@ccueil

-Urbanisme 2004-

{?} procédure

indexÞ ,

plan du site Ø

< u >

"urbanisme 2005"

bas de cette page "urbanisme 2004" ê

03/02/04, Francis Schwarz, SO, p. 2-9:
Il n'y a pas que les fontaines Wallace qui déménagent (notre édition dû 15 janvier §). Place de la Bourse, les "Trois Grâces" même sont en suspens. Les travaux ont provisoirement délogé leur fontaine, signée Visconti. Mais il semblerait que le provisoire dure. Certains militent même au nom de l'histoire pour le retour à son emplacement d'une… statue équestre de "Louis XV". […]
[…]
[…] Le 19 août 1753, on y inaugura solennellement la statue équestre de "Louis xv". Elle était en bronze, grandeur nature. […]
Evidemment, la Révolution est passée par là: le 22 août 1792, la statue fut convertie en canons, comme les autre monuments en bronze "élevés à l'orgueil, au préjugé et à la tyrannie", malgré une requête de membres de l'Académie des sciences et des arts. […]
[…]
[…] Le15 juin 1854, Léonce Visconti, fils de l'architecte du tombeau de Napoléon aux Invalides, offrit les plans imaginés par son père à la ville. […]
[…] Finalement, la place de la Bourse est décorée en 1869 de la fontaine des "Trois Grâces", monument de 10 mètres de hauteur, œuvre de MM. Gumery et Jouandot, d'après les dessins de Visconti. Jusqu'aux récents travaux, elle y était toujours.
Michel Corajoud, responsable de l'aménagement des quais, assure qu'elle y reviendra: "Dans mon projet, la fontaine de Visconti amène de la fraîcheur. On est envahi par la polémique. Mais ce qui se fait à Bordeaux, c'est bien."

"Les Bordelais n'ont guère de chance avec leurs fontaines. Leurs édiles les suppriment, les transforment au gré de leurs caprices ou des conceptions "modernes" des architectes qui ont leur préférence", lance Patrick Rodel. §

12/02/04, SO, p. 2-7:
Le Piéton a entendu ces derniers jours des avis divisés parmi les riverains de la place de la Victoire, jugée plus ou moins belle, plus ou moins minérale, plus ou moins originale.
Mais beaucoup d'entre eux décernent un satisfecit au vaste espace piétonnier dégagé par la restructuration.
"Il faudrait maintenant donner à la place de la Victoire un peu de vie", estime cependant un habitant du quartier.
Effectivement, l'esplanade est souvent assez vide. Et notre riverain de suggérer que cette place accueille les vendeurs des quatre-saisons de la rue Elie-Gintrac…

Victoire ê

14/02/04, Denis Lherm, SO, p. 2-9:
On a coutume de dire que Bordeaux a tourné le dos à son port. A Saint-Nazaire, c'est l'inverse: le port avait fini par tourner le dos à la ville. Et c'est grâce à un vaste programme de réhabilitation urbaine que Saint-Nazaire est parvenu a renouer avec son identité maritime. Alain Juppé et Joël Batteux, le maire du grand port de Loire-Atlantique, ne sont pas de la même famille politique, mais le premier semble vouloir s'inspirer du second […]: transformer une coupure en un trait d'union.
[…]
[…] Antoine Grumbach a travaillé sur un périmètre de 100 hectares, comprenant les bassins à flot, le nord des Chartrons et le sud de Bacalan. L'urbaniste suggère d'y ériger 50000 mètres carrés de logements, bureaux, commerces et activités diverses, pour un coût de 45 millions d'euros.
Le projet Grumbach veut relier les Chartrons et Bacalan aux bassins à flot, deux quartiers qui leur tournent le dos. II comprend aussi la refonte complète de la voirie, avec deux gros morceaux: la rue Lucien-Faure élargie pour accueillir un transport en commun en site propre, et la place de Latule, qui deviendrait un rond-point. Au centre, les bassins à flot proprement dits seraient dédiés aux loisirs et à la navigation de plaisance. […]
[…]
[…] Les bassins à flot baignent en fait dans un climat de latence.
Voire de doute, depuis que la CUB a sévèrement rabaissé les ambitions du projet, à l'automne dernier. La ZAC des bassins à flot vient de faire les frais d'un arbitrage politique. Pour contenter les maires des communes de banlieue qui reprochent à Bordeaux d'attirer trop de crédits CUB, toute la partie bacalanaise de la ZAC a été déprogrammée. La ZAC préconisée par Grurnbach se retrouve aujourd'hui cantonnée aux terrains situés le long de la rue Lucien-Faure. Elle a perdu en gros la moitié de sa surface. Il y a du flottement aux bassins à flot.

[Un "coup d'envoi donné par l'ouverture d'un pont ouvrant à Lucien-Faure" a tout l'air d'un mirage — mirage déjà entamé par le jeu consensuel bien connu. 8 ]

20/02/04, SO, p. 2-5:
Le Piéton se fait du souci pour l'animation de certaines rues rendues piétonnes ou à circulation contrôlée. Dès la fermeture des boutiques, ces rues sont complètement mortes, dépourvues de tout passage. Et le Piéton hésite à s'aventurer dans ces no man's land. Cela concerne aussi bien de grands axes, comme le cours de l'Intendance, que des petits, comme la rue Saint-James, qui illustrent un urbanisme propre mais sans vie.

18/03/04, Julien Rousset, SO, p. 2-10:
[…]
6,6 millions la dépense, 3,6 millions la recette, ça fait cher la ZAC, estime Jacques Respaud, élu bordelais (PS) à la Communauté urbaine. Il a demandé en vain, en janvier, une révision de ce montage financier, arguant que la CUB y perd près de 3 millions d'euros. Et Jacques Respaud rappelle qu'Eiffage
§ devrait réaliser des bénéfices importants grâce à la revente des logements qu'il va construire sur cet îlot. Conséquence, pour le socialiste, voilà "une opération déficitaire pour la CUB, et très rentable pour Eiffage".
[…] 3,6 millions, c'est le prix de la parcelle une fois rasée.
[…]
Michel Duchène, vice-président, explique: "Ce projet de ZAC ne peut pas être jugé uniquement du point de vue financier. Les immeubles de l'îlot étaient totalement à l'abandon, livrés au squatt, à la prostitution, la délinquance…
"En les rachetant, en les rasant, et en y encourageant un vaste projet de réaménagement, nous nous impliquons pour dynamiser le quartier et rapprocher Mériadeck du centre-ville."
[…]
La parcelle mesure un peu plus de 7000m2. 24000m2 de bâtiments sont programmés, ils seront hauts de cinq étages maximum. L'architecture est signée de Jean-Pierre Buffi. La maîtrise d'ouvrage a été confiée à Eiffage immobilier Atlantique, premier promoteur immobilier d'Aquitaine.
[…]
01/04/04, Benoît Lasserre, SO, p. :2-7:
[…]. "[…] Regardez-moi ça, il est midi et pas un chat."
Patron du magasin de chaussures Manfield, Jean-Pierre Guy n'est pourtant pas hostile au tramway. Bien au contraire. […] "Quand le tramway circulera, on verra ce que ça change. […]."
[…] S'il ne regrette pas les voitures, Jean-Pierre Guy déplore l'impression de vide que donne le nouveau cours. […].
[…]
"Les gens ne viennent plus parce qu'ils se prennent trop de PV. Vous n'avez pas idée du nombre de timbres fiscaux qu'on vend", assure le patron du Pacha, venu de la Picardie, et qui trouve que le cours est à l'image de Bordeaux: majestueux, très beau mais sans chaleur.
"[…]
"Le samedi soir, j'ai la migraine avec tous les gens qui réclament des arbres. Et puis ce qui manque, ce sont des lieux de vie, comme une brasserie ou une boulangerie. Mais vu le prix actuel de l'immobilier, il n'y a plus que les banques qui peuvent acheter […]."
Autre usager du cours de l'Intendance, Philippe Dorthe, le président du Comité départemental du tourisme. "C'est très bien fait, très propre, mais je trouve que ça évoque un peu les grandes avenues des pays de l'Est. Au CDT, certains l'appellent même le cours Ceaucescu. Cela dit, je pense que le tramway amènera une nouvelle animation, et surtout du passage. Mon autre regret est le choix de la pierre. C'est trop gris.
[…]
08/04/04a, Le Piéton, SO, p. 2-5:
N'apprécie que modérément le nouvel aménagement de la place de la Victoire. Certes, l'immense zone pavée redonne à l'ensemble son véritable caractère de place, mais, par jour de grand soleil, la traverser devient aussi un véritable supplice pour les yeux. Le granit gris semble en effet avoir des propriétés réfléchissantes […].

08/04/04b, Jean-Paul Vigneaud, SO, p. 2-8:
"L'idée du bassin nous est venue alors que nous étions sur les quais […]. Il y avait une grande flaque d'eau sur le toit du hangar souterrain et le palais de la Bourse s'y reflétait. Notre bassin sera donc une reproduction à grande échelle de cette flaque, avec quelques centimètres d'eau seulement pour obtenir le même effet miroir. Il n'y a pas de raison de penser que le palais ne s'y reflétera pas alors qu'il apparaissait nettement dans une surface bien plus réduite. […]"
Ce bassin fera plus de 100 mètres de longueur sur 30 de large soit, en gros, un terrain de football. "Il y a quelques difficultés techniques à surmonter", précise l'architecte [Michel Corajoud].
"Il ne faut surtout pas que l'eau chauffe trop si l'on ne veut pas qu'elle s'évapore. Il y aura donc une grande réserve d'eau dans le hangar souterrain et tout un système de refroidissement pour que l'eau arrive au sol à bonne température. Elle surgira au niveau des joints entre les différents pavés. Comme si elle sortait de terre. Ce seront des pavés gris sombres. Un fond indispensable pour que le palais s'y reflète parfaitement."

[Ce penseur reconnaît n'avoir pas inventé le miroir d'eau de Narcisse (ni l'eau chaude, qu'il craint).

Vu l'optique corajoudienne, la promotion de l'effet fournit une des raisons pour chasser les éventuels paquebots {P}, que "le pont" n'aurait pas filtrés 8 , alors que leur seul but de leurs passagers est d'accoster devant la Bourse — et, par cette occasion, animer et renflouer le commerce bordelais tué par les travaux et la pétrification. Le savon, que ces "caisses" (les paquebots) sont accusées de transporter (c'est bien à tort, qu'on se le dise!), fournit une raison éliminatoire de plus, qui est le risque qu'il se répande aux eaux et vapeurs du bassin-miroir — d'où une dépense encore plus vertigineuse d'entretien.

Comme la défunte piscine à géométrie variable, ce miroir aux faucons pèlerins évoque un joujou pour untouchable architects, et un gadget coûteux pour contribuables. Comme toute mécanique, c'est, dira-t-on, une autre "source d'emmerdements majeurs" 8 surtout par temps de caniculaire (affluence), de gel, de vandalisme…

Toulouse est "la ville rose". Bordeaux, grâce à la dernière vague d'urbanistes plus ou moins parachutés par profession, est devenue "la ville grise" (comme on dirait "la grise mine").
Le poète dirait que la couleur est au fond du miroir.

L'urbanisme n'est pas un vain mot.]

08/04/04c, Marie-Claude Aristégui, SO, p. 2-9:
Au centre, dans la perspective de la porte d'Aquitaine, c'est là que se dressera, dans quelques mois, la colonne censée orner la place de la Victoire. C'est une oeuvre du sculpteur tchèque Ivan Theimer, artiste réputé. Il se dit que François Mitterrand l'appréciait particulièrement.
[…]
[…] Précisons à cet égard que lors de la présentation du projet au jury, l'œuvre centrale n'était pas encore complètement définie.
8
[…]
Critiques qui portent également sur le coût: 1 million d'euros. Trop cher dit-on, dans l'opposition. Il faut avouer que pour une œuvre, certes monumentale, la dépense est quand même considérable. C'est aussi l'opinion de personnes qui habitent dans le quartier de la Victoire ou alentour, secteurs qui ne sont pas les plus prospères. Elles pensent qu'une telle somme aurait pu être employée de manière plus judicieuse. […] Pour en revenir à l'œuvre proprement dite, il s'agit d'une colonne d'une hauteur totale de 15,15 m en marbre rouge des Pyrénées et en bronze. Elle est réalisée dans des ateliers italiens. […]

[Faute de goût: le marbre rouge, va jurer avec le gris mairie.
Mais les dépenseurs se rattrapent sur la "valeur du chef-d'œuvre": le but étant bien sûr de rappeler que l'argent des contribuables ne coûte pas cher aux décideurs qu'ils élisent.]
è

08/04/04d, Caroline Campagne, SO, p. 2-9:
[…] "Nous faisons des efforts pour mettre en cohérence les travaux du tramway et la réalisation de la place [Amélie-Raba-Léon], précise Jean-Louis David, conseiller municipal délégué au quartier Saint-Augustin. […] Une œuvre d'art contemporaine y sera implantée."
[…]
Pour ce qui est de l'œuvre d'art, c'est finalement une maison qui se trouvera sur la place Amélie-Raba-Léon, deuxième station phare de la ville. […]
Cette œuvre de Kabakov, artiste d'origine soviétique émigré aux Etats-Unis, a retenu l'attention d'Alfred Pacquement, directeur du centre Georges-Pompidou, à Paris.
[…]

07/05/04, Marie-Claude Aristégui, SO, p. 2-11:
Quasiment toutes les personnes que "Sud Ouest" avait interrogées s'étaient dites hostiles à l'installation, au centre de la place de la Victoire, d'une colonne de15 mètres de hauteur, en marbre rouge des Pyrénées, avec du bronze, sur le thème des mythes et de l'histoire du vin. Et nombre de Bordelais ont spontanément écrit pour dire tout le mal qu'ils pensaient de l'oeuvre d'Ivan Theimer: "Laid, de style pompier, trop cher (1 million d'euros)", etc.
Mais hier soir au Conseil de quartier, personne n'a protesté. C'était pourtant possible même si, il faut bien l'avouer, la teneur des propos d'Alain Juppé laissait à penser que l'affaire était conclue et qu'il était trop tard pour s'insurger. […]
[…]
Quant au prix, Alain Juppé est d'accord: Oui, c'est cher. Mais, chiffres et exemple à l'appui, il démontre que les œuvres d'art sont très chères.
Celle-là, plutôt plus que d'autres, à vrai dire. De toute façon, personne dans la salle (plus de 150 Bordelais), n'a déploré ce coût.
[…]

[A priori, il n'est pas question ici de dénigrer une "oeuvre" que personne n'a encore vue installée. Seulement de remarquer la versatilité du "peuple d'en bas" (et sans doute d'en haut) et la facilité avec laquelle on en joue. Une ville peut passer de vie à trépas inconsciemment et certains diront qu'il est toujours trop tard pour reculer devant les faits accomplis. 8 ]

Theimer è

16/09/04, Michel Monteil, SO, p. 2-9:
L'architecte des Bâtiments de France et la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) veulent réaliser une étude archéologique et patrimoniale sur l'ancien couvent de la rue du Hâ. Il s'agira d'établir l'intérêt historique et architectural de cet immeuble dont les parties les plus anciennes datent du XVIIe siècle et les plus récentes, du XX. siècle.
[…] propriété d'une congrégation religieuse qui souhaite en vendre rapidement une partie pour des raisons financières. […] Une promesse d'achat a été signée par Bouygues […].
En juin dernier, des riverains ont constitué une association contre ce projet. Ils ont reçu le soutien de personnalités culturelles bordelais comme Michel Suffran ou Jean-Marie Planes. Tous dénoncent […] l'atteinte portée au patrimoine. En juillet, l'architecte des Bâtiments de France a donné un avis défavorable au permis de démolir.
[…]
Par ailleurs, "la mairie veut aller plus loin et la concertation doit être de mise", a ajouté Hugues Marin. Un groupe de travail va être constitué. […]
[…] Du côté de SOS Sévigné, on se montre plus prudent. "Il y a une ouverture, certes, mais nous attendons de voir, dit José Lherrne, président de l'association […]".
[…]

17/09/04, Willy Dally, SO, p. 2-9:
[…]
Anne Gala est persuadée que la menace rôde: "La multiplication des rehausses d'échoppes nous a décidé à créer cette association [l'Exception Echoppes]. On voit tout et n'importe quoi. Ce capital patrimonial propre à Bordeaux risque de disparaître. Nous avons proposé que le PLU (Plan local d'urbanisme) prenne en compte l'échoppe. Faute d'obtenir une réglementation spécifique, nous oeuvrons pour que les surélévations soient extrêmement contrôlées dans certaines rues et carrément interdites dans d'autres. Il faut prendre en compte le gabarit et la hauteur de l'ensemble des maisons."
La bête noire d'Anne Gala, c'est le "chien assis", ce qui risque d'en faire enrager plus d'un. D'une manière générale, elle est hostile aux toits mansardés et à l'ardoise, éléments pourtant présents dans d'autres formes d'habitat traditionnel bordelais. "Mais dans le cas présent, l'étage rapporté, c'est la fin de l'échoppe, caractérisée par sa corniche qui ne supporte ni chapeau ni tarte à la crème." Seules de discrètes surélévations arrière trouvent grâce à ses yeux, et encore, à condition que le volume ne rompe pas l'harmonie du cœur d'îlot.
Et qu'on ne lui dise pas que l'échoppe fin XIXe ou années 30 est Incompatible avec la vie moderne, "sinon, comment expliquer son succès aujourd'hui?" Elle reconnaît cependant que l'on peut se sentir à l'étroit enfermé dans ses plans cloisonné avec pièce noire: "Attention, il n'est pas question de vouloir figer."
[…]
Anne Gala, Association l'Exception Echoppes, 26 rue Coulmiers, 05.56.08.30.79.

26/10/04, E. B., METRO Bordeaux, p. 07:
Il suffit de passer tout près de l'œuvre de Sirvent pour humer la désagréable odeur d'urine. Le MiraiI, 1995 a donc une face cachée et se visite de l'intérieur. En une demi-heure passée à baguenauder, ce sont deux personnes qui ont été aperçues en train de s'engouffrer, le pas pressé, et prises en flagrant délit d'uriner. Mirail est présenté à l'occasion de l'exposition "Sirvent, 1990 - 2003, sculptures" à la base sous-marine du 12 octobre au 12 décembre.

[Au moins ça sert à quelque chose, à la base sous-narine.]

22/10/04, Le Piéton, SO, p. 2-6:
Le Piéton a constaté combien le centre-ville est intraitable avec les tête-en-l'air. Un groupe de personnes du troisième âge déambulaient avant-hier dans les rues du quartier historique. Soudain, des cris s'élèvent. Un papy venait de heurter une borne en ciment et de s'étendre de tout son long sur le trottoir […].

[Les architectes "modernes" doivent éprouver un malin plaisir à ensemencer le sol de "graines de chutes": quel plaisir de buter contre un de ces différents dénivelés, invisibles grâce aux tons grisaille pour être plus insidieux!…]

29/10/04: "heritage04" 8

30/10/04: voir "heritage04" 8

23/12/04, Julien Rousset, SO, p. 2-7:
[…]
[…] [Michel Duchène:] "[…] l'association de Stéphane Pusateri s'est réveillée tout d'un coup, alors que le chantier avait commencé! Je suis un peu surpris aussi que M. Pérignon, architecte des Bâtiments de France, ait émis un avis défavorable juste avant de quitter Bordeaux alors qu'il n'avait pas émis d'avis similaire quand la charte Wilmotte a été appliquée à la rue Saint-James par exemple." Stéphane Pusateri annonçait pour sa part hier que si le Préfet donnait son feu vert aux pavés Wilmotte, son association déposerait un nouveau référé suspension et un recours en annulation de la décision préfectorale.

Petite rue, gros débats

La rue de Ruat, c'est l'histoire d'une petite artère quasi invisible qui se retrouve au centre d'une grosse polémique, où se télescopent des débats très bordelais. D'abord, les faiblesses de la réglemen-tation du secteur sauvegardé, qui

néglige les sols pour se concentrer sur les immeubles. […]
Enfin, les grands choix, en matière d'urbanisme, d'Alain Juppé, parfois contestés, notamment la large place accordée à l'architecte Jean-Michel Wilmotte dans le nouveau Bordeaux.

[L'impasse est caractéristique de la politique du fait accompli bordelaise qu'on appelle concertation (on se rappelle le cours du Médoc).
Concernant ces pavés, on aurait pu consulter les Cubiens, mais certaines consultations de ce genre ont déjà drainé quelques dizaines de citoyens seulement (par exemple, le bastingage des quais).
En lice cette fois-ci, d'un côté un pavage esthétique, qui ne glisse pas (quand on y marche, pas quand on en parle depuis le café du commerce sans faire la différence entre les versions plus ou moins glissantes); de l'autre, de minuscules pavés rétro (pavés Napoléon), qui, s'ils sont mal posés ou en désordre, offrent une marche inconfortable. En bon état: rue Guiraude et surtout place de la Victoire.
Un exemple coûteux est donné dans la cour de la mairie: Louis XVI, dont la surface de mauvaise qualité fait même regretter les Louis XVI de Saint-Michel d'antan.
Le Piéton remarque:
"En attendant le déblocage du chantier, la mairie vient de repaver sa cour d'honneur avec des bons vieux pavés de Bordeaux. Leur surface est tellement accidentée que la marche sur ce nouveau sol relève de l'exercice d'équilibre. Chaussures de sport conseillées. Quant aux talons aiguille, il vaut mieux les porter à la main pour traverser ce nouveau parvis." (SO, 17/01/05, p. 2-5)]

Rue de Ruat, ci-dessous 24/12/04a

24/12/04a, SO, p. 2-7:
[…] Hier, c'est le GlHP, groupement pour l'insertion des personnes handicapées physiques, qui est intervenu. Dans un communiqué, Joël Solari, vice président du GIHP-Aquitaine, explique: "Notre association a travaillé sur l'accessibilité et le confort de la charte Wilmotte pour la deuxième tranche de la rue Sainte-Catherine. Nous étions mécontents de la première tranche, nous dénoncions de gros soucis par rapport à la sécurité des piétons et des personnes handicapées. Après avoir validé les changements effectués (…), nous avons donné notre accord pour l'application de la charte dans la rénovation des rues de Bordeaux, car, par rapport au pavé Napoléon, cette nouvelle dalle est beaucoup plus sécurisante. […]

rue de Ruat ê

24/12/04b, Julien Rousset, SO, p. 2-6:
La Victoire? Trop fade. Pey-Berland? Trop minérale. Intendance? Trop vide. Pas une rénovation sans son lot de critiques. La transformation du cours du Chapeau-Rouge, qui entre aujourd'hui dans sa phase finale, pourrait faire exception. Commerçants, passants, élus: la nouvelle ligne du Chapeau-Rouge a l'air de plaire.
On avait presque oublié ce cours, labouré depuis 2001 par les marteaux-piqueurs. II y a d'abord eu l'aménagement, dans les profondeurs, du parking Jean-Jaurès
§, puis le début, en mai dernier, de la rénovation en surface, bientôt accompagnée du ravalement de la façade du Grand-Théâtre, aujourd'hui encore habillée d'un imposant échafaudage.
[…]

[Le fond du décor, à l'arrière plan, y fait pour beaucoup. En toutes saisons, au lieu de la verdure qui plaisait à Hugo 8 , on a l'illusion de recevoir la visite d'une caisse à savon {P}, esthétique pendant éternel à la Bourse {P}.]

é

*

jpc33