénées s’apprête à vivre une seconde jeunesse. Lui dont on avait cru, en 1993, que le ministère de l’enseignement et de la recherche avait signé l'arrêt de mort, en annonçant la fermeture de l'observatoire pour 1998. On invoquait alors les restrictions budgétaires et la restructuration de l’activité astronomique. […] (Thomas Longué, SO, 19/05/00)

  Le cinéma français, sans volonté politique ni subventions officielles, serait mort, comme le cinéma de nos voisins. Bordeaux a failli perdre son entrepôt Lainé; et, sans l’acharnement des Bordelais et d’une association, elle n’aurait jamais revu ses chevaux des Girondins R5: on n’a rien sans une dose de foi. Le port de la Bourse, il faut le connaître et l’aimer pour le promouvoir R5 – comme la BD à Angoulême, le polar à Cognac, le film à La Rochelle, Bordeaux décor de cinéma, VINEXPO, l’Hermione de la Fayette à Rochefort [SOD, 09/08/00], etc.

[…] Le ministère de l’agriculture avait émis un avis défavorable à la création des deux salons Vinitech et Vinexpo. Aujourd’hui, ce sont les deux premiers salons mondiaux! Cela veut dire que lorsqu’on a la foi, on peut gagner. (Michel Sammarcelli, SOD, 04/12/98)

  La Rochelle, elle, a cette foi. Elle confirme et acquiert des compétences en jouant la plaisance sur tous les fronts:

[…] Ce qui a été génial, c’est qu’ici, au début des années 70, on a compris que tout pouvait basculer. Ce n’était pas évident de parier sur le boum de la plaisance, du tourisme. […] Profitons de cette étape [de la Whitbread] pour affirmer notre leadership, profitons de l’éclairage international qui va nous être offert avec la venue de 450 médias du monde entier, tablons sur le tourisme, sur les produits de qualité de Poitou-Charentes […].
[…] Débutait l’ère Crépeau. "Il a été décidé que le port serait géré par la ville sous forme de régie industrielle et commerciale", explique Claude Mercorelli. "Nous avons progressé de 200 postes par an. Désormais, avec 3500 anneaux, c’est plein. Nous sommes le premier port de plaisance d’Europe, nous générons 35 millions de francs de chiffre d’affaires et, chaque année, nous versons une redevance de 5,5 millions à la ville. L’avenir, maintenant, c’est d’autres ports dans le pertuis, la mise en place du bassin des grands yachts [, lesquels succèdent aux chalutiers, quai Georges-Simenon] pour concurrencer l’Espagne et la Méditerranée. […]" (Patrick Guilloton, SOD, 17/05/98)

Un millier de bateaux sillonnant dans le pertuis, des dizaines de milliers de spectateurs accrochés à leurs jumelles le long des côtes rochelaises et rétaises: quoi qu’on en dise, le pouvoir d’attraction de la voile à La Rochelle demeure intact. Il y avait pourtant une bonne quinzaine d’années qu’aucune grande course internationale n’avait choisi le port charentais comme escale ou point de départ. Depuis 1982, très exactement et la course La Rochelle – La Nouvelle-Orléans [la Cutty Sark a escalé à Bordeaux en 1990]. Mais hier, la côte s’est embouteillée à nouveau comme au plus beau jour des transats pour le départ des neuf coursiers de la WHITBREAD vers Southampton. […] (Thomas Brosset, SOD, 23/05/98)

Hier, Francine Cousteau est arrivée à La Rochelle pour les dernières heures du Grand Pavois. […] elle a pris le temps d’annoncer officiellement l’installation à La Rochelle du camp de base de l’équipe Cousteau. […]OOOOOOOOOOOO
Ce retour est bien entendu lié à la décision qu’a prise la ville d’accueillir et de restaurer la "Calypso" à la faveur d’un chantier d’insertion. (Claude Dubillot, SOD, 30/07/98)

  Marseille, à grands frais, voudrait imiter ce que la Nature a prodigué à Bordeaux R8 et que les héritiers de Mériadeck veulent renier:

La progression de ce trafic en quelques années est spectaculaire: parti d’à peu près rien, soutenu par un Club de la croisière animé par la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) et le Port autonome de Marseille (PAM), il a été de 66000 passagers, dont 13000 en tête de ligne, en 1997. Cela représente 98 escales de 24 paquebots appartenant à 17 compagnies. Pour 1998, les prévisions sont de l’ordre de 100000 passagers, dont 26000 en tête de ligne, pour 163 escales.
[…] Nice et Villefranche en attirent 180000, progressent encore, mais sont handicapées par l’étroitesse et le faible tirant d’eau de leurs ports, tandis que Barcelone [plus bas
R11], en forte croissance, est en tête des ports de la région avec 385000 passagers.
La compagnie [italienne] Costa constate que son pari de rapprocher les bateaux des clients était le bon: Marseille a été choisie parce qu’elle est à deux heures au plus (en train ou en avion) de tous les points de France. Résultat: le nombre de passagers français est passé de 1000 à 4000 en deux ans. 75% de ceux-ci n’avaient jamais fait de croisière avant d’escalader la passerelle, et durant les mois d’été, les trois quarts des vacanciers des mers ont moins de 50 ans. […]
[…] Si les bâtiments les plus gros sont encore obligés de relâcher dans une zone du port éloignée du cœur de la ville, les aménagements en cours au port autonome, soutenu par l’établissement public EUROMÉDITERRANÉE, tendent à faciliter la circulation entre les quais de mouillage et l’espace urbain. Et d’ici à quelques années, une nouvelle gare maritime accueillera les petits navires de croisière, qui n’emmènent que quelques centaines de passagers: ils mouilleront alors devant la cathédrale, à une encablure du Vieux Port. (Michel Samson, Le Monde, 02/04/98)

  Rouen veut rester un port maritime de prestige [Rouen R19; SO, 24/11/99 8 ]:

[…] Le maire PS de Rouen, Yvon Robert, doit finalement proposer la construction d’un pont levant permettant le passage des paquebots et grands voiliers qui animent régulièrement le centre historique de la ville. L’ouvrage fera l’objet d’un concours international d’architecture. […]
A 120km de la mer, Rouen veut aussi rester un port maritime et le montrer. […]
Le succès des Voiles de la Liberté, en juillet 1989, puis celui de l’Armada de la Liberté en 1994, ont convaincu les autorités locales de ne pas priver la ville de ces rassemblements de voiliers, qui n’auraient plus grand sens s’ils étaient rejetés loin du centre […]
8 .
[…]. Avec le pont levant, qu’il faudra ouvrir une quarantaine de fois dans l’année, les quelque vingt paquebots qui touchent Rouen tous les ans continueront donc d’accoster au cœur de la cité.

[…] le pont devra être, selon le maire, "un ouvrage d’art témoignant de l’attachement séculaire des Rouennais à leur fleuve, à l’histoire maritime de leur ville, qui contribuera au développement économique et urbanistique de celle-ci". (Étienne Banzet, Le Monde, 04/07/98)

*Port fluvial et maritime, Rouen célébrera la fin du millénaire en accueillant, du 9 au 18 juillet 1999, l’Armada du siècle, manifestation internationale dans la lignée des grands rassemblements navals. (SO, 09/10/98; 17/06/99 8 ; 07/07/99 8 )

*Les organisateurs attendent sept millions de visiteurs […] avant que les bateaux ne fassent route vers Saint-Malo pour le départ d’une autre manifestation prestigieuse: la Cutty Sark. (SO, 10/10/98)

  Barcelone reçoit la visite du maire de Bordeaux qui ne semble pas s'intéresser au môle si particulier de Barcelone (SO, 25/02/02). Dommage:

[…] le môle de Barcelone sera exclusivement réservé aux bateaux de croisière. Capable d’accueillir 9 grands navires en même temps, il deviendra le N°2 après Miami. (BXMP, 04/99 8 ) 8

  Dans ces villes, les responsables se font "une certaine idée" de leur patrimoine, de leur image, de leur avenir, connaissent et aiment les choses de la mer. Mais ils ne peuvent recevoir que des paquebots d’un gabarit en extinction car devenus non rentables: "Dans le monde des paquebots, la mode est à la grande taille (Jacques Mahuas, SO, 22/02/99)." 8 , 8 , 8 . A Bordeaux, où on peut recevoir cette taille en pleine ville, on n’attire plus d’armada pour "animer le fleuve" (et la ville). A contre-courant, certains travaillent même à chasser les paquebots R25; R9. Au lieu d’amusettes sur les quais, quel maire nous fera vivre une Armada du Siècle, saura recevoir une flotte d’une façon digne de Bordeaux; c'est-à-dire mieux que ne le fut la Cutty Sark?…

 

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