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-Urbanisme 2005-

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"urbanisme 2004"

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"urbanisme06"

Bas de cette page "urbanisme 2005ê

17/01/05: voir page 2004 8 .

29/01/05, Benoît Lasserre, SO, p. 2-12:
[…]
[…] selon son adjoint à l'urbanisme Michel Duchène, "la charte Wilmotte n'est pas un dogme. Une fois qu'on a décidé que les rues devaient être plus confortables, notamment pour les handicapés, et plus faciles d'entretien, la mairie de Bordeaux est prête à revoir le matériau, pourquoi pas du pavé scié, en concertation avec les bâtiments de France."
[…]

pavés Ruat: suite ci-dessous 05/02/05

05/02/05, Benoît Lasserre, SO, p. 2-12:
Le préfet Alain Géhin vient de donner son accord à la reprise des travaux rue de Ruat. […] selon le principe de la charte Wilmotte qui prévoit un revêtement plus clair, plus lisse pour améliorer le confort des usagers.
[…]
A la lecture du rapport de la Commission [régionale du patrimoine], réunie le 12 janvier dernier […], on s'aperçoit que l'opposition à la charte et à son application rue de Ruat paraît justifiée. […laquelle charte]
"se trouve être contradictoire sur plusieurs points avec le règlement du secteur sauvegardé".
[…] Cette charte prévoit pour les voies de faible largeur un traitement sans trottoir et avec filet d'eau central".
"La création d'une dalle de béton porteuse de mur à mur va en outre favoriser les remontées capillaires dans les murs des façades" — en clair, favoriser l'humidité —, assure la Commission qui rappelle que la rue est composée "d'hôtels particuliers remarquables, dont deux sont protégés au titre de la législation sur les monuments historiques".
[…]
[…] "La commission tente de sauver la face de la mairie alors qu'elle confirme son opposition à la rénovation de la rue Poquelin-Molière
{P} selon la charte Wilmotte", ajoute Stéphane Pusatéri pour qui cette charte est morte. Mais pas encore enterrée. 8

[Comme toujours, il est difficile de plaire à tout le monde.

On remarque que la mairie recule sur ses pavés à torture de sa cour d'honneur: on va retirer ceux bordant les façades pour les polir avant repose, afin de soulager les chevilles des usagers et sans doute des employés. Les contribuables apprécieront.

De même, presque une moitié des pavés "Louis XVI", posés autour du futur bassin des Trois-Grâces devant la Bourse, sont déjà polis comme un miroir (vous avez dit miroir?) {P}. Les autres sont assez irréguliers pour avoir plu au roi soleil {P}.

Des remarques sur la rue de Ruat semblent ne porter que sur des à-côtés (plaire ou déplaire aux uns ou aux autres…); et ignorer les vrais enjeux.
En allant sur place, on voit des pavés pas pire que d’autres, pas encore aussi miteux qu’en haut de la rue Ste-Catherine, mais, en considérant l’ensemble (pavages et façades), on ressent le même genre de choc qu’en comparant les deux rives de la Garonne à Bordeaux
8 .
Pour faciliter la comparaison, on s'est ingénié à offrir les deux rives d'un seul coup d'œil inoubliable
{P}; comme ailleurs, la cathédrale et le séchoir à morues {P}.
De plus, rue de Ruat (et dans diverses artères rénovées), servant d’assise ferme au revêtement, on remarque une chape en béton propre à empêcher le sol de respirer et l’humidité de circuler à travers le revêtement. Le seul passage dans les deux sens disponible à l’eau se situe dans l’interstice minuscule entre béton et murs, lesquels risquent d’être attaqués au niveau du trottoir par des moisissures. Ne parlons pas des fondations
8 ! Ni de la rue Poquelin-Molière qui suivra la même voie, si l'on peut dire {P}.
Dire qu’il suffisait de copier le pavage de la rue… Guiraude, connu des journalistes de SO; ou le nouveau pavage de la place de la Victoire connu des architectes, dont le Parisien Wilmotte!…]

rue de Ruat é

26/02/05, Benoît Lasserre, SO, p. 2-7:
[…] le long des murs latéraux [de la cour d'honneur du Palais-Rohan], les gros pavés Napoléon, dont personne ne conteste le charme, vont être retirés sur une largeur d'1,40 mètre, sciés puis remis en place.
[…] " […]. Mais enfin cela va imposer des travaux complémentaires." (A. Juppé)
[…] ce chantier qui va, bien sûr, coûter de l'argent.
[…] il y a des petits loupés comme la cour d 'honneur ou comme la place Pey-Berland qui est certes magnifique, mais qui est un cauchemar pour les déficients visuels, car, avec tout ce gris, ils n'ont plus aucun repère."
[…]

["Faire et défaire, c'est toujours travailler."
Mais "des travaux complémentaires", ça n'est pas gratuit pour le contribuable, bien que les élus n'en fassent pas cas.]

pavés mairie

08/03/05, Benoît Lasserre, SO, p. 2-7:
[…]
Le maire de Bordeaux a néanmoins reconnu qu'il fallait agir. "J'ai déjà pris rendez-vous avec le comité des banques et lorsque je propose d'installer une pépinière artisanale en centre ville, c'est justement pour redonner vie à des locaux commerciaux."
Hugues Martin a par ailleurs rappelé une expérience lancée il y a plusieurs années à Saint-Pierre au cours de laquelle la Chambre de commerce et d'industrie avait racheté des pieds d'immeuble pour y installer des commerçants. Nul doute qu'en rappelant ce souvenir, Hugues Martin veuille mettre au pied du mur le président de la CCl Laurent Courbu qui, récemment, n'a pas mâché ses mots à l'égard de la municipalité.
[…]
[…] Le Conseil municipal a voté hier après-midi l'autorisation de dépenser 80000€ pour des travaux dans cette cour [de la mairie] qui vient tout juste d'être terminée. La rénovation ayant coûté près de 350000€, on admettra que ça fait cher le pavé.
[…]

["Redonner vie" suppose que les locaux sont déjà morts: on ne dit pas pourquoi. "Cherchez l'erreur".
Avec des pavés, Bordeaux s'adonne à un jeu léger. Par rapport aux jeux vidéo, "on" peut le trouver cher.
"On", c'est le contribuable à qui sont offerts des sapins argentés et qui ne semble pas se plaindre de ces gaspillages. Alors, si ça lui plaît…]

désertification: ci-dessous 11/03/05a & b; 01/07/05 ê

11/03/05a, SO, p. 2-5:
"Le cours de l'Intendance, aujourd'hui, on ne sait pas comment ça va tourner. C'est à peu près pareil pour la rue Vital-Carles. Depuis la mise en service du tram, il y a une grosse incertitude", estime une spécialiste de l'Observatoire de l'immobilier d'entreprise, au sujet des surfaces commerciales.
8

désertification & commerce: citation suivante 11/03/05b

11/03/05b, Laure Espieu, SO, p. 2-5:
Une enfilade de terrasses vides, les chaises tournées vers l'eau grise du fleuve. Un petit vent froid qui fait s'enfoncer le nez dans les écharpes, et un unique habitué attablé devant un café solitaire, les yeux sur la rive droite. On se croirait dans une station balnéaire à la morte saison. L'impression ne manque pas de charme, mais elle n'invite pas non plus à s'éterniser. Et avec une fréquentation minimale, les hangars tournent toute la semaine au ralenti.
[…]
{P} {P} {P}

désertification & commerce è

29/03/05, Denis Lherm, SO, p. 2-8:
[…]
[sur la façade des quais, côté Bastide] Dans l’ensemble, les jugements sont sévères. "Avant, c’était laid, ça faisait taudis et abandonné. Aujourd’hui, c’est pire: hideux!", pense Joël, qui tient un restaurant sur le quai Richelieu. Un commerçant du même quai fait dans l’ironie: "Ah! quelle belle vue!", lance-t-il en s'esclaffant, avant de poursuivre: "C’est horrible. Il n’y a aucune harmonie, c’est un assemblage de styles complètement loupé."
[…]
Arrive un trio de touristes espagnols. Devant le paysage, ils semblent étonnés:" C’est très différent d’une rive à l’autre. En face, dès qu’on s’enfonce dans le quartier, cela a l’air pauvre et abandonné. Cela nous rappelle Bilbao, où la rénovation urbaine a oublié des quartiers. Mais on préfère nettement Bilbao!" Un peu plus loin, on trouve Benoît, assis au bord du quai. […] "Il y a un gros fossé architectural entre les deux rives. Côté Bastide, ce n'est pas du tout cohérent, ils auraient pu faire mieux."
[…]
{G}

[Tout est dit sur l'aspect; rien sur les raisons de cet aspect.
Par hasard, page suivante, Denis Lherm annonce:

Réuni à Bordeaux mercredi dernier, l'ordre des architectes s'est décidé en faveur du déménagement de son siège à La Bastide […]. Actuellement, l'ordre est logé dans un bel immeuble de la place Jean-Jaurès, dans le bas du cours du Chapeau-Rouge. […]
[…]

Qu'on n'aille pas dire que c'est pour éviter la vue en question que ce déménagement a lieu!… Même page, cette autre annonce:

Faire la lecture des styles en architecture, en maîtriser le vocabulaire, en distinguer les formes et les principes esthétiques, c'est apprécier les grands courants de la création architecturale.
La scène bordelaise, entre les XVII et XXe siècles, est choisie pour toile de fond, elle qui exprime dans la pierre blonde sa capacité de renouvellement comme sa fidélité au classicisme.
Par Sophie Boisseau, historienne de l'art, conférencière nationale, enseignante à l'Ecole d'architecture et de paysage de Bordeaux.
[…]
Renseignements et inscription préalable au 05.56.44.81.65.

urbanisme rive droite

05/04/05, SO, p. 2-7:
De nouveaux pavés moins Wilmotte mais aussi moins "casse-gueule". Depuis quelques jours, des ouvriers ont commencé à remplacer une partie des pavés de la cour honneur de l'hôtel de ville. Uniquement ceux qui sont disposés le long des bâtiments. D'un montant de 80000 euros [525.000 Francs = 52.500.000 AF…], le chantier doit durer un mois.
La décision avait été prise le 8 mars dernier par les élus. Certains d'entre eux, relayant les plaintes de Bordelais, déploraient que le beau pavage rénové (350000 euros [=2.300.000F=230.000.000AF]) de la cour, par ses formes hétéroclites, était dangereux pour les personnes âgées et les handicapés. Ces pavés-là vont donc être remplacés par des pavés sciés plats, uniquement sur une petite bande et sur les parties latérales de la cour, celles que le public emprunte pour se rendre dans les différents services municipaux.

[Il est toujours permis de se tromper.
C'est facile avec l'argent des électeurs et non celui des technocrates-architectes, des preneurs de décision…
Il serait si économique de prévoir (= gouverner). Par exemple, la marre aux moustiques devant la Bourse, inventée par un autre technocrate infaillible: l'entretien pour quelle somme?
C'est encore prévisible, "avant". Comparons avec le "minéral" qu'on est déjà obligé de replanter ça et là…
La marre coûterait à entretenir autant que les 3-Grâces, alors que les paquebots, que ladite marre empêcherait d'accoster (pourquoi ?…), rapportent de l'argent à la cité!…]

pavés mairie

27/04/05, O. D., 20mBx, p. 3:
Le Plan local d'urbanisme [PLU] a été adopté lundi à Bordeaux.
Il définit le projet global d'aménagement de la commune.
Espaces verts
Une large place va leur être consacrée dans les cœurs d'îlot, notamment. Un parc de 90 hectares va voir le jour à la Bastide, "réalisation rare en France", se félicite Michel Duchène, chargé de l'urbanisme.
Secteur résidentiel
Il sera mieux protégé afin de conserver le patrimoine architectural de la ville hors secteur sauvegardé. Il sera désormais impossible de réaliser de hauts bâtiments dans les quartiers résidentiels. Ils seront réservés à la Bastide, Ravesies ou les Bassins à flot. La conservation des échoppes
8 est aussi au cœur des préoccupations de la municipalité. A ce niveau, le PLU était essentiel.
Mixité sociale
Plusieurs terrains devraient accueillir des logements sociaux, notamment Caudéran. Les socialistes — qui se sont abstenus — estiment que le PLU n'en prévoit pas assez.

PLU, suite ci-dessous 21/05/05

14/05/05, Rosemary Sloane, Newburyport Daily News, è Hors texte §.

21/05/05a, Benoît Lasserre, SO, p. 2-12:
[…]
Le nouveau zonage.
Le PLU (qui succède au Plan d'occupation des sols POS) découpe le territoire en quatre grandes catégories: les zones urbaines (U), soit 46% du territoire, où il est possible de construire. Les zones à urbaniser (AU), soit 6% du territoire, où il est possible de construire […]. Les zones agricoles (A), soit 9% du territoire ,dont la plupart des vignobles. où seuls sont autorisées les constructions liées à l'exploitation agricole et aux services publics. Les zones naturelles et forestières (N), soit 39% du territoire, à protéger […].
[…]
Environnement.
Le PLU institue une "trame verte", notamment avec la réalisation de coteaux sur la rive droite, […]. Le PLU assure sa volonté de préserver les zones naturelles du territoire, soit 48%.
R2
Déplacements.
La poursuite du programme de transports en commun est bien sûr la priorité du PLU pour limiter l'augmentation du trafic automobile, ce qui n'empêche pas les projets d'infrastructure routière […].
[…]

PLU

21/05/05b, Julien Rousset, SO, p. 2-9:
Le service urbanisme de la mairie a signé hier un permis pour démolir le hangar du 122, quai de Bacalan. Cet édifice de briques rouges, témoin du patrimoine industriel et portuaire bordelais, abrite depuis sept ans le Nautilus.
La mairie a donné son feu vert à la démolition après un trimestre d'instruction. Le permis avait été déposé le 23 février par Eiffage Immobilier, propriétaire de l'ensemble des hangars alignés entre les Quinconces et les Bassins à flot, à l'exception du hangar 20, dévolu à Cap Sciences. Le puissant groupe de BTP dispose selon la loi de deux années pour passer à l'acte.
La destruction aura lieu d'ici la fin du mois de juin, assure Alain Ferrasse, directe régional d'Eiffage. […]".
[…] "Nous voulons y construire des bureaux, notamment destinés à nos employés. […]
[…]

[Personne ne semble s'être manifesté pour sauver le Nautilus, d'une façon ou l'autre…] {D}

Nautilus

Nautilus + Eiffel : 07/06/05: index è

10/06/05, Christian Seguin, SO, p. 2-11:
" […]. Il y a un vrai malentendu sur le moyen de faire vivre une telle cité. Bordeaux n'est plus commerçante. Elle se transforme en musée. Si on est plutôt d'accord pour limiter le flot des voitures, il faut savoir ce que l'on veut. On parle de faire renaître le cœur. En fait, on vient surtout se balader le dimanche sur les quais. Et les avoir rendu aux Bordelais, quoiqu'on en dise, est une performance.
"Reste que le cours de l'Intendance est glacial, anticonvivial au possible. Faut-il privilégier l'esthétique à ce point? Je n'ai pas envie de vivre dans une agglomération de banques et d'agences immobilières. La vie passe par d'autres vecteurs. Nous sommes à la recherche d'enseignes, de rencontres, de marchés, de cafés avec terrasses, de places, de petits lieux qui bâtissent un cœur. Il est très choquant de voir que tout est fait pour anéantir le commerce de proximité en laissant se développer toutes les grandes surfaces dans la ceinture. Cette prolifération est complètement incompréhensible. […]
" […] Déjà, on voit l'absence dans toutes les communes de l'agglomération. Le manque de commerces est particulièrement cruel. Ce vide me fait peur. C'est le danger de demain. D'un côté Bordeaux jolie comme une coquille vide et de l'autre, de grandes zones de chalandises où l'on ira remplir les coffres. Ce n'est pas ça une ville." (Cécile Bory)

[Le vide fait peur à la nature mais pas à tout le monde. Pas à la technocratie de la vacuité {G}.

Existe-t-il un "contre-pouvoir" s'exerçant avant qu'il ne soit trop tard pour sauver ce qui peut l'être?

On se rappelle que "l'équipe Chaban" avait exhibé des maquettes (les simulations pour l'époque) de ce qu'on appelle Mériadeck aujourd'hui. Une majorité de citoyens étaient admiratifs par principe (Chaban avait la cote…) et les critiques furent ignorées. Scénario classique: R5.

Si des administrations ne l'occupaient pas ça et là, Mériadeck serait encore plus fantomatique {G}.]

désertification & commerce è

18/06/05, Denis Lherm, SO, p. 2-9:
Ivan Theimer a vécu une journée difficile hier, sous l'écrasant soleil de la place de la Victoire. Le sculpteur et peintre tchèque était là pour l'installation de la "colonne Theimer", commandée par la ville de Bordeaux […].
[…] Un autre [badaud] s'étonne: "Cet objet va être tagué et bousillé en quelques jours. Faut vraiment pas être du quartier pour pondre un truc pareil." Un troisième trouve qu'il manque "quelque chose… une fontaine". Rien à voir. Il s'agit d'une colonne de section carrée, dont le fût s'élève en subissant une torsion. Au sommet, la section reste carrée, mais décalée de 45 degrés par rapport à la base. C'est l'évocation d'un pied de vigne.
Une sorte de bas-relief en bronze orne les quatre faces de la base du monument. […]
[…]

[Une colonne tordue {P} et (à part ceux du tram pour les voyageurs) un banc, le seul offert, sur cette place désertique, aux poètes en mal de rendez-vous. Le prix de la place assise revient cher au contribuable… {P}.
Quant au symbolisme, on a peut-être vu des ceps tordus, mais sûrement pas carrés. Faut-il trouver le vrai symbolisme dans l'ivresse de l'artiste et des commanditaires, ivresse toute esthétique, on s'en doute! Quant à l'ivresse des contribuables… il y a bien de quoi, vu le prix!]

art bordelais: 20/06/05, ci-dessous

20/06/05a, SO, p. 2-7:
Le Lion, de couleur bleue, sculpté par Xavier Veilhan et destiné à être installé place Stalingrad, sera présenté en avant-première aux associations et au conseil de quartier, mardi, à 18 heures, dans les locaux de Creasud, rue Joseph-Fauré à la Bastide.

art bordelais ê

20/06/05b, Michel Monteil, SO, p. 2-7:
Présenté lundi par quatre artisans qui ont participé aux groupes de réflexion, le constat n'avait pas de quoi enthousiasmer Hugues Martin et Michel Duchène. Sans surprise, il a beaucoup été question des conditions d'accès et de stationnement en ville, des potelets, de la gêne occasionnée par les voitures ventouses, du prix des parkings dissuasif pour les clients, du sentiment des artisans d'être guère associés à la promotion du centre-ville

urbanisme désertifiant, exemple Achard é

01/07/05a, Le Piéton, SO, p. 2-6:
[…] Interpellé, comme des dizaines d'autres passants, par la présence d'une gigantesque tortue de bronze, il [Le Piéton] ne peut s'empêcher de sourire à la vue des nombreuses feuilles de salade déposées sous le nez de ladite tortue par de petits plaisantins. […]

[Réaliste, pour de l'art contemporain, réputé abstrait!]

art bordelais: suite ci-dessous 01/07/05b

01/07/05b, Denis Lherm, SO, p. 2-8:
[…] Avec son profil taillé à la hache, sa couleur bleue pâlotte et ses proportions hors normes, il [le lion de Stalingrad] frappe instantanément, surprend, détonne, voire dérange, dans une ville dont les rues sont peu ouvertes à l'art contemporain. {P}
Arrivé par camion depuis la région parisienne, où il a été fabriqué, le lion a été installé durant la nuit sous les yeux de nombreux badauds et d'élus de divers bords. L'installation de la bestiole, 8 mètres de long, 6 de haut et 3 de large, était en soi un spectacle. Il faut préciser qu'il s'agit d'une œuvre politiquement consensuelle, puisque financée par la Communauté urbaine (CUB), dans le cadre de la commande publique d'œuvres d'arts disséminées sur le parcours du tram. Françoise Cartron, vice-présidente de la CUB, maire PS d'Artigues, venue en voisine, ne cachait pas son enthousiasme hier soir: "[…] Bien sûr, cela suscite beaucoup de commentaires, mais les élus doivent accompagner les artistes, même si cela dérange."
D'abord, pourquoi un lion? Déjà auteur d'un rhinocéros rouge exposé au centre Pompidou, Xavier Veilhan explique sa démarche: "Je voulais quelque chose de totémique, immédiatement repérable par les passants, un symbole de fierté et de force, suffisamment grand pour qu'on puisse le voir depuis la rive gauche." L'animal pourrait donc symboliser la fierté retrouvée de la rive droite. Les astrologues signaleront qu'il a été commandé par Alain Juppé, alors président de la CUB, qui est du signe du lion… Mais c'est un peu tiré par la crinière. Hugues Martin, son successeur à la mairie de Bordeaux, est Capricorne, mais il aime beaucoup ce lion: ''Il est beau, j'aime bien l'art contemporain, et puis il paraît qu'il y a eu un lion dans le temps sur cette place."
[…]
L'inauguration officielle aura eu le 14 octobre, en même temps que celle des dix autres œuvres de la commande publique du tramway.

[Il semble qu'on ne veuille consulter les contribuables que par la bouche "consensuelle" des élus. Dans d'autres pays, on profite des élections d'ordre plus général (nationales par exemple) pour poser sous formes simples (genre oui/non…) des questions sur des sujets locaux, après les avoir exposés honnêtement.
Le résultat étonne souvent, car les électeurs y donnent leur avis en secret, bien plus nombreux et bien plus libres que dans les pseudos enquêtes, dites d'utilité publique, où ils ne comprennent rien et se sentent espionnés et exclus.
8
Concernant la ménagerie (lion, tortue…), on ne serait pas surpris que des électeurs dans la pauvreté (de + en + nombreux) préfèrent voir dépenser leur argent de meilleures façons. Par exemple, pour réanimer les quartiers que les travaux ont tués.
Il n'y a pas que "l'art" à être contemporain, il y a aussi la misère que les politiciens semblent ignorer en grand nombre. L'art est subjectif, la misère est objective.
Pour le prix, dans cette mystification, le contribuable a le droit de voir une ruineuse copie de l'iceberg qui coula le Titanic.
8 ]

art bordelais ê

01/07/05c, Elisabeth Tholosan, SO, p. 2-9:
[…]
[…] sur le modèle de l'open de beach-volley de Cholet, dans le but de redynamiser la place [de la Victoire]. "C'est une place qui a beaucoup souffert pendant les travaux du tram", rappelle José Penalver.
"Avec l'ensemble des commerçants, nous avons pris la décision de nous mobiliser pour redonner vie à ce lieu de passage et de convivialité." […]
[…]

[Que le citoyen soit obligé de ressusciter soi-même un lieu traditionnellement excité, donne une idée des innombrables endroits de Bordeaux que "les travaux", comme prévisible, ont lugubrement désertifiés et mis dans l'impossibilité de guérir vu les conditions générales de la circulation résultante 8 .
On en discute dans des commissions et autres aréopages. A Bordeaux, on étudie; ailleurs, on agit.]

désertification é
circulation, commerce
ç

02/07/05a, Benoît Lasserre, SO, p. 2-8:
Peut-être s'en serait-il passé mais l'architecte Michel Pétuaud-Létang est à l'origine d'une nouvelle association, Bordeaux-Patrimoine, dont l'objectif est d'empêcher la construction de la façade qu'il a prévu pour le futur auditorium de la ville, cours Georges-Clémenceau, en lieu et place de l'ex-Gaumont.
C'est d'ailleurs devant le bâtiment que Dominique de Cerval, président de l'association, entouré de Catherine Soulas-Baron et Véronique Villaneau-Ecalle, a donné hier matin sa toute première conférence de presse, notamment pour présenter les cinq cents signatures collectées jusqu'à présent contre le projet de façade de l'architecte.
"Nous ne combattons pas le projet d'auditorium, bien au contraire, assure Dominique de Cerval. C'est un projet capital pour la ville et pour le quartier Gambetta. En revanche, la façade imaginée par l'architecte est inacceptable en l'état."
[…] Mais l'association considère néanmoins qu'elle [la façade présente] garantit une unité architecturale au cours Georges-Clémenceau, unité que briserait la nouvelle façade à quelques mètres de la place Gambetta" […].
[…] Si ce projet déclenche un vent de fronde, nous demanderons à ce qu'il soit modifié", a récemment déclaré le maire de Bordeaux, Hugues Martin. […] Pour notre part, nous aurions préféré être concertés en amont par la mairie puisque, après tout, c'est nous, contribuables. qui allons payer cet auditorium."
[…]

[…] l'association s'intéresse désormais à l'avenir d'un autre ex-cinéma voisin, le Français.

[Les coordonnées de l'asso seraient bienvenues!]

02/07/05b, Héloïse Lhérété, SO, p. 2-9:
[…]
Mireille, arthérapeute de 63 ans, fait partie des "antis". Cette représentante du quartier est bien décidée à bouffer du lion. Toute son énergie, elle la retourne contre l'animal. Principaux motifs de son ire: le coût supposé de la sculpture, sa monumentalité "mégalomaniaque" (8 mètres de long, 6 de haut et 3 de large), et la manière dont elle a été imposée: "Nous n'avons pas été consultés, assure-t-elle. Résultat: une œuvre laide, arrivée d'en haut, qui ne dit rien à personne, et qui n'a aucune interactivité."
[…]
[…] Elala, infirmier à Saint-Sulpice-et-Cameyrac, est venu spécialement avec sa fille de 20 ans pour le voir. Lui se dit déçu: "Il est en décalage complet avec le pont de pierre, l'architecture, les façades." Au contraire, pour sa fille Amira, "c'est bien d'intégrer la modernité dans les genres anciens." […]
[…]
[…] Pour presque tous les riverains, il aurait fallu une couleur plus flamboyante pour la place Stalingrad. Cuivre, bronze… pourquoi pas de l'or?
[…]

art bordelais, suite ci-dessous 11/07/05

02/07/05c, Denis Lherm, SO, p. 2-10:
[…] Les registres d'enquête publique [sur le Plan local d'urbanisme (PLU) ] seront clos le 8 juillet, mais aucune ruée citoyenne n'est prévue d'ici là. Car c'est peu dire que cette enquête ne passionne pas les foules. […]
[…] Les trois quarts des articles du PLU sont tout simplement incompréhensibles, ils demandent des compétences très ardues en matière d'urbanisme. Par ailleurs, le PLU représente une caisse de documents. Il aurait fallu beaucoup de vulgarisation et de pédagogie, mais la commune n'a rien fait en ce sens", déplore Dominique Hofmann (Caudéres).
[…] [Et, Jacques Dubos, président de Trans'cub: ] "Le PLU n'impose pas la mixité sociale, il laisse les immeubles se construire sans équipements pour les quartiers, comme les écoles ou les crèches. […] Enfin, il ne dit rien sur le chemin de fer de ceinture, alors que c'était l'occasion d'avancer sur ce dossier."
Le collectif ne comprend pas pourquoi l'enquête publique est passée tellement inaperçue à Bordeaux, alors qu'elle aurait connu un gros succès à Paris. "Là-bas, ils ont distribué 800000 dépliants très simples, auxquels 120000 personnes ont répondu, et 4500 ont fait des observations précises", explique Dominique Hofmann. Autre point contesté, le PLU introduit la possibilité de construire 9000 m2 de bâtiments dans le Jardin public, et 2500 dans le Parc bordelais, pour des "équipements d'intérêt général", précise le document. […]

PLU è

11/07/05, Le Piéton, SO, p. 2-7:
Le Piéton se fait du souci pour la colonne Theimer de la Victoire
8 , dont les ornements peuvent susciter la convoitise des malintentionnés. Une des figurines dorées a déjà été "grattée", comme pour récupérer le métal précieux qui les recouvre. Etant donné que ces figurines ne sont pas hors de portée, on peut craindre que certains n'aient la tentation de les desceller à leur profit.

[Des tortues vineuses {P}, pas symboliques du vin, mais propres à dégoûter du bordeaux. Peut-être que l'artiste voit les Bordelais comme des rampeurs? Devant qui? Devant quoi? Devant "l'artiste moderne"?]

art bordelais ê

14/07/05, Denis Lherm, SO, p. 2-6:
L'enquête publique sur le futur plan local d'urbanisme (PLU) est close depuis la semaine dernière. Mais Pierre Hurmic, élu des Verts à Bordeaux et à la Communauté urbaine (CUB), n'a pas attendu la fin du délai d'enquête pour dire ce qu'il en pense: "C'est un rendez-vous manqué." Motif: très peu de gens se sont rendus dans les mairies pour prendre connaissance du document et faire des remarques. Son collègue communiste Vincent Maurin ajoute que, "de toute façon, le document est imbuvable".
[…]
Plus largement. le PLU délimite les zones urbaines ou à urbaniser, l'affectation des sols, les interdictions de construire, la hauteur des immeubles, la densité démographique des quartiers… Bref: il touche à la vie quotidienne.
S'il n'intéresse pas grand monde, à qui la faute? Au document lui-même, tout d'abord. Un mètre cube de réglementation très technique, ce l'est pas facile à avaler. Pire que le traité constitutionnel sur l'Europe. ''C'est aussi la faute de la mairie, qui n'a rien fait pour rendre le PLU accessible. A Paris, Delanoë a fait un travail pédagogique considérable, avec plus de 800000 dépliants dans les boîtes aux lettres. […]

[…]
"[…] La CUB devrait accueillir 100000 nouveaux habitants d'ici à 2010. Le PLU tente de contrer l'étalement de l'agglomération, consommateur d'espace et ruineux en terme d'équipements. Pour cela, il tente d'imposer le concept de densification. "Les habitants sont d'accord, mais pas dans leur quartier! Chez moi, j'ai 97% d'habitat pavillonnaire, c'est exactement le contraire de ce qu'il faut faire", dit encore Françoise Cartron [maire d'Artigues]. […].
[…] Serge Lamaison, maire de Saint-Médard-en-Jalles, semble désabusé: "[…] Le problème de l'étalement, c'est que, si on l'interdit chez nous, on le retrouve dans les petites communes 50 kilomètres plus loin."

PLU é

21/07/05, Héloïse Lhérété, SO, p. 2-9:
[…]
L'idée peut paraître saugrenue. En principe, les nouveaux noms de voies ont un rapport avec la commune. […]
Nul ne sait par quel malin génie, Tryphon Tournesol, le savant fou de Tintin, a été mis dans le même sac par les élus bordelais. Et la dénomination de l'esplanade du Professeur Tournesol, entre le hangar 19 et le hangar 20, a été très sérieusement entérinée par Michel Duchène, adjoint au maire à l'urbanisme.
[…] "J'espère que l'image du savant un peu dingue et distrait ne nuira pas à l'image de la science", s'émeut l'un d'eux [employé de Cap Science].
[…]
[…] Mais les tintinophiles n'excluent pas formellement de rebaptiser les quais des Chartrons "quais du capitaine Haddock". A ce stade, les Bordelais arpenteront peut-être un jour un square Milou ou un pont Rakkham le Rouge.
[…]

[Ainsi, Henri Salmide n'arrive pas à la hauteur de Yves Parlier — ni de Tintin & Co! Le peuple et ses élus ont la fierté qu'ils méritent.
Henri Salmide doit faire tintin — dira-t-on, juste pour se mettre au niveau de certains.

Mais qui est Henri Salmide? Cf. Sud Ouest Dimanche, du 31 janvier 1993: copie à acheter place Gabriel Lemoine. §, §

28/07/05, Denis Lherm, SO, p. 2-8:
[…]

Francis Giancristoforo, Bordeaux:
"L'emplacement est non réfléchi, l'objet surprenant, inadapté. L'erreur, elle, est monumentale. J'ai honte pour Bordeaux voir l'arrière-train d'un lion en arrivant sur Bordeaux… Je reste muet, un lion sur un endroit comme celui-là, sans aucune explication ni relation avec quelque chose de local ni de référence historique… La mairie se plante! Bordeaux est en train de devenir une ville idiote, sans imagination, sans intérêt… "
[…]
8

art bordelais: 12/08/05, ci-dessous

12/08/05, Marc Vignaud, SO, p. 2-6:
Les enfants en sont fous place de la Victoire. Elles, ce sont les deux tortues de bronze scellées au sol au beau milieu de la place, juste à côté de la nouvelle colonne de marbre rouge, dédiée au thème du vin et inaugurée le 20 juin dernier en présence d'Alain Juppé.
[…] L'occasion rêvée pour les petits de grimper sur ces drôles de sculptures dont on se demande un peu ce qu'elles font là. Sauf si l'on sait que la tortue est l'animal fétiche d'Ivan Theimer. […]
"C'est quoi?!", s'interrogent les enfants. L'étonnement cède bien vite la place à l'excitation à l'idée de pouvoir grimper sur la carapace de l'animal. Nul besoin de se faire porter par un adulte! Le bébé tortue fait office de marchepied… […]
[…] Si les tortues de bronze semblent faire l'unanimité parmi les passants, il n'en va pas de même de ces six blocs de marbre sculptés à la gloire du vignoble bordelais, même en pleine lumière. "Ils auraient dû mettre des arbres. Sur des places gigantesques sans arbres, on ne fait que passer parce qu'il n'y a pas assez d'ombre, affirme Jean-Baptiste. […]" Une jeune fille semble particulièrement remontée: "Je trouve que c'est laid. Ça ne ressemble pas du tout au reste de la place. C'est tout rouge, y a pas le pierre rouge a Bordeaux!", s'indigne-t-elle. Un sentiment que n'est pas loin de partager une majorité de promeneurs.
[…] Une chose est sûre, en pleine chaleur estivale, les touristes, venus nombreux à la Victoire, aiment s'asseoir sur le socle de la colonne pour se reposer. Le temps d'admirer… les tortues. […]

[Que "l'artiste" aime les tortues justifie-t-il ce choix aux yeux des contribuables? Pourquoi pas des mammouths broutant des vignes?
Quant au lion
{P}, parlons-en! A-t-il même la tête d'un lion? Plutôt d'un iceberg échoué. Et dans 30 ans? 8 ]

A la sortie de l'arrêt de tram place Stalingrad, c'est un lion bleu ciel en résine, taillé comme un diamant, que découvrent les passants…
Beaucoup ont déjà baptisé l'animal "le lion de glace". "On peut dire que c'est bleu piscine?!", ironise un policier en uniforme. La couleur de la sculpture rappelle effectivement celle des fonds des piscines. "C'est l'argent du contribuable", lâche, un peu amer, son collègue peu enclin à goûter au sarcasme du premier.
[…]
Quoiqu'il en soit, Catherine, elle, n'aime pas. Ses filles de 18 et 22 ans, dont l'une est étudiante en art, n'apprécient pas non plus d'ailleurs. Pour elle qui vient tout juste de s'installer à Bordeaux, "le lion reflète bien la mentalité des Bordelais. Imposants et fiers d'eux-mêmes". Tout le monde n'est pas de cet avis, mais on ne peut pas dire que l'animal suscite l'enthousiasme. […]
[…]

[Il semble que les technocrates, qui imposent à monsieur Toutlemonde des règlements d'urbanisme, parfois de bon sens, ignorent ce dernier.
On a le droit d'avoir honte en traversant la place Stalingrad, de la vue tout autant de l'emploi qui est fait des deniers public ("C'est l'argent du contribuable"), considérant les souffrances endurées de part le monde.
En limitant les ambitions à la cité, les Bordelais sont-ils capables de dire s'ils préfèrent porter leurs efforts sur ce genre d'œuvres d'art ou sur un tram qui marche? Ou sur la sauvegarde de leur patrimoine?
{D}.]

art bordelais ê

20/08/05, SO, Cadish, p. 2-8:
[…]
Aussitôt terminé, le bâtiment [de la caisse d'épargne bordelaise]
laissa les vieux Bordelais perplexes, dans l'incompréhension presque totale. Habitués à la ligne droite ou brisée, cette conception sculpturale et monumentale de l'architecture leur était complètement étrangère. Ne pouvant porter un jugement chacun s'ingéniait à identifier cet objet à travers son propre imaginaire. Les uns prétendaient qu'il s'agissait de la représentation d'un mollusque, d'autres affirmaient que son plan et ses formes curvilignes reprenaient la silhouette d'un écureuil, d'autres, plus voyageurs, parlaient ziggourat mésopotamien. Enfin il y avait ceux qui n'hésitaient pas à dire qu'il évoquait irrésistiblement la forme d'une soucoupe volante.
Peu de Bordelais avait entendu parler à l'époque du musée Guggenheim de New York de Frank Lloyd Wright et de l'indéniable influence de cette œuvre iconique sur l'architecte Edmond Lay pour notre Caisse d'épargne bordelaise…

art bordelais ç

30/08/05, SO, p. 2-9:
[…] Que découvre-t-on depuis quelques jours en bord de Garonne? Un long tapis de pavés et quelques rangées d'arbustes. Beaucoup de gris pour quelques nuances de blond. Un paysage sobre, archi-minéral, surfait trouveront certains. En tout cas pile dans l'esthétique du nouveau Bordeaux.

[Le Bordeaux nouveau est arrivé.
L'ennui naquit un jour de l'uniformité — et la tristesse de la grisaille.]
{P}, {P}, {P}

grisaille-maison

31/08/05, Michel Monteil, SO, p. 2-7:
Coincés entre les travaux du tram et de l'aménagement des quais, les commerces des quais souffrent. Ce n'est pas nouveau.
En s'installant à cet emplacement, les entreprises savaient qu'elles devraient courber l'échine quelques années. […]
L'ennui est que les chiffres d'affaires seraient en deçà des prévisions les plus pessimistes. […]
[…] "On ne pensait pas que ce serait si calme la semaine", regrette David Douillard [directeur de Bricorama].
En dehors des travaux, plusieurs raisons sont avancées pour expliquer la sous fréquentation des hangars. Certains reprochent un manque de publicité.
D'autres font valoir un argument pratique: s'il est facile de s'y rendre en voiture, le retour vers le centre-ville bute très vite sur d'interminables feux rouges. Dissuasif.
[…]

[Rappel:
"Le Piéton s'étonne du mal qu'il a eu à trouver le soir du 14 juillet une table pour dîner sur les quais. L'affluence était prévisible, mais de nombreux restaurants sont restés fermés ce soir-là, y compris sur le quai des Chartrons et dans les hangars rénovés.
Les commerçants de cette nouvelle zone déploraient pourtant, il y a quelques mois, le manque d'attractivité des quais pendant la mauvaise saison." (SO, 16/07/05, p. 2-7) ]

désertification è , è , è , è

05/09/05, Dominique de Laage, Rodolphe Wartel, Patrick Venries, SO, p. 2-7:
Très honnêtement, je ne suis pas emballé par le projet de façade [du Gaumont] à titre personnel. Mais l'important est que cette opération se fasse. S'il n'y a pas d'alternative, nous opterons pour cette façade. Mais si, à l'évidence, l'on pouvait trouver quelque chose de mieux, en terme d'architecture, j'y serais sensible."
[…]
"La rue Poquelin-Molière, de Ruat jusqu'à Vital-Carles, va être refaite sur la base d'un doux compromis entre la charte Wilmote et les préconisations de l'architecte des Bâtiments de France et la CUB. "Si cela n'avait tenu qu'à moi, il n'y aurait eu que du Wilmote sur ces 40 mètres. […]
8

Ruat, rue Molière

07/09/05, Jean-Paul Vigneaud, SO, p. 2-6:
Le palais de la Bourse se reflétera-t-il vraiment dans le bassin-miroir prévu sur les quais? Réponse dans onze mois. […]
[…]
Pour obtenir l'aspect miroir, il suffit d'un support tout plat réalisé à même le sol, avec des pierres luisantes de couleur sombre, sur lequel on fait couler une fine couche d'eau.
C'est donc ce qui sera réalisé ici. Le support sera une sorte de grande ardoise gris-noir, réalisée avec quelque 3500 dalles d'un mètre de côté. Aucun joint entre ces carrés de pierre recomposée, les espaces […] étant autant de goulottes par lesquelles l'eau arrivera et circulera. Une eau en provenance du sous-sol et en envoyée de façon régulière pour ne constituer qu'un petit voile de 2 cm.
Pour assurer cette alimentation, une vaste machinerie sera installée dans le hangar: un immense réservoir, des appareils sophistiqués et des centaines de mètres de tuyaux.
De façon à créer un mouvement permanent en surface, filtrer l'eau et la refroidir pour limiter son évaporation…
Créer des effets spectaculaires également. Lorsque les dalles ne baigneront pas dans l'eau, elles seront effectivement brumisateurs et animateurs de décor, chacune d'entre elles étant percée en son milieu et équipée d'un bec cracheur de brouillard.

[…]

Il suffira ainsi de stopper l'alimentation en eau pour que le bassin-miroir redevienne une terrasse pavée classique sur laquelle on pourra marcher normalement et participer à toutes sortes d'activités. […]
[…]

[On pourrait croire que ce qui compte, c'est mettre les paquebots à la porte de Bordeaux (comme de vulgaires commerçants de proximité remplacés par un désert peuplé de banquiers).
Justement, on ignore le prix de cette flaque, prix que les pauvres vont trouver excessif. Qu'importe pourvu qu'on étale un truc noir et sinistre de plus, dans le nouveau ton.]

miroir

23/09/05, Christian Seguin, interrogeant Catherine Auché, p. 2-12:
[…] Vivre en périphérie c'est aussi s'habituer à ne plus bouger parce qu'on a la flemme de reprendre la voiture pour affronter la circulation. Au point que l'on ne va même plus au cinéma.
En m'installant près du marché Goya, je me suis réapproprié un univers enfoui. Tout ce que je ne voyais plus est là, dans les petites choses simples. Je vois des commerçants, un épicier, un boulanger, des voisins. Il y a une relation humaine. On se dit bonjour. L'énorme changement, c'est l'absence de nuisances sonores. Cela peut paraître surprenant mais c'est ici, au cœur de la ville, que j'entends désormais les oiseaux.
Vivre pleinement la vie d'un Bordelais, c'est répondre à l'offre culturelle et conviviale. Je profite du soleil des quais, des dîners, les films, des expos. Je peux établir le contact avec n'importe qui. Les Chartrons aujourd'hui offrent un mélange qui me plaît de commerçants, de gens chics, d'étudiants, de voyous parfois.
La ville a pris un vrai coup de jeune. Je croise beaucoup de familles qui ne sont pas nées ici. Nous sommes ensemble dans un décor superbe. Privée de centre pendant des années, je vois aussi que Bordeaux n'a pas réglé le dossier de la saleté. C'est choquant. Piétonne et cycliste, je suis gênée par ces crottes de chien, ces déjections de pigeon, ces mégots partout. Comment accepter une telle incivilité?
[…]

new Bordeaux: suite ci-dessous 25/12/05

25/12/05, Dominique Godfrey, SOD, p. 12:
[…]
[…] La bourgeoisie, des professions libérales et des hauts fonctionnaires, mais aussi celle, plus modeste, des commerçants et des agents publics, se font construire des maisons confortables, avec des garages; et une grande pièce à vivre, qui remplace les petits espaces cloisonnés. Ces habitations "sont Art déco par le décor sculpté, la ferronnerie et le mobilier". C'est la "modernité des Bordelais", que Robert Coustet qualifie de "très originale, très élégante", et qui occupe toujours une bonne partie de la ville.
[…]

(L'auteur présente: "Bordeaux, la conquête de la modernité, architecture et urbanisme à Bordeaux et dans l'agglomération de 1920 à 2003", par Robert Coustet et Marc Saboya, Ed. Mollat, 32€)

new Bordeaux

28/12/05, SO, p. 2-6:
[…]
Conseiller général du canton Bordeaux 1, Philippe Dorthe vient de ressortir un dossier de 1990 sur la "fontaine de la liberté" suggérant une remise en œuvre de la fontaine Bartholdi de la fin du XIXe siècle.

fontaine de la liberté

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